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Full text of "Recueil de travaux relatifs à la philologie et à l'archéologie égyptiennes et assyriennes"

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RECUEIL 



DE 



TRAVAUX RELATIFS 

, A LA 

PHILOLOGIE ET A L'ARCHEOLOGIE 

ÉGYPTlENiNES ET ASSYRIENNES 

POUR SERVIR DE BULLETIN A LA MISSION FRANÇAISE DU CAIRE 

PUBLIÉ soirs LA DIRECTION DE 

G. MASPERO 

MEMBRE DE l'inSTITUT 
PROFESSEUR AU COLLÈGE 1)K FRANCK, DIllECTKUR d'BTUDES A L'ÉCOLK PRATIQUE DES HAUTES ÉTUDES 



Vol. XXXIII. Liv. 1-2 




PARIS (VP) 

LIBHAIKIE HONORÉ CHAMPION, EDITEUR 

5, aUAI MALAQUAIS, 5 



MDCCCCXI 
Tous droits réseroés. 



Toute demande d'abonnement doit être accompagnée de son montant en un chèque ou mandat-poste 

au nom de M. Honoré Champion. 



CONDITIONS D'ABONNEMENT AU RECUEIL DE TRAVAUX 

RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A l'aRCHÉOLOGIE ÉGYPTIENNES ET ASSYRIENNES 

Le Recueil paraît par volume composé de quatre fascicules. 

Les abonnements se font pour le volume entier, il n'est pas vendu de fascicules séparés. 
Paris 30 francs 

DÉPARTEMENTS ET UnION POSTALE 32 — 

Le volume, une fois terminé, est porté au prix de 35 francs. 



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ABOÛ BAKR AL-KHATÎB. L'introduction topographique à l'histoire de Bagdâdh (392-463 H = 1002- 
1071 J.-C). Texte arabe accompagné d'une traduction française par G. Salmon. Gr. in-8°. 

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tronomie rédigé en 1279, publié pour la première fois d'après les mss. de Paris, d'Oxford et 
de Cambridge, par l'abbé F. Nau. Texte syriaque et traduction française, 2 parties gr. in-8°, 
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Table des matiérps : Introduction. — Différences phonétiques. — Différences lexicographi- 
ques. — Différences morphologiques. — Différences syntaxiques. — Bibliographie. — Distribution 
du peuple arménien. — Langues parlées par les Arméniens. — Les trois branches de l'arménien 
moderne. — I. Branche dk -um. — Dialectes : 1, d'Erivaii; k', de Tiflis; 3, du Karabagh; 4. de 
Samaxa; 5, d'Asiraxaii; 6, de Doulfa; 7, d'AguIis. — IL Branche de ge. — Dialectes : 1, d'Erze- 
roum; 2, de Mus; 3, de Van; 4, de Diarbêkir; h, de Kharput-Er^inghian; 6, de Sabin-kara-Hissar; 
7, de Trèbizonde; 8, de Hamsen; 9, de Malaiia; 10. de Cilicie; 11, de Syrie; 12. d'Arahkir; 13, d'Akn ; 
14, de Sivas; 15, de Tokai ; IH, de Smyrne; 17, d'Ismidt; 18. de Constantinople; 19, de Rodosto; 
20, de Nacxievan sur le Don; 21, d'Autricbe-Hongrie. — 111. Branche de -el. — Dialectes : 1, de 
Maraya; 2, de Xoy; 3, d'Artwin. — Errata. 

AL-FAKHRL Histoire du Khalifat et du Vizirat depuis leurs origines jusqu'à la chute du khalifat abas- 
side de Bagdàdh (11-656 de l'hégire := 632-12.58 de notre ère) avec des prolégomènes sur les 
principes du gouvernement par Ibn at Tiktakà. Nouvelle édition du texte arabe par II. Deren- 
bourg. Gr. in-8\ 25 fr. 

AMIAUD (A.). La légende syriaque de Saint Alexis, l'homme de Dieu. 1 vol. gr. in-8\ 7 fr. 50 

AURÈS (A.). Traité de métrologie assyrienne ou étude de la numération et du système métrique 
assyrien considérés dans leurs rapports et dans leur ensemble, ln-8". 6 fr. 

Essai sur le système métrique assyrien, 1" fascicule. ln-4°. 5 f r. 

BAILLET (A.). Le décret de Memphis et les inscriptions de Rosette et de Damanhour. Gr. in-8% avec 
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BARTHELEMY (A.). Gujastak Abalish. Relation d'une conférence théologique présidée par le Calife 
Mâmoun. Texte pehlvi publié pour la première fois avec traduction, commentaire et lexique. 
Gr. in-8°. 3 fr. 50 

BEREND (W. B.). Principaux monuments du Musée égyptien de Florence, V° partie ; Stèles, bas-reliefs 
et fresques. In-f avec 10 pi. pliotogravées. 50 fr. 

BERGAIGNE (A.). Manuel pour étudier la langue sanscrite. Chrestomathie, Lexique, Principes de 
grammaire. Gr. in-!s». 12 fr. 

Quarante hymnes du Rig Véda, traduits et commentés. Publié par V. Henry. Gr. in-8", 5 fr. 

La religion védique d'après les hymnes du Hig Véda. Tome IV. Index, par M. Bloomfield. 5 fr. 

BERGAIGNE (A.)' et HENRY (V.). Manuel pour étudier le sanscrit védique. Précis de grammaire- 
Chrestomathie-Lexique. Gr. in-8\ , 12 fr.' 

BHAMINI VILASA. Recueil de sentences du Pandit Djagannàtha. Texte sanscrit publié pour la pre- 
mière fois en entier avec traduction en français et des notes par A. Bergaigne. Gr. in-8°. 8 fr. 

BLOCH (Jules). La phrase nominale en sanskrit. In-8". 4 fr. 

BLONAY (G. de). Matériaux pour servir à l'histoire de la déesse bouddhique Tara. In-8°. 2 fr. 50 

BOlSSiER (A.). Documents assyriens relatifs aux présages. Tome \". Liv. 1 à 3. In-4°. 50 fr. 

J.-B. CHABOT. Inventaire sommaire des manuscrits coptes de la Bibliothèque Nationale. In-8°. 1 fr. 50 

CHEREF-EDDIN-RAMl. Anis-el-'Ochchaq, traité des termes figurés relatifs^à la description de la 
beauté. Traduit du persan et annoté par C. Huart. Gr. in-8°. ' 5 fr. 50 

CHRONIQUE DE GALÂWDÈWOS, roi d'Ethiopie. Texte éthiopien traduit, annoté et précédé d'une 
introduction historique par William E. Conzelman. Gr. in-8". 10 fr. 

CLERMONT-GANNEAU(C.). Études d'archéologie orientale, 2 vol. in-4" avec fjgures dans le texte et 
photogravures hors texte. 50 fr, 

DARMESTETER (J.). Études iraniennes. 2 vol. gr. in-8°. 40 fr. 

— — Haurvatàt et Ameretât. Essai sur la mythologie de l'Avesta. Gr. in-8°, 4 fr. 

— — Ormazd et Ahriman. Leurs origines et leur histoire. Gr. in-S". 25 fr. 
DENYS DE TELL-MAHRÉ. Chronique, 4« partie. Texte syriaque publié d'après le manuscrit 162 de là 

Bibliothèque Vaticane, accompagné d'une traduction française, d'une introduction et de notes 
historiques et philologiques par J.-B. Chabot. 1 fort vol. gr, in-8°. 25 fr. 



RECUEIL 



DE TRAVAUX RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A L'ARCHÉOLOGIE 
ÉGYPTIENNES ET ASSYRIENNES 

1911 Fascicules I et II 

Contenu : 1) Un décret de l'an XXIII de Ptolémèe Épiphane, par G. Daressy. — 2) Le passage de Clément 
d'Alexandrie relatif aux écritures égyptiennes, par Pierre Marestaing. — 3) Lesefrûchte, von 
Fr.-W. VON BissiNG. — 4) Textes religieux, par Pierre Lacau. — 5) Vestiges de constructions élamites, 
par R. DK Mecquenem. — 6) Le perroquet, Psittacus, Linné, par P.-Hippolyte Boussac. — 7) Le 
canard à longue queue ou pilet, Défila acuta, Linné, par P.-Hippolyte Boussac. — 8) Lettre à 
M. Maspero sur i'enuéade hermopolitaine, par M. J. Capart. — 9) Notes on the Story of Sinuhe, by 
Alan H. Gardiner. — 10) A travers la vocalisation égyptienne, par G. Maspero. — 11) Essai sur 
l'Histoire du génie rural en Phénicie et dans les colonies phéniciennes, par Max Ringelmann. 



m DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLÉMÈE ÉPIPHANE 

PAR 

G. Daressy 

Sous les Lagides, la coutume se répandit de multiplier les exemplaires des décrets 
rendus par des conciles de prêtres, ayant surtout pour but de décerner les honneurs 
divins à la famille royale en échange de bienfaits accordés aux temples. Par ordre, ces 
décrets devaient être gravés dans tous les temples de quelque importance de l'Egypte 
entière, souvent même dans les trois langues alors en usage; mais ces instructions 
n'étaient pas toujours suivies, et parfois la stèle n'était gravée que longtemps après la 
proclamation, si bien qu'on faisait un mélange des divers décrets qui s'étaient succédé 
et qu'un seul monument remplaçait ce qui aurait dû remplir plusieurs stèles. 

Les plus nombreux de ces actes officiels se rapportent au règne de Ptolémèe V 
Épiphane, et ceux connus jusqu'à présent se classaient ainsi : 

I, a. Le décret de Memphis, pierre de Rosette, au British Muséum; trilingue daté de 
l'an IX; 

b. Stèle de Nobireh', au Musée du Caire, en hiéroglyphes, datée de l'an XXIII; 

c. Fragments du texte hiéroglyphique, trouvés par MM. Clermont-Ganneau et Clédat 

dans l'ile d'Éléphantine, en 1907 ; 

d. Copie très mutilée des versions hiéroglyphique et démotique sur les murs du 

grand temple de Philse". 



1. Nébireh ou Nobeirehest l'ancienne Naucratis; ce texte a surtout été étudié par Bouriant, La Stèle 5576 
du Musée de Boulaq et l'Inscription de Rosette, dans le Recueil de Traoauas, t. VI, p. 1, et par A. Baillet, 
Le Décret de Memphis et les Inscriptions de Rosette et de Damanhour. Il est reproduit par Ahmed-Bey 
Kamal dans le Catalogue général du Musée du Caire, Stèles ptolémaïques et romaines, n" 22188, et pi. LXII- 
LXIII. 

2. Lepsius, Denkmâler, IV, pi. 20; V, pi. 34. 

RECUKII,, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 1 



UN DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLÉMÉE ÉPIPHANE 



II. Autre décret, daté de l'an XX. Stèle hiéroglyphique en très mauvais état, au Musée 

du Caire'. Le protocole et la finale sont pareils au texte du décret de Memphis, 
mais la teneur est différente. 

III. Inscription hiéroglyphique et démotique sur le mur du temple de Philœ, en aussi 

triste condition que le premier décret de Memphis à côté duquel elle est 
gravée ^ La date n'existe plus. 

Le Musée du Caire vient d'acquérir une stèle, datée de l'an XXIII du même règne, 
qui offre la particularité de combiner plusieurs des textes ci-dessus. Les dix premières 
lignes donnent un protocole identique à celui de la stèle de Nébireh ; suit un passage 
(l. 11 à 17), qu'on reconnaît dans les lignes 6 à 8 de la seconde inscription de Philse; 
enfin, le reste (1. 17 à 38) est entièrement nouveau. 

La stèle, en calcaire tendre, est haute de 1"'27% large de 0'^49; elle est brisée 
en deux morceaux, et la fracture a détruit toute une ligne du texte, la vingt-deuxième. 
Dans le cintre, plane le disque ailé, dont les extrémités reposent sur des sceptres | 
servant d'encadrement au texte. Sous le soleil, pendent deux uraeus coiffés l'un /), l'au- 
tre %/ , et portant horizontalement, passées dans le cou , les lon gues plumes emmanchées 
(^6-; chacun est accompagné de la légende ^^^ JMl p d jl^ <===>. 

Au-dessous, est un tableau analogue à celui de la stèle de Nébireh. Le roi ^^ 
f ^ -jTl ;^Û[|P 1, coiffé du pschent, lève sa massue sur un enne mi ag enouillé, les mains 
liées derrière le dos; derrière lui, la reine ^5 ( ^1^'-'^<=>^o j' coiffée comme 
Hathor des plumes, du disque et des cornes, lève la mam droite et tient la croix ansé e 
de la main gauche. En face du roi, sont fig urées les di vinités : Amon, (1 /wwvn j| j p ^ 
Maut, Kh onsou, P tolémée divinisé J J ( P-j^l ^ PPl. coiffé de l'atef, et sa sœur 
1 p ( 1 _H_ ""^^ m. Q I ' couronnée comme Hathor. 

Au-dessous, commence le texte, qui compte trente-cinq lignes et s'arrête à 0'^26 
du bas de la stèle. La gravure des hiéroglyphes laisse fort à désirer, le plus souvent 

le <=> est réduit à un simple trait ; chose regrettable, la stèle est en mauvais 

état : outre la fracture, la surface est usée par endroits, si bien que le texte se présente 
coupé de lacunes et rempli de signes douteux. Pour la partie qui reproduit la pierre 
de Nébireh, il n'y a que demi-mal; pour le passage qu'on retrouve à Philse, la com- 
binaison des deux textes ne suffit pas pour rétablir le décret en son intégrité; quant à 
la fin, je ne puis la donner que sous toutes réserves, en souhaitant qu'une découverte 
ultérieure vienne combler les trop nombreuses lacunes. Je mets entre crochets les 
parties empruntées aux textes de Nébireh ou de Philaî pour combler les défectuosités 
de notre stèle. 



1. Ahmed-Bey Kamal, Catalogua des Stèles ptolémaïques et romaines, n» 22184, pi. LVIII. 

2. Lepsius, Denkmâler, IV, pi. 20; V, pi. 34. 

3. Cette hauteur est la même que celle de la stèle de Nébireh et aussi de celle de Pitbora. En étudiant les 
dimensions des grandes stèles de cette époque, il semble qu'on ait employé une mesure sensiblement égale à 
0" 098 comme unité de longueur. 



UN DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLÉMÉE ÉPIPHANE 



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I L'an XXIII, le 24 gorpiseos qui fait le 24 du mois [de pharmouthi] des Égyptiens, 
sous la Majesté de l'Horus-soleil, l'adolescent élevé comme roi sur le siège de son père, 
maître des deux régions, f le très vaillant qui a affermi la double terre et rendu l'Egypte 
florissante, pieux envers les dieux; l'Horus d'or améliorant la vie des humains, maître 
des panégyries comme Tanen, prince comme Râ; le roi du Midi et du Nord, , né des 
dieux Philopators, choisi par Ptah, double puissant de Râ, image vivante d'Amon, 
fils du soleil, Ptolémée, vivant à toujours, aimé de Ptah, dieu Épiphane, fils de Pto- 
lémée [et à'Ar^sinoé,] f dieux Philopators; 

Étant prêtre d'Alexandre et des dieux Soters et des dieux Adelphes et [des dieux 
Évergètes et des dieux Philopators] et des dieux Épiphanes, Ptolémée, fils de Pyr- 
rhidès ; étant Démétria, [fille de] Télémaque, athlophore de Bérénice Évergète; étant 
f Arsinoé, fille de Pergasidos\ canéphore d'Arsinoé Philadelphe; étant Irénée, fille de 
Ptolémée, ] prêtresse d'Arsinoé Philopator; 

Ce jour-là, décret : 

(( Les chefs [des temples], les prophètes, les écrivains, les purificateurs qui entrent 
dans le lieu sacré pour ^ revêtir les dieux de leurs habillements, ainsi que les hiéro- 
grammates et les écrivains de la double maison de vie et les autres prêtres des sanc- 



1. Dans l'original, le çr^> traverse ^\ . 

S. La lecture Pergasidès ou Pergasidos est douteuse; on peut hésiter entre 



et 



tous cas, ce ne serait pas Cadmus, comme avait transcrit Bouriant d'après la stèle de Nébireh qui a sauté le 
4^^ initial. 



UN DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLÉMÉE ÉPIPHANE 






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tuaires du Midi et du Nord étant venus à Memphis le jour de manifester Mnévis, f ils 
s'assemblèrent à S-hezit, qui est Makha-tauï \ et voici qu'ils dirent : 

« Puisque le roi du Midi et du Nord, né des dieux Philopators, choisi par Ptah, 
double puissant de Râ, image vivante d'Aman, fils du soleil, Ptolémée, vivant à tou- 
jours, ^\ dieu Épiphane, fils de Ptolémée et de la reine Arsinoé, dieux Philopators, ainsi 
que la princesse, maîtresse des deux terres, Cléopâtre, — dieux Épiphanes, auteurs des 
choses, seigneurs " très gracieux des territoires sacrés et de ce qu'ils renferment, y 
étant anciennement, — leur domination est excellente pour eux tous et leur cœur pieux 
envers les dieux ; 

» Qu'ils s'occupent aussi du moment pour l'apport de choses f nombreuses aux 
dieux d'Egypte en leur totalité et aux déesses en leur ensemble, pour qu'elles soient 
déposées dans leurs sanctuaires, puis à mettre la paix parmi les habitants de l'Egypte, 
ainsi que l'avait fait Thot le très grand; ^ que Sa Majesté indiqua leur revenu sacré aux 
dieux, avec les sommes et les produits à verser aux temples chaque année, ainsi que la 
part des dieux dans les terrains à arbres et les îlots ensemencés, Y toute chose faite 
équitablement, leur montant étant, comme du temps des ancêtres, à verser chaque 
année et (par fractions?); 

» Puisqu'il a donné de grands terrains aux temples et leur a accordé des revenus 
sacrés, faisant les choses ^ selon la justice en toute circonstance, et qu'il a fait élever 



1. Quartier de Memphis renfermant probablement le palais royal. 



UN DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLEMEE ÉPIPHANE 







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des statues pour qu'elles soient mises en leur place; qu'il a rendu de grands hon- 
neurs à Apis, Mnévis et la grande vache, ainsi qu'à tous les dieux Y vénérés en Egypte, 

ajoutant à ce qui était auparavant, [son cœur le] poussant [à les servir en tout temps 

grandement et largement; 

» Qu'ils ont aussi observé toutes les prescriptions Y pour la purification de toute 

chose (?) les statues (?) dans leurs temples qui sont en grande fête; qu'ils continuent 

à faire des offrandes, Y à présenter des holocaustes, à répandre des libations et (à faire) 

toute chose qu'il est de règle de faire ; qu'il a honoré Apis grandement, en ajoutant 

à ce qui existait auparavant, qu'il a fait une belle couverture (?) en or, copie de des 

instruments (?) en sa largeur; étant d'Apis, faisant en l'an XX son voyage, 

» Voici donc Y que chacun se repose; les soldats vainqueurs de Sa Majesté sont 

pour les temples, ainsi que l'argent de l'impôt Y qu'ils paient afin d'être Sa Majesté 

pour eux. Il a fait envoyer un beau vase (?) Y en remettant du grain Y 1^~ 

bouré par son hoyau, punition (?) des dieux. Ses victoires les gens serviteurs de 

son dieu, avec lui dans l'endroit placé dans la zone (?) Y le camp (?) sur le terri- 
toire de Diospolis; ils firent une réunion de nombreux dans le territoire sacré, et les 

habitants sont sous sa garde, étant Y ^^^ terres desséchées par grand manque de 



UN DÉCRET DE L"AN XXIII DE PTOLEMEE EPIPHANE 




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remplissage des canaux (?) et sa place Il plaça une flotte puissante, la mettant sur 

^1*^ (la Méditerranée) pour la parcourir en son étendue, dans les lieux placés sous son au- 
torité (?), pour prélever pour Sa Majesté l'argent et les produits pleins de soldats et 

de Y cjui sont ses gardes. Alors il fit une promotion selon son cœur, Sa Majesté 

élevant au commandement de la cavalerie Aristonikos, parce que son cœur est zélé pour 
son (service), faisant la paix de ~|* leurs et emplissant le cœur de Sa Majesté, en- 
traînant (?) chaque jour les hommes à le suivre à cheval et les hommes de la flotte à la 
manœuvre (?) des navires. ^|^ Sa flotte arriva aux réunions (?) d'Apamée, dans la Médi- 
terranée, chacun le camp (?) du territoire de Diospolis f son endroit, et cet 

ennemi l'implora, avec son peuple qu'il fit venir pour remettre de l'or (sans) limite, 
des pierres (?) dont on ne sait la quantité. ^|^ [Châtiant] la révolte, établissant la justice 
dans le bassin, elle rejoignit son maître au temps des troubles, au moment de l'envahis- 
sement. Puis, voici q\x' Aristonikos f s'empara d'Arados, celle qui est dans l'île; le 
territoire où elle est, les places maritimes (?) furent prises, avec l'argent, les produits et 
les choses f nombreuses (sans) limite qui étaient placées là dans chaque lieu sacré. Ils 
revinrent riches (?) après une grande gêne, ayant frappé la place des navigateurs (?). Il 



1. Sur l'original. 



et 



se traversent. 



UN DÉCRET DE L'AN XXIII DE PTOLÉMÉE ÉPIPHANE 




fit 'f de cet ennemi; il est puissant (?), étant fait conseiller pour toute chose, et les 

hommes le bénissent par derrière, les divinités étendant leur protection sur lui. Il a 
abattu les impies, f rendu les révoltés (misérables) dans le Midi et le Nord, En méchir, 
du 6 au 15, il accomplit leur défaite en remportant des victoires, et il lemporte des vic- 
toires, et il remporte des victoires par délégation du souverain. » 

Sur la première partie du texte, il y a peu de choses à signaler, car Bouriant et 
A. Baillet l'ont discutée à propos de la stèle de Nébireh. Notre texte ne donne pas (1. 1) 
le mois égyptien correspondant jour pour jour au mois macédonien de gorpiasos; c'est 



d'autant plus regrettable que le C^^S^ <=> que donne en cet endroit la stèle de Naucratis 
ne semble pas très exact et qu'un contrôle eût été le bienvenu. 

L. 8-9. Le rédacteur semble avoir copié machinalement un ancien texte sans intro- 
duire les modifications nécessaires. On ne voit pas bien pourquoi les prêtres se seraient 
assemblés à Memphis pour l'intronisation de Mnévis, le taureau d'Héliopolis. Sous Pto- 
lémée V, il n'y eut qu'un changement d'Apis, en l'an XIX; il est donc probable que le 
décret dont la stèle n° 22184 nous révèle l'existence fut rendu alors et que c'est le préam- 
bule de cet acte qui fut recopié maladroitement sur les stèles de l'an XXIII, avec seul 
changement du nom d'Apis en celui de Mnévis. Une seule hypothèse expliquerait que les 
prêtres aient été assemblés à Memphis, et non à Héliopolis. Une des stèles du Sérapéum 
nous fait connaître que l'Apis qui vécut sous Évergète II fut conduit en sa troisième 
année à | Q ^ dans ni . Peut-être y avait-il réciprocité de visite des animaux 
sacrés, et alors le concile se serait tenu lorsqu'on aurait amené Mnévis à Memphis. 

Bien entendu, la traduction de la seconde partie de la stèle est toute provisoire; les 
lacunes et signes douteux ne permettent pas de présenter un texte correct et une in- 
terprétation complète. On peut dire que le monument a été élevé en l'honneur d'Aris- 
tonikos, ce favori de Ptolémée, dont il célèbre les hauts faits. Ce qui se rapporte à ce 
personnage semble commencer à la ligne 23, où il est question d'un rassemblement de 
gens, peut-être les mercenaires qu'Aristonikos, nommé grand maître de la cavalerie, 
avait été recruter en Grèce. Si j'ai bien lu à la ligne 24 et à la ligne 30, leur campement 
se faisait sur le territoire de T^=^>, le dix-septième nome de la Basse Egypte, occu- 
pant la partie nord-ouest du petit Delta; il est probable que l'endroit où se concen- 
traient la flotte et l'armée que ce général exerçait était alors Tamiatis, Damiette l'an- 
cienne, presque a l'embouchure Phatni tique du Nil. 



LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEKANDRIE 



Je ne saisis pas le sens de la phrase mutilée où il est question d'Apamée (1. 29); 
Ptoiémée, espérant que les Romains lui donneraient une partie des domaines d'Antio- 
chus, avait peut-être envoyé à l'avance sa flotte pour occuper immédiatement les pays 
qui lui seraient attribués; on sait qu'il fut déçu dans cet espoir et que le traité (188 av. 
J.-C.) ne lui donna aucun avantage. La flotte revint alors (1. 30), et il semble que l'armée 
qu'elle portait contribua à la soumission des dynastes de la Basse Egypte. 

La ligne 32 mentionne un fait historique nouveau. Les anciens auteurs nous ont 
rapporté qu'après la mort d'Antiochus et l'avènement de Séleucus IV (186 av. J.-C), les 
Égyptiens se préparèrent à reprendre la Syrie; d'après notre stèle, il y aurait eu un 
commencement d'exécution, la ville d'Arados en Phénicie aurait été prise, mise au 
pillage, et ses richesses seraient venues fort à propos remplir le trésor de Ptoiémée, 
sans doute très obéré. A la suite de cet exploit, l'heureux général fut nommé conseiller 
"^ et reçut des félicitations unanimes. 

La fin du texte dans son état de mutilation est si ambiguë qu'on ne peut voir si les 
honneurs du triomphe sont décernés à Aristonikos ou à Ptoiémée. Il semble donc que 
cette inscription doit être postérieure au deuxième décret de Philse, dans lequel Aristo- 
nikos est cité à propos des révoltés de la Haute Egypte. Du reste, l'année XXIII est la 
dernière de Ptoiémée Épiphane, qui mourut brusquement en 181, les événements rap- 
portés par la stèle étaient donc parmi les actes ultimes du souverain. Nous avons là des 
feuillets mutilés de l'histoire des Lagides, il est grandement à souhaiter qu'on arrive à 
les compléter. 



LE PASSAGE DE CLEMENT DALEXANDRIE 

RELATIF AUX ÉCRITURES ÉGYPTIENNES 

PAR 

Pierre Marestaing 

Ce passage de Clément d'Alexandrie est d'une importance telle que nous jugeons 
utile de l'étudier à part. Il a suscité presque toute une littérature, car depuis des siècles 
il exerce la patience des érudits. Il l'exercera peut-être longtemps encore, rien ne nous 
permettant de dire que nous sommes au bout de nos peines, et que, dans ces quelques 
pages, nous apporterons une solution définitive. Nous n'avons point d'ailleurs cette 
prétention. Nous voudrions seulement résumer d'une manière aussi claire et exacte que 
possible les travaux de nos prédécesseurs ; comparer leurs diverses opinions, et enfin 
donner la nôtre, qui ne sera, elle aussi, qu'une hypothèse. Nous nous estimerons donc 
largement récompensé de notre labeur, s'il peut dispenser de recherches quelquefois 
pénibles et souvent fastidieuses, ceux qui voudront reprendre la question au point où 
nous l'avons laissée. 

Potter, dans l'édition de Clément d'Alexandrie qu'il publia en 1715', donna une 

1. 2 vol. in-folio, Oxford, 1715. 



LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 



traduction latine de ces fameuses lignes. Mais son travail présente les deux graves 
défauts d'être inexact et obscur, ce qui prouve, sans difficultés, que le savant et prudent 
auteur ne comprenait point ce qu'il traduisait et ne voulait point le faire paraître. 
Cette coquetterie était bien inutile : de toutes façons nous pouvions lui pardonner son 
inintelligence, puisqu'à son époque on était bien loin d'avoir découvert l'égyptologie. 
Quoi qu'il en soit sa traduction doit être citée, si ce n'est pour elle-même, au moins 
pour l'usage qu'on en fit. Nous la retrouvons chez la plupart des historiens postérieurs. 

Si Potter est obscur, Warburton (1698-1779), son compatriote et presque son 
contemporain, est loin de lui ressembler. On sait que ce dernier eut, avant Cham- 
pollion, une conception très nette des hiéroglyphes phonétiques. Mais entrevit-il 
toute la portée de cette théorie; je veux dire, distingua-t-il exactement tel signe 
comme une lettre, et tel autre comme un symbole? Non, certes, car s'il en était ainsi, 
Champollion aurait été devancé, ce qui n'est pas. Néanmoins la théorie des hiéro- 
glyphes phonétiques qu'esquissa Warburton, anime bien l'interprétation qu'il donna 
du passage que nous étudions \ 

La découverte de Champollion eut un écho tel qu'elle devint presque populaire. 
Elle provoqua un grand mouvement d'érudition, et nombreux furent les savants qui 
se mirent à fouiller les anciens auteurs dans le but de leur arracher quelques lignes 
susceptibles de la confirmer. Ils s'attaquèrent surtout, — cela était inévitable, — au 
plus illustre, au plus complet, et aussi au plus difficile des morceaux que nous avaient 
légués les vieux classiques, au présent passage de Clément d'Alexandrie. 

Letronne, en particulier, avec l'érudition et le bon sens qu'il avait coutume d'ap- 
porter en toutes choses, en donna une interprétation qui parut originale, et qui, pour 
cela même, fut très discutée \ Somme toute, il ne faisait, — inconsciemment peut-être, 
— que répéter en la développant la théorie de Warburton. Quelques années plus tard, 
Dulaurier, que les idées de Letronne n'avaient pas convaincu, reprit le problème, en 
lui donnant une solution nouvelle. C'était en 1833. Depuis cette époque, personne, à 
notre connaissance, ne tenta une autre étude de ce passage, dont le commentaire a 
grand besoin d'être rajeuni. 



1. Voir p. 94 du tome I de la traduction française anonyme des Hiéroglyphes égyptiens de Warburton, 
publiée à Paris, en 1744. L'influence de "Warburton fut considérable au XVIII* siècle. Lui seul est cité quand 
on parle de l'Egypte. Pour en juger, qu'on se rapporte à l'article «Écriture» (des Egyptiens) que publia le 
chevalier de Jaucourt dans l'Encyclopédie. Il est, d'ailleurs, le premier grand nom de l'égyptologie; et, chose 
curieuse, il fut bien loin d'y prétendre et ne s'en douta jamais. 

2. La dissertation de Letronne parut dans le Précis de Champollion (2' édit., p. 376). Son but est de 

prouver que les mots -i] [aév èo-ti 6ià xàiv irpwTwv Gxoixdta^ xuptoXoytx-fi font allusion à un système d'écriture 
phonétique. Autour de cette phrase, se livra une vraie bataille. S. de Sacy (Journal des Saoants, mars 1825, 
p. 151 sqq.) adopta le sens de Letronne, qui fut, au contraire, combattu par un rédacteur anonyme de VEdiin- 
burg Recieiv (déc. 1826) et par Goulianoff dans ses Questions archéologiques. (Il apporta cependant quelques 
atténuations.) Toutefois Letronne finit par triompher. Ses plus fougueux adversaires, entre autres le rédacteur 
de VEdimburg Recieio (en 1827), reconnurent le bien fondé de sa théorie, et durant quelques années la ques- 
tion en resta là. Dulaurier la reprit, en 1833, dans un mémoire devenu presque introuvable : Examen d'un 
passage de saint Clément d'Alexandrie relatif aux écritures égyptiennes., Paris, 1833. Il pense, comme 
moi, que les xuptoXoytxTi Stà xàiv TrpcÔTwv uToix^iudv ne font aucune allusion à des signes phonétiques ou alpha- 
bétiques. Naturellement, ses arguments ont beaucoup vieilli. C'est ce qui nous a déterminés à revenir sur son 
opinion, malgré les grandes qualités de son mémoire. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 2 



10 LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 

Avant de commencer une nouvelle traduction et d'en tenter un commentaire, 
quelques remarques sont indispensables : 

1° Pour bien comprendre le texte en question, il faut le replacer à l'époque où il 
fut écrit, c'est-à-dire vers la fin du IP siècle ou le début du III* siècle ; rappeler qu'en 
ces temps, les anciennes écritures égyptiennes étaient à peu près inusitées, et que les 
hiéroglyphes, qui végétaient depuis les Ptolémées, achevaient dans le mystère le plus 
obscur leur longue existence. Clément, quoique très versé dans les antiquités de son 
pays, peut donc nous apparaître comme l'écho d'une tradition à peu près disparue. 

11 nous raconte ce qu'il entendait dire dans certains cercles très étroits et très fermés, 
et, dès lors, ne pouvait avoir sur les hiéroglyphes que les idées de son siècle ou des 
siècles les plus rapprochés de lui, c'est-à-dire des idées fausses. 

2° Un autre point intéressant et important est de savoir comment l'illustre Père 
de l'Église fut amené à parler des écritures égyptiennes dans un traité de philosophie 
Dulaurier^ nous l'a fort bien appris et nous n'avons rien de mieux à faire qu'à repro- 
duire ses paroles : «Clément' établit la différence qui existe entre l'ordre de foi et 
l'ordre de science ou de conception \ Après avoir dit que le premier peut être indé- 
pendant du second \ il s'attache à démontrer que les mystères, objets de foi, se 
trouvent dans les dogmes sacrés de diverses nations, des Hébreux, des Égyptiens^ : 
les allégories, les paraboles furent chez certains peuples un moyen d'exprimer la 
pensée'. Les philosophes jetaient sur leurs doctrines un voile qu'ils ne soulevaient 
que pour un petit nombre de leurs disciples' : partout en même temps il exista des 
mystères impénétrables à la raison de l'homme'. C'est parmi les procédés employés 
pour revêtir la pensée de formes symboliques que saint Clément range l'écriture 
hiéroglyphique des Égyptiens". » 

Retenons surtout cette dernière phrase qui exprime l'idée principale du texte, à 
savoir que le fond au moins de l'écriture hiéroglyphique, c'est-à-dire de l'écriture 
officielle, est formé par un ensemble de symboles plus ou moins mystérieux suivant les 
époques qui les ont employés; la nier ou l'interpréter autrement, c'est commettre un 
contresens indiscutable, démontré d'ailleurs par la philologie et l'histoire. 

Arrivons maintenant au texte grec lui-même : 

Pour en rendre la traduction intelligible, nous en ferons parfois une sorte de 



1. Op. cit., p. 7. 

2. Dans le cinquième livre des Strornates, consacré à traiter de la foi chrétienne : Tctpl [aèv yvtoanxoù Too-aûra 
wç èv éiTi5po(i-^. Xoptù[x£v 5é rfi-q inl rà è?T|Ç, xal Sri tïjv ttiotiv aùôtç ôiaTpr)T£ov. Telle est la première phrase du 
cinquième livre des Strornates : elle peut lui servir de titre. Nous pouvons la paraphraser ainsi : « la manière 
rapide dont nous avons traité ce qui touche à la connaissance nous permet d'étudier les questions qui vont 
suivre et d'étudier aussitôt la question de foi ». Nous sommes, comme on le voit, en pleine métaphysique et 
bien loin de l'histoire. 

3. Strornates, V, § 1. 

4. Ibid., §9. Cf. Herveti, Cominentarii in libro V. Strom. Comm., p. 162. 

5. Ibid., §§ 5, 7. 

6. Ibid., § 8. Cf. Contra Celsum, d'après Origène, I, p. 11. 

7. Ibid., § 59. 

8. Ibid., § 8. 

9. Ibid., § 4. 



LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 11 

commentaire. Toutefois, malgré la paraphrase de quelques termes très abstraits, nous 
croyons bien n'avoir ajouté aucune idée qui ne fût dans le texte. 

TEXTE GREC 

aùxr/.a ol irap Aly'JTTTtotç Traiôsuôjjtsvoi, upwxwv [xèv irâvxwv xwv ÂlyoTzilu)v Ypa(i.[jLàx(ov jjiéOoôov àxjjiav- 
Oâvouai, XTjv £TrtaxoXoYpacf>[XT|v xaXoo[jiévrjV Seuxépav Ss, xtjv tepaxtx-fjv, '^ j^^pwvxat ot lepOYpajJijjLaxeTç- uaxâxïjv 
8i xal xeXeuxaîav, xr)v tepoYXutptxr^v y^ç ■^ [j.£v laxt 8tà xà)v Ttpwxcov axotj^eîcov y.op^o'koyly(.r^. B Se au[jiêoXty.7]* 
T^ç 8É au,u6oXr/.fj(; ->| fxèv xupioXoYeïxat xaxà fj.t[jLr(!Tiv. "H 8' wuTrep xpoic'.xwi; Ypottfsxat. 'H 8É àvxtxooç àXXiQ- 
YopeTxat xaxa xtvaç aîviYfJ^O'Jî. "UXiov yo'^v yP^4'^' Po'jXÔ[j.£voi, x'jxXov Tcotouat : creXrjViriv Si, ayfj[jta [Jir,vo£iSsi;, 
xaxà xo xuptoXoYO'jfxevov elSoç. TpoTrtxwç 8e, xax' otx£tôx7)xa [JLSxaYOVXEç xaî fjiExaxiOévxEÇ' xà 8' £?aXXaxovx£ç, 
xà 8"ô TToXXaj^^wi; (jt.Exatj^TrjfxaxtÇovxeç, ^apàxxouatv. Toùç y°^^ "^"^^ paatXéwv ÈTCaîvouç G£oXoYOUti.lvotç (jluÔoic 
TxapaStSovxEç, àvaYpâfpouai 8tà xwv àvaYX'Jcpwv. Toù SI xaxà xo'jç a'.vtYfJio'jç, xptxou el'Souç, SeÏYpia l'axw xoSé* 
xà [JiÈv Yàp xwv àXXiov 3tà xtjv 7top£tav xr,v Xo^tjv, ocpEwv aoJiJiaacv àiiEÎxaÇov xov §£ -J^Xtov xtj) xoù y^P xaOàpou* 
£1t£i8tj xuxXoxepEç £x xo'3 ^oefai; ov6ou aj^fj|jia TrXauâfJiEvoc, àvxiTrpoffWTioç xuXîvoet. «ï'aa'. 81 xal è^àfjiï^vov jjlev 
UTTO Y^Ç' OâxEpov 81 XOÙ l'xooi; x[X'?;[Jia, xo Çwov xoùxo UTilp y'^C otaxxôcaôat. ETr£p[jiaîv£tv x£ £Îç xiqv acppaTpav, xat 
Y£vvàv xal 6-^Xuv xàvOapov (jltj Y'-^'suQa'.. ITàvTEç OrH, oiç ettoç e'tïeïv^ ol 0£oXoY''"j(^3tvx£ç, Bâpêapot xe xat 
"EXXyjveç, xà? [jiÈv àpy^àç xwv TTpaYJ-tstxwv à'n:£xpj.|;avxo" xtjv oÉ àXT)Gctav a'.vÎYJJLaa'. xoti cru[i.6ôXot<;, àXXTiYopfatç 
XE a'!) xa! (JlExacpopaTç xai xotouxota'! xiat xpôiroîc irapaSES'ôxaa'.v ' . 

TRADUCTION 

... les lettrés égyptiens, apprennent d'abord le système d'écriture égyptien, appelé épi- 
stolographique ; ensuite le hiératique dont se servent les hiérogram mates ; et en dernier lieu le 
système hiéroglyphique. Celui-ci se divise en deux parties : il est cyriologique quand il exprime 
les mots au moyen de leurs éléments les plus simples; il est ensuite symbolique. [Ce symbo- 
lisme présente trois formes] : la forme cyriologique par imitation; la forme tropique; et [enfin 
une autre] forme qui se sert directement d'allégories exprimées par certaines énigmes. Ainsi 
quand les Égyptiens veulent représenter le soleil, ils dessinent un cercle; pour désigner la lune, 
ils tracent un croissant ; suivant en cela la méthode cyriologique. La méthode tropique change 
et détourne le sens des objets, les modifie et leur donne des significations nombreuses. Ils em- 
ploient aussi des anaglyphes quand ils veulent transmettre les éloges des rois sous la forme de 
mythes religieux. Le troisième procédé, — l'énigmatique, — [peut être symbolisé dans l'exemple 
suivant] : pour représenter les astres, ils font usage d'un signe ayant la forme d'un serpent, à 
cause de l'obliquité de leur course. Pour le soleil, ils emploient le scarabée, parce que cet insecte 
fait, avec du fumier de bœuf, une boule autour de laquelle il se roule en regardant le soleil. Ils 
disent aussi que cet animal, après avoir passé six mois sous le sol, revient vivre l'autre partie 
de l'année sur la terre. Sa semence est sphérique ; il ne naît pas de scarabée femelle. — Ainsi 
donc, pour en finir, tous les théosophes, aussi bien barbares que grecs, cachèrent les origines 
des choses. Ils transmirent la vérité au moyen d'énigmes et de symboles, d'allégories et de 
métaphores, et de procédés de cette espèce. 

Le morceau peut se résumer ainsi : 
1° Écriture épistolographique (autrement dite « populaire »), correspond au démotique; 



1, Stromates, V, p. 237. Édition Potteh, 1755. 



12 LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 

2» Écriture hiératique (écriture « sacrée ») ; 

/' a) écriture cyriologique ; 
3» — hiéroglyphique (écriture j ( a) cyriologique par imitation ; 

« officielle») : ) b) — symbolique : l b) tropique : anaglyphes ; 

[ { c) énigmatique. 

Clément a su nettement distinguer les différentes espèces d'écriture, puisqu'il n'est 
guère difficile d'attribuer à chacune d'elles un rôle distinct, confirmé d'ailleurs par 
l'archéologie. 

Entrons dans quelques détails : 

L'assimilation de l'épistolographique avec le démotique n'a jamais été contestée \ et 
demeure certaine : pour l'appuyer, nous avons aujourd'hui des arguments et des docu- 
ments qui manquaient, il y a cent cinquante ans, et même aux temps de Dulaurier et 
de Letronne. Le démotique, dernière phase que nous ofEre l'évolution de l'écriture 
égyptienne, pouvait être connu de Clément, même s'il n'était pas, à son époque, d'un 
usage journalier, — De plus, le mot àTiKTxoXoYpacptxàç, dont la traduction exacte serait 
« écriture courante », correspond fort bien à l'emploi que l'on en faisait. Il était usité 
pour les actes de la vie journalière : actes de vente, de donation ; actes de l'état 
civil, etc. 11 servait à transcrire, je ne dirai pas une sorte de patois, mais un idiome 
fort éloigné, malgré certains rapprochements, de la langue hiéroglyphique « officielle ». 
~ Le terme orifioxixè; n'a donc rien qui s'oppose à celui d'èTrtaxoXoypaçftKôc, et réciproque- 
ment : ils sont synonymes, ainsi que l'ont compris tous les commentateurs ^ 

Clément est un des rares gréco-romains qui nous ont parlé du hiératique. A ce 
propos, nous rappellerons qu'Hérodote, Diodore de Sicile, Porphyre % les auteurs de 
la pierre de Rosette, pour ne citer que les plus illustres, n'en ont jamais fait mention. 
A coup sûr ces consciencieux historiens avaient leurs raisons d'agir ainsi, tout comme 
le savant Père de l'Église. Elles ne sont pas difficiles à trouver; et il est aisé d'expliquer 
l'attitude des uns et des autres. 

Usité d'une manière très distincte à une époque déjà reculée'', le hiératique 
devint d'un emploi courant avec le développement du papyrus. On connaît ses traits 
distinctifs : il consistait simplement en une abréviation des signes hiéroglyphiques. Il 
n'avait point, comme le démotique, une sorte de grammaire particulière, et ne servait 



1. Parmi les récents auteurs, citons Wiedemann, Herodots sœeites Buch , p. 164 (Teubner, 1890); 

O. MûLLER, Archœol., p. 258, § 216, 4 (édition revue par Welcher, 1878), etc., etc. 

2. Rappelons que la pierre de Rosette (cf. Letronne, Recueil des Inscriptions... de l'Egypte, t. I, p. 251) 
rapporte que ce décret doit être gravé sur une stèle de pierre dure : « xoïç z& îepotç xal èyxwpto'Ç >'*'' éXXrjvixoïç 

Ypâjji[j.aa-iv » Ce mot èyxwptoç a été traduit par tous les historiens par «local». Personne n'a jamais douté 

qu'il ne s'agisse ici du démotique. Nous discuterons plus tard cette opinion : contentons-nous, pour le 
moment, de rappeler que l'expressiou « èyxwpt'oç » est inusitée partout ailleurs à propos d'une écriture égyp- 
tienne. 

3. Cf. HÉRODOTE, II, 36; Diodore, I, 81, III, 3; Porphyre, Vita Pyth., 12. Le témoignage de Porphyre 
doit être étudié à part. Il ne mentionne pas le hiératique, mais les trois espèces d'écriture. 11 est le seul, avec 
Clément d'Alexandrie, qui en ait parlé. 

4. Voir, à ce propos, Wiedemann, Herodots sweitcs Buch, 1890, p. 163 : « Bereits au den Bausteinen der 
grossen Pyramide finden sich "Vermerke in hieratiscber Schrift, spâter ward dieselbe mit Vorliebe fur Papyri 
angewendet. » 



LE PASSAGE DE CLEMENT D'ALEXANDRIE 13 

pas à transcrire de langue spéciale. Ses prétentions étaient plus modestes : il servait 
surtout aux hiérogrammates', ces scribes employés à transcrire des ouvrages sacrés, 
comme, par exemple, ce Livre des Morts, qui accompagnait les défunts illustres. Le 
hiératique n'était donc rien autre qu'une sorte de hiéroglyphes cursifs; et, sauf cer- 
taines abréviations de signes difficiles, ne présentait aucune particularité importante. 

Dès lors, nous pouvons facilement expliquer pourquoi des étrangers, comme 
Hérodote ou Diodore, ne connaissant rien à l'Egypte, et se contentant de répéter ce 
qu'ils entendaient (le plus souvent sans le comprendre), ne prêtèrent aucune attention 
au hiératique. Tout s'arrange quand on sait que ce dernier se confondait avec le 
système hiéroglyphique et que parler de l'un c'était également parler de l'autre. Seuls 
les vrais fils de l'Egypte, comme Clément, pouvaient les distinguer, et voir dans le 
hiératique une déformation digne d'être mentionnée. 

Voici notre auteur arrivé aux hiéroglyphes : il en parle en dernier lieu parce 
qu'ils constituent le pkis important des systèmes, et méritent, à cet égard, quelques 
explications. Plaçons ici une remarque très importante, sur laquelle on ne saurait 
trop insister. 

Désormais Clément ne nous parlera plus, comme il l'a fait jusqu'ici, de nouvelles 
espèces d'écriture. Sur ce point aucun doute. La phrase : jatâxTiv SI xaî -ceXejTaîav trjv 
i£poYXu!fr/CT,v indique clairement son désir de terminer une liste. Que va-t-il faire alors? 

Il va simplement nous expliquer le mécanisme intérieur du langage national et 
officiel, constitué par « les hiéroglyphes ». Ce mécanisme est compliqué : aussi pour 
bien le mettre à jour, faudra-t-il entrer dans des détails, donner des exemples, et c'est 
ce que fera notre auteur. Pour bien le suivre, n'oublions donc pas que les lignes sui- 
vantes, loin de se rapporter à des écritures nouvelles, ne sont que le développement 
d'une théorie hiéroglyphique, et rien de plus. 

Clément divise les hiéroglyphes en deux classes : les cyriologiques et les symbo- 
liques. 



1. Ces « hiérogrammates » n'ont pas joui d'une grande popularité sous l'Egypte gréco-romaine, car leurs 
noms ne se rencontrent que très rarement dans les documents de cette époque. Sur leur rôle, nous ne savons 
de précis que le caractère sacerdotal de leur fonction. (Voir le début du décret de Canope, trad. par Bouchiî- 
Lkclkrcq, Histoire des Lagides, I, p. 267.) Que faisaient ces prêtres? Si les quelques témoignages que nous 
rencontrons ne sont pas contradictoires, ils se complètent d'une manière singulière. D'après le même décret de 
Canope [op. cit., p. 272), ils écrivaient des hymnes et remplissaient un ofiBce d'écrivain sacré. Josèphe {Cont. 
Ap., 1, 32) parle d'un certain ^pixiçaç comme étant un c£poypa!Ji]j.aTî-ji; sans rien ajouter. Suidas, enfin, quoique 
d'une époque bien postérieure, consacre un article à cette catégorie de prêtres (voir hpoyp9ni.\t.oi-:s.\)t;) auxquels 
il attribue une mission presque surnaturelle : outoi uap' Alyvn-ûoiç r,aav ôsivo't itsp'i xàJv [xeXXovtwv ttiv àXr,6£tav 
elrt£ïv. Il cite, à ce propos, l'exemple d'un hiérogrammate prophète. Autre part (passage de Suidas), cité au 
mot t£poYpa(A}Aa-:£Ùç du Thésaurus linguœ grœcœ d'Estienne), nous trouvons : toimp AÎYUTCTtMv ot v.oilo-J[ityoi 
ΣpoYpa|j.jj.aT£K, 'Ao-aupttDv ôè y.où 'Apàêwv ot è^i]y-i]-:(x.\ twv [X-jÔiov. D'après nous, la conclusion qui s'impose est 
facile à tirer. Les Égyptiens faisaient usage d'une immense littérature religieuse, peu variée. Elle consistait, 
par exemple, en quatre ou cinq ouvrages, tel le Lio/'e des Morts, avec lequel étaient ensevelis tous les nota- 
bles. Ce volume, écrit en hiératique, était sacré, et devait avoir été transcrit par des prêtres instruits, spécia- 
lement destinés à cet office. Tout me porte donc à croire que ces prêtres étaient bien les î£poYpa[j,[jiaT£K, dont 
il s'agit ici. 



14 LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 

Autour des mots y.upioloyr/Jt oià Twv Trpwxwv ato-.ysîwv s'est livrée une longue bataille, 
dont nous avons rappelé plus haut la principale phase'. 

Le sens de xupioXoyty.fj, terme très rare, on peut même dire qu'il n'a été employé 
qu'ici, ne fait pourtant aucun doute. Grâce à plusieurs mots de la même famille', on 
est unanime à conclure qu'il rend l'idée « d'exprimer en propre ». Or avec un tel sens, 
il est bien à sa place dans notre passage : Clément veut faire une opposition entre deux 
sortes d'hiéroglyphes : ceux qui emploient les mots dans leur sens propre, et ceux qui 
les emploient dans un sens symbolique. . . Sur ce point donc, aucune discussion. 

Elle commence à propos de 8ià xwv Tipw-uwv (jzoiisImv. Letronne dépensa beaucoup 
d'érudition et de talent pour prouver qu'il y avait là une allusion « aux premières 
lettres de l'alphabet ». — Champollion' s'empressa de le suivre : cette théorie confir- 
mait sa thèse; et celle-ci, à cause de sa nouveauté vraiment trop révolutionnaire, avait 
grand besoin, pour se faire accepter, d'être soutenue par les témoignages précis 
de quelques anciens, (( jusqu'alors mal interprétés ». Néanmoins nous estimons bien 
hasardée la traduction de Letronne; et cela pour de nombreuses raisons, dont voici 
les principales. 

Son but est de donner à axoiyet'wv le sens de « lettres », de « signes alphabétiques ». 
Dans cette intention, il réunit, avec la logique remarquable qu'il apportait en toute 
choses, un nombre considérable d'exemples, qui ne parviennent guère à dépouiller 
a-.o'.yz\rr) de son seus si général, si métaphysique, de « principes, d'éléments, etc. » ; et 
qui, par contre, ne peuvent pas le revêtir de la signification particulière de « lettres ». 
— Sans doute, Aristote a écrit dans sa Poétique (20, 2) -cô pro zo a-ot^^eTov ; mais, comme 
le fait remarquer M. Bailly ", il s'agit ici d'un caractère d'écriture « non comme carac- 
tère d'écriture distinct ou isolé, mais comme élément constitutif de la syllabe et du 
mot ». — De plus, avec la traduction qu'il donne de cttoi/sTov, Letronne n'arrive pas à 
expliquer Trpw-uwv. Il est inadmissible de le rendre par « premiers », car que voudraient 
dire « les premières ou principales lettres »? — Si ce sens était le réel, comment expli- 
quer que Clément, si soucieux, — ici du moins, — de l'exactitude et de la clarté, n'ait 
pas pensé de nous parler des « secondaires » ? — Enfin, comment rendre compte des 
raisons qui l'auraient poussé à négliger le terme de Ypa[i.[jiaTa, qui se serait si bien adapté 
à sa pensée? 

Pour ces diverses raisons, nous estimons donc vains les efforts intéressants de 
Letronne pour justifier sa traduction. Il a trop « sollicité » les textes, ce qui est la plus 
grave faute dans laquelle un historien peut tomber. 

Et c'était là une faute inutile. Tenons-nous au strict mot à mot. Nous obtenons 
alors pour xupioXoYtxri Stâ xwv Trpojxwv axoijj^eîwv la phrase suivante : « l'écriture hiérogly- 
phique est cyriologique, c'est-à-dire, elle consiste à exprimer au propre les objets, en 



1. Voir, p. 3, la note. 

2. Voir le Thésaurus linguce grœcœ. Grégoire de Nysse emploie le terme x-jpiô>.3y.To; = employé au sens 
propre. 

3. Champollion, Précis , p. 399 et sqq. 

4. Bailly, Dictionnaire grec-français, au mot axoiyjXo^. 



LE PASSAGE DE CLÉMExNT D'ALEXANDRIE 15 

se servant de leurs principaux éléments. » — S'agit-il^ par exemple, de rendre l'idée de 
« barque », on se servira du signe >-^ , qui exprime bien ce qu'il y a d'essentiel dans 
le concept « de bateau, de navigation ». Tout cela n'est ni compliqué, ni obscur. 

A cette catégorie de signes, Clément semble opposer la [[jiéeoooç] y.upto)vOY(y.r, xaxà 
[jitfjLYia'.v qu'il range dans l'espèce symbolique. Ici il a jugé nécessaire d'illustrer sa défi- 
nition d'un exemple : TÎXtov yo^v -(pi^ai pouXôfAevov /.'jxXov TTOtoûat, aEXrjVTjv ùé dX^fJ^a fi.7ivo£t8éî. Le 

rond et le croissant représentant le soleil et la lune seront des hiéroglyphes symbo- 
liques et cyriologiques par imitation. On ne voit pas trop, au premier abord, la subtile 
distinction que tente notre auteur entre ces deux sortes d'hiéroglyphes. Elle existe 
cependant : le >Jy est un bateau, et ne peut être interprété autrement, tandis que 
n'évoque pas nécessairement l'idée du soleil. Il peut représenter, avec quelques légères 
variations^ d'autres objets. M. Loret' a donné l'explication de plusieurs signes dont le 
cercle est la base principale et dont les sens sont très différents. On peut se rapporter 
aux n°^ 617-623 de son o tableau général des hiéroglyphes ». Le simple coup d'œil 
qu'on y jettera, sera plus clair que toutes les explications'. 

Les hiéroglyphes « tropiques » sont constitués par la représentation d'objets, dont 
le sens ne correspond plus exactement à celui que cet objet exprime. Il s'agit ou 
bien d'un objet défiguré par l'usage, ou bien d'un caractère dont le sens lui-même a 
dévié. Il n'y a là rien d'étonnant. Avec le temps, les hiéroglyphes perdirent leur 
signification primitive, que l'on oublie vite, pour en revêtir une autre très éloignée 
parfois de la première. C'est le cas de tous les hiéroglyphes, qu'ils soient égyptiens, 
hébreux, mexicains, etc. . . Les exemples sont si nombreux qu'il est inutile d'en citer. 

Étendons-nous plutôt sur ces « anaglyphes » que Clément rattache aux «tro- 
piques », et dont le problème n'est peut-être pas encore résolu. Voici ce qu'il en dit : 

« xo'jç yoùv xwv jBaaiXéwv ETtaivouç ôsoXoYOUfxivoiç p.'j6oi(; TTapaStSovxeç, àva^picpouat 8tà twv àvayX'jcciov. » 

Ce que je traduis : « Quand (les Égyptiens) veulent transmettre sous formes de mythes 
les louanges de leurs rois, ils gravent ces louanges au moyen de sculptures. » 

Naturellement la plupart des commentateurs, — pour ne pas dire tous, — se sont 
comportés vis-à-vis de àvayXûcpwv comme vis-à-vis de axoi;(_£îcov. Ils ont voulu attribuer 
au premier mot un sens spécial auquel il n'a pas droit : de là des etïorts considérables^ 
et bien inutiles, pour rechercher une « écriture » anaglyphique. 

Nous estimons d'abord complètement erronée l'opinion de ChampoUion ', qui veut 
voir dans les anaglyphes « des lettres », « une écriture cachée », si l'on peut tout à fait 
donner le nom d'écriture à des tableaux qui n'expriment que des ensembles d'idées 



1. Dans son Manuel de la langue égi/ptienne, Leroux, 1889. 

2. ChampoUion avait adopté, à propos des «caractères figuratifs», une théorie qui confirmait celle du 

savant Père de l'Église {Précis , p. 327 et suiv.) 11 avait très bien compris que « le degré d'exactitude et de 

réalité dans l'imitation des objets qu'ils expriment » pouvait varier; de là trois classes : les caractères a) figura- 
tifs propres, 6) figuratifs abrégés et '•) conventionnels. Les deux premières espèces correspondaient aux deux 
premières distinctions de Clément, que nous venons d'étudier. 

L'exemple que ce dernier apporte est exact : O est bien le délerminatif du «soleil», du «jour», du 

«temps». --^=^ entre dans le mot aah = (I ■ 9 ^ ^^o--. = la lune. 

3. Précis p. 427. 



16 LE PASSAGE DE CLÉMENT D'ALEXANDRIE 

sans une liaison bien suivie. C'est probablement dans ce sens que les prêtres d'Egypte 
donnaient à l'ibis, à l'épervier et au chacal, dont ils portaient les images dans certaines 
fêtes sacrées, le nom de « lettres » {^çiiiJ-ix^zT.) . — Or nous croyons que Clément ne fait 
nullement allusion ici à une écriture spéciale. A propos de symboles, les grands ta- 
bleaux garnissant les obélisques ou les parois des temples lui reviennent à la mémoire. 
Il en a tout de suite reconnu le caractère « mythique » ; aussi les cite-t-il comme des 
monuments racontant la gloire des rois. Ce qu'ils sont réellement. 

Je ne partage pas non plus l'opinion de M. Wiedemann^ qui veut voir dans les 
anaglyphes une sorte d'écriture hiéroglyphique secrète, usitée vers la fin de l'hégémonie 
pharaonique et vers l'époque ptolémaïque. La raison que j'apporterai est des plus 
simples : àvayÀjcpïi ne veut pas dire «écriture)); et, comme son véritable sens de 
(( sculpture )) donne à la phrase une grande clarté, je ne vois pas pourquoi nous irions 
torturer le texte pour lui faire exprimer une idée qui n'y est pas, et que l'archéologie 
aurait d'ailleurs beaucoup de mal à confirmer. 

Qu'entendre alors par « anaglyphes » ? — Pour moi, ce sont simplement les grands 
tableaux encadrés d'hiéroglyphes, élevés à la gloire des souverains. En veut-on des 
exemples? Qu'on feuillette la thèse si remarquable de M. Moret sur «Le caractère 
religieux de la royauté pharaonique )). On en trouvera de caractéristiques (particu- 
lièrement p. 108, etc.), — ils seront le meilleur des commentaires à apporter au texte 
qui nous occupe. 

Ce que Clément nous dit concernant les « hiéroglyphes énigmatiques )) n'offre rien 
de particulier. Les exemples invoqués sont bien choisis : ils sont tels que l'auteur les 
présente : de véritables rébus, nécessitant une sorte d'initiation préalable pour les igno- 
rants. Seulement nous poserons ici une objection, que d'ailleurs nous ne résoudrons 
pas, faute de données nécessaires. Où a-t-il trouvé que le signe tm. représente l'idée 
d'« astre )) ? et le scarabée fô celle de « soleil )) ' ? — Ce n'est évidemment pas dans les 
écritures et langages pharaoniques ou coptes. Nous avons parcouru en vain Horapollon 
espérant y trouver quelques renseignements sur msi. En revanche cet auteur nous a 
fourni sur les scarabées quelques idées cadrant assez bien avec celles de Clément'. Ont- 
ils puisé à une même source ? 

Nous n'oserons l'affirmer, malgré de grandes apparences qui nous inciteraient à le 
faire. Mais ne regrettons rien : c'est là le sujet d'une dissertation spéciale que nous 
tenterons peut-être un jour sur les sources d'HorapoUon, et que pour le moment nous 
nous contentons d'indiquer. 

En résumé, la conclusion à tirer de ce fameux passage des « Stromates )) n'est 
guère difficile à trouver. Contrairement à ce que l'on peut croire, vers l'époque de notre 



1. WiEDEMANN, Herodots sœoites Buch , 1890, p. 163. Lire son commentaire intéressant sur les anagly- 
phes. Étudier les exemples qu'il apporte. 

2. MSl = déterminatif de tout ce qui rampe- ^^ exprime l'idée de « scarabée », phonétiquement fait partie 

du mot « devenir ». \^i^ = des démons (d'après Erman, Granim. âgypt., p. 213). 

3. Comme Clément, Horapollon attribue (I, 10) au scarabée un pouvoir de se procréer lui-même, sans 
femelle. 11 donne un assez long développement à cette idée. Il ajoute de plus que les scarabées sont dédiés au 
soleil. Voir II, 40, son rôle avec le soleil, et ce que signifie un scarabée aveugle. 



LESEFRUCHTE 17 



auteur, on ignorait totalement la vieille Egypte qui achevait dans le mystère le plus 
complet et l'oubli le plus profond sa longue existence. C'est donc une grave erreur que 
de vouloir faire de Clément une sorte d'égyptologue précurseur, car, quoique natif des 
bords du Nil, et s'en faisant gloire, il ne connaissait rien à l'antiquité pharaonique. Les 
traditions arrivées jusqu'à lui, qu'il prenait naïvement pour la vérité, consistaient en 
de vagues rumeurs, transmises oralement, et que les habitants du pays racontaient, 
en l'embellissant, aux voyageurs accourus de partout, attirés par la terre merveilleuse 
des Rhamsès. En réalité, ni Clément, ni ses contemporains, ne saisissaient quelque 
chose à l'interprétation des hiéroglyphes, défigurés d'ailleurs depuis des siècles. Son 
témoignage a néanmoins une grande importance : il prouve que, dès le IP siècle, 
l'Egypte était un incompréhensible mystère. 

Paris, 4 mars 1910. 



LESEFRUCHTE^ 

VON 

Fr. W. von Bissing 

27. *ptao[jtToù;, <ï>ptTrt^(7tç. — Spiegelberg, Àgi/ptische und griechische Eigen- 
namen, S. 55, hat in den letzten Bestandteilen dieser Namen den « Vereiniger der 
beiden Lander » und « den der Isis » gewis mit Recht erkannt. In <ï>pt- will er p-hri 
erkennen, versteht aber nicht, was « der Oberste », der « Herr » hier soll. Liegt es 
nicht nàher p Re darin zu finden mit aspiriertem Artikel und den hâufigen Gott 

|X| darin zu suchen, der auch "^ |X| heisst (Bissing-Bruckmann, Denkmàler, 
Taf. 119, kommen beide Namen neben einander vor). Durch Gleichsetzung des Re 
mit Horus, die in ptolemâischer Zeit nicht selten ist (a. a. 0., Taf. 118), erklârt es 
sich, dass Re zum Sohn der Isis wird. 

28. Zu den Hunde-Gôttern. — Minutoli in seiner Reise sum Tempel des Jupiter 
Amon, S. 417, schreibt : « Man hat bisher sich nicht darùber vereinigen kônnen, mit 
dem Kopfe welches Thieres der latrator Anubis eigentlich dargestellt worden sei ; bald 

glaubte man darin einen Hund, bald einen Wolf, bald einen Schakal zu erkennen 

Nach Herrn Professer Lichtensteins Untersuchung ist es ein der libyschen Wilste 
eigentùmlicher Fuchs oder valider Hund, der indes blos durch klimatische Einwir- 
kungen und spârliche Nahrung umgebildet, oder vielmehr verkûmmert zu sein scheint. 
Der zahme âgyptische Hund, der von der eben beschriebenen Gattung nicht wesentlich 
unterschieden, sondern blos durch die bessere Pflege veredelt zu sein scheint, hat nur 
am Schweif und den Pfoten eine deutliche Abweichung. Auf den Munzen des kyno- 



1. Cf. Recueil de Tracaux, XXXII. 

RliCUKII,, XXXIII. — TROISIÈMf; SÉli., T. I. 



18 LESEFRÛCHTE 



politischen 'Gaus, wo nach Strabo Anubis verehrt wurde (XVII, 812), sieht man 
immer diesen fuchsartigen Hund dargestellt. Der Wolf dagegen, welcher allerdings 
in Agypten heimisch ist, war der Sonne, dem Osiris und dem Horus geweiht (Àlian, 
de Nat. antm., IX. 18, X. 26) und wurde zu Lykopolis angebetet (Strabo, 1. 1., 
Diodor, I, 88. Plutarch, de Isid., 72; Inscript. Rosettana, z. 22, 26, 27). Mit Unrecht 
verwechselt man also Wolf und Hund, welche die Alten bestândig unterscheiden 
und ebenso unrichtig hait man oft beide fur den Schakal. Auch in dem Anubis des 
capitolinischen Muséums erkennt man deutlich den hier dargestellten âgyptischen 
Hund. — Die Stelle, die zwei Abbildungen der Taf. XXXII erlâutert, ist weder 
von Meyer noch von mir seiner Zeit beachtet worden, obwohl sie aucli um der 
Vollstândigkeit der beigebrachten Zeugnisse willen, trotz einzelner Irrtùmer, das 
wolil verdiente. 

29. Zum Wort fur Panther. — Sethe hat in der Ag. Zeitschr., 1907, S. 19, in 
seinem vortrefflichen Aufsatz ûber die Namen von Ober- und Unterâgypten auch au s 
Béni Hasan, II, 4, J "^^ ^ « oberàgyptischer Panther » und J '^='\1/ « unterâgyp- 
tischen Panther » angefûhrt. Ihm scheint dabei entgangen zu sein, dass in der Ag. 
Zeitschr., 40, S. 37, nachgeMàesen wurde, dass es einWort 6sa' der « Panther » nicht 
giebt, an der betrefïenden Stelle vielmehr J P^ steht, was naturlich T J (|(|, der 
spâteren Schreibung, genau gleichkommt. 

30. Phoiniker im alten Reich? — Sethe hat in der Ag. Zeitschr., 1908, S. 140, 
eine von Borchardt zuerst verôffentlichte Inschrift Berlin 17932 gewis sichtig 4; "tfP | 

n ^ [VAy;) [vrvoQ 2c=^_ ^ ^ « S 

I ® v\ ergânzt. Allein wenn er darin die Erwâhnung der Phoiniker sieht 

und dièse also bereits in der Vten Dyn. in Syrien bezeugt sein lâsst, so hat er 
ûbersehen, dass Brugsch, Àgyptologie, S. 466, und dann in ausfûhrlichem, muster- 
gultigem Nachweis W. M. Mûller, Asien und Europa, S. 208 û., gezeigt haben, dass 
die Fenchu nichts mit den Phoinikern zu tun haben. Auch Meyer, Geschichte des 
Alteri., V, S. 392, hat sich Millier angeschlossen. 

Es besteht zur Zeit in unserer Wissenschaft als Reaktion gegen die frûher 
herrschende Annahme der volligen Abgeschlossenheit des alten Reichs, eine Nei- 
gung die âltesten Kônige grosse asiatische Expeditionen machen zu lassen, die, wieich 
andern Orts zu zeigen hofïe, auf falschen Voraussetzungen, z. B. dem Missbrauch 
des Wortes « Céder », beruht. 

31. Zum Seththier. — Wiedemann hat in der Orient. Litteratzeit., 1902, S. 220 ff., 
die Ruckfuhrung des Seththiers auf das Okapi vorgeschlagen. Soweit ich habe fest- 
stellen kônnen, hat dièse Ansicht geteilten Beifall gefunden. Die neuste Besprechung 
durch Borchardt, Ag. Zeitschr., 1909, 46 f., die die wohl keinem Fachgenossen 
unbekannte Thatsache hervorhebt, dass der Schwanz des Seththiers als Pfeil gebildet 
zu werden pflegt, geht auf die Frage, welches Thier die Àgypter bei der Darstellung 
des Seth zu Grande gelegt haben, nicht ein. 

Nun hat Wiedemann, a. a. O., eine Môglichkeit angedeutet, freilich auch wieder 
verlassen, die mir seit geraumer Zeit durch das Bild einer archaischen Vase bei Ca- 
PART, Primitive Art, S. 122 f. 96, fast zur Gewisheit geworden ist : das Seththier 



LESEFRUCHTE 19 



ist eine stilisierte Girafe. Die archaische Kunst stellt dies Thier, z. Th., im Gegensatz 
zur Wirklichkeit mit 2 langen, nach oben sich verbreiternden Hôrnern, einem spitzen 
Maul, dickem, nicht besonders langem Hais, dûnnen Beinen und einem langen 
Schwanz dar, der sich pfeilartig in drei Teile teilt. Die Àhnlichkeit dièses Girafen- 
bildes mit dem Seththier ist in der That unlâugbar und scheint mir grôsser als mit 
irgend einem der sonst vorgeschlagenen Thiere'. 

32. Zur Geschichte der llten Dynastie. — Die Nachprùfung der neusten Ar- 
beiten ' ûber dièse Crux der âgyptischen Geschichte hat mich zu einigen Resultaten 
gefùhrt, die vielleicht doch wert sind den Fachgenossen vorgelegt zu werden. Ich 
entlialte mich absichtlich jeder Polemik und bitte die einzelnen Aufstellungen vorf-^ 
allem auch da nachprùfen zu wollen, wo mir dies am Original nicht môglich war. 

Ûber den Anfang der Dynastie habe ich neues nicht vorzutragen. Ohne Gewalt- 
samkeit darf man die Reihenfolge der Tafel von Karnak nicht durchbrechen. Auch 
die Gleichsetzung der auf ihr genannten Kônige mit sonst ûberlieferten ist ohne 
zwingenden Beweis unstatthaft. Am nâchsten lâge eine solche Gleichsetzung bei dem 
lezten ^v^J A ^ ' ^^^^ auch hier ziehe ich vor sie mit Meyer lieber nicht vor- 
zunehmen. Da wir von diesen ersten Herrschern so gut wie nichts wissen, kann es 
ûbrigens gleich bleiben, ob wir einen mehr oder weniger in unsern Listen fiihren. 
Die erste Gruppe der Kônige besteht also aus : 1. q "=^^ |\r ^ i; 2. ^W;. 



]JJJI 



Bedenken kônnte man hier nur mit Steindorff ' gegen die Ergânzung des 2ten 
« Konigs » zu Menthuhotep haben ; im allgemeinen fûhrt die Liste von Karnak den 
4^ Namen, nicht den ^^ Namen an ; allein da dièse âltesten « Kônige » den =|^\^ 
Titel noch gar nicht zu fûhren scheinen, bei dem gleich zu besprechenden Intef aber 
er mit dem ^^ Namen gleich lautet, so dûrfen wir das unbedenklich auch bei Men- 
thuhotep annehmen. Dazu kommt dass eine andere, wahrscheinliche Ergânzung sich 
nicht bietet. 

Die zweite Gruppe von Kônigen ist in ihrer Aufeinanderfolge durch zwei einander 
ergânzende Inschriften bestimmt'' : (5) *^v o^T^^ M "^ fi' der auf einem Denkmal 
auch 4=i^ ( S^ A L I heisst", hatte den (6) vN, "-^''^ ^ î ^:::i^ A '=^ zum Sohn und 
den (7) ^^ I •¥• =^ "^^ ^aaa^ '^ ^ zum Enkel und beide zu seinen Nachfolgern. 

Dass dièse Gruppe von « Kônigen » nicht vor die « Kônige » der Tafel von Kar- 
nak zu setzen sind, scheint daraus hervorzugehen, dass der erste Name der Tafel von 
Karnak den bescheidnen Titel eines g -^^ fûhrt, wâhrend der erste « Kônig » dieser 



1. Scb wage das auszusprechen trotz der Ausfûhruiigeu Gaillard's, Socictê d'Anthropologie de Lyon, 
190.'^, der mit Liîfébure, Sphinx, H, 63 ff. im Selhthier einen Windhund erkennen môchte. 

2. Naville, Àg. Zeitschr., 1910, S. 82 ff., und E. Meyer, Geschichte des Altertians, P, S. 831 fï., geben 
auch die altère Litteratur. Die Zeugnisse sind vortrefflich gesammelt bei Gauthier, Le Licre des Rois, I, 
gl3 fi.,263 fi. 

3. Àg. Zeitschr., 1895, S. 79. 

4. Die Londonej. Inschrift : Naville, AV Dyn., Deir el-Bahri, I, S. 21. Die Kairenser Inschrift : Gau- 
thier, Bulletin de l'Institut Français, V, 39. 

5. Der Zusatz h kann bei diesen wie bei den audern Intefs auch fehlen, das ist allgemein anerkannt. 



20 LESEFRUCHTE 



Gruppe^,"^^, einmal sogar ^\^ lieisst. Ferner stellt sich der erste Kônig dieser 
Gruppe in der einzigen lângeren von ihm erhaltenen Inschrift als unabhângigen, 
Krieg fûhrenden Herrscher dar, der Nomarch Intef aber ist nach der einzigen von 
ihm bekannten Inschrift der Untergebene eines Kônigs. 

Nun steht durch den Turiner Papyrus (und indirekt die Tafeln von Abydos und 
S aqqara ) fest, dass an das Ende der Dynastie ein (11) ^^ T """^ ^^ T "''''^ t^ 
( o P -f- U 1 '^= ( ^^ ^ j gehôrt, d. h. ein Kônig der im Vollbesitz der regelmâssigen 
Kônigstitulatur ist, Unmoglich kann unsere Gruppe hinter diesem Herrscher folgen. 
Wie viel vor ihn und wie nahe an die erste Gruppe wir die zweite heranrûcken 
mùssen, steht zunâchst dahin. 

Noch bleibt eine dritte Gruppe von Kônigen, die bis auf einen, den eben ge- 
nannten Sonchkare, nur aus einzelnen Denkmâlern bekannt sind. Es sind dies ailes 
Menthuhote ps, di e sich durch folgende Beinamen u nters cheiden : (8) ^^ T ^^ ^£ 
î ^ M (ZJ) ; (9) ^I ^ MT = ^^ C^]' ^^'- ^'' Pwru^AbStt 

Zu ihrer Ordnung besitzen wir drei Hilfsmittel : 1) den Turiner Papyrus und die 
Kônigstafeln von Abydos und Saqqara. Nach diesen Urkunden wâre einer der Kônige 
8 oder 9 der Vorgânger des Sonchkare. Es kann dabei kaum zweifelhaft sein, dass 

der Schreiber des Turiner Papyrus den Kônig ^|, also N. 8 geschrieben hat. 

Nach diesen Urkunden wûrden also 8 und 10 an das Ende der Reihe gehôren, — denn 
nun folgt jadie Summierung, — ûber die Stellung von 9, 9 a und 10 ist nichts bekannt. 

2) Urtser zweites Hilfsmittel besteht in der Form der Beinamen und den Titeln : 
N. 11 Sonchkare, der seine beiden Lande leben macht, hat fur einen wohlbestallten 
Kônig nichts aufregendes. 

N. 10 wird in der ùbereinstimmenden Form aller drei Beinamen als Herr der 
beiden Lande bezeichnet. Nach den Titeln werden wir in ihm also jedenfalls einen 
Kônig des geeinten Àgyptens sehen sollen. Es kônnte ja nur ein theoretischer An- 
spruch sein, wie er fraglos in dem ^^ Titel des ersten Intefs der 2ten Gruppe vorliegt. 

9 heisst der Vereiniger der beiden Lande. In ihm wird man also den Kônig 
sehen, der zum ersten Mal wieder Oberâgypten mit Unterâgypten vereinigte, mithin 
den Vorgânger des « Herrn der beiden Lande». Dieser Kônig fûhrt nun den 4^^ 
Namen (^ J 1, d. h. wie auch der Papyrus Abbott durch seine Schreibung deutlich 
macht, Re-neb-hpt. 

Damit erhebt sich die Frage, wie er sich z u dem vornehmlicb aus Navilles Aus- 
grabungen in Deir el-Bahri bekannten Kônige ( ^"^ ] verhâlt, der genau den selben 

\ A -^ O 

Namenslautwert hat. In Deir el-Bahri ist sein Horusname, ja auch sein ^^ Name 

bisher nicht gefunden\ Wohl aber las Daressy auf einen Stein aus Theben ^^ | 



1. Auch Hall, Proceedinns Societu Bibl. Arch., 1905, S. 173 ff., fûhrt nichts an, wohl aber die bisher 

ûbersehene Thatsache dass im Tempel die Schreibung ^ I vorkommt neben l, das Hall wohl 

mit Unrecht ebenfalls Re-neb-hpt liest. Damit ist die Schreibung des Papyrus Abbott urkundlich bestàtigt und 
offenbar eine Unterscheidung der Kônige 8 und 9 unserer Liste beabsichtigt. 



LESEFRÙCHTE 21 



^ ^'^ "^^B^^^^ ^^^ Inschrift von Konosso, L., /)., II, 15 06, lautet nach Meyers 
Collation, wie Naville sclion vermutete, ^ ] Q ^Il\ Q 4>^ o-? S>=^ n l- Damit 
scheint jede Môglichkeit ausgeschlossen, diesen Re-neh-hpt mit dem unter 9 ange- 
fûhrten, der ûberall den Namen sma'ta'ui fiihrt, gleich zu setzen. Der Horusname 
findet sich auch auf Bruchstûcken vom Tempel von Deir el-Bahri. 

Mit diesem Menthuhotep Re-neb-hpt, der den Horusnamen und nebti-'NamGn 

\Q fûhrt, haben nun Naville und Meyer den Kônig der Reliefs von Gebelein gleich 

\ c^ M,, /Tr? cq y? 

gesetzt, dessen Horusname unbekannt ist, der vielmehr den ^^ Namen ] Q fûhrt % 
und Menthuhotep Sohn der Hathor von Dendere heisst. Man hat frûher bereits den 
Kônig von Konosso und von Gebelein gleichgesetzt und da man in Konosso statt 



j=a, ^e::7 las ihn als Menthuhotep neb liotep bezeichnet, dessen Namen New- 

BERRY dann auch auf einem Kâstchen aus dem Bab el-Hossan bei Deir el-Bahri 
entzifferte. Naville und Lacau haben gezeigt, dass es einen solchen Kônig nie gegeben 
hat\ 

Sollen wir nun den Kônig von Konosso und von Gebelein dennoch gleichsetzen ? 

Môglich wâre das nur unter der Voraussetzung einer Namensànderung, wie wir 
sie ja fur eine Anzahl von Kônigen belegen kônn en". Die àlteste Form mûsste gela utet 
haben ^1^£ ^l^f*^^»] J (iH "^^^ î © ^ ^ =^J > ^ann mùsste der ^\^ Name in ^ ^ 
umgewandelt sein. 

Aber damit noch nicht genug : wer den Kônig -^ ™it dem Kônig I gleich- 

setzen will, muss annehmen, dass dieser Menthuhotep noch einmal seinen Namen 
ânderte und statt | J im Horus wie im neôiîî-Namen T^ ' einsetzte. Ich gestehe, 
dass ich diesen zweiten Namenswandel, dem die verânderte Sclireibung T oder nur 
î fur ' parallel ginge, fur sehr wahrscheinlich halte, kaum aber den ersten Wandel. 
Denn es scheint vor allem bedenklich, einem Kônige dieser Zeit ein Protokoll zu 
geben, bei dem Horus, Nebti und sM^e;z-e6?o^/-Namegleichlauten *. Wir werden also 
in unserer obigen Liste zwar 9 und 9 a fur ein und den gleichen Kônig halten dûrfen, 
der wohl nach der Vereinigung der beiden Lande den symbolischen Namenswechsel 
vollzog, nicht aber den Kônig von Gebelein. Den mussen wir vorerst ganz ausserhalb 
der Gruppen, die wir aufstellten, lassen. 

Wie aber verhalten sich die beiden Kônige 8 und 9 mit ihrem einander so ausser- 
gewôhnlich âhnlichen Protokoll ? Es ist wohl Gauthiers Verdienst darauf hingewiesen 
zu haben, dass in vielen Fâllen, wo man sma'ta'ur gelesen hatte, ein anders geformtes 
Zeichen darsteht ', in dem man jetzt unschwer dasselbe Zeichen erkennt, mit dem die 
jùngere Namensform des Kônigs Re-neb-hpt geschrieben wird. Der Kônig hiess also 



1. Bissing-Bruckmann, Denktnàler, Taf. 33, danach Recueil de Trac. ,1910, Taf. z. S. 52. Daressys, An- 
gabe, Rec. de Trac, XVI, 42, ist irrtûmlich, ebenso Meyers Angabe Geschlchte, P, S. 23 f. 

2. Àg. Zeltschr., 1910, S. 84. 

3. Ag. Zeltschr., 1907, S. 129 f. 

4. Bei dem Menthuhotep ^^j. . lautet der 41^ Name wenigstens , hat also doch einen 

unterscheidenden Zusatz. ' 

5. Llcre des Rois, I, S. 229, Anm. 3. 



22 LESEFRUCHTE 



Horus hpt-ta'ui (das Ruder der beideii Lande) ^£^ T ^^ iWs ( ° î j {Neb-iern- 

/?e, Sa'-Re Menthuhotep). Wir sehen nun wie sehr sich Neb-hpt-Re" bei seiner Na- 
mensânderung nach dem Protokoll seines Vorgângers richtete und dûrfen darin 
Absicht sehen. Es kann auch kaum zweifelhaft sein dass der Fall nicht iimgekehrt 
liegt, dass nicht Re-neh-y^era sich nach Re-neb-hpt richtete, denn der Name a Ruder 
der beiden Lande » wâre eine entschiedene Abschwâchung gegenùber dem « Verei- 
niger der beiden Lande » und dem « Herrn der beiden Lande » gewesen. 

So komme ich auf Grund der Namensformen, im Widerspruch, wenn man will, 
zum Turiner Papyrus und den Kônigstafehi, zu der Anordnung : 8, Horus hpt-ta'ui 
Re-neb-'ieru. 9, Horus sma'ta'ui (frûher ] Q ) Re-neb-hpt. 10, Hor-neb-ta'ui Re- 
neb-tciui. 11, Hor sonch-ta' ui-f Soiv/kare, wobei aile den Namen Menthuhotep 
fûhren. 

Den Widerspruch der Kônigslisten des neuen Reichs kann ich darum an dieser 
Stelle nicht so sehr hoch einschatzen, weil sie hier nachweislich weder vollstândig 
noch in guter Ordnung die Kônige aufzâhlen, der Turiner Papyrus zudem sehr 
schlecht erhalten ist. Dazu kommt, dass wir von Re-neb-td'ui nur sein zweites lahr 
kennen, er also wohl nur kurz regiert hat. 

Als drittes Mittel der Anordnung bleibt uns der Tempel von Deir el-Bahri und 
seine Baugeschichte. 

Auch hier muss zumâchst auf eine bisher iibersehene, von Lacau und mir gemein- 
sam festgestellte, ûbrigens auch in Navilles VerôfEentlichung erkennbare Thatsache 
hingewiesen werden : auf der Granitstele aus Deir el-Bahri setzt Sesostris III die 
Kulthandlungen fur seinen Vorfahren Re-neb-hpt fest ; als geographische Angabe aber 

nennt er das eine Mal fur Deir el-Bahri das Thaï des Re-neb-yeru i | ) . 

ist hier, besonders auf dem Original, vôUig verschieden von dem unten 
runderen, breiteren î das an allen sonstigen Stellen des Kônigsnamens in etwas 
wechselnder Form vorkommt. Verehrt wird also hier Re-neb-hpt, der Bauherr von 
Deir el-Bahri, der Einiger beider Lande. Aber es geschieht im Thaï des Re-neb-yeru. 
Da dieser Herrscher als Bauherr und sonst (s. u.) sich an Bedeutung mit Re-neb-hpt 
nicht messen kann, bleibt nur eine Erklârung : das Thaï hatte seinen Namen erhalten, 
schon elle Re-neb-hpt dort haute, d. h. Re-neb-^eru ist d^.tQv dis Re-neb-hpt. Es wird 
der Kônig sein, der im Bab el-Hossan seine Ruhe fînden sollte. 

In die gleiche Richtung schienen uns die Namensformen zu weisen. 

Nun bleibt fiir den Menthuhotep von Gebelein, da er den seit Intef Y-f- ûblichen 

'^\i fj/j Al 

4\^ Titel fûhrt, schwerlich aber die Reihenfolge der Kônige 8-11 unterbrechen 
dûrfte, nur der Platz zwischen Gruppe zwei und drei ùbrig. Dorthin scheint er mir 
auch aus folgender Erwâgung gut zu passen : 

Meyer hat die Aufmerksamkeit auf die Kônigin Nofruka'yt gelenkt, die von ihrer 
Mutter Nebt-ta'ui (?) die Herrschaft lïber das Gebiet von Elephantine bis zum lOten 
Gau erbte. Sie war Tochter und Frau eines Kônigs '. Wir kennen sie nur aus Dendere 

1. A. a. O., I, S. 195. 



LESEFRUCHTE 23 



imd darum ist es schon unwahrscheinlich, dass sie dem Konigshaus von Herakleopolis 
angehôrt. So gut wie ausgeschlossen wird das aber durcli die Thatsache, dass ihr Erbe 
genau dem vom Hor Uâh-Oni beherrschten Gebiet entspricht. Darin liegt wohl auch, 
dass sie einige Zeit nach diesem Herrscher auszusetzen ist. 

Nun nennt sicli Menthuhotep in Gebelein « Sohn der Hathor von Dendere ». Man 
ist versucht in diesem ungevvôhnlichen Zusatz eine historische Beziehung zu stichen. 
Ist er der Sohn oder Gatte eben der Kônigin Nofruka'yt, der er danach seine Erban- 
sprùche verdanken wûrde? Mit ihm setzte dann eine Seitenlinie ein, die durch die 
Nebt-ta'ui mit der âlteren Linie, vermutlich dem Mentliuhotep Horiis Son/.-ieb-ta'ui 
zusammen hing. 

Ist dièse Vermutung sichtig, dann trâte der Menthuhotep von Gebelein an die 
Spitze der dritten Gruppe\ 

Noch einmal treffen wir eine einfache Kônigsmutter, die also wohl nicht die 
rechtmâssige Frau eines Kônigs und nicht selber koniglichen Geblûts war : die 
Kônigsmutter Jèh, die hinter Re-neb-lipt, doch wohl ihrem Sohn, auf dem bekannten 
Felsrelief von Wadi Saba Rigale steht. Falls dieser Herrscher der Sohn seines Vor- 
gângers Re-neb-xeru war, muss er also von einer Nebenfraustammen. MôglicherWeise 
gehôrt er aber wieder einer neuen, von ihm selbst begrundeten Seitenlinie an\ 

Wenn wir nun versuchen, die Geschichte der Xlten Dynastie im Umriss zu 
zeichnen, so ergiebt sicht folgendes : ein aus Hermonthis stammendes Fùrstenge- 
schlecht, dessen âltester uns bekannter Vertreter im Auftrag eines nicht genannten, 
aber wohl sicher herakleopolitischen Kônigs die àgyptische Sùdmark verwaltet und in 
Theben residiert, schwingt sich allmâlig zum unabhângigen Herrn Oberâgyptens auf. 
Die Kônige der Xllten Dynastie und die thebanischen Priester der XVIIIten Dynastie 
erkennen den âltesten dieser Intefs auch als Begrûnder eines neuen Geschlechts an. 

Vermutlich der fùnfte Fûrst dieser Reihe, der Horus Uah Onx Intef IV, der 
mindestens 50 lahre regierte, haute am Reichstempel in Theben, schùzte die Ordnung 
mit mâchtiger Hand und erweiterte die Grenzen seines Reichs bis Thinis und den 
lOten Gau. Die sudliche Grenze war wohl an den Katarakten'. Intef IV ist dann in The- 



1. Ob dièse unmittelbar auf die 2te Gruppe folgte oder hier einige nur aus Nubien und Deir el-Bahri 
bekannte Kônige (Meyer, Gosc/i., P, S. 237 f.) einzuschalten sind, bleibt fraglich. Mir scheinen ail dièse 
Kônige, die offenbar Ifurz regiert haben, der spâteren Zeit des mittleren Reichs anzugehôren. 

2. Eine Collation der Ausgabe Pétries ergiebt, dass auf dem Relief von Wadi Saba Rigale eben Re-neb-ljpt 

dargestellt ist. Dem gleichen Herrscher gehôren, teils wegen des deutlichen T statt |, teils wegen des dabei 
stehenden unzweifelhaften Y , nicht | , an : die Denkmâler Gauthier, Lioro des Rois, I, S. 2i8 tî. : 



I, III, V, XI, XIV-XVIII ; sicher Re-neb-y^eru Hor-hpt-ta'ul muss a. a. O., IV, gemeint sein. In Deir el-Bahri 
ist Re-neb-hpt in beiden Namensschreibungen gesichert ; Re-neb-yeru bisher m. W. nur im geographischen 

Namen des Thaïs. Der Horusname [ scheint noch nicht nachgewiesen. Trifft dièse Feststellung zu, 

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dann erhalten in der Frage der Baugeschichte Naville wie Mejer beide recht : | ist allerdings der 

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erste am Platz, aber y kommt vor ^ 1 insofern dièses eine jûngere Schreibung des Namens ist 

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und die Bauteile die Y tragen, âlter sein mûssen als die mit I bezeichneten. 

3. leh môchte ^ in Verbindung bringen mit den in der Uniiuschrift genannten und denke 



24 LESEP^RUGHTE 



ben begraben worden, wie die von Mariette gefundene Grabstele beweist, die auch der 
Papyrus Abbott erwâhnt. Dort fûhrt Intef den Titel 1 wie aile andern Kônige; 

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er selbst hat, offenbar nacli seinen Erfolgen, den Titel ^^ angenommen als erster der 
Dynastie. Allein dieser Erfolg ûber das Nordreich scheint kein dauernder gewesen : 
der Monarch im Siut Tefiebi rûhmt sich um dièse Zeit die Fûrsten der Sùdnomen 
geschlagen und nach hartem Kampf vernichtet zu haben. Allein auch hier blieb der 
Rùckschlag nicht aus : ein Fùrst des Sùdlandes muss Siut erobert haben und ùberzog 
die Inschrift Tefîebis, die die Niederlage der Sùdlânder meldete, mit Stuck. 

Es liegt nahe das Zurùckgehen der thebanischen Macht mit der Regierung des 
Sohnes und Enkels Intef IV zusammen zu bringen, des Horus « Stark ist der Herr 
des guten Beispiels » ^ Intef V und des Horus « der das Herz der beiden Lande leben 
macht » Menthuhotep II. Von beiden wissen unsere Quellen so gut wie nichts zu 
berichten und was ûber den ersten in der Inschrift des Thethi steht, der so ruhmvolles 
von Intef IV zu erzâhlen hatte, sieht nach allem andern cher als kriegerischen Er- 
folgen aus. 

Wohl aber weisen die Reliefs von dem Heb-Sed (?) Tempel zu Gebelein auf 
einen neuen Aufschwung der thebanischen Macht unter dem ^\^ | ^ dem Sohn der 
Hathor von Dendere Menthuhotep III. Er wird in diesen Reliefs als Siéger ûber 
Afrikaner, Libyer, Asiaten und Agypter gefeiert ' ; in diesem Kônig erkenne ich den 
Râcher der oberâgyptisclien Elire, er wird das Reich bis etwa Siut nach Norden 
ausgedehnt haben, hat also den suten-ebioti-Titel wieder mit Reclit gefùhrt\ Ver- 
mutlich reichte er der Erbprinzess Nofruka'yt in Dendere die Hand und wurde erst 
dadurch zum legitiraen Herrscher : Menthuhotep II mag ohne mânnlichen Nach- 
kommen gestorben sein. 

Auf ihn scheint der Horus « das Ruder der beiden Lande » Re-neb-xeru Men- 
thuhotep IV gefolgt zu sein. Fortan tragen aile Kônige den Sa' Re-Namen Menthu- 
hotep, fur aile ist bezeugt, dass sie gleich lautende Horus und Nebti Namen hatten, 
wâhrend der suten-ebioti-Nâme von diesen verschieden lautete. Es sind im ganzen 
vier Herrscher; Re-neb-xeru scheint als erster in Deir el-Bahri sein Grab und 
vielleicht einen Tempel begonnen zu haben. Aus welchen Grilnden er niemals dort 
bestattet worden ist, kônnen wir vielleicht noch ahnten : sein Nachfolger Re-neb-hpt 
fûhrt anfangs den vielleicht auch sprechenden Titel « der Gott, der Herr der Krone 
von Oberâgypten » ; erst spâter nennt er sich um in den « Vereiniger der beiden 



an einen Kanal in der Kataraktengegend nach dem der Platz hiess. Es kommt schwerlich ein anderer Punkt 
als die Gegend um Assuan als Sûdgrenze in Betracht, wie auch aus der Inschrift des Teflebi von Siut Zeile 
16 ff. hervorgeht. Der gleiche Orcsname kommt auf dem von Dauessy, Recueil de Tracauas, 26, S. 133 
verôfïenLlichten Bruchstùck der Gebeleinreliefs Menthuhotep 111 vor in einem Titel der Gôttin Hathor. Kaun 
etwa Gebelein selbst oder die Kettenstadl Gebel Silsile daniit gemeint sein ? 

1. Proccedings Blbl. Arc/i. Society, 1891, S. 27. 

2. Davon dass hier Leute aus Pownet niedergeschlagen wûrden kann ich nichts sehen. Warum fehlte da 
die Inschrift und wo flndet sich fur das Niederschlagen von Pownetleuten eine inschriftUch bezeute Ana- 
logie ? Wo wir Pownet erwâhnt finden, z. B. auch unter Hor-uah-on/^ in der Thethistele, z. 6, ist stets 
von friedlichen Beziehungen die Rede. 

3. Ob seine beiden Vorgânger sich snten ebiotl nannten, wissen wir nicht. 



LESEFRUCHTE 25 



Lande )). Offenbar hat er, der nicht von einer Prinzessin stammte, um Krone und 
Reicli kâmpfen mùssen. Der Sa're Intef, der mit seinem Kanzlér Achthoes auf dem 
Relief von Wadi Saba Rigale dem Kônig Re-neb-hpt und seiner Mutter Je'li huldigt, 
ist doch wohl ein ûberv^undener Gegenkônig, ein v^drklicher oder angeblicher Ab- 
kômmling der âlteren, von Menthuhotep III bei Seite geschobenen Linie, der bei den 
Leuten von Herakleopolis — darauf v^eist der Name des Kanzlers Achthoes vielleicht 
hin — Unterstûtzung fand. Re-neb-hpt hat endgultig gesiegt. Eine Abydenische 
Stèle und ein Friesfragment ervvâhnen des Kônigs als von der Buto geliebt, also als 
Kônig auch des Deltas. Als Stifter des Reichs ist er seit der Xllten Dynastie neben 
den grôssten Kônigen Àgyptens Menés, Sosis, Amosis, Amenophis I, Tuthmosis III 
verehrt worden'. Da das 41te Jahr fur ihn bezeugt ist, v^drd auch das Datum vom 
Jahr 46 auf diesen Herrschen und nicht auf Menthuhotep IV gehen. Ob unter ihm auch 
die von den Agypten verlassenen Bergwerke auf der Sinaihalbinsel wieder abgebaut 
worden sind, geht aus der Thatsache seiner Verehrung dort im Tempel neben Sosis 
und Amenemes I nicht sicher hervor. jDie politischen Verhâltnisse am Sinai mùssen 
ungûnstig gewesen sein, die Syrer scheinen damais bis in dièse Gegend vorgedrungen 
zu sein und den Àgyptern den Besitz streitig gemacht zu haben. Erst Amenemes I und 
seine Nachfolger haben da Wandel geschafïen '. So mussten die Kônige der Xlten Dy- 
nastie, mit einmal erwachter lebhafterer Bauthâtigkeit, neue Gebiete ausser den alten 
Brûchen von Assuan und den erst spât wieder eroberten Brùchen von Alabastron- 
polis erschliessen : sie ôtïneten die Bergwerke von Wadi Hammamat wieder, die aber 
in der Xllten Dynastie, als die Sinaigruben bequemer zugânglich wurden, wieder 
mehr verlassen wurden'. 

Vor allem Hor Nebta'ui hat hier in âusserst merkwùrdigen Inschriften seine 
Expédition verewigt, an dessen Spitze ein hoher Beamter Amenemes stand. Wenn 
man recht thut in diesem Amenemes den spàtern Kônig zu erkennen, so kann Nebta'ui 
nicht vor Re-neb-hpt gesetzt werden. Zu dem spâten Ansatz passt es, dass erauch im 
Delta herrscht ; dass er nahe zu Re-neb-hpt, dem Erbauer des Tempels von Deir el- 
Bahri, gehôrt, zeigt sein Vorkommen auf einem Bruchstuck aus dem Tempel \ Wenn 
er im 2ten Jahr sein Sed-Fest feiert, so ist die wahrscheinlichste Voraussetzung, dass 
sein Vorgânger (und Vater?) eine lange Regierung batte. Das ist bei Re-neb-hpt 
durch das 41te resp. 46te Jahr in seinen Inschriften gesichert. 

Nichts weist darauf hin, dass Nebta'ui mehr als zwei Jahr geherrscht habe und 



1. Pétrie, Hesearcheg in Sinai, S. 96-97, f. 128. Legrain, Répertoire généalogique, I, S. 177. Rec. de Trac, 
27, 69. L., Z)., III, 2 a, d. III, 163. 

2. Der in einigen Texten der Xllten Dynastie erwâhnte « Bruder des Fûrsten von Syrien (resp. Palâstina) » 
scheint mir eine Geisel zu sein, den die Retenu fur ihr eignesWohlverhalten und das der Sinaibediunen stellen. 
loh wûsste nicht, was er sonst stândig bei den Minenexpeditionen thâte. 

3. Die Bruche von Hammamat kommen zuerst Ende der Vten Dynastie vor, sporadische Erwâhnuncen 
finden sich dann aus verschiedenen Zeiten des mittleren Reichs und bekannthch in Ramessidischer Zeit. 
Aber an Betriebsamkeit scheint sich der Abbau im Wadi Hammamat mit dem Abbau am Sinai in der Zeit des 
alten Reichs und der Xllten Dynastie nicht haben messen zu kônnen. 

4. Naville, Xl^ Dyn., Deir el-Bahri, I, S. 8. Breasted, Ancients records, 1, S. 211. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 4 



26 



LESEFRUCHTE 



so ist sein Fehlen auf den Kônigstafeln und allenfalls auch auf dem Turiner Papyrus 
erklârlich\ Neben Hor-nebta'ui erscbeint in Wadi Hammamat aucb der letzte Kônig 
der Dynastie Hor « der seine beidem Lande belebt » Son/kare Menthubotep VII, von 
dem als bôchstes Datum das 8te Jabr verzeichnet wird, in dem er eine Expédition 
nach Pownet entsandte um Myrrben u. s. w. zu holen. Ob er ohne Erben starb, ob 
Amenemes sicb gewaltsam des Thrones bemâchtigte, jedenfalls ist bei ihm auch 
nach dem Turiner Papyrus der grosse Einschnitt, hinter dem die Xllte Dynastie 
beginnt'. 



1. Der Turiner Papyrus Ist die einzige Urkunde, die der hier vorgeschlagen Anordnung widersi^richt. Aber 
so viel Griinde fallen fur die Zusammengehôrigkeit von Hor-neb-ta'ui und Sony-kare einerseits, Hor-neb- 
ta'ui und Re-neb-hpt andrerseits in dieWagschale, dass ich die gewis schwer wiegende Autoritât des Papyrus 
hier glaube bei Seite schieben zu dûrfen. 




VI ; 12. SA^ I ^ = ^\^ © I T" U ^"""^ VII. Welche 6 von diesen Kôni- 

gen einst der Turiner Papyrus heraushob, welche 4 anderen die Manethonischen Listen einst boten, kônnen 
wir nicht sagen. Aber eine Bemerkung raag noch erlaubt sein : vs'enn die 43 Jahre der Manethonischen Listen 
richtig auf die Zeit bezogen sind da die Kônige der Xlten Dynastie ganz Àgypten beherrschten, so trifft voni 
achtea Jahr Son/kares riiokwârts gerechnet dies 43te Jahr auf des 13te des Kônigs Re-neb-hpt, der nach un- 
serer Annahme 46 Jahre regierte und erst wâhrend dieser Regierung zum « Vereiniger der beiden Laude » 
wurde. Man wird zum mindesten sagen dûrfen dass dièse Thatsache das hier vorgeschlagene System einiger 
Massen stùtzt. 



TEXTES RELIGIEUX 



27 



TEXTES RELIGIEUX 



Pierre Lacau 



LXXXVI 



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'=^. Berseh, XIP dynastie. Musée du Caire, Cat. 
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A = Sarcophage de 
gên., 28092. Côté 3, 1. 83-92. 

B = Même sarcophage. Côté 2, 1. 7-15. 

C = Sarcophage de(|§^^. Berseh, XIP dynastie, Musée du Caire, Cat. gén., 
28089. Côté 4, 1. 21-42. 

D := Sarcophage de (jl'^v • C'est le sarcophage extérieur du précédent. Musée 
du Caire, Cat. gén., 28090. Côté 3, 1. 15-32. 

Ce chapitre et les quatre suivants (lxxxvii-xc) se retrouvent plus ou moins com- 
plets sur deux autres sarcophages : 

E = Sarcophage de î "^""^ (1. Berseh, XIP dynastie. Musée du Caire, Cat. gén., 
28087. Côté 3, 1.1-29. ^"^ 

F = Sarcophage de I^^^^O. C'est le sarcophage extérieur du précédent. Musée 
du Caire, Cat. gén., 28088. Côté 3, 1. 90-76. 

Je n'ai pas cru nécessaire de reproduire ici ces deux dernières copies qui n'apportent 
aucune leçon utile. Elles devront être données à part, comme des exemples intéressants 
de la négligence extraordinaire avec laquelle certains scribes pouvaient s'acquitter de 
leur tâche. Dans F par exemple, le texte a été copié à l'envers. Trompé par le sens de 
l'écriture, le copiste a lu de gauche à droite un exemplaire dont les lignes se suivaient 
de droite à gauche, de sorte que le texte a été coupé d'une façon absurde chaque fois 
qu'il a passé d'une ligne à l'autre. Les deux sarcophages, faits pour un même per- 
sonnage, sont d'ailleurs décorés avec le plus grand soin : ils semblent tout à fait con- 
temporains des sarcophages A, B, C, D de la même localité, qui nous donnent des 
textes corrects. Il est donc évident que nous avons affaire à un scribe qui a travaillé 
sans aucun soin tout en ayant sous les yeux un bon exemplaire. 



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1. La lacune n'a que cette étendue. 

2. Cf. Liore des Morts, ch. cxxv, éd. Budge, p. 249, 1. 10-lL 

3. Lœil du copiste a sauté ici des mots \J X ■4» ; o o 

D (3^5^ 

placé plus bas (voir la ligne 42), et toute la phrase intermédiaire se trouve passée. 

4. L'homme tenant le bâton est partout assis et non debout. 

5. Cette phrase se retrouve dans Ounas, 285-8G et 288. 

6. Dans C et D il y a avant le mot ^ V\ çjf I I I une séparation de chapitre en rouge qui est placée 
là par erreur. 



38 VESTIGES DE CONSTRrCTIONS ÉLAMITES 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



R. DE Mecquenem 



Depuis 1896, M. J. de Morgan a consacré les principaux efforts de la Délégation 
scientifique en Perse à l'exploitation méthodique du tell de Sase, dit de l'Acropole. 
Cette butte, d'une longueur moyenne de 350 mètres, large de 250 mètres, dominait 
la plaine d'une trentaine de mètres. La base en est une falaise naturelle en argile 
compacte, élevée d'une dizaine de mètres au-dessus du a Chaour », la petite rivière 
qui coule à l'ouest des ruines. 

C'est sur ce tertre que se sont amassés des décombres, ruines de constructions 
superposées, généralement de terre crue. Dans ce district où la pierre à bâtir manque 
totalement, où le bois de construction est rare, l'argile plastique se rencontre partout 
et son emploi est tout indiqué. MM. J.-E. Gautier et G. Lampre ont, dans leurs 
fouilles de Tépé-Moussian, déblayé des maisons en briques crues, retrouvé des mé- 
thodes de bâtir tout à fait semblables à celles des riverains actuels du Karoun et du 
Chat-el-Arab. Sur des fondations sommaires, qui sont généralement de grosses 
pierres dessinant le plan de l'édifice, on monte les murs faits de grosses mottes de 
terre battue, reliées avec un mortier d'argile délayée; pour une construction soignée, 
on laisse sécher à chaque assise d'un mètre de haut, on dispose au-dessus des lits de 
branchettes, des nattes ou des joncs, avant de poursuivre en hauteur. On fait enfin 
un revêtement général avec de la boue d'argile et de la paille hachée. Les toits sont 
faits de solives, sur lesquelles on étend des nattes, puis des perches transversales ; 
on étend par-dessus de la terre, puis une couche de mortier. Strabon raconte que les 
toits en terrasses n'avaient pas, à Suse, moins d'un mètre d'épaisseur. 

Ces ouvrages nécessitent un entretien constant pour ne pas crouler sous les' 
intempéries du printemps et de l'automne. Les premiers habitants ont dû conserver 
longtemps des habitudes transhumanes, varier leurs résidences de la plaine à la mon- 
tagne à la suite de leurs rois, dont le caprice aussi préférait telle ou telle capitale. 
De là, pour une ville, des périodes de prospérité' et d'abandon ; de plus, la facilité 
avec laquelle s'élevaient les constructions en favorisait les modifications et les rempla- 
cements ; de même que dans la Perse actuelle les fils abandonnent à la ruine la maison 
paternelle, de même aux temps susiens les jeunes couples faisaient édifier pour eux 
l'habitation de leur choix sur les décombres des palais dédaignés. 

Or, après un premier emploi comme mortier ou brique crue, l'argile semble perdre 
ses propriétés plastiques ; elle peut les réacquérir au prix d'une manipulation, assez 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 39 

coûteuse pour qu'il fût préférable de recourir directement à la carrière ; il en résultait 
un apport incessant de matériaux sur le tell de l'Acropole qui s'élevait au cours des 
siècles. 

Dans l'amas argileux, on trouve des débris de poteries parfois systématiquement 
disposés dans des drains ou en lits horizontaux ; plus souvent en amas comme dans 
des sortes de dépotoirs. Ces fragments renseignent sur l'époque de tel ou tel niveau. 
A la base du tell, les débris sont d'une pâte mince et fragile, délicatement décorée; 
puis l'on trouve des poteries sans peintures et grossières, des vases d'albâtre ; au-des- 
sus, des poteries peintes mais beaucoup moins finies que celles du stade primitif, et 
dont la première apparition doit dater de l'âge des patésis (XX® siècle av. J.-C). 
Les premières briques cuites se rencontrent à ce niveau, à une profondeur variant 
entre 7 et 12 mètres à partir de la surface; c'est l'étage qui, pour les facilités d'ex- 
ploitation, est dénommé IP niveau. La butte est en effet, sur nos plans, sectionnée 
par cinq niveaux distants de 5 mètres; chaque intervalle est divisé en tranchées de 
5 mètres de largeur, perpendiculaires à un axe arbitrairement choisi au début des 
fouilles. La terre abattue de chaque tranche est, après triage, rejetée sur les flancs du 
tell, sauf aux emplacements réservés pour l'ouverture des tranchées de profondeur. 
Cette disposition est très avantageuse pour l'abatage économique imposé par l'impor- 
tance du cube à explorer et la répartition désordonnée des documents. Le repérage 
des trouvailles est facile en théorie; la position d'un objet est fixée par le numéro 
d'ordre de la tranchée et du niveau, la distance à l'axe, et figure ainsi sur le plan général. 

11 a été publié quelques fragments de ce plan dans le tome I*"^ des Mémoires de la 
Délégation en Perse. La nécessité d'explorer les niveaux inférieurs a empêché de 
poursuivre les travaux rigoureusement niveau par niveau ; les deux premiers niveaux 
viennent seulement d'être terminés, mais nous pouvons dire que nous avons à présent 
reconnu tous les vestiges de constructions en briques cuites. Les murs et terre-pleins 
en briques crues et en terre pilée sont, eux, impossibles à isoler dans la majorité des 
cas ; on peut les distinguer seulement par temps de pluie dans les tranchées, parce 
que l'humidité pénètre plus facilement entre les lits et dans les joints que dans la 
masse même d'une brique, et leur donne une couleur plus foncée. En fait, on ne peut 
exactement repérer que les revêtements, dallages et murs en briques cuites ; d'ailleurs, 
les destructions, les remaniements ont été tels qu'il ne subsiste guère que des ouvrages 
de fondation d'édifices; nous publions cependant une partie de nos relevés de Suse; 
passant sous silence la muraille achéménide qui contournait le sommet du tertre, et 
n'insistant pas sur les constructions précédemment interprétées, je parlerai surtout 
des portions du plan relevées de 1903 à 1909, par MM. de Morgan, G. Lampre et moi. 
Ce plan, malgré ses lacunes, donne une idée des procédés de construction et, en 
général, de l'architecture élamite. 

Sont figurés, les murs et les dallages, les puits et canalisations; les chiffres qui 
accompagnent les tracés indiquent les hauteurs des plans de construction au-dessus du 
IP niveau, pris pour zéro. Nous avons également marqué les points de découvertes 
importantes; la cote en est indiquée par un chiffre, d'après la même convention. 



40 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ELAMITES 



On remarque trois groupes plus importants de ruines; au sud-est, un temple (?) 
non identifié, les dallages en sont à S"" 50 au-dessus du IP niveau; à l'ouest est le 
temple de Nin-Chouchinak (cote des dallages 5"^ 00), au centre est le temple de Nin- 
Har-Sag (cote des dallages 3" 20 et 0). Ces deux derniers paraissent être de même 
époque et plus anciens que le premier, qui a dû les remplacer ; nous allons les étudier 
successivement. 

Temple de Nin-Chouchinak 

Les fondations de ce temple nous ont livré des dépôts de fondation au nom du 



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Fig. 1. — Temple de Nin-Chouchinak : + emplacement des dépôts de fondation; D, dallages. 

roi Doungi, avec dédicace de l'édifice au dieu susien par excellence' : « Au dieu Nin- 



1. Cf. V. ScHEiL, Mémoires de la Délégation en Perse, t. VI, p. 21, 22, pi. VI, n" 2. 



FOUILLES DE SUSE 

ir-?' NIVEAU 

7896 - 1908 




lo 20 30 ^o ôo mètres 

Les coftis 3u dessus du H'""' niveau sonr indiqués en c/iiffTeB . 



UX)emau/in Se. 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 41 

Chouchinak, son roi, le divin Doungi, héros fort, roi d'Ur, roi de Kingir et Burbur, 
au bosquet de fraîcheur sa maison bien aimée a construit». 

Ces dépôts étaient au nombre de huit, se composant uniformément d'une figurine 
de bronze et d'une tablette de pierre tendre. La statuette représente un personnage, 
peut-être une femme, qui porte sur la tête une « coufïe » ou panier de jonc usité pour 
les transports de matériaux. Les membres inférieurs ne sont pas figurés ; l'objet se 
termine en pointe, sur laquelle est gravée l'inscription répétée sur la tablette. Les 
deux objets étaient réunis dans une niche ménagée dans les briques des murs de fon- 
dation, tout à leur base. 

De semblables figurines ont été trouvées dans les dépôts de fondation des palais 
de Telloh. 

La disposition de ces dépôts, aux sommets de deux rectangles l'un dans l'autre, 
nous délimite le sanctuaire et l'édifice sacré proprement dit. Je me hâte de dire que 
ce n'est pas la construction du roi Doungi ; le temple primitif a été sans doute remanié 
souvent depuis lui ; il n'est même pas sûr que celui dont nous donnons le plan fût 
encore consacré à Nin-Chouchinak. Les dépôts de fondation anciens ont seulement 
été réemployés; c'est ainsi qu'une des tablettes de pierre est incomplète, et, parmi les 
briques inscrites recueillies, il en est qui se rapportent aux rois Silhak et Untas-Gal. 

Le temple était construit sur une plate-forme longue d'une quarantaine de mètres, 
large de 20, isolée par un fossé d'environ 3 mètres de profondeur. Les murs de sou- 
tènement existaient encore à l'est et à l'ouest. Le mur oriental n'ayant que la largeur 
d'une brique, environ 0'"40 d'épaisseur, doit avoir été le parement d'un mur en briques 
crues. Le mur occidental, large d'environ un mètre, semble avoir été construit au bord 
du tell; il renfermait deux des dépôts de fondation de Doungi ; il était donc à la fois 
mur du temple et mur d'enceinte. 

Le temple proprement dit aurait mesuré 11 mètres sur 22 mètres, et le sanc- 
tuaire 7"^ 50 sur 9™ 50 (hors œuvre). Au sud est un grand dallage ayant toute la lar- 
geur de la plate-forme; au delà sont des salles et des logements. Entre le mur 
d'enceinte et le bâtiment principal devaient être, â l'est, des chambres et l'entrée 
principale. 

Les murs étaient sans doute en briques cuites, puisque ces précieux matériaux 
sont prodigués dans les fondations; pourtant celles-ci ont peut-être été, dans leur pre- 
mière destination, des murs extérieurs. Les toits en terrasses pouvaient être sur voûtes 
pour les portées inférieures à 2™ 50, sur charpentes pour les plus larges. On peut 
imaginer encore une coupole au-dessus du sanctuaire. Les terrasses étaient crénelées ; 
les murs en briques crues étaient ornés de motifs dessinés par les têtes de grands 
clous d'argile cuite, incrustées de couleurs variées. Les portes principales étaient 
ornées de briques émail lées portant des textes, des décors, parfois des bas-reliefs et 
des hauts-reliefs. 

La fouille de l'emplacement du temple a livré un grand nombre d'objets ; parmi 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIEME SÉR., T. I. 6 



42 VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 

les plus intéressants, je citerai une coupe en calcaire gris (fig. 2), décorée en léger 
relief, de taureaux couchés devant l'arbre symbolique. Cette pièce, remarquable de 




Fig. 2 

dessin, de travail et de composition, a été trouvée par fragments et est restée incom- 
plète. Le dessin des animaux est tracé avec une exacte observation ; la convention n'ap- 
parait que dans la représentation des poils indiqués en crinière sur le cou et le long de 
l'épine dorsale avec des petits enroulements réguliers, et dans l'indication du bouquet 
de poils terminant la queue par un entrelacs ou tresse. L'arbuste, unconifère, est figuré 
au sonmiet d'une butte dont la surface, comme d'ailleurs le sol sur lequel les animaux 
sont couchés, est couverte de sortes d'écaillés imbriquées; les terrains sont ainsi bien 
isolés du fond lisse. 

Un autre vase très précieux a été trouvé dans les mêmes parages ; il est en pierre 
tendre, pierre ollaire d'un bleu gris ; il comprend deux compartiments cylindriques 
accolés ; l'un d'eux est décoré sur sa surface extérieure de sortes de rameaux, de 
palmes; sur l'autre, est gravée une façade de maison chaldéenne; les murs sont faits 
de briques disposées en assises, de poteaux de palmiers reliés par des joncs entrelacés; 
les portes, les fenêtres, la terrasse sont garnies de nattes, en parfaite correspondance 
avec la description par Strabon des maisons mésopotamiennes. 

Un fragment très beau d'un vase de même nature a été trouvé, à Telloh, par la 
'mission du capitaine Gros; deux autres proviennent des dernières fouilles de Suse, 
(fig. 3 et 4), tous deux représentant une maison à un étage. 

Il a été encore trouvé, dans les fouilles du temple de Nin-Chouchinak, des cou- 
teaux de bronze ; un grand vase et des feuilles roulées de même métal ; des vases et 
des feuilles de plomb, la moitié inférieure d'une statue de pierre brisée à la taille; 
elle est d'une facture grossière, mais sur le socle sont figurés des personnages ren- 
versés et des caractères archaïques. 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



43 



Je citerai enfin la découverte, tout à fait d'autre ordre, d'un petit trésor arabe 
du XIP siècle, se composant de perles d'or, de pendants d'oreilles en or, de quelques 





^J^jï'-iZ*^ 







Fig. 3 et 4. — Fragments de vases en pierre tendre, décorés en maisons à étage. 

petites perles fines accompagnées d'environ deux cents petites pièces de monnaie en 
argent. C'était une c.ichette tout à fait en bordure du tell, à peu de profondeur, mais 
pratiquée contre le mur nord. 



Temple de Nin-Har-Sag 



Ce temple est détermi- 
né, comme le précédent, par 
la découverte de huit dépôts 
de fondation comprenantcha- 
cun une statuette de bronze, 
une tablette de pierre. Les 




Fig. ô. — Temple de 
Nin-Har-Sag : D, 
dallage; + empla- 
cement des dépôts 
de fondation. 




4- 



+ 



+ 



deux objets portent une même inscription, ana- 
logue à celle que nous avons textuellement 
rapportée plus haut. La dédicace en est au nom 
delà déesse de la Montagne (Nin-Har-Sag), sans 
doute vocable de la déesse Nana, si particulièrement vénérée à Suse. 

La situation de ces dépôts définit encore ici le temple et le 
sanctuaire. Ils étaient l'un et l'autre à peu près carrés; le premier 
devait avoir environ 15 mètres de côté, le second 5°" 40. 

Le temple (fig. 5) était construit sur une plate-forme, entourée 



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44 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



d'un fossé profond de 1™ 50. A l'ouest est un mur de 0'^50 d'épaisseur, sans doute revête- 
ment intérieur du mur d'enceinte en briques crues. 

Le mur du sud a environ un mètre d'épaisseur; ceux du nord et de l'est, 1™40. 
Les murs intérieurs ont généralement un mètre. Le sanctuaire est dans une galerie de 
3 mètres de large (entre parois) sur 8"^ 50 de longueur; en fouillant cet emplacement, 
on trouva à 2™ 50, au-dessous de la base des fondations, un petit monument carré de 
un mètre de côté, de O'^ôO de hauteur et dont les petits murs avaient une brique (0"'40) 
de largeur. Beaucoup de ces briques étaient inscrites; le texte avait le sens suivant' : 
« Gimil-Sin, chéri de Bel, roi puissant, roi d'Ur et des quatre régions. » 
Contre ces petits murs, il fut trouvé quelques perles de grès cérame et, dans les 
environs, des fragments de statuettes en albâtre, très archaïques. Cette petite cons- 
truction était certainement destinée à enclore des objets votifs de fondation, qui furent 
dérobés ou transportés dans la suite ; elle doit être considérée comme postérieure à 
Gimil-Sin, parce que les briques à inscriptions étaient disposées sans méthode, ce 
qui indique un réemploi. 

La position du sanctuaire est précisée par ce dépôt, qui est précisément au centre 
du carré dessiné par les statuettes de Doungi. 

Le mur qui le limitait à l'ouest est conservé dans toute sa longueur (21°° 50); 
il a un mètre d'épaisseur, et il en restait 1™50 de hauteur. Entre lui et le mur d'en- 
ceinte, était une cour d'environ 6 mètres de largeur. Les logements et les magasins 
devaient être au sud et à l'est. 

Il y a peu de dallages intérieurs conservés ; au contraire, on en a déblayé de très 
étendus au nord et à l'extérieur; c'est peut-être de ce côté qu'il faudrait placer 
l'entrée du temple ; mais l'état de conservation et la variété des niveaux rendent les 
interprétations hasardées. 

Tout à fait sur le IP niveau, c'est-à-dire à 3"" 75 au-dessous du 
sol probable du temple, il fut déblayé un dallage à peu près carré et 
d'environ 6 mètres de côté; les briques employées, très belles, me- 
suraient 0"47 de côté sur 0™ 07 d'épaisseur; près 
des bords, étaient deux bassins; l'un, mesurant / 
1^20 sur 0'"40 et d'une profondeur de 0^30, com- : 
muniquait avec un aqueduc dont il restait une 
dizaine de mètres; l'autre bassin, large et profond 
de 0™40, mesurait 0™80 de longueur; ils étaient 
tous deux revêtus d'une sorte de mortier à base de 
chaux, qui servait aussi à joindre les briques de 
^^ soubassement des murs. 
^"^ë- 6 Au-dessous de la construction était un puits 

de drainage, il y en avait un autre en dehors ; un deuxième aqueduc 




1 






1. et. V. ScHEiL, Mémoires de la Délégation en Perse, t. X, p. 12, pi. VI, 11° 1. 



Fig. 7 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



45 




aboutissait au ras du dallage et, à son niveau, dessinait une courbe infléchie d'en- 
viron 5 mètres de développement. 

Sur les briques gisaient en amas des fragments d'albâtre gypseux, ayant appartenu 
à des statuettes, à des vases, à des socles ; 
ainsi fut retrouvée la statuette de Manichtou- 
sou, roi de Kis ; c'est la seule que déterminait 
une inscription, mais toutes présentent d'in- 
déniables caractères d'archaïsme; les socles 
de ces statuettes sont des blocs d'albâtre de 
0™12 de hauteur; ils étaient scellés dans la 
muraille au moyen de bitume coulé dans trois 
évidements parallèles de la face postérieure. ' 
Cette construction pourrait être contem- 
poraine du temple de Nin-Har-Sag ayant même 
orientation, et avoir été le sol d'une chapelle 
souterraine ou d'un lieu d'ablutions et de 
purifications; cependant, à cause de l'archaïsme 
^'^" ^ des objets qui y ont été trouvés et que l'on 

doit attribuer à une époque voisine de Manichtousou (4000 av. 
J.-C), et en raison de sa position immédiatement sur un 
terre-plein artificiel en briques crues, on peut y voir les restes 
d'un très ancien sanctuaire. 

Les fouilles pratiquées tout autour ont été fructueuses en 
documents archaïques; parmi les plus intéressants, je citerai de mignonnes statuettes 
en albâtre et en marbre blanc; l'une d'elles (fig. 6) représente une personne assise, 
dont la tête manque; elle est vêtue d'une robe dite « kaunakès » ; les mains, ramenées 
à la ceinture, tiennent des objets qui doivent être analogues à ceux que tient Kari- 
bou-sa-Chouchinak sur sa statue « aux lions », c'est-à-dire un rameau et un vase à 
libations; deux statuettes (fig. 7 et 8) représentent des personnages debout, coiffés de 
mitres à cornes, vêtus de châles de kaunakès qui, enroulés autour du corps, laissent à 
découvert le bras droit; l'un tient un objet de la main droite, la main gauche étant 

ramenée à la ceinture, l'autre a les deux mains l'une dans 
l'autre suivant le geste rituel primitif. Ces statuettes portent 
des traces d'une peinture â l'ocre rouge, et leur base, percée 
d'un trou, indique qu'elles étaient montées sur socle. D'autres 
statuettes, extrêmement barbares de facture, rappellent tout 
à fait certains documents venant de Telloh (fig. 9). Deux têtes 
sont très expressives ; l'une est coiffée d'une sorte de calotte 
conique, les cheveux la dépassent sur le front et, sur les 
côtés, retombent flottants sur les épaules (fig. 10). 
F'g- 10 Ces fouilles nous ont encore livré des plaques carrées en 

albâtre, ornées sur une face de bas-reliefs ou de gravures â la pointe. Elles sont percées d'un 




FiR. 9 




46 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



trou central, rond ou carré. De semblables plaques ont été trouvées à Telloh et souvent 
d'un intérêt considérable : M. Heuzey suppose qu'elles servaient de support à des 
objets votifs, armes ou statuettes; il est encore possible qu'elles aient servie décorer 
des murailles. 

Les gravures au trait de celles que nous possédons représentent des bouquetins, 
des lions, des aigles; deux seulement présentent des bas-reliefs; sur l'une, très 

incomplète, on voit une cérémonie 
de libation (fig. 11); l'autre est divi- 
sée en deux registres (fig. 12); le 
premier en haut comporte deux 
scènes : à gauche, une déesse assise 
sur un trône très bas, joue d'une 
harpe de la main droite, et offre 
ou prend de la main gauche un 
objet que tient un personnage pla- 
cé devant elle, un genou à terre. 
La harpe à corne résonnante rap- 
pelle tout à fait celle que nous 
montre un bas-relief de Telloh; à 
droite se trouve une déesse assise 
conseillant son fidèle respectueu- 
sement debout. Le registre in- 
^'^?- ^1 férieur montre un lion enfonçant 

unegrifïe dans l'épaule droite d'un taureau, le forçant à fléchir sur les genoux; un per- 
sonnage debout, probablement celui que nous venons de voir en colloque avec la 
déesse, enfonce une épée dans le cou du félin. 

Il semble qu'il y ait dans ces bas-reliefs une illustration d'un épisode de la légende 
de Gilgamès souvent exploitée dans la glyptique. 

On a trouvé d'assez nombreux objets en asphalte taillé et en particulier plusieurs 
centaines de fiches longues de 10 à 12 centimètres et qui devaient être enfoncées dans 
la muraille; la tête plus correctement arrondie et lissée devait saillir d'environ 3 cen- 
timètres; c'étaient sans doute des ornements de paroi. Plus curieuse est une tablette 
à peu près carrée de 0™195 de côté; elle est décorée en très léger relief; deux hommes 
nus se font face, entre eux est un chien et au-dessus deux serpents se mordant chacun 
la queue sont entrelacés; au centre de la plaque, est un évidement qui a pu servir de 
cupule à libation; au revers de la tablette, on voit l'amorce d'un piédestal qui a été 
brisé. Sans doute nous avons là un plateau d'offrandes ou un petit autel. Nous avons 
en même matière des fragments de cylindres et de cônes qui ont pu appartenir à des 
supports de plateaux ou même à des autels; la surface en est décorée de bas-reliefs 
taillés, représentant des animaux et des feuillages. 

Je citerai enfin de nombreuses perles, une masse votive en grès cérame, un bra- 
celet, un hameçon de bronze, etc.. Parmi les monuments importants trouvés au- 




VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ELAMITES 



47 



dessus des dallages supérieurs du temple de Nin-Har-Sag, je citerai sans insister la 
statue de Napir-asou, et le plateau de bronze dénomnaé SU Sainsi de par l'ins- 
cription qu'il porte et décrit par M. J.-E. Gautier dans le Recueil de Travaux'. Ce 
plateau est garni de décors rapportés, parmi lesquels deux autels ou socles, dont 
l'un, le plus grand, est au centre d'une sorte de sanctuaire; deux personnages accroupis 
l'un en face de l'autre pratiquent un rite qui peut être celui du « soleil levant d [Sit 
Samsi). Il semble plus difficile de voir dans ces autels la représentation même de tem- 
ples à étages et, potii' tout le plateau, une sorte de reproduction de l'Acropole de Suse. 
Il faudrait admettre de la part du fondeur un mépris total des proportions d'édifices. 




Fig. 12 

Ce document, daté par son inscription de Silhak, fut découvert complètement noyé 
dans du plâtre, et servant avec des briques ordinaires à recouvrir un tombeau; celui-ci 
était ménagé dans un mur partiellement démoli et dont les matériaux avaient été uti- 
lisés pour la voûte; la tombe devait être d'époque parthe; sans doute le plateau de bronze 
trouvé par hasard avait été considéré comme un objet magique dangereux à détruire. 



1. Le (( Sit Samèi » de Silhalï in Susinak, par J.-E. Gautier, Rec. Trac. Phil. et Arch. égypt. et assyr., 
vol. XXXI. 



48 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ELAMITES 



Constructions secondaires 



Au sud du temple de Nin-Har-Sag était un petit sanctuaire autrement orienté, 
les murs étant sud-nord et est-ouest; il est à peu près carré, mesurant 5 mètres 
de côté. Sous le dallage fut observé un puits de drainage; il ne restait rien des murs 
proprement dits, mais des vestiges d'un mur d'enceinte. Un peu au delà vers le sud, se 
trouvait un sanctuaire analogue, près duquel gisait la statue de Karibou-sa-Susinak, 
dite statue aux lions. 

Nous avons encore rencontré là un puits de drainage; il était nécessaire de 
pouvoir se débarrasser des eaux de libations et de purifications. Ces puits étaient 
extrêmement nombreux à Suse et sur le tell de l'Acropole, on les trouve parfois dissé- 
minés à des distances inférieures à 2°» 50. Il y en avait probablement au moins un par 
maison, leur installation était fort simple: on descendait un puits vertical de l°^20de 
diamètre environ, jusqu'à 5 ou 7 mètres de profondeur ; on superposait ensuite 
à l'intérieur, à partir du bas, des manchons cylindriques en terre cuite ; le diamètre en 
variait de 0'^60 à O'^SO, la hauteur de 0™40 à 0™50. On calait soigneusement la poterie 
contre les parois du puits avec des tessons de pots, des fragments de briques, des gra- 
viers : la dernière couronne posée était une poterie spéciale formant dôme, présentant 
au sommet une ouverture circulaire de 0°^ 10 à O'^IS de diamètre. Quelques-uns de ces 
puits avaient été intentionnellement, semble-t-il, remplis de débris de vases et de 
détritus; on trouve dans tous de nombreux restes de cuisine; mais, parmi les ossements 
de moutons, gazelles, bœufs et chevaux, je n'ai jamais observé d'ossements humains. 
Une tablette provenant des fouilles montre un petit plan, sans doute de maison 
susienne (fig. 13) ; entre deux maçonneries intérieures figurant des 
fours ou des bancs de repos, on remarque un trou circulaire qui 
est probablement l'ouverture d'un de ces puits de décharge, la 
pièce où il se trouve doit être une cuisine ou des thermes. On re- 
marquera sur cette tablette la diversité des épaisseurs de murs ; 
nous avons observé le même fait sur le terrain. 

Des puits de même modèle servaient pour les eaux de pluie; 
ils se compliquaient alors d'un collecteur, dallage à deux pentes 
formant rigole jusqu'à l'ouverture. Nous avons même observé 
une installation plus compliquée et dont le but était de séparer les 
eaux du toit de celles qui ruisselaient dans la rue : les premières, sans doute dirigées par 
une gargouille^ tombaient dans trois grands vases enduits intérieurement de bitume, dont 
les cols se touchaient, les fonds étant maintenus par des briques en saillie sur les parois 
du puits; ils formaient citerne, les eaux de ruissellement tombaient entre ces vases. Ce 
puits très particulier avait un mètre de diamètre et était garni en briques cuites; je le 
crois achéménide. 

Les Élamites ont cependant établi des puits circulaires de grand diamètre, revêtus 
de briques, parfois moulées spécialement; ils descendent alors jusqu'à l'eau, ayant une 
trentaine de mètres de profondeur; leur diamètre varie entre O'" 70 et 3™ 00. Le plus 




FiR. 13 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 49 

grand que nous ayons rencontré avait un garnissage de 0™ 60 d'épaisseur : tout autour 
de l'orifice étaient des traces de canalisations; très probablement, l'eau était élevée au 
moyen d'une machine, peut-être, comme dans les « Tchaab » actuels, dans des outres 
tirées par un attelage de bœufs ; elle était ensuite distribuée par des aqueducs. 

Il semble que la cité des temples fût à une certaine époque entourée par une cana- 
lisation générale d'alimentation; les besoins d'eau devaient être grands pour les céré- 
monies du culte comme pour les usages domestiques ; l'eau des puits devait être réservée, 
et Ton usait surtout de celle du canal qui passait au pied de la butte à l'ouest; ce canal 
arrivait de la Kerkha, c'est le Chaour actuel, la petite rivière de Suse. On montait les 
outres sans doute avec une machine, et probablement à la tête du canal vers le nord- 
ouest ; c'est en effet sur ce point que la maçonnerie de l'aqueduc est plus soignée et plus 
forte; les joints sont faits au bitume et les parois, sur 4 mètres de longueur, sont recou- 
vertes d'une couche de 3 centimètres d'épaisseur de cette matière ; le canal a une sec- 
tion carrée de 0™60 de côté, la fondation a 1™10 de profondeur ; au delà, les fondations 
n'ont plus que 40, 30, parfois seulement 20 centimètres, et les briques ne sont plus 
jointes qu'au mortier d'argile. 

Une deuxième canalisation s'alimentait au même point, mais 2™ 50 au-dessous ; sa 
section mesure un mètre sur 0"50; elle passe sous une construction assez massive, 
comprenant un gros mur (largeur 1°^50) et un dallage au bord duquel est une sorte de 
piédestal de 1™50 de hauteur. 

Ce canal se rattache peut-être à un aqueduc qui aurait desservi les deux grands 
temples, et dont on a relevé quelques fractions subsistantes. 

Les petits aqueducs ont été trouvés recouverts de briques posées à plat ; les plus 
grands n'étaient pas non plus à ciel ouvert, vu l'intensité del'évaporation ; mais comme 
il n'a pas été trouvé trace de voûte, il est probable qu'ils étaient recouverts, comme les 
terrasses des maisons/ d'un lattis e-t de terre battue avec des regards de distance en dis- 
tance; les Persans pratiquent encore ainsi actuellement. A l'examen du tracé de ces 
canaux, on est surpris de leurs nombreuses sinuosités; on pourrait supposer, quand il 
s'agit des plus importants, que leur direction variait avec l'orientation des bâtiments à 
desservir, mais les petites canalisations sont dessinées d'après le même principe, pré- 
sentant par exemple sur 6 mètres de longueur un point d'inflexion ; la raison nous en 
échappe encore. 

Les canalisations et les égouts sont souvent garnis de poteries spécialement façon- 
nées; nous avons retrouvé des tuyaux de drainage et de conduites, des rigoles; égale- 
ment de grandes briques (un mètre de largeur) percées de trous qui ont dû servir de 
regards au-dessus des puits. 

Tous ces travaux d'hydraulique nous prouvent bien qu'il y avait autour des temples 
des jardins et des plantations. 

Les vestiges de constructions situés le plus au sud sont difficiles à interpréter; 
les murs principaux sont orientés N.-S. et E.-O. Leur niveau est plus élevé que ceux 
du centre du tell et ils sont probablement postérieurs. Vers l'est se trouvait un sanc- 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR.. T. I. 7 



50 VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ELAMITES 

tuaire élamite revêtu de briques émaillées; il était construit sur plan carré d'environ 
6 mètres de côté, et de la même orientation. 

C'est encore du sud au nord que descend un escalier contemporain sans doute de 
ces monuments; il a été déblayé jusqu'à la 120^ marche; des éboulements ont em- 
pêché de poursuivre plus complètement son exploration. Nous ignorons donc s'il 
descend vers la nappe d'eau souterraine ou conduit simplement à la plaine. 

Il est probable que, du moins au début de son établissement, l'escalier était sur 
les flancs du tell, dans un ravin comblé depuis ; il était couvert et descendait entre deux 
murs de terre pilée, assis par endroit sur des fondations en briques cuites. A partir de 
la 76^ marche, on constate nettement des vestiges de boisage ; une poutre longitudinale 
suivait la clef de voûte supportée par des poteaux distants de 6 à 8 marches ; sur elle 
s'appuyaient en plusieurs points des bois transversaux juxtaposés ; il semble que l'on 
n'en ait mis que très spécialement, peut-être pour remplacer des portions de voûte 
éboulées. Le bois employé semble avoir été des troncs de dattiers dont le diamètre varie 
de 15 à 20 centimètres et qui pénètrent dans les pieds-droits de 50 centimètres à un 
mètre. 

Les marches ont 2 mètres de longueur; elles sont faites de deux lits de briques 
carrées (0™32 X 0™32 X 0'"07); les joints et la face supérieure sont garnis de bitume 
coulé. 

Cent marches ont un développement de 20 mètres et la profondeur totale 
atteinte pour la cent vingtième est de 26°* 16. L'escalier a été déblayé jusque très près 
du niveau aquifère, à partir du I®"^ niveau. Il est curieux de noter que l'axe de l'es- 
calier n'est pas rectiligne, mais sinueux comme les canaux; nous ne savons dans quel 
but. 

Sur le plan sont reportés les points des découvertes les plus importantes de nos 
fouilles ; on peut remarquer que la bordure ouest du tell a été particulièrement fruc- 
tueuse. Probablement les vandales assyriens se sont-ils plus à précipiter de ce côté, sur 
les flancs les plus abrupts et vers le canal, ce qu'ils ne voulaient pas emporter ; en tous 
cas, de ce côté, il y a fort peu de constructions et nous devons en conclure qu'elles ont 
été démolies et qu'elles devaient être sinon les plus importantes, du moins les plus 
richement décorées. Je veux parler surtout de cette région d'où sont sortis les bas- 
reliefs de Naramsin, la stèle d'Haramourabi, l'obélisque de Manichtousou, les colonnes 
de bronze, de nombreux dépôts de fondation. La campagne 1908-1909 a systémati- 
quement exploré cette bordure et a relevé deux dépôts de fondation auxquels je vais 
consacrer quelques pages. 

Dépôts de fondation archaïques 

Les tranchées n"« 27 à 37 avaient fourni des vases et des figurines d'albâtre, des 
perles et des amulettes; M. G. Jéquier a décrit plusieurs de ces objets, appartenant 
pour la plupart à la période archaïque définie pour nous par les monuments de Kari- 
bou-sa-Chuchinak, les tablettes proto-élamites. 

Elles avaient également donné de nombreux clous de fondation, indices certains 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



de constructions importantes dont il n'est resté aucun vestige. Dans la tranchée n" 30, 
i 20 mètres du bord du tell et à 3 mètres de profondeur au-dessous du IP niveau, fut 
©xhumé un vase de poterie grossière extérieurement peint au minium de fer ; il conte- 
nait plusieurs centaines de perles en pâte blanche, en coquille, en os ; une petite amu- 
lette en os avait la forme d'un poisson, une autre en coquille la forme d'un bélier ; un 
petit hérisson, un porc-épic étaient en grès cérame. 

Non loin furent recueillis des clous de fondation avec inscription de Karibou-sa- 
Chouchinak, des vases de poterie peinte assez grossière, de nombreux silex taillés. Au- 
dessous de ce niveau était une plate-forme établie en briques crues avec intercalation 
d'un lit de débris de poterie peinte. Les tranchées 22 et 23 ont donné, à une trentaine 
de mètres des bords du tell, quelques restes de dallages sous lesquels on trouva des 
perles en grès cérame et des coquilles de murex. 

La tranchée 26, à 15 mètres du bord ouest du tell, nous donna un petit dépôt de 
fondation ; les objets étaient en amas dans la terre à 1"" 50 de profondeur au-dessous 
du II® niveau. 

Les dépôts trouvés antérieurement étaient situés à un niveau plus élevé d'environ 
6 mètres; bien que comprenant des objets extrêmement anciens, leur dernier remanie- 
ment ne pouvait remonter au delà du XI® siècle avant notre ère. Le plus riche était le 
dépôt de fondation du temple de Nin-Chouchinak qui renfermait une cinquantaine de 
cylindres et de cachets, une vingtaine de statuettes de bronze, de nombreuses figurines 
et des bagues en or. Un autre dépôt renfermait une statuette d'or, une autre d'argent, 
une colombe et une tète de taureau en lapis-lazuli, un collier de perles dont l'une 
portait une inscription magique, etc. Il est intéressant de comparer à ces dépôts une 
trouvaille d'un niveau très inférieur et dont l'ensemble parait remonter au XX® siècle 
avant notre ère. 

Elle comprenait : 

Un grand vase à libations, en albâtre gypseux ; il a la forme d'un cornet légèrement 
évasé dans le haut : le bord en est décoré de bandeaux parallèles. La forme de ce vase 
très élancée fait songer au clou de fondation dont il aurait pu 
tenir lieu. Sa hauteur est de 31 centimètres; le diamètre delà 
base est 0'^055, celui de l'orifice 0™ 11. 

Deux petits vases d'albâtre, à deux cols ; leur forme et 
leur décoration par des lignes ondulées imitant un travail de 
vannerie font songer à la représentation de barques faites de 
roseaux ou de perches reliées par des cordes ; ils portent des 
traces d'une peinture à l'ocre rouge. 

Une petite niche d'albâtre ; sans la position des trous qui 
servaient â la suspendre, on aurait pu prendre cet objet pour 
un godet à fard. 

Une plaquette en calcaire gris taillée, figurant un per- 
sonnage debout les mains jointes (fig. 14) ; la tête est ronde, fi-. 14 




52 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 




FiK. 15 



les oreilles sont pointues et écartées, la bouche est ouverte et grimaçante; la physio- 
nomie a une expression simiesque. 

Une statuette en albâtre translucide (fîg. 15) ; elle figure 
une femme à genoux, assise sur ses talons pour mieux dire ; 
ses mains sont jointes, ramenées sur la ceinture, elle est en 
prière. Les cheveux longs sont serrés par un bandeau autour 
de la tête, la figure est ronde, le profil sémite; les seins sont à 
peine saillants ; le corps devait être vêtu à partir de la ceinture, 
du moins la moitié inférieure de l'objet a une forme ovoïde 
sans détails. 

L'artiste a réussi là une caricature de la bonne dévote 
et un type bien original. M. Heuzey a décrit de Telloh une 
statuette de femme accroupie à l'orientale, mais les pieds 
sont de côté ; dans notre figurine les doigts de pied sont 
figurés, ce qui montre qu'il y avait non pas un support horizontal, mais sans doute 
une petite tige pour la supporter. Certaines statuettes égyptiennes ont la même at- 
titude, mais ce sont des représentations d'Isis nourricière, les mains ne sont plus 
jointes, ni l'expression n'est aussi religieusement méditative. 

Une statuette de femme accroupie, assise sur ses talons ; elle est en calcaire gris et 
très rongée par l'humidité; elle pourrait représenter une vieille femme maigre et sèche 
avec de longs cheveux. 

Une statuette de lion en calcaire gris; la matière était très belle, mais l'œuvre est 
peu soignée; l'animal diit d'abord être monté sur roulettes, puis suspendu. 

Une statuette en marbre blanc très compacte de buffle accroupi ; la tête manque, 
elle devait être rapportée et finie par une petite goupille. Une bélière de suspension a 
dû remplacer la queue, mais elle est brisée; les sabots fendus sont exactement présentés, 
mais le pli des cuisses et des épaules est figuré par un enroulement conventionnel, sinon 
gracieux; le côté droit de la statuette est plus négligé que le gauche, on ne sait pourquoi. 
Une statuette en albâtre d'ours assis ; les pattes de devant sont étendues vers le 
museau; une figurine semblable existe d'autre part en terre cuite. 

Une statuette en albâtre d'un petit animal à fourrure ou à piquants ; ce peut être 
une loutre, un hérisson, un porc-épio. 

Une petite figurine d'une souris est très gracieusement exécutée; elle surmonte un 
goujon de même matière (albâtre) et a pu ainsi former tête de 
bouchon pour un vase. 

Une colombe en marbre blanc (fig. 16); d'après la position du 
trou de suspension, Toiseau est représenté mort, tête pendante; les 
bouts des ailes sont croisés sur la queue. C'est une pendeloque ou 
amulette de marbre blanc très compact, et elle est d'un type inédit. 
Une perle plate en albâtre a la forme d'unj losange, les 
extrémités percées sont entourées d'un cordon ; sur une face sont 
des ornements gravés à la pointe. 




Fig. 16 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



53 



Avec ces objets se trouvaient de nombreuses perles de pâte blanche, menues et 
fragiles, deux perles de cristal de roche, un petit miroir de bronze, une cinquantaine 
de coquilles marines, appartenant aux genres Hélix, Conus, Murex, Oliva. 

Citons enfin une dizaine de pierres, galets assez informes mais bizarrement érodés. 

La continuation de la même tranchée montra un deuxième dépôt situé au même 
niveau et à une distance d'en- 
viron un mètre du précédent. Sa 
composition n'était pas moins 
intéressante; les objets parais- 
sent avoir été amassés entre 
des tablettes assez minces, en 
calcaire, placées de champ. En 
voici rénumération : 

Un vase d'albâtre à deux 
cols, en forme de barque; un 
vase analogue à trois cols, une 
de ses extrémités est ornée 
d'une tête d'animal, peut-être 
de sanglier (fig. 17); les fouilles de Sardaigneont livré des barques votives dont la proue 
est ainsi armée. 

Un vase d'albâtre ayant la forme d'un sachet. 

Un vase d'albâtre ayant une forme d'animal, peut-être d'ours. 




Fig. 17 




Fig. 18 

Un très petit vase en forme de sanglier ; trois 
vases en forme d'oiseaux : on reconnaît l'outarde et la 
perdrix (fig. 18) ; les yeux étaient rehaussés au moyen 
d'une peinture noire, peut-être bitumineuse; on re- 
trouve la même inspiration qui figura des oiseaux sur les 
vases peints de même époque. *^" ^ 

Un grand vase à pied en terre cuite a la forme d'une colombe; la tête, les ailes et 
la queue sont soulignées de traits rouges et noirs. 




54 VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 

Un singe accroupi en albâtre gypseux (fig. 20) ; l'animal est très exactement 
observé; il a la tête dans les épaules; les bras maigres, très longs, sont appuyés sur 
les genoux ; l'objet était primitivement fixé sur un socle par trois chevilles. 

Un ours accroupi, les pattes de devant entourant le museau ; albâtre gypseux. Cet 
objet porte les traces de deux montures consécutives ; le corps de l'animal a dû être 
d'abord verticalement placé comme si l'animal grimpait, puis placé horizontalement 
comme s'il avait été, par exemple, poignée de canne. 

Une statuette en albâtre gypseux représente une femme âgée, méditant (fig. 19); 
elle est accroupie sur ses talons, les mains jointes élevées jusqu'à toucher le menton ; 
les pieds ne sont pas figurés, mais au-dessous de la statuette se voit le logement d'une 
cheville de suspension. 

Là encore apparaît ce type si curieux de figurine et avec une recherche caricatu- 
rale qui devait être assez fréquente à cette époque ; nous avons aussi trouvé, à ce 
même niveau, un débris de statuette en terre cuite autrefois peinte et qui éveille aussi- 
tôt l'idée d'une «charge»; c'est encore une prieuse, les mains sont jointes sur la 
gorge; le cou est tendu avec une expression extatique, mais la tête est grotesque avec 
un nez proéminent, les yeux béants ; remarquez encore ce détail, les seins repoussés 
d'un même côté pour laisser s'opérer le mouvement des bras. 

Une statuette en albâtre montre une femme â genoux, accroupie ; les mains sont 
brisées, mais on devine qu'elles devaient soutenir les seins, dans une attitude fréquem- 
ment retrouvée sur les figurines de terre cuite et qui est rituelle encore pour la prière 
des femmes, aux pays musulmans (cf. Chardin). La tête est très peu nette, elle a une 
expression simiesque. 

Une très belle statuette représente un homme accroupi, élevant un grand vase 
rond dans un geste d'offrande (fig. 21) ; il est nu, ses cheveux séparés par une raie 
sont assez longs et encadrent largement sa figure. 

Cette statuette nous montre, contrairement à la plupart des précédentes, une réelle 
connaissance des proportions artistiques; il n'y a plus là de caricature, d'essai manqué 
et livré tel quel, c'est un effort artistique. 

Je citerai enfin des coquilles et des perles de pâte, des pierres aux formes plus ou 
moins bizarres; l'une d'elles a vague apparence de colombe, une autre de personnage. 

Les objets compûsa.nt ces deux dépôts n'ont pas été façonnés pour être ainsi déposés; 
ce soht des prélèvements faits sur le mobilier des temples voisins ou renouvelés, il est 
probable qu'ils ont été choisis parmi les moins importants et les plus détériorés; il 
est également probable que les vases ont été déposés remplis de parfums, d'essences, 
quelques-uns de pourpre ; les coquilles nombreuses que nous avons recueillies appar- 
tiennent à des genres employés à Tyr pour la fabrication de leur célèbre teinture ; la 
pourpre proprement dite était extraite d'un murex, l'indigo d'un hélix (H. ianthina). 
Les Phéniciens en rendant célèbres leurs teintures de Syrie n'ont fait que transporter 
sur la Méditerranée l'industrie des populations riveraines du golfe Persique. 

Comme dans les dépôts des niveaux supérieurs précédemment étudiés, nous avons 
retrouvé des personnages aux attitudes d'offrande et de prière, des animaux tels que le 



VESTIGES DE CONSTRUCTIONS ÉLAMITES 



55 



lion, le taureau, le singe, la colombe. Nous en voyons ici de moins habituellement re- 
présentés, le sanglier, la souris, la perdrix, l'outarde. C'est une partie de la faune que 
nous avons reconnue sur les vases peints ; ceux-ci nous ont en effet montré la tortue, 





Fg. 21 



Fig. 20 



le serpent, la fourmi, l'âne et le chien, de nombreuses espèces d'oiseaux et de pois- 
sons. L'artiste est devenu moins éclectique dans le choix de ses sujets, ou bien l'esprit 
religieux n'a retenu que quelques symboles. 

Je termine ce premier essai sur les restes de constructions susiennes en faisant 
remarquer combien Telloh et Ninive ont laissé de plus importants vestiges. Suse est 
malheureusement redevenue capitale après la terrible épreuve que lui infligea Assurba- 
nipal ; tour à tour les Babyloniens, les Achéménides, les Grecs et les Parthes, même les 
Sassanides et les musulmans sont venus reprendre les beaux matériaux élamites et 
construire dans toute la région. 

Je ferai encore remarquer que toutes les constructions élevées sur le tell de l'Acro- 
pole se rapportent à des temples et des sanctuaires, aussi bien d'après les objets re- 
cueillis près de leurs ruines que d'après les inscriptions votives des briques. Nous avons 
donc l'espoir de trouver en quelque point de la « Ville Royale », au-dessous des dé- 
combres parthes, les palais des souverains d'Elam. 



56 



LE PERROQUET 



LE PERROQUET 

Psittacus, Linné 

PAR 

P.-HiPPOLYTE BOUSSAC 

Cet oiseau, tiré du tombeau de Khnoum-Hotep, à Beni-Hassan, est représenté 
voletant au-dessus d'un nid contenant deux œufs, et placé dans un fourré de papyrus\ 
On ne saurait, d'une manière absolue, établir son identification, notre image n'étant 
point rigoureusement exacte comme structure du bec et distribution des couleurs'. 

Cependant l'aspect général de cette 
peinture (fig. 1) permet de reconnaître 
que l'artiste pharaonique a voulu repré- 
senter un Perroquet à courte queue dont 
certaines espèces vivent de préférence 
dans les bosquets peu toufïus et les en- 
droits découverts. Le bec robuste, un 
corps ramassé, des ailes pointues, une 
queue aux pennes arrondies, courtes et 
en éventail, les pieds munis de quatre 
doigts allongés, tels sont les caractères 
propres à notre sujet et que possèdent 
également quelques psittacidés du genre 
Pœocephalus, assez communs en Afrique, 
aujourd'hui encore. 

Son plumage étincelle de couleurs 
flamboyantes. Un vert émeraude couvre 
toute la partie antérieure du corps; l'ar- 
rière-train, le bec et les pieds sont d'un 
rouge ardent, un bleu outremer s'étale sur la queue et les grandes pennes de l'aile, 
celles-ci séparées des petites couvertures par deux minces rubans, l'un pourpre et 
l'autre jaune d'or, piqué de noir. 

Si par sa forme, notre oiseau se rapproche assez du Psittacus Meyeri^, du Psitta- 
cule du pays de Taran* et autres individus semblables, la variété de ses teintes et leur 
distribution seraient moins caractéristiques. Les espèces du genre Pionus, vivant en 
Abyssinie et au pays des Somalis, offrent en effet moins de diversité dans leur colora- 
tion, ayant, pour la plupart, le ventre rougeâtre ou jaune-orange. L'image de Beni- 




Fig. 1. — Perroquet, peinture du tombeau de Khnoum- 
Hotep, à Beni-Hassan. (D'après ChampoUion.) 



1. Lepsius, Denkmaelcr, Abth. II, Bl. 130. Beni-Hassan, XII= dynastie. 

2. La mandibule inférieure est un peu longue, mais cette faute peut aussi bien être attribuée au dessina- 
teur de ChampoUion qu'au peintre pharaonique. 

3. Psittacus Meycri, Cretzschmar, dans Rûppell, Altas su der Reise Im nordlichen Afrika, tabl. 11 (1826). 

4. BouRJOT S.MNT-HiLAiRE, HLstoire naturelle des Perroquets, 3= vol. (suppl.) pour faire suite aux 2 vo- 
lumes de Levaillant (1837-1838) ; La Psittacule du pays de Taran ou d' Abyssinie, pi. 99. 



LE PERROQUET 57 



Hassan n'est donc l'effigie réelle d'aucune des espèces que nous venons de mentionner, 
mais elle peut, en tous cas, être l'interprétation capricieuse de l'une d'elles ; c'est ce 
que nous allons examiner. 

Joignant à une certaine intelligence la facilité de pouvoir imiter la parole humaine, 
possédant en outre les facultés et les passions du singe, les Perroquets sont appelés des 
singes ailés. Comme le singe, cet oiseau est prudent, faux, rusé, colère et garde la mé- 
moire des mauvais traitements; mais, ainsi que le singe, on peut l'instruire et le rendre 
obéissant. 

Les livres sacrés de l'Inde nous le montrent recevant de la part des Brahmines 
un culte spécial. Le nom de Çuka ou de Perroquet y est donné au fils de Krishna, 
quand il lit le Mahabharâta aux monstres ; Kama, le dieu de l'amour, avait pour mon- 
ture un Perroquet ; aussi est-ce cet oiseau qui, dahs les contes hindous, révèle les secrets 
des amants. Dans une élégie boudhiste, le Çuka n'aspire qu'à mourir en voyant se 
dessécher l'arbre Açoka qui, toujours, lui servit de refuge \ 

Quelques-unes de ces croyances, relatives au Perroquet, s'infiltrèrent peu à peu 
dans l'ancienne Grèce, et nous en retrouvons l'écho dans Élien\ 

Il semble donc qu'un oiseau si précieux et doué de facultés extraordinaires eût dû 
produire, sur un peuple superstitieux comme les anciens Égyptiens, une impression 
profonde. Or, tandis que le singe a joué un si grand rôle dans l'Egypte ancienne, non 
seulement on ne rencontre rien de semblable pour le Perroquet, mais nous ne possédons 
de cet oiseau qu'une seule image et encore n'est-elle accompagnée d'aucune légende sus- 
ceptible de faire connaître son nom égyptien. 

Un fait aussi étrange nous amène à rechercher si l'espèce connue des anciens habi- 
tants de la vallée du Nil, tout en possédant de brillantes couleurs, n'aurait pas été 
privée de la plupart des facultés propres à cet oiseau. 

Parmi \espionus réunissant ces conditions, la Perruche a tête rouge, vulgairement 
connue sous le nom de Moineau de Guinée ^ nous semble la mieux indiquée pour servir 
de type. Abondamment répandue dans tous les climats méridionaux de l'ancien conti- 
nent, on la rencontre en Ethiopie, aux Indes orientales et à Java aussi bien qu'en Guinée. 
Cette petite Perruche mesure 15 centimètres de longueur totale et a tout le corps d'un 
vert émeraude ; le bec, le front et la gorge sont rouges, une belle teinte outremer s'en- 
lève au bord de l'aile et sur le croupion ; la queue, très courte, est ornée de trois bandes 
transversales, l'une rouge, l'autre noire, la troisième verte et formant bordure. Ces 
diverses colorations se retrouvant dans l'image de Beni-Hassan, on peut, je crois, con- 
sidérer celle-ci comme une interprétation fantaisiste du Moineau de Guinée, à moins 
toutefois qu'elle n'ait été exécutée de souvenir. Non seulement ce psittacidé n'imite pas 
la parole humaine, sa voix n'étant qu'un petit gazouillement, mais par ses déprédations 
il est un véritable fléau pour les régions qu'il habite et l'objet d'une chasse sans merci. 



1. De Gubernatis, Mythologie zoologique, vol. II, chap. xi, p. 336 et suiv. (éd. franc., 1874). 

2. De Natura Animalium, lib. XIII, 18. 

. 3. G. Edwards, Glanures d'Hist. nat., t. I, pi. 237; La petite Perruche à tête rouge ou le Moineau de 
Guinée (1758). — Buffon, PI. enlum., n» 60. — Bourjot Saint-Hilaire, loc. cit., 3° vol. (suppl.) ; Psittacule à 
tête rouge ou Moineau de Guinée, n» 90. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉll., T. I 8 



58 



LE PERROQUET 



Ces considérations expliqueraient suffisamment le manque d'enthousiasme des anciens 
Égyptiens pour un semblable oiseau et le silence des monuments à son sujet. 

Peut-être encore faut-il voir dans notre figure Tunique reproduction d'une espèce 
à jamais éteinte, dont le dessous des ailes était, comme dans le Charmosyna subplacens 
delà Nouvelle-Guinée, orné de bandes multicolores'. 

Quoi qu'il en soit, le Perroquet qu'on ne rencontre aujourd'hui dans l'Afrique orien- 
tale qu'à partir du 15® degré de latitude nord, remontait donc, sous le Moyen Empire, 
jusqu'au 28® degré. On objectera, sans doute, que notre oiseau put, à titre de curiosité, 
être importé de l'Ethiopie avec tant d'autres animaux figurés sur les parois des syringes ; 
mais alors nous le trouverions domestiqué et jouant, auprès de quelque personnage égyp- 
tien, un rôle analogue à celui du singe, du chacal, du chien, du chat ou de la gazelle. 
Loin d'en être ainsi, nous le voyons, au contraire, mêlé à divers oiseaux sauvages 
et, avec eux, prenant ses ébats en pleine liberté. 

Une autre raison 
permet, en outre, 
d'affirmer qu'aux 
temps pharaoni- 
ques, l'aire de dis- 
persion du Perro- 
quet s'étendait 
beaucoup plus haut 
vers le nord. 

On a remarqué, 
depuis longtemps 
déjà, que les ré- 
gions habitées par 
les Singes contien- 
nent également des 
Perroquets , à tel 
point qu'on pour- 
rait presque consi- 
dérer ces animaux 
comme insépara- 
bles ^ Or, dans la 
même syringe, la 
paroi faisant face à 
notre image est or- 




PHippolyte -_Boiissci c de! 



Fig. 2. — Babouins sur un figuier. (Peinture du tombeau de Khnoum-Hotep, paroi 
opposée à celle où se trouve le Perroquet.) 



née d'un figuier envahi par des Babouins' (fig. 2), quadrumanes fort abondants jadis 
en Egypte, d'où ils ont entièrement disparu. 



1. Ajoutons toutefois que le Charmosyna subplacens est une espèce à longue queue. 

2. Brehm, La oie des Animaux illustrée, les Oiseaux, t. I, p. 6 (Ed. franc.). 

3. Lepsius, Denkmaeler, Abth. II, pi. 127. Beni-Hassaa, XW dyn. Grab. 2, Westseite B. 



LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 



59 



A ces considérations vient s'ajouter, encore, un témoignage historique. Suivant 
Pline', des explorateurs, envoyés par Néron à l'intérieur de l'Afrique, ont rapporté que 
de Syène, située sur le 24* degré de latitude nord, à Méroé, placée au 17^ on comptait 
873.000 pas dont 431.000 jusqu'à Te rgedum, localité à partir de laquelle l'expédition 
vit des Perroquets et un peu plus loin des Singes. Tergedum n'étant pas à moitié chemin 
entre Syène et Méroé, on peut conclure que les émissaires de Néron rencontrèrent des 
Perroquets entre le 20® et le 21® degré. 

Ainsi donc, depuis le Moyen Empire jusqu'au P"^ siècle de notre ère, c'est-à-dire 
au cours d'une période d'environ 2.500 ans', ces oiseaux auraient émigré de 7 degrés 
vers le sud. Comme aujourd'hui on ne les rencontre qu'à partir du 15® degré, ils ont, 
depuis Néron, soit en moins de 2.000 ans, reculé de 6 degrés ; d'après cela, leuc marche 
rétrograde se serait effectuée dans une proportion presque constante durant 4.500 ans. 



LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 

Dafila acuta, Linné 



P.-HiPPOLYTE BOUSSAC 

Plus petit que le Canard sauvage, le Pilet mesure de 53 à 58 centimètres de lon- 
gueur. Son corps est svelte, élégant, sa tête petite, un cou aminci et singulièrement 




Fig. 1. — Le Canard à longue queue. (Peinture de Beni-Hassau.) 

allongé ; sa queue se termine par deux longues rectrices effilées. Agréable de coloration, 
il a toute la partie supérieure d'un gris tendre, onde de traits noirs, le dessous d'un 



1. Hist. nat., VI, 35, 6. 

2. Il est bien entendu que ce chiffre n'est qu'approximatif, il serait peut-être plus exact de dire de ,2.500 
à 2.400 ans. 



60 LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 

blanc pur; la tête de couleur marron, le miroir de l'aile d'un vert cuivré, très brillant, 
la queue noire et blanche, Tiris d'un brun clair, le bec et les pieds gris d'ardoise'. 

Deux images peintes, se complétant l'une l'autre, rappellent fort bien l'oiseau vivant. 
Dans l'une (fig. 1), la tête est d'un blanc jaunâtre^ le manteau et les ailes sont jaunes re- 
haussés de noir, le dessus du corps et les pieds bleus, les parties inférieures blanches. 
Les rectrices effilées sont indiquées par deux pointes placées à l'extrémité de la queue. 




Fig. 2. — Pilet non adulte, Beni-Hassan. (D'après ChampoUion.) 

L'autre interprétation, représentant le sujet en train de pâturer (fig. 2), est sans 
doute celle d'un jeune, puisque les deux pennes caudales n'ont pas été indiquées. Cette 
image complète la première en ce sens qu'elle nous montre le bec de couleur foncée, le 
miroir de l'aile vert émeraude et les petits traits ondulés se détachant en noir sur le fond. 

Le Canard à longue queue habite tout l'hémisphère boréal et émigré vers le sud 
dans la saison froide. A cette époque, il se montre à Panama, au Japon, en Chine, 
dans l'Inde, à Ceylan ; il n'est pas rare sur les rives du Jourdain et les petits cours d'eau 
avoisinant la mer Morte". Visitant aussi le nord de l'Afrique, il est très commun dans 
la Basse Egypte et le Fayoum où il vit sur les lacs, mêlé à de grande bandes d'oiseaux 
ou pâturant, avec d'autres canards, le long des bancs de sable, sur les canaux et dans 
les mares; il est moins répandu sur le Nil au-dessus du Caire'. 

Le Pilet niche dans les herbes et les joncs, sa ponte est de huit à dix œufs d'un 
blanc verdâtre. 

Ce palmipède est l'un de ceux dont les images sont, non seulement les plus fré- 
quentes, mais aussi les plus variées d'aspect. L'une de ces reproductions nous le montre 
les ailes éployées et prenant son essor dans une position légèrement inclinée, presque 
verticale; ainsi rendu, il équivaut à l'article G^^ ^^^ ; aussi, vu de cette manière, 
figure-t-il à satiété sur les monuments (fig. 3). 

Je n'ai rencontré le nom égyptien de cet oiseau sur aucune interprétation coloriée, 



1. BuFFON, PJ. enlum., t. IX-X, n» 954. — Gould, Birds of Eu/vpe, vol. V, pL 365. — Dresser, A. His- 
tory o/the Birds of Europe, vol. VI, pi. 431. 

S. Tristram, The Fauna and Flora of Palestine, p. 116. 
3. SuELLEY, The Birds of Egypt, p. 284. 



LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 



61 




Fig. 3. — L'article pa. (D'après 
Griffith.) 



seules quelques sculptures accompagnées de légendes pourraient nous fixer à cet égard ; 

mais comme dans la plupart d'entre elles les couleurs ont disparu, il est assez ditticile 

de pouvoir identifier sûrement le sujet. Cependant, par sa 
longue queue, le Pilet est si bien caractérisé, que nous 
croyons le reconnaît re d ans un bas-relief de Sakkarah 
surmonté du groupe (fig. 4)- 

A défaut de coloration, la tête fine, le cou très 
allongé, les deux longues rectrices, tout dans cette image, 
entièrement conforme à celle que BufEon a donnée du 
Pilet' (fig. 5), nous révèle bien une interprétation égyp- 
tienne de ce palmipède, lequel, en outre de sa valeur 

phonétique pa, porterait le nom de 

Set. Cette dénomination nous est 

confirmée par des oiseaux de même 

espèce, portant un nom semblable, 

représentés au tombeau de Ti, et 

dont la queue est munie de deux 

longues pennes, distinctes Tune de 

l'autre (fig. 6). 

Plus fin, plus délicat comme gi- 
bier, que le canard sauvage, le Pilet 

a toujours été fort recherché. Les 

Égyptiens le capturaient dans les 

étangs et les marécages à l'aide du pj„ 4 

filet ; chasse fort curieuse, maintes 

fois reproduite sur les parois des sy- 

ringes. Dans ces compositions le 

nombre des oiseaux est si prodigieux, 

qu'il faut jusqu'à cinq individus, 

quelquefois plus, pour sortir le filet 

de l'eau et le raraiener à terre. Par- 
fois, réussissant à passer à travers 

les mailles, l'un des volatiles se sauve 

à tire-d'aile, dans la pose affectée à 

la syllabepa; mais ici l'interprétation 

est plus réaliste, plus vivante, moins 

stylisée et ajoute à l'ensemble du 

tableau une note infiniment pitto- ^.^ ^ _ ^^ ^,^p^.^ 3^^^^^ ^.^^ ^^^ ^^^, o,.,,^„^^ 

resque (fig. 7). ° t. ix, pi. xiii(i783). 

Le Canard à longue queue était aussi l'objet d'un élevage spécial. Nous voyons 




Pilet, sculpture de Sakkara. (D'après Champollion. 




1. BuFFON, Hist. nai. des Oiseaux, t. IX, p. 200, pi. XIII (1783). 



62 



LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 




des basses-cours de l'Ancien Empire peuplées de diverses espèces mais où le Pilet do- 
mine. Toutefois ces canarderies sont loin d'offrir l'aménagement luxueux prodigué 
par les agronomes romains aux éta- 
blissements de même genre qu'ont 
si bien décrits Varron et Colu- 
melle Mci , ni lacs artificiels entourés 
de vertes pelouses, ni gîte parti- 
culier, ombragé de plantes aqua- 
tiques, affecté à chaque individu; 
aucun treillage à grandes mailles 
ne recouvre la cour pour empêcher 

les captifs de s'envoler ou les pro- Fig. 6. - Bas-relief memphite. (Tombeau de Ti.) 

téger contre les oiseaux de proie. Tout est beaucoup plus simple et se réduit à une aire en- 
tourée de quatre murs. Le mode d'éleva- 
ge, il est vrai, n'est pas le même; alors 
que les Romains cherchaient à procurer à 
leurs canards privés le genre de vie des 
espèces sauvages, les Égyptiens se bor- 
naient à les gaver avec des gâteaux 
d'orge ou de froment. 

Un bas-relief memphite nous fait 
assister à cette opération. Voici, en face 
l'un de l'autre, et assis par terre, deux 
garçons de ferme préposés à l'élevage 
des canards. Tandis que celui de gauche 
pétrit les gâteaux et les pose, au fur et â 
mesure, sur un bas guéridon placé devant 
lui, l'autre tient, de la main gauche, 
l'oiseau par la tête et, de la droite, lui 
introduit dans le bec, la nourriture pré- 
parée par son compagnon (fig. 6). 

Fig. 7, - Peiniure de Beni-Hassan. (D'après ^^^ seulement le Pilet constituait 

pour les Égyptiens un aliment fort délicat, mais nous le voyons aussi jouer un rôle 
actif dans une cérémonie symbolique pratiquée au cours de la grande panégyrie de Min. 
A un moment donné, deux prêtres lançaient quatre volatiles qu'on supposait s'envoler 
vers les quatre points cardinaux : « Va au sud, dire aux dieux du sud qu'Horus, fils 

d'Isis, a pris la grande double-couronne et que N , le roi du sud et du nord, a pris 

la double-couronne". '» 




1. Varro, De Re rustica, lib. III, 11. — Columell^e, De Re rustica, Ub. VIII, 15. 

2. Cette formule adressée aux oiseaux était la même pour chacua d'eux ; le prêtre n'y changeait que le nom 
de l'orientation : « Va au sud, va au nord, à l'est, à l'ouest. » 



LE CANARD A LONGUE QUEUE OU PILET 



63 



Au Ramesséum, ces oiseaux sont des palmipèdes parmi lesquels figurent deux Pilets 
bien caractérisés, espèce, on l'a vu plus haut, portant le nom de Set (fig. 8). On ne 

saurait attribuer au hasard un fait semblable; 
aussi, je crois, est-il permis d'admettre que, si 
les Pilets servaient à désigner le dieu Set, roi de 
la Haute Egypte, les deux autres volatiles sym- 
bolisaient le roi du nord, Horus. A ce point de 
vue, il serait fort intéressant de connaître le 
nom de ces oiseaux et l'espèce à laquelle ils ap- 
partiennent; malheureusement leurs caractères 
extérieurs ne sont pas assez accusés pour per- 
mettre une identification certaine. 

L'accomplissement de ce rite subit, au cours 
des siècles, divers changements. A Médinet- 
Abou, les génies représentant les messagers cé- 
lestes sont remplacés par quatre pigeons qui ne 
se laissent pas identifier (fig. 9). Dans la grande 
Fig. 8. - Bas-relief du Ramesséum xix^ dy- p^négyrie de l'Horus d'Edfou, sculptée sur les 

nastie. (Lepsius, Denkm., III, 163.) F"^^'^oJ <- 

parois du temple, les annonciateurs de l'heureuse nouvelle sont Amset, Hapi, Tiaumautef , 

-4: 





Fig. 9. — Bas-relief de Mèdinet-Habou, 
XX« dynastie. {Denkm., Abth. III, Bl. 213.) 



riPTp 




III X 



îlUT^ 



A?T^ 



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I I 




l(^.^»l\ I |t^ I llûlt.| I 

P-Hippol-yte-^OUiidjc del 



Kebhsennouf, figurés par des oi- 
seaux fantastiques à tête d'homme , 
de cynocéphale, de chacal, de fau- 
con. Enfin à Dendérah, pendant 
la célébration de la veillée d'Osi- 
ris, on lance à nouveau quatre 
palmipèdes, emblèmes aussi des quatre fils d'Horus, mais ici, aux anatidés de la 
XIX^ dynastie, on a substitué quatre Vautours-de-mer, goélands ou mouettes (fig. 10)', 
portant, chacun, le message, suspendu au cou, sous la forme d'un rouleau de papyrus'. 



Fig. 10. — Bas-relief de Dendérah, Ptolémée César. {Denkm., 
Abth. IV, pi. 57.) 



1. Lâches, voraces et criards, ils ont reçu le nom de Vautours-de-mer, parce que, semblables aux vau- 
tours terrestres, ils n'osent s'attaquer qu'aux animaux faibles et nettoient les cadavres, de toute sorte, flottant 
à la surface des eaux ou rejetés par la mer sur ses rivages. Vivant sous toutes les latitudes, ils couvrent les 
écueils, les rochers et les plages, 

2. Exactement ce qui se fait, aujourd'hui, avec les pigeons voyageurs. 



64 LETTRE A M. MASPERO SUR L'ENNEADE HELIOPOLITAINE 

LETTRE A M. MASPERO SUR L'ENNEADE HELIOPOLITAINE 

PAR 

M. J. Capart 

Bruxelles, le 11 septembre 1910. 

Cher Monsieur Maspero, 

Je me permets de vous soumettre quelques remarques relatives aux rapports qui 
existent entre l'ennéacle héliopolitaine et l'ogdoade hermopolitaine. J'ose espérer que 
le problème que soulèvent ces remarques sera de nature à vous intéresser et que vous 
approuverez la manière dont j'ai essayé de le résoudre. Je serais heureux de penser 
que j'ai pu m'aventurer sans trop de témérité en un domaine où vos travaux ont posé 
des jalons indestructibles. 

A Hermopolis — et je ne fais ici que résumer vos enseignements — le dieu Thot 
est associé à quatre dieux qui ne paraissent rattachés à leur chef par aucun lien de 
parenté. Hermopolis est « la maison des Cinq », le temple « la demeure des Cinq », le 
prince « le grand de la maison des Cinq w. D'autre part les quatre dieux sont dédoublés 
par la formation de déesses dont le nom n'est que le féminin du nom du dieu. Sous 
cet aspect a on les appelait les Huit — Khmounou — sans entrer dans le détail, et 
Hermopolis reçut à cause d'eux le nom de Khmounou, la ville des Huit' ». 

Cette conception est-elle très ancienne? Le dédoublement des quatre dieux en 
quatre couples dont la déesse n'est que le reflet féminin du dieu est-il inhérent à un 
système de théologie propre à Hermopolis; ou bien, n'est-ce pas plutôt un moyen 
d'adapter les Cinq d'Hennopolis à un groupement inspiré de l'ennéade héliopolitaine? 
C'est vers cette solution que vous semblez pencher quand, dans votre grande Histoire, 
vous écrivez : « Les Quatre d'Hermopolis. . . auraient pu se passer de déesses, si le 
mariage ne leur avait été imposé par leur identification avec les dieux correspondants 
de l'ennéade héliopolitaine. » 

Avant de résumer quelle était la composition de l'ennéade, je rappellerai ici le 
tableau de l'ogdoade qui, par l'adjonction de Thot, constitue un groupe de neuf dieux : 

Thot, chef de 
Nou et NouT — Heh et Hehet ■ — Kek et Keket — Nen et Nenet. 

A Héliopolis aussi nous trouvons en tête un dieu isolé : Toum, puis quatre couples 
divins : Shou et Tefnet, — Geb et Nout, — Osiris et Isis, — Setekh et Nephthys. Ce 
qui distingue l'ennéade de l'ogdoade c'est, tout d'abord, que les déesses ne sont plus 
de simples doublets des dieux, et ensuite, que tous les personnages sont réunis par des 
liens généalogiques : ils appartiennent à une grande famille dont l'histoire est l'his- 
toire de la création et de l'organisation du monde selon la doctrine d'Héliopolis, ainsi 
que vous l'avez si bien démontré. Dressons-en le tableau en numérotant les couples divins : 



1. Maspero, Histoire ancienne, t. I, p. 147-148. 



LETTRE A M. MASPERO SUR L'ENNÉADE HÉLIOPOLITAINE 65 



TOUM 

I 



(1) SHOU TEFNET 

\ 

1 I 

(2) GEB NOUT 

! 

III I 

(3) OSIRIS. . . .ISIS (4) SETEKH. . . .NEPHTHYS. 

Ajoutons immédiatement qu'on a identifié de bonne heure Toum et Ra, ce qui eut 
pour résultat de mettre, en quelque sorte, en marge de l'ennéade le dieu Nou, père de Ra. 

Le hasard de la lecture de la conférence de Moret sur « L'Immortalité de l'Ame 
et la Sanction morale dans l'Egypte ancienne » vient de fixer mon attention' sur un 
passage des textes d'Ounas que je n'avais pas remarqué précédemment. On y lit 
(ligne 453) que « le roi Ounas est jugé par Tefen et Tefenet ». J'ai été frappé de ren- 
contrer, à une date aussi ancienne, en dehors d'Hermopolis, un dieu et une déesse 
dont Tune n'était que le doublet féminin de l'autre et je me suis demandé s'il n'était 
pas possible d'admettre que Tefen avait occupé autrefois dans l'ennéade la place que 
l'on attribue d'ordinaire à Shou. Reprenons les premiers termes de l'ennéade en corri- 
geant Shou en Tefen, 

TOUM 



I I 

TEFEN TEFENET 



et voyons comment Shou a pu s'y introduire. La chose est simple. Il suffit en effet 
d'identifier Toum et Ra pour obtenir : 

NOU 

I 

TOUM ^= RA. 

I I 

TEFEN = SHOU 

Si Nou est le père de Ra, Ra est, à son tour, le père de Shou qui vient se superposer 
au dieu Tefen. Voilà donc un premier couple de l'ennéade qui se résout au type her- 
mopolitain. Ne peut-on obtenir le même résultat pour les autres? 

Si l'on examine le deuxième couple, Geb et Nout, on est assez tenté de soupçonner 
qu'autrefois Nou était associé à Nout et qu'il y eut une raison pour remplacer Nou 
par le dieu-terre Geb. La combinaison Nou, l'océan et Nout, le ciel, s'est transformée 
en Geb, la terre et Nout, le ciel, ce qui s'expliquerait assez aisément par un change- 
ment dans l'horizon géographique des populations au milieu desquelles le système se 
serait développé. Je reviendrai tout à l'heure sur le cas de Nou changé en Geb. Si 
l'on admettait provisoirement que Nou a été associé à Nout, nous aurions un second 
couple qui, non seulement se résoudrait au type hermopolitain, mais serait même un 
des termes de l'ogdoade. 

Passons au troisième : Osiris et Isis. Il serait audacieux de prétendre que la com- 
binaison Osiris et Isis est relativement récente, et je pense bien qu'ici nous nous trou- 
vons en présence de divinités associées de longue date. Peut-on alors songer à faire 



1. Moret, L'Immortalité de l'Ame, p. 21. 

HIÎCUIUL, XXXIII. — TROISIEME SÉR., T. I. 



66 LETTRE A M. MASPERO SUR L'ENNÉADE HÉLIOPOLITAINE 

dlsis le dédoublement féminin du nom d'Osiris ? On serait tenté de le soupçonner en 
relevant dans les textes des sarcophages antérieurs au Nouvel Empire une orthographe 
des noms d'Osiris et Isis sur laquelle vous attiriez l'attention, il y a plusieurs années 
déjà : 3, J), et que les tombes royales du Nouvel Empire ont conservée sous la 



forme ^ et ^ . Je me contente de remarquer que les Égyptiens eux-mêmes ont par- 

fois écrit 3 pour Osiris et ^ | pour Isis'. 

Passons au quatrième couple. Ici le problème est plus embarrassant à première 
vue. A quels dieux anciens pourrait-on réduire Setekh et Nephthys pour les ramener 
au type hermopolitain? De Setek h, je ne trouve rien à dire. Nephthys n'est pas un 
véritable nom, c'est un titre J 3 « la dame du château » et ce titre est un fémi- 

nin. Le masculin nous donnera le titre du dieu époux de la déesse : ^^37 M j| 
« maître du château », dont l'individualité a besoin d'être précisée. Je crois qu'il s'agit 
du dieu Ra dont le temple principal s'appelait le château du prince M t^ ou le grand 
château M ^ <>-=• . Ra est bien connu comme fils de Nout et de Nou, ce qui confirmerait 
l'association de Nou et Nout faite plus haut. Ainsi la place que j'assigne à Ra dans la 
neuvaine au rang occupé d'ordinaire par Setekh n'a rien de choquant. 

Si bien que l'on pourrait réduire l'ennéade héliopolitaine à une ogdoade du type 
hermopolitain avec Toum comme chef, de la manière suivante : 

TOUM 

(1) TEFEN et TEFENET — (2) NOU et NOUT — (3) OSIRIS et ISIS — 
(4) MAITRE et MAITRESSE DU CHATEAU. 

Mais, dira-t-on, comment ce groupement a t-il été détruit? Comment est-on passé 
de ce type hermopolitain â l'ennéade classique? Je pense qu'il n'est pas impossible de 
l'expliquer avec quelque vraisemblance. 

La première étape aurait consisté à relier ces différents dieux par des liens de 
parenté et à les disposer en plusieurs générations, ce qui n'a jamais été fait pour les 
Huit d'Hermopolis. On aurait complété la neuvaine en déclarant que le chef de l'og- 
doade procréa le premier couple sans l'aide d'aucune déesse. Dès lors ce n'est plus 8 
plus 1, mais bien 9 dieux constituant un seul groupe homogène : 

TOUM 

\ 

I I 

(1) TEFEN TEFENET 

i i 

(2) NOU NOUT 

I 

I I I I 

(3) OSIRIS. .. .ISIS (4) RA NEPHTHYS. 

Que faut-il maintenant pour transformer cette ennéade hypothétique en l'ennéade 
classique ? Il suffira d'identifier au chef de l'ennéade Toum le dieu solaire Ra, en ayant 
soin de ne pas séparer ce dernier de sonpère Nou et de son fils Shou : 



1. Pap. Ebers, I, 1. 18 et I, 1. 12 ; cf. Erman, Zum Namen des Osiris, dans la Zeitschrift,XLVl, 1909, p. 94. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 67 









TOUM 

1 


NOU 
1 
= RA 


(1) 


1 

SHOU. . 




'l 


1 
. . . .TEFENET 


(2) 


1 
9 . 






1 
. . . . NOUT 






1 




(3) 


1 
OSIRIS. , 


1 
, .ISIS 


(4) 


1 1 

?. . .NEPHTHYS. 



Ce changement met Nou en marge, confond Ra et Toum et élimine Tefen au profit de 
Shou, comme nous l'avons vu précédemment. Deux places deviennent vacantes : les 
dieux des couples 2 et 4 sont à remplacer. 

Le dieu Geb, dieu-terre, a été associé naturellement à la déesse du ciel Nout, ce qui 
eut pour résultat d'en faire le père d'Osiris, titre que lui donnent constamment les textes. 

Quant au remplacement de Ra par Setekh, il n'est pas aisé à justifier. J'alléguerai 
faute de mieux que Setek est un dieu à caractère solaire ; on lui assignait parfois un rôle 
dans la barque du soleil et on le représentait en lutte, comme Ra, avec le serpent Apap. 

En résumé, il me semble qu'on peut entrevoir à la base de l'ennéade héliopolitaine 
un groupement analogue à celui de l'ogdoade hermopolitaine où les déesses ne seraient 
que des doublets féminins des quatre dieux. Je rappellerai ici le texte que vous avez 
publié dans le RecueiV , où il est dit du chef de l'ennéade : « Je suis un qui devient 
deux, je suis deux qui devient quatre, je suis quatre qui devient huit... o 

Ce groupement aurait été irrémédiablement défiguré par l'identification du qua- 
trième dieu, Ra, avec le chef de l'ogdoade Toum. 

L'ogdoade hermopolitaine, loin de devoir sa constitution à la préoccupation de 
copier l'ennéade héliopolitaine, nous conserverait au contraire la conception théologique 
la plus ancienne que les sources égyptiennes nous permettent d'atteindre. 

Telles sont, cher Monsieur Maspero, les remarques que je voulais vous soumettre 
en vous priant de les réduire à néant a en soufflant dessus », si je n'avais réussi à 
édifier qu'un château de cartes. 

Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments cordialement respectueux. 

Jean Cap art. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

(third article) 

BY 

Alan H. Gardiner 

111-112. — Ail translators seem to hâve regarded hwt-f in f=^ - \\ i ^ s,^ 
^ ^ as the sdm-f form oi' | fe ^ " to smite ". This however Ts qiute~impossible ; 
hwt, if connected at ail with that verb, could only be the infinitive (Sethe, Verbum, 
II, § 683, 6 b). But the spellmg without fh would be unusual, and the suffix as sub- 



1. Recueil de Traoaux, XXIV, 1901, p. 196-197. 



68 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

ject and absolute pronoun as object is hardly to be supported by m hr[yt] nt mh\-f sw 
m B 124 below. The due to the right reading is given by ,c=^- m. 9 ^ ^ 
" he planned to spoil me", which R inserts, not in the passage corresponding to 
B 111-112, but in the midst of the account of the combat (R 163). In R hwtfis infi- 
nitive, and therefore has the suffix as object : in B we must emend ^ ^ ^'i-^ 



the mistake being analogous to ^^-^ |J[ for ^^ 11"^-=^ in B27; ^ for 



AAyvw\ 



J\ m B 181; 1(2 for 1(3 Eloquent Pensant, Bl, 78. For 

the tense sdm-f after hmt, cf. above B 7. — Hwtf " Xo plunder" or " to seize as 
plunder", cf. _a_s^ , o , » Vl^A/l ^ienna, Saal I, no. 20 (sarcophagus) ; 

31-32; "^"^ 0^ \> ® Urkunden, IV, 138; compare too ^coqT in Coptic. A 

faint recollection of our passage may be contained in the corruptly written sentence ' : 
^ ^^ ^0(1^^18^ M^^VH^''! hâve repelled those who thought to 
plunder me", Pap. Leiden 347, 11, 10. 

114-126, — The speech of Sinuhe is full of philological difhculties, which need 
discussion point for point. In order to prépare the way for the notes, I hère give a 
translation of the passage as I understand it. " The prince conferred with me, and I 
said : 'I know him not; forsooth he is no comrade of mine that I should hâve access 
to his encampment. Or hâve I ever opened his gâte, or overthrown his walls? (Nay), 
it is ill-will for that he sees me performing thy behest. Lo, I am like a roaming bull 
in the midst of a strange herd; the bull of the cattle charges him, the long-horn at- 
tacks (?) him. Is the humble man loved as a master? There is no foreigner who can 
associate v^^ith the man of the Delta (?). What can cause the papyrus (?) to cleave to the 
mountain? Doth a bull love combat (?) and then shall a strong bull love to sound the 
retreat (?) through the dread lest he might vie with him ? If it be his will to fîght, 
let him speak his désire. Is God ignorant of what is decreed for him, or how (else) 
shall it be known? ' " Both Maspero and Grilfith hâve divined the meaning of a part 
of the passage, but my version of the hardest sentences, from B 120 to B 124, differs 
entirely from theirs. 

113-114. — ^ ^ To^^^.« ^ "he conferred with me", cf. -^ "^ 

I do ®^s. -'-^^ ^24 ""^^^^^^ ^ Prisse, 5, 8. Elsewhere ndnd seems al way s 
to mean (1) " to ask (about) something", e. g. ndnd shrw Pap. Turin, 18, 3; with other 

objects, A nast. 1, 13, 6 ; 14, 4 ; (2) " to ask of ( ^^^A û j somebody " , " to question some- 

body", e. g. Anast. III, 3, 11 =Anast. V, 8, 3; Anast. I, 12, 5; R., /. H., 26, 12; 
(3) "to question somebody" (with direct object of person) Harris 500, verso 6, 8; 
Pap. Leiden 368, 11 ; Max. d'Anii, 3, 10. 

114. — 4 " pray ", " forsooth" is not common except in interrogative sen- 



1. The first sign wa^aa is cancelled in the original by a stroke, and s/un-nl "1 caused to retreat" should 
probably be read. 



ie or 

AAAAAA r~| 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 69 

tences, but some possible instances hâve been quoted by Spiegelberg (Quibell, 
Excavations at Saqqara, III [1907-1908], p. 81). 

115. — The Word \fly is not known from any other source than the Story of 
Sinuhe (B115 = R140; B146; B201). 

115-116. — I understand the sentence (I /www ^ "^^ \& ^^^ 1 

M^(l je î <^ as an alternative which might hâve suggested itself to Amuien- 

shi's mind ; the sensé of 114-116 therefore, put as briefly as possible, is " I know him not ; 
I am neither his friend nor yet his foe". — This interprétation seems to give the due 
to the meaning of (R140 lias the same reading) as an enclitic partie 

Cf. *^^~^ , and compare B 126 [ ^'^aaaa | ça [ i s V\ ,ju- Tiïiï, "^^ ^_^_^ ^^^wv^ 

(] !R- "Is God ignorant of what is destined for him (i. e. for the champion of Retenu), 
OR how should one know?" [The construction of r'h in the latter sentence is obscure, 
but it is evidently contrasted vvith, and in that sensé an alternative to, the preceding 
l}m. 1 am inclined to view thèse words as a rather subtle way of expressing 
Sinube's confidence that he will win in the fight ; Sinuhe puts his trust in God, who 
alone can know what fate awaits his enemy.] So too in Ebers, 99, 5 : 'Svhatever 
limb he touches, everywhere he feels t he h eart ; ^ ç^^^— 

^^^ r\iir\ n for its vessels (lead) to every member of 

his : OR (i. e. in other words) it (the heart) speaks from out of the vessels of every 
member". The example Rhind Math. Pap., 7 is obscure. 

^^^ AAAAAA O [ I 

116. —SI "door" isuncommon; however cf. <=r> (= iw) ~^^ \ — a v^ Fï] 

y' ^ ' inmr ^ l_r _»_ 

7\ in B is an unknown verb, aud doubtless to be rejected 

in faveur of p j 0^ "to overthrow" in R141; for snb cf. Pyr., 1236; Rife/i, 7, 
48; Urkunden, IV, 64; PiancJd, 95. 

- ^m@.^^^^v§,@-^V<-^ ^ R141-142. This sentence tells us 
the true reason for the challenge which Sinuhe received from the mighty man of 
Retenu; the latter was jealous, seeing Sinuhe so high in faveur with Amuienshi. 



— Rk-t ib, elsewhere only in s=jy û «^M ^>~^ Y "victorious -mg 

the ill-willed" Mission, V, 283 P3 = Piehl.V/îsct. /i?e;\, l, 113 /.. — S B117 is in- 

fînitive, cf. B5. 282-3; R142 lias the normal ^"^^ ■ —'^ \>Z "^-^ ^" ^ ^°^^ ^^* 
make good sensé; it can hardly mean ''the commission which he (the liero of Retenu) 
ought to perform". The variant of R142 ^ " is obviously préférable; Sinuhe 

is talking to Amuienshi "it is ill-will because lie sees me performing thy commis- 
sion(s)". The suffix of topiot-fm B is doubtless borrowed from the preceding ^ 'v\ 
V^ ^^ , a striking example of the variety of corruption that l hâve called "the assi- 
milation of pronouns" (see above the footnote to the comment on B2, and also B25, 
note). 

111-118. — For the particle nhmn see the note on B46. 



70 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



118. — <j) "^"^ ^ " cattle allowed to roam freely"\ see the note on|(â(j(j^ 
Admonitions, 9, 2. 

119. — That 5^ shouldbeunderstoodas idri^, I think, almost certain, thou2:h 

^ I 1 I I ' & 

the reading in R143 is too doubtful to be adduced in support of it. 

120. — Nglw "the long-horned bull", see B13 note. — 'm rf only hère. — In 
this lengthy simile Sinuhe expresses his consciousness that he is a stranger among the 
Asiatics, whose leading men resent his présence as that of a rival. 



120-121. — IJ'w^Ocs 



the text of R 145-6 agrées with that of B, so taras it is preserved,only giving the variant' 
[@1 1 N^ for w^. This Word, which doubtless means "a master", "superior", 

does not occur elsewhere, but has an obvions analogon in ^. — ^ ^ \ii. 

jj^ seems to mean "a man of low station", "inferior", "subject" ; cf. below B273; 
"ail men, ail scribes, ail learnedmen ^ l^^^37^-jOvaiT:3^every poor manand every 

man of low station, who shall enter into this tomb" Siut,l, 223. 225; h^ <=> 

' ' I am one bright of face to his inferior, doing 



good to his equal" Brit. Mus., 581, vertical line 15 

AAAAAA ^Ti 



= Sharpe, Eg. Inscr., II, 83; 

^^-^^v no^'^^'^dO'^'/r]'^^'^ A ''^~~^ "what does thou expend 
in^atisfying thy inferiors?" is/o^?<en/; Peasant, Bl, 94-95. — 

participle passive, see Sethe, Verbiim, II, § 941.948. — ^ 

a compound prepositional phrase containing a substantive 



Coptic ujô^Y, «joT") already found in "a block 



is imperfect 
" is probably 
"value" (cf. 
^^37 great in 



value above every thing" Berslieh, I, 14, 7. N si is later used with an infinitive fol- 
lowing in the sensé of "aptto", "servingthe purpose of", cf. '\\. o '^^00 1 ^ I 
■ ^^ "''" ""J^^ J'^'fe^T^ "goodly negroes from 



Ç\J\/\ A/\/WV\ 



(â AAAAAA 

I I I r-TV-1 _ . __ 

Kush to serve as fan-bearers" Anast. III, 8, 6 ^ Anast. IV, 16, 5; "large well- 

baked loaves ^^^^ îiLî'^ t\ V"^^ra% ^ fit for the food of princes" 



Anast. IV, 17, 6. On the analogy of this usage n si n may hère mean "in the capa- 
city of" "en tant que". This gives good sensé "is a man of humble rank loved as 
a superior?"; for Sinuhe must hâve appeared to the eyes of his rivais as a low adven- 
turer come to usurp their place ^ 

121-122. — The next sentences emphasize the disparity between Sinuhe and the 
people among whom he now lives : ^ I OT -^^ w v^V^ " there is 



/^^SAAA Ci 



1. M. Maspero reads 



't 



« le petit bétail domestique, les chèvres » (A/. S., p. 68) ; but apart 



from the determinative of the bull the word 'nhw could not be written wiih two w. 

2. The sign \\ however is uot certain, and a note of interrogation should be added to my transcription. 

3. Gr. rendered " but shall a wretched begsrar désire to altain to my fortune? "; Masp. " ou bien il n'est 

). In 



qu'un hâbleur de ceux qui sont amoureux des biens qui me sont accrus" (reading mrrw £)[/ s\w 

I r I I I I 
my German translation I gave : " Gibt es einen Bûrger, der geliebt wird, weil es der Oberherr beflehlt? ; 
but apart from the fact that the sensé of this is uot very good, n s\ tp-hri aud not n sl-n tp-hri would be re- 
quired. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 71 



no barbarian who can associate witli a man of the Delta (?) ; "^ { <=^> n [1 

<=> what can fasten(?) the papyrus (?) to the mountain?" — The translations of 

my predecessors assume the indefensible reading of fT\ for Jt, and has not been 



recognized. — If V^^^ '^ difïicult word, hardly to be read idhw (cf. idh(/ B225); 
cf. i ^ ^ ^ in an obscure context Rifeh, 7, 33. — ° ^f (below B159. 183. 261) is 
the interrogative "what?"; the interjection /)^/'î "behold" does not occur before the 
18th. Dynasty. M. Dévaud has sent me an interesting comment on the note upon 
[I j g7\ Admonitions, p. 33; he points out that if, as Erman supposes, the word 
were derived from ptri "to see" the omission of -^3- would be most striking, and he 
quotes instances of the spelling n^ 1 for ptr, pti from the M. R. sarcophagus of 
Sl-t-Blstt (Unes 14. 28. 31). Thus he confirms an old hypothesis of mine, that ptr 
"what?" is derived from the combination of the démonstrative />fo- and the interro- 
gative particle i QA. — Sinn r " to fasten to(?)"; I can quote no parallel. — 

czsi, (| (] Q Y ; can this be a wTiting of |) ^ ? 

123-Ï24. -(j — (]^V^Sâ^^û^^S11^^Sâ^^î^i) 

Mvl '^n l"^^ iMl i^ "does one buU love combat, and a fierce 

bull love to Sound the retreat(?) from dread that he (the first bull) might equal him 
(in the encounter)?" This simile is notdifFicult to interpret; Sinuhe compares his anta- 
gonist to a fîght-loving bull, and asks whether he himself, a second bull of far supe- 
rior kind {ppy, see above BllO, note), is likely to shrink back through fear of defeat. 
— Whm.-sl only hère — fi '^ti ™^^^^ ^^ ^®^^ ^"' (uV\ as the following nt indi- 

cates; so too B231. 262. 278. 280. For the phrase jn hryt nt see Setue, Bie Ein- 
setzung des Veziers, p. 43, note 70 a. — In my German translation I rendered "aus 
Angst vor dem, dessen Ebenbùrtiger er ist" understanding mh\(w)-f as relative- 
form. However this would be somewhat of an anticlimax since pry has already implied 
that Sinuhe is not merely his rival's equal, but his superior. It is therefore better 
to accept Sethe's version, which has been indicated above. In this case the words 
mean literally " through dread of his equalling him ", and mhl is infinitive; the suffix 
Cafter mhl then represents the subject of the infinitive, not its object, as the rule in 
the graramars would demand. It appears that in the rare cases where the subject of 
the infinitive must be expressed for the sake of clearness, this subject if pronominal 
may be represented by a sufïix ; if there is also a pronominal object to the infinitive 
this is then expressed by the absolute pronoun, since a sufRx cannot be appended to a 
suffix. As Sethe points out to me, this construction of infinitive + subject-suffix lies 
at the root of the so-called sdm-tf îorm. Instances analogous to that which is hère 
discussed are a/wwv 8 ^ ^^^""=^sl ^ o ^ #i <rr> A 'www â=3 V> ' ' Truly I know 
{rh-n\) that Re loves me beause he has given thee to me", words from a letter of 
Pharaoh to a favourite courtier, Quibell, Excavations at Saqqarali, III (1907-1908), 



1. Sethe transcribes the word ^ fa^, to my miud a very unlikely expédient. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



p. 80; "Hedivided the river-valley over its back x I) ûll (] ^ 

according to what was performed for the father of my mother by the utterance which 
went fortli from the mouth of Amenemmes I., ^^f-^— A (read <=>A ) 1 y*"^^-^ 

n =^ namely his makiiig him (apposition to îi'ijt) into hereditary prince etc.", 
Clinemliotep, 30. — 1^ I^^|i] f'^o match", "equal" is plainly a denominative 

verb froin 1^ T ^^£11 " the balance". Only hère as a transitive verb in this sensé; 

fl X _M^ D ra Q C3 -fl n " /www ^^--^ n =| =j =] 

elsewhere (1) " toadjust", cf. ^^ l^^ITl^^'^^, ""^^^ ^ ^3 ^^izi^Schiap,, 



Libro d. funerali, 57, etc. ^ P///\ , 12. 13. 644; (2) "to counterpoise", cf. /t\ '^'•^'^va 

(2— H— Tl '^'^'^^ I '^^ v\ Piï "a level fM) that makes level the two régions, 

a balance counterpoising the two lands", epithets of the Vizier Khtp, Piehl, Inscr. 
hier., m, 82 (collated)^ (3) " to make level", cf. (1 % = -% 11 1 -^T ^]'| 
■ —H— "Tenen levelled its floor" Mar., Abyd., I, 50 a. 12; (4) "to be 



like", followed by ^'^v/^, cf. ïï ^ ^~^ n <— >i I '^ ^=="^^^ î 

' A..WA ^^37 -ifin^ îk=^^_^.^ i^^U J 1[X7i II 10 ^^ ûsj!ff^ ^li» I 

11 n [^^^^ il^Hm "^^^^ sister like to her husband in disposition, the lady 

"'"""^Illl ^^^''theexact 



I 



'w 



counterpart of Baal" Greene, Fouilles, 1, 5; ^'^^ J^^^^T ||}1 a^^^'^^I £=: é^ 
s — n ^ " my hand is like my heart in respect of my valour" op. cit. 3,31 ; , ^ 

'^11111""^''^?^^^ "my heart is like to thy heart" Harris 500, recto 4, 11; 
see too Kuban stèle, 14-15. 

126-127. — This sentence has already been discussed, see the note on 115-116. 

127. — I ^ l^'''^ ^^ ' \ê^ Nâ^ "^^^ *^^® ^^^^^^^ ^ strung my bow". 

— For the idiom sdr-ni, see Schâ/er, À. Z., 31 (1893), 51-60. — K>s only hère of 
stringing a bow; elsewhere "tobind" an ox, Davies, Ptahhetep, II, 22; a person's 
arms, Ani, 1, 10; "totie" a rope-ladder, Pyr., 2079. 



127-128. — v\ yf Q^ V ^ ^^ usually rendered "I made ready my 

—il X /WAAAA ri _Zl I I I y" 1 

arrows". But wd, means "to cast", "eject", and not "to prépare". It is specially 

used of shooting arrows, cf. ,_(u. <2 Y \L 1 ' ^ Vff* "Sekhmet 

^ ^ X 1 ^ \ (lA — h_ s .o^^i I i_K^ ^ 

doesnotshoot her arrowsagainst me"Pap. Le/c/e/i 347, 5, 2; V^ ii *-* 



y,/ ^ Ip ^^^ "His Majesty shot, and his first arrow fas- 

tened in the body of that fallen one" Urkunden, IV, 8; other examples Cairo Statue, 
nr. d'entrée 36697; Rec. de Trav., 13, 163, 12 (collated). It will be objected that 
the niglittime is hardly the fitting occasion to practise shooting; but as Herr Grapow 
has aptly remarked to me, neither is it the time for stringing the bow, which would 
naturally be done immediately before the fight in order that the bow-string might be 
perfectly taut. Thus Sinuhe seems to hâve tested his weapons while others slept. 



1. Tbat rnh\t is iiifinitive hère seems proved by the parallelism ; cf. the similar phrases from another por. 
tion of the same stèle 4\aa/ww ® ^ ^ I,, „l '-' ^ "^ ^'^ ~T\ <Ç (read n wdlMV-t], Brugsch, Thés., 



950, 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



128. — °^^ ^ 7^ /wwv. j] "î^: S 1 C2 17 ^ "I took out iny dagger", i. e. ont 

of the sheath; literally "I gave an opening to my dagger". There is no justifica- 
tion^ so far as I can see, for the old rendering "I gave an edge to my dagger'". — 
Shkr elsewhere " to decorate"; hère obviously '' to brighten" "burnish" weapons. 

130. — ^^ J ùddb properly means ''to sting", of a scorpion, e. g. Metter- 

nichstele, 73. 134. 244; variant ]) ^^~" ï6/c^., 189; hère ''to spuron" "incite". 

130-131 .—01^ ^ ^ A.WV.A n ^^^^ I ^ ^^^ n \\ " it had assembled the tribes of 
a half of it", i. e. perhaps, half of the surrounding tribes was présent. As the text stands 
"^^n \\ can only be rendered thus, see Sethe, À. Z., 40 (1902), 94, for the writing of 
the sufïîx. 

131. — The usual translation o^ "^ ^ /wvwv Rq^ fc^ "whenitthought of this 
fight, every heart was kindled for me" is rendered impossible by the reasons (1) that 
R156 inserts a new sentence after 7z' pn, and (2) that k\ never means " to think" (sh\), 
but "to devise" or "to plan" (see above on B71-73). K.-ns is clearly parallel to 
ddb-ns and s/iw-ns (B130), and the point in ail thèse sentences is that the rivalry 
between Sinuhe and his opponent had been schemed and fostered by the people of 
Retenu themselves ; this too had already been implied by the words ^ irïl'i^ >^ 
8 (|(1q*| Wwi î^^ B113. Translate therefore : " it had planned this combat". 

At the end of R155 are traces possibly to be read as in 'hl pn. R156 conti- 

AAAAAA 

nuesthus:7\\^^^^^_ ^ ? — ^7^^ — ^Vïï^^^l^rark.^ '^^ " He 



came to me where I stood, and I placed myself near him". This sentence provides 
an excellent transition to the narrative of the duel, and is doubtless derived from the 
text of the archétype. 

131-132. — '^ ^_'^ \\ v "every heart was kindled for me", i. e. was 
troubled. So in the Decree ofCanopus, 9 <=> (ïw) ^ — ^*— V ) jl corresponds to the 

Greek -/-7)0£[jioviy.wç; on the other hand Urkunden, IV, 614-"^'^ ) 11 aaaaaa^ ' M means 
"their hearts are consumed" with anxiety or fright. 



132. — ^JI^1\(1(1(S^'=Q) ^ ^ °n^"women shrieked". — Ail pre- 

vious translators render lim-wt tly-w "men and women", a collocation always repre- 
sented in Egyptian by t}y-w hm-wt (cf. above B67) ; the inverted order "women 
and men" would be most unnatural. Doubtless we hâve hère the plural of hm-t Ûy, 

AA/V\A.^ Q ^~/ 

a compound expression for "woman" known from aaa^^ ,'°^^^^ 



^^=71)^ Totb.,ed. Nav., 125, 19, (similarly Pétrie, Abydos,lU, 29). — °h^ "^o 
shriek" is a à'-nra^ X£yô^J^£vov; the late word <>-=> M W ^ 'i'i "to rejoice" (e. g. Mar., 
Dend., II, 61 d. 70 c. ; Rochem., Edfou, I, 204) can hardly be related to it; nor can it 
be plausibly identifîed with (£ QA, which is used of the beating of the heart, Ebers, 
41, 21; 42, 9. ° 



1. So too my German translation. The word *tZD (Mar., Dend., IV, 37,61; Dûm., Baugeschichte, 

OOO 

32), citie, corner, cannot legitimately be quoted in support of the usual rendering. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 10 



74 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



133-134. - The words () (1 C£ -^^ ^.z^ (1 (1 ^ ^^^û^^^^ l^ave 

been very variously interpreted. (1) Erraan translates : "Giebt es denn keinen andern 
Starken, der gegen ihn kâmpfen kônnte? " The sensé of this is very poor, and the 
Egyptian does not say "keinen andern", but "einen andern", which makes ail the 
différence. (2) Grifïith's rendering " Is there yet another champion to fight with 
him?" is too ambiguous to be criticized. (3) Maspero's version is : "Y a-t-il vrai- 
ment un autre fort qui puisse lutter contre lui?" If Iunderstandthisrightly,it ismeant 
that the men of Retenu cry out in wonderment at their champion's gorgeous pano- 
ply, asking "is there any warrior who can fight against such a one as him?" To my 
mind this is the right view, but it must be admitted that ^^r:::* (1 (1 ^ is distinctly per- 
plexing. Two thoughts seem to be confounded : (a) "is there any mighty manwho can 
fight against him?" and (b) "is there another man as strong as he is?" Such confu- 
sions are common in every language. 

134-137. — The early stages of the combat are exceedingly obscure; in order 
to facilitate the comparison of the two manuscripts I print the text of R underneath 
that of B :— 




B 
R 



137 



D © 



16'i 



— U I AA/vvv\ _CrVs 



D © 



AA/\/V\A i^ 



III. 



IT3Si ' 



AAAAAA /^ ^_j) 



Before proceeding to the discussion of thèse difficult sentences it will be well to 
dévote some study to the less well-known words and expressions contained in them. 

13k. — J -C^ ^°^ 1 J^) in B and jU^ ^^ ^ cannot be read inb, 

as is donc by Brug sch, W6. Suppl. 1403 and Maspero, M. S., p. 58, and for two excel- 
lent reasons : (1) never (unless it be hère) has the value i before the N. K., and 
then only in such words as are written in the so-called "syllabic" writing; (2) the 

value i is derived from iw "island", being in this case confused with 

/ i ■ i \ .s s s 

( ); now m the M. K. thèse two signs are not yet confused, cf. B 9. 21. 211; 



R 33 for 



andB142=R168for 



must be read minb, 



(T)- 



Hence I had concluded that 



having the same value mi as in 



Hi 



\° 



3S 

rnïs-t and a 



1. At first ^•f'^ was writteu; then corrected iuto the rigbt reading /wwv\. 

2. Or ^. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 75 



few other words ' . With regard to the sensé of the word ^^^^ J £/ neither Urkunden, 
IV 891 CImnmhb) nor Harris 500, verso 8, 4, permits us to do more than affirm 
that it is a weapon ; Brugsch however suggests that it is identical with ^^i^ ^N^ (? read 
^■^^o ^), which is mentioned together with "n-t "the adze", mnh-t "the hammer" 
and /ndl-t "the chisel" in the tomb of Sethos I (see Brugsch, Wb. Suppl.,U03. 
234). In this case the word must mean "an axe". To the kindness of M. Lacau I 
owe the following instances, which afford décisive évidence that both the readi ng a nd 
the sensé assigned bv me to ^^^^ Ili7 ^re correct. In Mon. de Leide, III, 24 ) 

occurs in a list of objects offered to the dead, m company with mn h, n -t and ma^-t, 
i. e. as in the tomb of Sethos I. The name of the axe is written O j 17 on the 

M. K. sarcophagus of Nfrï {Cairo, 28088, n° 2 0) ' ; on the sarcophagus of ^°1 8 
{Cairo, Journal d'entrée, 37566) it is written ■C- The natural translitération of 

AAAAAA _ 

thèse spellings would be mînib, but possibly tlie employment of "C was due to the 
fact that internai n is sometimes omitted in writing (so "*--) d — c for "nd, ft ^ for hnk-t, 
P^v""""^ for msnkt-i [see Lacau, Rec. de Trav., 25, 152]), as are not infrequently 
ï, w, Mid'm; in this case ■0' ib for i(n)b would be analogous to r^ mn for min (see 
above on B87, footnote) or c nw for niw, and ■" ^ '0' J £/ could still be read minb, 

AAAAAA «sdJ , - 

This solution agrées better than any other with the obvions and unquestionable rela- 
tionship of our word to the féminine mi(n)b-t in the description ^ ^vX J ^\ 
above a scène of carpentering in the tomb of Ti (Baedeker, Aegypten, 142) '. 

135.—^^ ^'^Rw'^^-p^ '"his armful(?) of javelinsf?)" ; hpt is not 

found elsewhere in any similar sensé ("embrace" below B143), and for ns-wt only 
one passage can bequoted, viz. "H^ | ^ aa^aaa "seize your daggers(?)" Totb., 

eof. Nav.,37, 17. ' ° ^^ 

136-137. — Spniwtt{'>) "in vain", " to no purpose", cf. 0^^^^^=^ ^P, "^ , 
AAAAAA "^^^ Desù^uction qf Mankind, 27 (Sethos I). — '>^ means "to ap- 
proach", elsewhere only of persons and usually construed \vith n; with m (on the 
analogy of tkn m). Ri/eh, IV, 45. 



1. The number of words in which is employed in the M. K. is astonishingly few in nuraber, and from 

this fact alone it might be concluded that the sign is never nnerely initial m-, but always initial mi-. M. Dé- 

U n I I AAAAAA T 



vaud has recentlv shown {Sphinx, 13, 157-158) that variants of » i ^ Cli of and of 

v\ y prove for thèse words the readings mih'-t, minh-t and mibw. To my mind he does not go quite far 

enough in his démonstration, for he speaks of thèse readings as existing «à côté de m'h'-t », m'nh-t and m'^hw. 

But the latter forms are nol proved by such writings as J^ 8 and ^ v\ |, where ^ is pro- 

bably to be read mi. In order to prove that mih'-t was ever pronounced with m', it would be needful to bave 

good instances with Ji written out, dating from a time when _p^ was not yet employed for mi. Of course 

I do not ignore the fact that mih'-t is derived from 'h' ; but my contention is that m'h'-t is a purely theore- 
tical form, and that for m'hiv there is at présent no ground whatsoever. 

2. In his catalogue Sarcophages antérieurs au Nouoel Empire, II, 13, M. Lacau gives a reading which 

he uow shows me to be false. The first sign on both sarcophagi is neither i" i nor i u i , and must therefore 

be I 1 (T r). 

3. It is doubtful whelher any importance ought to be attached to the -t in the above-quoted example from 
the tomb of Sethos 1. 



76 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



134-137 . — We must now return to the question of the sensé of this passage. 
In order to exhibit the diversity of the renderings hitherto proposed, I quote thèse 
in extenso: 



Griffith 

Then (he took) bis 
buckler, his battle-axe, 
and an armful of 
javehns. But thereon 
I avoided his weapons, 
and turned aside his 
arrows to the ground, 
useless. One drew near 
to the other and he 
rushed upon me etc. 



Erman 

Da ergriff er sein Schild und 
seine Lanze und seinen 
Armvoli Speere. Aber 
nachdem ich seine Waffen 
herausgelockt hatte, so 
liess ich seine Speere 
neben mir vorbei fliegen, 
nutzios auf die Erde, so dass 
einer auf den anderen traf. 
Da kam er auf mich los (?) u. s. w. 



Maspero 

Voici, il prit son bouclier, sa hache, 
sa brassée de javelines. Quand 
je lui eus fait user en vain 
ses armes, et que j'eus écarté 
de moi ses traits sans qu'un 
seul d'entre eux tombât près 
de l'autre, il fondit sur moi, etc. 



It will be noted that ail versions assume the omission of < 



> after 



Y , and make the next sentence begin with ^^ ^^.^^ j^ , a familiar collo- 

cation of particles. R however does not support this conjecture, which of course 
arose from the supposition that the verb of the fîrst clause is missing. But is this 
really the case? It does not seem to hâve been observed that ^^ may be, not a 
particle prefixed to the second clause, but the predicate of the first. In favour of 
this view several arguments may be urged : (1) the particle hr is elsewhere in B 
written without the determinative ^^ (cf. B147; hr hm B75. 202)' ; (2) lir m-ht is, 
so far as I am aware, only used to usher in an entirely new paragraph or section; it 

thus corresponds to our "now after ", as for example in the fréquent phrase of 

Egyptian taies "now after many days had passed"; hère therefore, in the midst of 
the description of the combat, hr m-htwo\x\à be quite out of place; (3) ^^ or 

^^ of R160 is in either case wrong, but if it shows anything at ail, it is that 
hr was not regarded as a particle. The cumulative weight of thèse arguments is 
considérable, at ail events it is enough far to outweigh the alternative view of the 
passage. 

It is true (as was pointed out in the remarks on B 71-73) that the agreement of B 
and R is no absolute guarantee of the accuracy of their text. But their combined 
authority is exceedingly high, and ail other possibilities must be exbausted before 
recourse is had to conjecture. We shall see that the sensé of the context is so obscure 
that this cannot hère be made the décisive criterion as to the correct reading ; we 
must therefore pin our faith upon grammatical analysis, and this demands that hr 
should be taken as predicate of the sentence . 

It is however hard to see in what sensé it might be said of the warrior of Retenu 
that "his buckler, his battle-axe and his armful (?) of javelins fell" or "had fallen". 



1. la B21 = R47 ® ^^ bas beeo showQ to be a verb. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 77 

The solution of tliis problem is of course dépendent on the interprétation given to 
what follows. The difïïculties of the sentence beginning with tn-Iit are quite insur- 
mountable. B and R hère difîer in their text. B reads vg^ _V i i i ''^"^' 

which Erman rendered "nachdem ich seine Watïen herausgelockt hatte'" and Mas- 
pero "quand je lui eus fait user en vain ses armes"; the causative spr occurs nowhere 
else, and its literal translation opens the door to so many possible interprétations that 
it is impossible to feel sure that the right one has been chosen. R gives mzD 'wwva 
^\ (3 ^^ which may possibly be rendered "when P had escaped (?) from his 

weapons", but there seems to be no way of ascertaining whether this version is 
superior to that of B or vice versa. — The next sentence "I caused his arrows to pass 
by me', uselessly sped" is in itself perfectly clear, but it is not clear whether it is a 
principal clause, as Erman's translation assumes, or whether we should take it, with 
Maspero, as dépendent on tn-ht. The décision of this question is ail-important for 
the meaning of hr, since on the former view hr refers to some incident previous to 
the failure of the Asiatic to direct his arrows to their mark, on the latter view hr 
expresses the conséquence or sequel of that failure. On the whole I prefer to con- 
strue /'c/i-nî sw\ as dépendent on m-ht ; it seems to me that a principal clause at this 
juncture would require to be introduced by ^Ji-n. 

My tentative translation of the passage therefore is as follows : — "Behold, his 
shield, his battle-axe and his armful (?) of javelins fell, when I had escaped (?) from(?) 
his weapons and had caused his arrows to pass by me, uselessly sped; while one 
approached the other^ ". The following sentences go on to describe how the champion 
of Retenu tried next to rush his adversary, and how he was slain in the attempt. Ail 
this throws but little light on hr. Can it possibly signify that the shield, battle- 
axe etc. had been let fall, in order that the bow and arrows might be used ; and that 
when thèse had proved unsuccessful, the Asiatic attempted to close with his opponent 
without a thought of his accoutrements lying on the ground? If this be the sensé 
of the passage, it must be admitted that the author has been extremely unfortunate 
in his attempt to convey it. I desist from discussing other possibilities, in the persua- 
sion that no satisfactory or convincing conclusion is obtainable from our Mss. 



137 . — Hère R163 inserts a sentence : f 2^^=^ ^^- — ''^^^B *==ïù ~ QO 

9 ^ w> "thereupon he made , he purposed to plunder me" ; the second 

half of this addition recalls B112, where it is perhaps more in place. On the other 
hand the last stage of the fight might appropriately be introduced by ' 



53 note. 



B has ^-=>^' ^ for ^^^ ^^ R164; the latter form is the better, see B52- 



1. For the sdinn/-iorm after m-ht, see Setiie, Verbum, II, § 366. 

2. For the omission of the sufHx of the Ist person singular, see the note on B106. 

3. For the exceptional position of lir-i see Erman, .Eg. Gramme, § 365. 

4. It seems impossible to refer the last sentence to the arrows, as Erman and Maspero do. Hn, as we 
hâve seen above, is not used of inanimale objects, and its meaning is " to approach ", not " tomber près " or 
the like. 



/VWWA 



78 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

138-139. - B P = T""^^Q^^--'i"l Vry ' 
transfixed him, my arrow fastened in his neck". R164-165 gives l^'iP 

1 S I . . ; . . ^^ "vv § J o '^-=- which I cannot complète. The objection 

to this is the présence of tlie verb hr "to fall", since it recurs in the following sen- 
tence " he fell on his nose". — St-ni sw, not "I shot at him" (Gr.), but "I transfixed 
him"; st often means "to pierce" in hunting scènes, e. g. Der el Gebrawi, I, 3; 
II, 23; "to shoot at", on the other hand, is st r, cf. Mar., AbycL, II, 55, 17 ; Stèle of 
the Sphinx, 5. — For the use of mn m cf. Urkunden, IV, 8, quoted in extenso above in 
the note on B 127-128. 

Ï40. — B omits the préposition in shr-ni sw [m] mïnb-f; it is correctly preserved 

in R166. That Sinuhe slays his foe with his own battle-axe is a characteristic trait. 

So too David cuts ofï the head of Goliath with his own sword {I Sam., 17, 51); and 

so Benaiah despatches the Musrite with his own spear (// Sam., 23, 21). — ^ 

\j?i M 5 Qft ^ "-'^ raised my war-cry"; îi'/i^ only hère. Wd is not uncom- 

monly used with ^^-^ (e. g. Pap. Turin, 132, 6) and, more clearly, with Ï^^Q/) (e. g. 
L., D., III, 195 a, lô;Leiden 350, recto 3, 5; Metternich Stèle, 91, 206) for "sending 

"Iemittedacry"Me/;^ermcA5^e/e, 170: i ^ i '^ ^"Ishakethem 

(the sistra) for thee, and they give forth a noise" Rochem., Edfou, I, 101. 

142 . —^^^~^ ^^ ^ IJ^^-^^^ "his slaves mourned for him". \\^^^^^ ^ 

probably means "to make a festival", whether one of joy or one of grief. Elsewhere 
it is only known in a stereotyped phrase with the former sensé, cf. ] TOI] * | J 

î^.^^ I "^^f ^3^ "the good god is come, he hath made a triumph with 

the chiefs of ail lands" L., D., III, 121 6; similarly Missio n X V, 12, 1 (Luxor, with 
the determinatives 1) ); Abydos, inscr. dédie, 38 (det. ); L., D., III, 166 (Ra- 

messeum, spelt fi'^^s:^! )'. Gr. probably connected hb hère with hb "to catch (fowl)", 
his translation being "I and his vassals, whom he had oppressed, gave thanks unto 
Mentu"; but this is impossibly hard and circuitous. 

146. — |1 ^ "^^^S "^ spoiled his dwelling". Kf means 

" to uncover ", "unclothe" (also subsequently " to take ofE" clothes) ; thence metaphori- 
cally "to sti'ip", "plunder", " deprive" (1) .^-fu. ^ llu II ^ /H " nevor 

did I despoil a man of his possessions" Urkunden, I, 78; A^AA^^ '^^"^^ ]^V 

^ T P PI t\ tk ^AAAAAA <'i iiave not deprived cattle of their pasture" Totb., éd. 
Nav., 125, Etnl .18; (2) "todespoil", " strip" places, hère and perhaps also ^^ 
-;^^^^ jj 3 "and he plundered the dwelling of the Pharaoh" Sait, 2, 7. 

147-173. — The narrative of Sinuhe's victory and of the wealth which thence 



1. My published transcription inadvertantly gives VOi for ^. 

2. Note that the words pi hrœ> n Ht', following the last instance are not the object of hb, but the subject 
of the next sentence. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 79 

accrued to him is followed by a passage that has hitherto been butimperfectly under- 
stood. Sinuhe is usually supposed to be petitioning for his recall : " without any 
pause or introduction Sanehat begins to quote from his pétition to the king of Egypt" 
(Griffith, op. cit., p. 5242); ''dies Gebet (i. e. that of B156) geht allmâhlich in eine 
Bitte an den Kônig ûber und leitet zum zweiten Teil des Gedichtes — der Rùckkehr — 
hin" (Erman, op. cit., p. 21, note 4)'. Were this view correct, the author of the 
taie could scarcely be criticized too severely; it may be doubted whether even the 
déficient literary sensé of an Egyptian would hâve tolerated a pétition to the Pharaoh 
that began "by degrees" and ''without any pause or introduction". Nor can this 
interprétation be reconciled with Sinuhe's professed admiration (B205 and especially 
214-216) of the king's intuitive powers in guessing, unaided, the exile's fondest wishes. 
It is true, this admiration is not very sincère, for it is hinted in B 173-1 74 that Sinuhe 
had contrived to hâve his hopes made known to Pharaoh ; as it is discreetly put in the 
Egyptian text "now ithad been told the king Kheperkere concerning this condition in 
which I was". Erman has hère an excellent comment, — one curiously contradic- 
tory of his remark above-quoted — "man muss sich denken", he writes " dass Sinuhe 
Mittel und Wege gefunden hat, einen Fûrsprecher am Hofe zu gewinnen ; dieser hat 
dem Kônige die HofEnungen und Wûnsche des Greises vorgetragen, die in den 
vorhergehenden Versen ausgesprochen sind" {op. cit., p. 22, footnote 3). When himself 
addressing the king, Sinuhe of course disguises his own initiative in the matter of his 
recall, and déclares with true Oriental self-abasement that he had been afraid to voice 
the presumptuous wish which the king had accorded in so magnanimous and unfore- 
seen a manner (B 215-216). 

The internai évidence of the passage B 147-173 is quite décisive against its con- 
taining any direct appeal to Pharaoh. There is indeed an obvions avoidance of any 
such appeal which is not without a certain subtlety of feelingand psychologicaiyz/îesse. 
Sinuhe's wishes are communicated to the reader in the guise of reflexions on the 
happy issue of his duel. At length the anger of heaven has been appeased, and 
Sinuhe, heretofore a misérable fugitive, is now a man of wealth among the foreigners 
(B 147-156). Sinuhe next expresses his secret hope that his new prosperity may be 
crowned by the permission to return to Egypt ; "may the god who decreed this flight 
be gracions", may he bring the exile home, may he cause him to behold "the place 
where his heart dwelleth" (B 156-158). For what, he asks, is more precious than to 
be buried in the land of one's birth (B 159-160). One favour has already been granted 

— Sinuhe's defeat of the Syrian champion — may it now be foUoM^ed by a like bene- 
fît, if it so be that the god is truly appeased (B 161-163). "May the king of Egypt" 

— note the third person, and the unusual mode of referring to the king — "be gra- 
cious to me, may I live through his grâce; may I do obeisance to the Lady of the 
Land who is in the Palace, and may I hear the commands of her children" (B165- 



1. I find no explicit statemeat of Maspero's view of the passage. 



80 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

167). In support of his request Sinuhe pleads that he is now old and must needs 

soon die ; and lastly he begs that in death he may still be suffered to serve his mistress 

the queen (B 168-173). 

147-149. — !!<::=:> s ^ /w.w J /www H ^tv ï^.=:_ \ J\ <=> 

B; Ris hère lost. The sentence ends with two relative sentences of which the 
o I 
antécédent is (implicitly) Sinuhe, and the subject the god. (1) A^ /s-n/?m-/cannot 

be rendered "for him who trusted in him"; apart from the fact that there is no au- 
thority for the translation "to trust in", tins translation is open to the grammatical 
objection that "he who" can in Egypticin only be expressed' by the participle (n ts 
im-f) or the sdmtiJi-ioTm (see Sethe, Verbum, II, § 742). For ts m cf. the incom- 
préhensible '"^ ^^^ ^^^ ^ ^^^ [1 ^'^^^ Eloquent Pensant, Bl, 124 (= R 165-166), 

and theratherambiguous examples <r:=.5 | ^'=^=^ — '^ "TI ^IJ ^,^=^-=^ ^^ '~*^i|ti 

"combining offices, without " Bersheh, II, 21, supra, 7; w^r ^^ <§=?v 

'v\ ^0 ^ Vi?^ "I performed manv offices without its being grudged 

to me(?)", op. cit., 21, infra, 6. The parallelism of this relative clause with that 
which immediately foUows, and with several that we shall encounter in the next few 
lines, suggests that ts m may be an idiom for "to feel anger at", "bear a grudge 
against" or the like. (2) Th-nf r k-t Iils-t " whom he had led astray into a foreign 
land", cf. B202. — It remains to explain |l<=>» . Sethe suggests that ir- 

tw (passive) should be read, and that the construction is the same as in B72, i. e. 
"the god is made to be gracions to liim whom"; however this makes but poor sensé, 

-<2>- 

and I cannot accept the proposed view of B72 (see B 71-73 note). If the reading 

be correct I should prefer to take it as the sgm^/-form ; othervvise might be read. 

, AAAAAA 

In either case the translation of the sentence will be : "(Thus) has the god done^ in 
order to be gracious to him against whom he had been incensed(?), whom he had led 
astray into a foreign land. " 

149. — "For today is his heart satisfied"; iw represents the conjunction " for". 
A good collection of instances of the phrase ï^-ïb is given by Moret, Rec. de Trav., 
14, 120-123; the sensé seems to vacillate between "to be pleased" and "to slake 
one's appetite". 

149-154. — The lyrical character of the next sentences is apparent at a glance; 
there are four pairs of contrasted sentences, the contrast in the first and second being, 
as it seems, one of tense, and in the third and fourth pair between the noun si and the 
emphatic pronoun ink. The fourfold répétition of n in the first clause of ail the pairs 
can hardly be reproduced in English, but should be notcd. 

w'r w'r(w) n hlw-f Thèse fled a fugitive in his season; 

iw mtrw-i m hnio now the report of me is in the Résidence. 



1. I speak ot purely verbal relative seateuces; various circumlocutious with nti would be possible. 

2. Similarly Masp., C. P.', p. 69. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



81 



A lingerer lingered because of hunger ; 

now give I bread imto my neighbour. 
A man left his country because of nakedness ; 

but I am bright of rai ment and linen. 
A man sped for lack of one whom he should send 

but I am the plenteous owner of slaves. 



s" slly n hkr 

iw-ï dï-i tl n gsi~i 
rwto si tl-f n h\y-t 

ink hd hbs-w pk-t 
btl si n glw /hb(w)-f 

ink "si mr-t. 

151. — The meaning of 



j\ bas hitherto been mistaken ; it clearly 
signifies "to go slowly", ''linger", "deîay"'; cf. ^^j^ a^^^'^S^ 
"nay, MngQV \\qyq'\ Eloquent Peasant, B2, 127; so too probably Pap. Kaliun, 3, 30; 



U 

I 



^()(]^ Aparallel to 



ZVM^, yiAn., Abyd.,l, tabl. 1; 



A't'^^, Rec. de Trav., 26, 234 (religious text M. K.); not clear in the swlbti- 



formula, Spiegelberg-Newberry, Theban Necropolis, 20, 24. 25. 26. It is just 
possible that this verb of the 3£C. infirmae class is, in its origin, nothing more than 
a development of slw " to keep", "to beware"; at ail events an additional notion of 
moving cautiously seems to be implied in the fréquent epithet si iwt-p, e. g. 
^^■^^^^L^SÎ^^^i^^ 5ersA.A, II, 13, 16;Ç^^a' 



S 



I Cairo stèle M. K., 20538; 



J\ 



f I AAAAAA 1 K2 I 



For 



^ 



-A ^ , proba- 



_ . , Thebes, tomb of Sennofer 

/û Ji I I I v 

bly a substantival form, see B18-19, note. 

153. — For the epithet hd hbs-w, see Admonitions, p. 27. 

154. — For btl see the note Admonitions, p. 108; and compare op. cit., 8, 3, for 
the sensé. 

156. — n ^^(5 [1 [1 QA ^ is explained by Sethe as sd!mf€)/-form, with assimilation 
of the ending -m to the suffix {sJili-i for shlio-i), see Verbum, II, § 458, ad Jîn. I 
prêter to regard shlw as a substantive (cf. Prisse, 15, 5) " my remembrance is in the 
palace", since the preceding sentences are nominal. Still Sethe is doubtless right in 
his explanation of the ending; cf. ^ÛO ^ ^^^(loji-i, Hirtengeschichte, 4 (so 

■^"^ V. . .^' P'^oc. S.B.A., 18, 197, 1. 10, though this instance is rendered 
doubtful by the fact that ra ^^ (J(J '':=^ occurs Siut, 4, 31. — In ] 

<:::> t it is clear that 1 1 should be read for 1 . 

■<=. -^ III AAAAAA I lin 



1. I take this opportuuity of explaiiiing another misnnderstood word with the sarae meaning, namely 

U nu ^\ A- The décisive passages for this verb are ^S\ I m v\ A .^JL^ T v\ ^ >, '' do not 

linger, thou dost not haste ", parallel to " do not be heavy, thou art not Jight " Eloquent Peasant, B2, 104 ; and 

I (1 ra ^^^ 1 "S " hold him back ", op. cit., R123, where Bl, 78 bas H $ "^^"^ 1 (3 swdf-k sw. 

2. That this verb is really ihe verb of motion is proved (1) by 2_ v\ [] 7\ A v^ , Cairo stèle 
M. K., 20539; L., D., II, 138 e, and (8) by such variants as fef) '^ '^ J\^ 



Ri/eh, 4, 29. 



RECUICII-, XXXIII. — TROISIÈME SÉll., T. I. 



11 



82 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

157. — , v^*"^^"-^-^ c^^^j either (1) " may thou bring me home" Or 

(2) "may thou bring me to the palace". On this ambiguity, see Sethe, A.Z., 44 
(1907), 81. 

" surely thou wilt allow me to see the place where my heart dwelleth". Smwn means 
"surely ", "probably" ' as the following examples show; — »— ^\ "^^ SA h 00 ^'^-^ 

^^AA^^ KTZTt n n ^ >^L=^ " Hc is pFobably a pcasant of his, whohas gone to someone 
else beside him", Éloquent Peasant, Bl, 44 = R90-91; HT ^^^""^ i ^^:2^^'^ 

2^^=^ "peradventure a scorpion has stung him", Metternich stèle, 1!^8; "turn thy 

face toward the North wind at the water's brink' lv\ -^^ m,\\ zi HvY aaaa^ 
-^^^ I _M^ D (5 ^n îc^_ ^ Il I ÎLl I Ci 

^*^ haply thy heart shall be cooled in its affliction ", Harns stèle quoted Brugsch, 



Wôrtb. Suppl., 1061 ; — "^ Vx .^:a ^ ^AAAAAAg|ji _ «— "surely he will be content 

by reason of her praises", Stèle of Nitokris, 2, {À.Z., 35 [1897], 16). Less clear or in- 
structive examples. Westcai\ A, 1; Turin, statue of Horeniheb, 11 ; L., D., III, 140 6, 3 
(Redesiyeh; 11"^^^ is a faulty transcription from the hieratic) ; L.,Z)., III, 175 

1 I AAA^AA C—M 

a, 7 (Silsileh). — The construction with a suffix is without a parallel. 

can be more important than that I should be buried in the land in which I was born?" 

Cf. ■^^- ° Pvll'^ m ^^^^^^ "^^ ^^ ^° little thing that thou shouldst be 

buried, without Barbarians conducting thee (to the tomb)", B258-259. To the Egyp- 
tian there was no dread more intolérable than that he might be interred far from his 
home, and this thème is insisted on in more than one passage below (see especially 
B190-199). Similarly among the good things that the serpent of the phantom isle 
"wished for his shipwrecked guest is that he may be buried in his own city {Ship- 
wrecked Sailor, 169). — That pw-tr hère and elsewhere in the taie can only be the 
interrogative pronoun has been demonstrated above, B 121-122, no te. — The expres- 



sion "bt-hU "burial" is a not uncommon synonym of Y ^^ o (below B193), 

with a similar idea at its base; ib means " to unité", and the meaning of the phrase 

is therefore "the union of the body with the earth" or "the tomb". Cf. (1 - -n J 

^ "^ l\ Pétrie, Qurneh, 30, 5; () a 11 ^ ^ 1^^= Totb., éd. Nav., 

161 ; l| fl J j| i^=±) Paheri, 8. — For the relative clause ms-kwi ïm-f, see Sethe, 

Verbum, II, § 737, footnote. 

160-161. — The next sentences are difïicult. ^^^_ û(1a^\ é'can hardly be 

construed otherwise than as a prayer to the god "come to help me", though I can 
produce no parallel to this use of w s'-L — D^ m <=^ ^ I "that which has 
occurred isagood event", i. e. "a happy event has occurred", namely Sinuhe's victory 



1. So too Sethe, correctitig an alternative rendering nonne? which I had suggested. GrifiSth has proposed 
as an etymology si-m-wn, À. Z., 34 (1896), 39. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 83 

over his adversary and subséquent acquisition of wealth. For the position of pw at 
the beginning of the sentence, cf. ^ ^ ^^ (] '^ ^1 ^1 ^ fô ^ ! ^\ qT© Î "^"^ ' ' ^ ^^"^^^ 
old women to say : this isa happy event", Newberry, Life of Reixlimava, 8, 23, cor- 
rected from my own copy. Sethe points out that the same construction of pw is 
found in the interrogative pw-tr, on which see above ; perhaps also compare the proper 
name Dv\(l ^ . — W^ | possibly "I bave caused God to be gracions". 

_zl 1 -cr^ ' /vwvv\ £_i I o I "^ ' r, Q 

It is not certain, but at the same time a matter of indifférence, whether (with ^ 

AAAA^^ cil. 

erased) or ^ should be read at the bottom of B160. The writing of T ""^ 

suggests that the scribe was thinking of the word for "ofîerings"; but it is not abso- 
lutely necessary to emend htp ntr, as the verb dï ''to cause" has an alternative 

construction with object and pseudoparticiple, cf. ^I^, ,^5 11 00 "iTi VS?^ 

"I let the earth be strewn upon myh^Liv (sn[w]ï-i)'\ belowB201 : ^ U5i^^'g\ 
^ may she cause my statue to prosper and flourish, resting in her 

t^pSri^r"^À^.ï. ii/us., 81 \ -"^^_o r-^<=^n =T j^ 

< > © I Cil I I I AAAAAA TU \\ AAA/VV\ ^—^ 

"may he do the like so as to make good the end of him whom he hath afïlicted". 
For the optative sensé of the verb, cf. ^^3^1^ <=:=>'~^^^'^ ' Sliipwrecked Sailor, 

20. — Mi-iht is perhaps a synonym of l) i , not found elsewhere. ■ — Sfn is the cau- 
sative of the rare word/n "to be infirm", see Admonitions, p. 101. R188 has pre- 
served the words r smnh phwi n sfn-nf with the significant variant H'^'^^ ^^ '^^, 

In conjunction with one another the four short sentences analysed above yield a 
tolerably good sensé, which may thus be paraphrased : — "Come to help me, o thou 
god. One good event has already occurred, and I hâve propitiated the god's anger. 
May he bestow a like favour in causing me to die and be buried in my own land. " 

i62. — "Pitying him whom he had expelled (?) to live in the désert." 'Ib-f 
mr, cf. above B132-133. 7\ is a very rare and obscure verb, perhaps mean- 

ing in its most literal sensé " to press". In the scènes of spinning Benihasan, II, 
4, 14, a process of a kind not easy to define is described by the word a . In 

Ebers, 109, 4, we read ^ |\ t^. ^=^ W ^^ |\ ^ v\ (E 11 ^"^ ^^ f^l (1 <c==> § "^-^ 



{ u *^^ou wilt find it {scil. " the swelling " 'Iwt) goingand coming, pressing (?) 

against the flesh that is under it". Cf. too 'wwv^ <r^ 1 nA^ " he 

makes a document to exclude (?) him from (the rank of) /ca-servant", Urkunden, I, 
13. — Whatever its exact meaning, it is plain that <i/cr-/i/ introduces a relative sen- 
tence of the type of ts-nfim-fBl'iS; sfn-nf B161 ; etc. 

qr\ AAAAAA ,j_— — ^ AAAAAA Q <^ r 

y ^ =^-^R ^) "is he really appeased today ? " 

AAAAAA © O ^'—. i::^ Ci A c:\ M . n AAAAAA .-9 ^ r\ C3 «V yl 



A 



'vvvvv\ ~t^ ^L) —\^ — ■ — L j £—1 ' ■« ( 1 I I u II .vvvvv- -y C n frî -^X 

For the construction " is it (the case) that " cf. 4 ^ Vffl(J ^ ^* 



1. Another curious construction of c^Hs exemplified in ^ «^ --^^^^1 V^_^ o ~'^ 

(in iii 1 "causing falsehood not to be said, and truth not tol^dTTïïfg^f^ litera^ " I caused falsëïï^od,' and 
(a man) did not say it, truth, and (a man) did not come with it ", Calro stèle M. K., 20539, line 8. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



^O " did tins thy servant enter into the temple on the tvventieth?" Pap. 

1 LU n _M«\^ n h AAAAAA g— — 5 ^ /<? ■?L R - ri ^ , ^ . 

Kaliun, 32, 6 (context obscure) ; ^ ^^ v\ ^ ^^ ^ ^=£2ic I \\ aaa^ o I 

^T Mvrïïïl ^^ " lias the 7n't- beat been taken upstream by Shetepebre ? " 

Pap. Kaliun, 33, 12. The suffix in ritt-fis discussed in the footnote to my comments 

on B76-77. The words in min vf ntt-f htp are virtually the protasis of a conditional 

sentence of which sdni-f nh n wl " let him hear the prayer of him who is afar" is 

the apodosis, 

i63. — '"^^'wl^ "prayer" hère and in B213 is masculine, as is shown by 
the lack of the féminine termination' and by the possessive adjective aaaaaa. Elsewhere 
nh-t with féminine gender, cf. Urkunden, IV, 367; Harris 500, recto 7, 4. 

163-164. — The sentences B162-163 are wanting in R, where the difficult sentence 
now to be discussed follows immediately upon sfn-nf. — The version of B is ^ crsi» ] 

clear from the outset that 9 [^ 'wvwv \\ ^è\ ^^ must be a relative clause of the now 

familiar type of "tI «v^a [1 ^^^^^^^^^^ (B148)', and this enables usât once to reject 

hœ-nï in R in favour of hw-nfin B, and toconstrue " him whom lie (the god) had 

(banished [?], oppressed [?])'". Hw t\ m seems obviously an idiom for some penalty 
that can be flicted upon a man, and several obscure illustrations of the expression 



J\ I 

J\ 1 



AAAAAA AAAAAA 



" To whom speak I today ? The oppresser (?) doth wrong, there is no end to it" Le- 
bensmûde, 129; ^~^^ ' ^ 1^"^^ ^^ " I do not partake of oppres- 
sion (??) " Pap. Leiden 347, 6, 7; () ^'^ <A^ <=> |^ [^ û~belowB198- 

199; a proper name | ra ^ , Cairo stèle M. R., 20066. — Wdb- may be merely 
a synonym of wdb " to turn'^ cf. whni- , /jsf-\ — Before hw-nf{R-ni) tl im-J'B 
reads <rr>, but R ^. • We expect lodb " to turn " to be followed fîrst by m 
" from " and then by /' " to", and the reading of R should therefore be accepted; the 
variant of B may be due to assimilation with the /' in r bw in-nf sw im. — Gramma- 
tically therefore we may construe "may he (i. e. the god) turn from him whom he 
hath oppressed (?"?) towards the place whence he took him "; this would be, it must 
be confessed, a very strangely worded sentence. The conjectural sensé is either : 
(1) may the persecuting god leave Sinuhe and return to Egypt; or (2) may the god 
guide Sinuhe back to Egypt. 



1. This would not, in the Berlin nianuscript, be conckisive of itself, cf. .(\i=ri^ B 123-124, note. 

2. Unless this view be taken sw in bw in-nf sw im has no antécédent. — Note that hw-nf tl iin-f ca.nnot 
mean "the place where " without a preceding 1(S. 

3. Selhe tentatively suggests " he for whom the earth quaked with him ", t', being subject ; hw is elsewhere 
used of more orless violent natural phenomena, cf. hw " to rain ", " to flow ". But (1) the combination of n/ 
" for him " and Im-f " with him " is exceedingl}^ unnatural; (8) the analogy of ts-nf im-f, sfn-nf, etc., leads 
one to suppose that " the god" is the subject; (3) in B 198-199, t', is clearly object of the inflaitive, though the 
sensé is obscure. 



NOTES ON IHE STORY OF SINUIIR 85 

165. — Hère R190-192 inserts some sentences, too fragmentary to translate, tliat 

? 

^ in B is palseographically doubtful, but certainly the 
reading of the archétype. Htp-t is incorrect, and should be emended to htp-w. 

:[6S. — Hnwt-(l " the queen', see À. Z., 45 (1908), 129, notes. — The promi- 
nence given to the queen hère and in several other passages (B172, 186, 264, 274) is 
due to the circumstance that Sinuhe had been her spécial attendant in his youth 
(R3-4); he hopes, on returning to Egypt, to recover his former position. 

Î68. — The determinative of rnpi/ in B is a mistake for S). — ^.=.=_ must be 

taken for AAAAA^ " because verily " (see above on B75-77), unless it be preferred 

to omit ^iu=^ as an error. 

168-169. — f) ^ ^ [% ^'^^ ^\ 5 ^^^ P ~^ ^^^ ^ ^ ™'^y ^'^^^ ^^ '^ 
réminiscence of 1]''^^ m ra'^(â A "^ §^^ 7\%>, Prisse, 4, 3. — On icgl see 
Griflfith's note Proc. S. B. A., 13, 74, and îor Is-nf'wi, cf. above B22 = R47. 

169. — 2j) " weak " like an infant (?), only hère; the relation of the word 

to v^ ^^ (e. g. Siitt, l, 265) etc. is unknown. 

i70. — # I is an error for /w^Jl , cf M^^ 

v\ V\ v^ " thou hast lost (thy) virility " B192: it is not clear whether we hâve 

hère the sdm-nf îorm or an intransitive use with dative. 

170-171. — In " ''^"^^"^^^i'^^^^'^ should probably read ^^^| 
'^^A for^ wd\, " death approaches me " ; on swd\ "death" see the note Admonitions, 
p. 95. 

171.- The superfluous r. in ^ J A fl , , , ^^ ^ ^^1 ™ k 1 1 ° '"^ 
hardly be termed an error; it is an orthographical peculiarity not unknown elsewhere, 
cf. ^^' ' '%^, Neferhotep stèle, 33, OT %. ^P "^ -— ^^, ibid., 31, 
quoted by Erman, .4. Z., 43 (1906), 2 footnote; Herr Grapow lias shown me other 
examples' from M. K. sarcophagi, e. g. ^ g=} '^'^^^'vN w^ Lacau, Textes religieux 

78 = Rec. de Trcw., 31, 164. — For ® m read ® . 

171-173. — I now think that thèse sentences should ail betranslated optatively ' : 
— " may they bring me to the city of eternity, and may I serve the Mistress of the 
Universe; o that she may tell me the beauty of her children, and pass eternity beside 
me." The sensé has been almost correctly grasped by Erman, who remarks : " Er 
môchte noch einmal der Kônigin dienen, und mit ihr im Tode vereint sein " [op. cit., 
22, footnote 2). Only it must be noted that the words sms-i nb-t r dr are not, as 
Erman seems to imply, a mère réitération of the wish of 166, but must, in the position 
they occupy, express the désire that even in death he may not be divided from his 
mistress. — Maspero (C. P.\ 70, note 1) understands the words nbt r dr of a sepu!- 



1. In my Germaa translation '' (bald) bringen sie mich zur Siâtte der Ewigkeit" the difQculty of Connecting 
sb-sn Lcl with the foregoing descriptive nominal sentences is very apparent. 



J\ 



86 NOTKS ON THE STORY OF SINUHE 

chral goddess, the coimterpart of the masculine nh r dr;but he does not attempt to 
explain the next words ih dd-ï nfrw msw-s, which indeed seem inexplicable on this 
hypothesis. Nb-t r dr is both hère and in B274 evidently the queen (so too Erman 
and Grifïîth) ; as such it corresponds to the name nb r dr occasionally given to the 
king, cf. Millingen, 2 ; Admonitions, 15, 13. 

172-173. — -Tr-jT^n 'wwvaIJv 8 I o j' "^^ "may she pass eternity beside (?) 

me". So Masp., Erm. rightly. "TT" J 7\ with an object denoting time always 

means " to pass", "'spend"; cf. \^\ f ¥v L Urkunden, IV, 54, and 

similarly61;^Jy.=f°;~p;|^\^,o/,.crt.,66;^J^^|G^|^\| 

0/). aV., 117, -R- |1a§o?'^ f\ 1 "^ J^'fes® °, //ams, I, 1, 2: -75- y e 



^^ ^ .^^PpP^°^s==|(][jj^, 77ie6es, tom6o/W6to/?.^/.--iJr-îishowever 
a serions difïiculty, for which no parallel is forthcoming except \b-fhr-ï B95. We 
might perhaps translate " may she spend eternity over me", i. e. enjoying my service; 
but this is a very dubious alternative. 

173-177. — Sinuhe's reflexions now give place to a few ceremoniously worded 
sentences relating how the Royal decree for his recall was brought to him. 

173-174. — Erman is, I think, certainly right in construing | as the passive 
form sdmwf : "now it had been told unto the Majesty of the king Kheperkere con- 
cerning this condition in which I was". For the construction, cf. |1 l^ra^^. J 
1 lTlO'2^' R22-23. Gr.,Masp., and my German translation less well : "now 

the Majesty of the king spoke". — ( o^ lJ|j| J is of course an error for f o gU ' ï 

— Sstn pn, see on R18. 

174. — The construction wn in /i'6^'isthe most ceremonious way of describ- 

ing actions of the king, see Erman, Àg. Gram.\ § 244; for another example, cf. 

, Brit. Mus., 574 = Sharpe, Eg. Inscr., I. 79. 

^^ ® 

"présents of the roval bounty". Iwt- 

I I I I (^ I AAAAAA <-^— > 

cf. below B211. 245 (in 187 -'is wrongly omitted); the etymological meaning of the 
expression is " stretching out thearm". 

178. — Sinuhe's narrative is hère interrupted to give admittance to a copy of the 
royal rescript decreeing his recall from exile (B 178-199). This is followed almost 
immediately by the "copy of the acknowledgement " sent by Sinuhe (B 204-238), 
after which the story is continued in the first person until the end. That thèse two 
insertions in no wise militate against the view of the text as modelled on the biogra- 
phical inscriptions in tombs has been proved by analogous cases dating from the Old 
Kingdom (Rl-2, note). — From this point onwards B is our sole authority, except for 
two brief passages in which the évidence of late ostraca is forthcoming. 

Mit(i) in y 6 is a masculine substantive, as the following ni shows; simi- 

larly below B204; Pap. Kahun, 9, 2; 12, 1; in theN. K., cf. especially () ^'^'^ 
y j^ AA/ww ^ Sali. I, 9, 1, a convincing proof of the masculine gender of 



AAV^V\ AAAAAA À 

175. — 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 87 

the Word. — For blk un' see Borchardt, Â. Z.,21 (1889), 122-124; Sethe, À. Z., 
30 (1892), 126-127. In the best literary texts this expression is foliowed by the pro- 
noun of the 3rd. person, if the pronoun is in close proximity or at least in the same 
sentence (so hère; belovv B205. 213; Pap. Kahun, 28, 21 = 29, 12)'; otherwise the 
Ist. person is employed (B177; 223). Such an example as swdl ib pw n nb-i ^ a 

Q /WWV\ AA^AAA <^<( •^l' i2. n Ç^ I Ci 

A vgi -o- n ^^^wvAA j^ U2i (I ^^^,Pa/). Kahun, 28, 6 is a defect of style that 

would hâve been intolérable to the author of our taie. 

179-180. — The scribe of B has attempted (though with but partial success) to 
préserve the outward form in which royal rescripts were customarily written. From 
an examination of the decrees of the Old Kingdom (Pétrie, Abydos, II, 17. 18; ^. Z., 
42 [1905], 4) it will be seen that the king's naine and titles there occupy a vertical 
line to the right of the text; the latter begins in a horizontal direction with the words 
i çJ \ (thus reversed), which are at once foliowed by the titles of the addressee 
(cf. also Urkunden, I, 60. 62. 128). Hère the long titles of Senwosret I hâve over- 
lapped into the horizontal line B180, and the words wd stn hâve been connected with 
Sinuhe's title by the préposition aaaa^. — The flagrant error'' 'ImnmfiM for Snwsrt 
(B180) is an overwhelming proof of the ignorance of the scribe of B. — Sinuhe hère 
receives the same title as he held at the time of his flight, namely that of "attendant ", 
"follower" (cf. R2). 

181-185. — The difïiculties presented by the beginning of the decree hâve baffled 
ail translators; Erman has at least rightly seen that the Unes 183-184 allude to the 
privilèges that Sinuhe had foregone through his absence from Court, but his con- 
jecture as to the point of the adjacent context^ does not appear to me to lay the stress 
in the right place; the renderings proposed by Grifïîth and Maspero are open to serions 
philological objections', The first sentences can be redeemed from utter platitudinous 
emptiness only by supposing their final words hr sh n ib-k nk to be strongly emphatic; 
on this view they acquire a real point, declaring that Sinuhe himself alone was respon- 
sible for ail his toilsome wanderings. I therefore render : " thou hast traversed the 



1. I fail to understand why bk is often read instead of b\k; surely this is au anachronisni so far as texts of 
the O K. are conceroed. 

2. This argument aloae would suffice to prove that (C^^ ^nj Vir "' B235 is not Qt-i " my serfs (?)", 
but a mistake for /c'^ n?» " *e ofHce of Vizier ". 

3. It is incredible ihai ibis should be anything else but a mistake. Maspero too views it as such (M. S., 
p. xxxvi), butadds, to ray mind quite uniiecessarily : " Si pourtant elle (the combiuation of the cartouches of 
AI and SI) était préméditée, on pourrait dire que l'auteur, en accouplant ces deux cartouches dans un même 
protocole, a voulu indiquer le règne commun des deux princes. " Apart from ail else, Amenemhet was long 
since dead at the time of Sinuhe's recall. 

4. " Der Sinn der Sâtze mage etwa sein : dein Vergehen hat sich selbst gestraft; fern von deinem natûr- 
lichen Wirkuugskreis hast du dein Leben zugebracht ", op. cit., p. 22, footnote 7. 

5. Both scholars translate ptri in 183 as au interjection. Gr.'s version of the next sentences is as follows : 
" thou hast not blasphemed, so also the accusation against thee hath been repelled. So also thy sayiugs hâve 
been respected; thou hast not spoken against the Council of the Nobles ". But mdw-k can hardly mean " the 
accusation against thee"; m sh n srw must surely signify " in the Council ", in spite of the idiom mdw m 
(A. Z., 29 [1891], 49-52); nor does Itn mean " to respect". — Masp., C. P.^, p. 71, translates thèse same sen- 
tences as prohibitions, in which case ^é\ or JL \r\ would be required in the place of —JT-p, 



4 



V 
88 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

Jands, and hast gone forth from Kedmi to Retenu, and land has handed thee on to land, 
by the counsel of thine own lieart alone". The rhetorical question that follows urges 
Sinuhe to consider the benefits he has thus sacrificed by his folly : " what hast thou 
caused to be done unto thee?" The answer is : " thou dost not curse (?), yet (?) thy 
Word is rejected; thou dost not speak in the Council of the Nobles, but thy utterances 
are thwarted. " It may be held préférable by some to understand the verbs in thèse 
sentences as having past meaning, but even so this will not afïect the fact that they 
refer to Sinulie's self-deprivation of the advantages he would hâve enjoyed, had he re- 
mained in Egypt. In line 185 the point that Sinuhe alone js to blâme is reiterated in a 
brief antithesis : " this choice carried away thy heart, it was not in (my ?) heart against 
thee". How well the sensé above proposed suits the remainder of the decree will be 
apparent at a glance. 

A , — "1 AAAAAA -. AA/VW\ 

i8î. — ?=TwvCvv is probably for j\ dbn-nk, cf. y^-^ below B201, and 

the note on B 111-112. 

182. — n J\prii, 2nd. masc. pseudoparticiple, thus defectively written like 

Ci 

B193 ; j\\ B257. The foUowing words can in B only be read m Kclinï r Tnw, 

C^ C^ "_ n Ci Ç\y\y) AAAAAA Cl 

but we must emend r Rtnw. — In the parallel passage to the sdm- 

nf-iorm. aaa^ '^Uîi was given (B28) ; the use of the form - — -^ (see Sethe, Verhum, 
II, § 311) is too little known for us to be able to judge whether it is hère rightly em- 
ployed or not. 

182-183. — ^ fTî"^^'^ '"^, cf. hr sh n whyt-f B113. The strong em- 



phasis upon tliese^words is possibly indicated by the curions addition of nk; the literal 
translation " by the advice of thy heart to thee" certainly seems to imply that there 
had been but twoactorsin the entire dramaof Sinuhe's flightand exile, namely himself 
and his own heart'. We shall therefore perhaps be justified in rendering " by the 
counsel of thine heart alone". 

D Ci r -^S:^^ AAAAAA ,,;-g~^ <:;;;:> 

183. — ^ ($ " what hast thou caused to be done tothee?" 

For the use of ir in place of di " to cause " a few rare parallels occur in the Pyramid- 
texts (see Sethe, Verbum, II, § 150 b), and ^^^^-cs>- is occasionally employed for 
^A—iiM in theN. K. {op. cit., II, § 164 6)^ — The next words contain the 

answer to this question. 

' ~~ ^~^^ ^ û _m S) ^~^ Y ^ (3 (1 (3 gj) ^-^ -^ (j ^ §8 ^~^_^| 

|fTlA^^n^[^' ^ (1 "^ ^ "^ "^^ (2 "^^ -^3:^6 . The only sentence hère that does 
not contain difficulties of any sort is n indw-k ni sh n srw " thou dost not speak in the 
Council of the Nobles ". There is just a possibility that the verb might be construed 



1. This personification of the heart is quite Egyplian; cf. Shipiorecked Sailor, 41-2, and tbe note thereoo 
in my Admonitions, p. 104 ad fin. 

2. My German translaiion " Was ha^t du da getan, uiid (was) tat man dir an ? " assumes a clumsy and 
improbable ellipse. The renderings of Gr. and Masp. give to pœ-irl ihe sensé of ptri " behold ", an inter- 
jection not used before the N. K. (see note on B121-122). 

3. On the sirange hieratic determinative given by B to ihis and similar wonls, see Die Er^iihlung des 
Sinuhe, p'. 5 top. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



89 



as a perfect "thou didst not speak", in which case the allusion woulcl be to the oc- 
casion when Sinuhe's affairs were discussed at Court, himself not being présent to 
défend his conduct. But it seems better to take the clause as a generalization, refer- 
ring to Sinuhe's exclusion from the Council throughout the whole time of his absence. 
— ,_fu.'Y\ "^^ d()^^^~-^ ^^ ^ serions difficulty, since in the few instances where the 
Word occurs it has always a bad sensé. In the extremely effaced text Rec. de Trav., 
18,183, line33, the words^^l^S^'^I^^^^P^^^^^^ 
apparently refer to the inundation of the temple of Luxor, and are probably rightly 
rendered by Daressy "cette situation est une grande malédiction, on ne se souvient 
pas (d'un fait semblable) '". So too Piankhi , 86 " There was none slain there M 
I k" ' V d])^ I s^'**'^^^ ^^^ rebels who had blasphemed againstGod". In the 

course of the disturbances among the workmen of the Necropolis in the 29th. year of 



Rameses III a certain man 



fi£w(l^^-ri 



^*. 



i ix\x5 



I I I 



" spent the night cursing the tombs", Pap. Turin, 43, 9; and among the sins of an- 
other man it isrecorded that he^P^P^p -^'^^^ 3^(1 2| n \ J^"^ 
n " cursed a tomb on thewest of the Necropolis ", Sait, 124, verso 1, 1. Finally, 
Demotic makes it quite clear that this word is the prototype of the Coptic o-yô. ' ' blas- 
phemia'"; see Br., Wor^6,, 240; Suppl., 323; Sethon, I, 5, 10 (with GrifRth's note); 
Pap. mag. Leiden, 19, 15. Apparently the only possible way of preserving its usual 
sensé to w^\ hère, is to construe the folio wing words hsf-tw mdw-k as antithetic to 
it, i. e. " though thou dost not curse, yet is thy word. rejected". — (1 *=^ occurs 

transitively only in one other passage, namely Mar., Abyd., II, 30, 37 (stèle of Ne- 
ferhotep) I] ~^ ""^^^ v\ ^_^ y J] " he who shall thwart what my Majesty commands "; 

Prisse, 13, 11 



with m " to oppose (?) ", cf. ^1^ ^^^^ D 



— J AA/NAAA 







@ 



(perhaps similarly, 14, 3); ibid., 15, 1. 6 are obscure passages. 

is us( 

haps 



AAAAAA —LL U^ I 

is used for "foes" Nav., Deir-el-Bahari , 84, 2; ^OGn¥.u., Edfou, I, 150. 186. Per- 









D Jf 



''secret ", " mystery ", is connected with the same stem (" that which 
opposes itself to the searcher", "is elusive"?), cf. R., /. H., 26, 12; Rifeh, I, 12; 
Anast., I, 1,7; Louvre, C 232. 

185. — In l\ ^'^^ ^ ^ Y the ' ' blank-cheque " word 



shr refers to Sinuhe's unresisting acceptance of ail the disadvantages above detailed; 
"this choice" perhaps rendors the sensé more closely than either "this counsel " or 
" this mode of life" would do. For the construction see R20-22 note, and for the 
s d m-nf ior m cf. hkl pn 'mwinsi rdi-nf-wi r hpt-f BUS. — A^ ntf m^ rk might be 



1. 1 quote from my owq collation of the passage. Daressy's painstaking attempt to decipher the worn, 
scarcely visible, signs, is worthy of ali commendation. During my récent visit to Thebes I made an effort to 
revise the text, and was able to correct the published copy in places; a really satisfactory transcript could not 
howeverbe obtained without good squeezes. 

2. Admonitions, p. 53, is tp be corrected accordingly. 



RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 



12 



90 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

translatée! eitlier (1) " it was not in (any) lieart against thee" or (2) " it was not in my 
heart {ib-i) against thee". The latter version appears to me the more probable, the 
suffix Ist. sing. being often omitted in B. 

185-187 . — While Sinuhe has been sojourning in a foreign land, the princess 
Nofru, his former mistress, has become queen of Egypt, her children hâve grown up 
and are received at Court. This the king narrâtes to Sinuhe, urging him to return to 
his own land, where the favour of the royal princes, Nofru's children, will be resto- 
red to him. 

185. — Pt-k tn " this thy heaven", a very violent metaphor for " thy mistress ", 
and a striking example of the artificial style employed in the taie. 

186. — J ' "K^ ^ ' mn-s rwd-s "■ prospers and flourishes" ; the collocation is 

^AAAA^ui ^ ij I B» (scr^'^ ^ ff\ n 1 n f^î^î^ n <=> -^A. r ni 

a verv common one, as for example m ^^ 1 Jï T û ' 1 ^ ô^ M 

Admonitions, 2, 11; cf. too a quotation contained in the note on B160-161. "^^[l 
is a unique and unfortunate spelling, "^^ elsewhere beiog an abbreviation ior dlir. 



cf. above B50; Shipwrecked Sailor, 132. — ^v x "today" like simple min, cf. 

Lebensmûde, 5; L., D., II, 150 a, 16 (Hammamat, Hnw); Totb., éd. Nav., 179, 3; etc. 

In n n ^ 1 l^U'=^=^ the first Word is utterly obscure, and almost 

certainly corrupt'. The sensé must be " she participâtes in the kingship of the land ". 

187. — Vrf ^n probably meant originally "interior" of a building, and 

/T7i D Ci vil» "2 <- ^ -v 

has a wide meaning in the phrase | y^ i n . For the restricted sensé ' ' the Court ", 
i. e. the apartment where the courtiers were received, cf. R19;B251. 282. 284; 

Hatnub, 9, 3. The erroneous writing with |j becomes a habit in the N. K. and has 
given rise, in Pap. Hood, II, 10, to the monstrous spelling M» y^ <^^ \^- 

S ^PP ^0 T ^=^¥^A^P is translated in 

my German version by ' ' du sollst lange geniessen die herrlichen Dinge, die sie dir geben, 
du sollst von ihren Gaben leben", which differs but little from Erman's rendering. 

Erman however understands tolh-k spss as " du wirst an dem Trefïlichen Uberfluss 

haben". Tliere is apparently no authority for this sensé of wl/i, and of the active 
meanings of that verb " to place", " to offer", " to add", " to leave " none is hère 
suitable. The parallelism of the verbs wlh-k and 'nh-k strongly suggests that the 
former must hère hâve its common intransitive sensé " to endure", " live long ", though 
in this case a préposition (m or hr) must be lost before spss. The sensé will then be 
the same as -^h^ SA^^^^-^^ ' ' "^^"^ i Jf ^^^tcar, 7, 21; for the con- 
str action see Erman, Sprache des Pap. Westcars, § 91 '. — f*^ ^ I can hardly be 

£::> I I i I 



1. Masp. 's suggestion {M. S., p. ix) appears lo me far too venturesome. 

2. Masp., C. P.^, p. 71, renders « laisse les richesses qui t'appartiennent », reading iustead or 

n , _ A. n Ci '=^ 

AAAAAA ( — ^ A^A^A^ fi ) ! ^^ too Gr. But even if ntt were palaeographically possible, it coula not agrée 

with spss, which requires either nti or ntlw; uor would it be easy to parallel the phrase ntt-sn nk. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 91 

right a^ it stands, ^wt needing a determinative or complément of some sort; emend 
^1 ^( ,)| , /^^^-'-^'^ as in B 175. 211.245. 

188. — For^^^__^y^^ "return thou", cf. ^^^ B5-6. 19; Sethe 

however classes this example with some other similarly periphrastic imperatives 
{Verbum, II, § 497). — For the form -^ ^^'^ir:^ in a final sentence, see Sethe, Ver- 
bum, II, § 252, 8, and cf. Shipwrecked Sailor, 134. 158. 

i89. — (1 (3 y [1 r'for now verily"; hère again, as in Sinuhe's own reflexions 

(B159), the hope of burial in Egyptis held ont as the chief inducement to return from 

abroad. 

190. — ^ «^ fe^ K^^.e=^"thou hast lost thy virile strength"; 

o 7\ ^=^^-4, -^. -^^ -ce^ 1^^ ^ 

for fh-nk cf. B170, note; bllwt is a â'^ia^ XeyôiJLevov, for which Maspero ingeniously sug- 

gests J "î^"^. "^^ i Pv ,- ' a postulated derivative of J 1^ "^^ | r=Q) (M. S., 
p. 83). 

190-191. -\\l\^^'^ ^(2°^<â>H^r<->(l^^''^^emember 
thou the day of burial, and (thy) attainment of the blessed state" ; the mental picture 
hère summoned up passes insensibly into a review of the customary rites of burial. — 
~75~ <=:=> (1 "'"'^ \) is a common, but not quite easy , phrase ; its gênerai sensé is very 

plainly indicated by the following quotation, <=> AAAAA/^ ^^^^ ^^^^=^^, <=> îi 

"I went forth from my house to my tomb, I attained the blessed state" Carro stèle 
M. K., 20506. The grammatical difficulty consists in the fact that ""TT" must be 

given an intransitive meaning " to pass" (into a state), whereas the verb is elsewhere 
active "tosend", "conduct", "pass (time)", except in the proverbial tag ^îH^ 

~7r~ ^ "one génération passes, and another springs up, "Mar., ^6î/c/., I, 

^ -A Ci I <c > 

51, 36; Inscr. dédie, 66; Harris, 500, recto 6, 3; M. Mùller, Liebeslieder, pi. I., 
1. 2. The hypothesis of a confusion with "TT" "to hasten" seems to win support from 
the occasional appearance of that verb as a variant in the phrase hère discussed, cf. Cairo 
stèle M.K., 20506 (quoted above); 20005; and archaistically Pétrie, Koptos, 18, 3; 
Louvre Apis, 339 = Rec. de Trav., 22, 178; and a motive for such a confusion might 
be found in the fact that a very similar phrase in which ~TT' J has its regular active 
sensé "topass", "spend" time, occurs in the mastabas of the 0. K. ; cf. iT' \\\ y 
I) _ I "spending the âge of blessedness with his god'", Mar., Mast., D6; 

~rr"J (1 ^^ y op. cit., D38. However against this suggestion must be set 

the fact that "Tï" J is far more fréquent than ~7î~ in the phrase r îmlh, and 

occurs in texts irreproachable in respect both of âge and of orthography, cf. Siut, IV, 
66; Benihasan, I, 24. 41; Cairo stèle M.K., 20458. We must content ourselves 
with the verdict non liquet. 

Sn 'vww\ cî-?i (S ra n K l-fV^'fl i ""'"i Ira n (à c^ 



lllJî^ I \\D 



1. It has beea suggested that r is hère omitted. But (1) the phrase sb /• imlh is not atte?ted before the 
M. K., nor has it evea then the additional words (ir ntr-f, hr nb-f; (2) the translation " spending the âge of 
blessedness with his god (lord) " is clearly more likely than " passing into blessedness with his lord ". 



92 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



^bl" 



the nighttime is devoted to thee witli oils and with wrappings (made 
by the hands of Tlyt". Wd' means properly "to sever"; thence ''to divide the true 
from the false" and so "to judge" persons; lastly "to assign" to a person that which 

fi ^CIZ^ 

7' ^ AVNA^ ff) [1 ^ "" "Ptah assigned to thee thy mouth on the day of thy birth" Metter- 



nicli stèle, 147 ^ y> r-'-] ^_, ^ "^^ \ ' ^ ^vM ^ ® " i^^y fields are assigned to 

^ m ^^ t\ ^^T Mission, Y, 283 (Amenemhet); similarly Mission, V, Neferhotep, 
pi. 3, second row, left. — The spelling v\ ^ ^^(2 1 1 for v\ "Ni can be paral- 
leled from Pap. med. Hearst, 11, 18; 12, 8. — The goddess Tlyt is known to hâve 
been the patroness of weaving ; the wish to be swathed in bandages of her making 
seems to occur in the much-damaged passage Anast., I, 4, 1 ; and there is an obscure 
allusion of the same kind Cairo stèle M. K., 20565. 

192-193. — n I A(2 K\ ^ X K\ ■ ■ "a procession is made for tliee 

on the day of interment". Sms-wdl is the technical term for the funeral cortège, in 
which ail manner of emblems and strange images were borne upon the shoulders of 
the servants of the deceased; the words | |Q '^ >> \ ^^'^ found in a scène depicting 
such a cortège in the Theban tonib of "Intj'-ïkv (temp. Senwosret I.); in two other 
tombs n ly\ V:> fl A^=: A ^ -^^^ ^'"'^ T m n "a procession consisting ofevery- 

thing (i. e. with ail the outfit of the funerary ritual) as is made for the chief courtier" 
is wished for the deceased, Urkunden, IV, 1200 (Mnhpr); Rec. de Trav., 20, 214 
(Snnfr); and in yet another tomb an attendant is depicted carrying the ft yTy v 
""'^^9 ^ V \ "vessels of the funerary cortège", Urkunden, IV, 1023 Cl/nnms). 

sarcophagus of fresh cedarwood, painted and carved with the finest (art ?) of the 
Pr-nfr, the mummy-case of refined (?) gold, ornamented with real lapis lazuli", 
Louvre, Cil; the word w'i is known from no other source. — In the text of B can 
hardly be correct as its stands; if be the original reading, a sufhx must be supplied 
to qualify it, tp-f "its head", i. e. the head of the mummy-case, or rather of the stucco 
and gilt covering of the mummy. But is it not more likely that hkr or some such 
Avord should be substituted for , as in the Louvre stèle above quoted? — Bv "^ 
^^ ^ "the heaven above thee" , scholars hâve considered that a canopy is meant, but 



the référence may possibly be to the conception of the lid of the sarcophagus as sym- 
bolizing the goddess Nut, see Schàfer, Priestergràber, p. 121. 

193-194.— ^vfll 'n " thou art placed in the portable shrine". For 

the writing of the pseudo participle dUï see above B 182, note; the ftî H ^ is de- 



-ç- ^ 



picted Der el Gebrawi, II, 7. 10, and is mentioned again in the sentence A ,,, , 

^4 0=^5^^^ l^lT", Champ., Not. descr., 1,836. 



NOTES ON THE 8T0RY OF SINIH'E 93 



194-195. - For ^^J J1^ 11 ® ^ ,^. ^ifl IPS ^'■='^«"'«"" (^^^- 



de Trac, 17, 2) aptly quotes two later monuments : # j j ^^^ 

^"^^""^ A/wvvA [1 ji 1 ^ Mar., Mon. die, 61 = Piehl, Iiiscr. hier., I, 44 (N. K 

vgi ® JU^ W ' <=^ 4 ir ^ — ^ fi T ^"^'^•' "^' '^'^ (Ptolemaic period). On the évi- 

dence of thèse quotations it is tempting to correct ^^ "^ dh ^ " ^^^^ weary ones", 

AAAAAA 

(i. e. the dead, see Admonitions, p. 56) into ^;^!;CXi "dwarfs", this being the M. K. 



AA/\AAA 
/vAAAAA 



writing of the word nm(\) of later periods, cf. ;XXCC above the heads of stunted dwarfs 

Beniliasan, II, 16. 32; the passage would then allude, not to a danse macabre, but 

to a dance known as the " dance of the dwarfs"'. Among the funerary scènes of the 

tombs a dance performed by men wearing curions reed-caps is not uncommonly depicted 

(e. g. Tylor, Tonib ofRenni, 12), and the accompanying inscriptions give as the 

description of thèse persons a woid exceedingly like the terni for dwarfs at Béni- 
ra ri ^1 /WWSA ^ ^ ^ AWWW. ^ ^ 

hasan: cf. ^^ Hy^"""^ V V T^^^^-b^^^' iomb of " I nff-ikr ; .wvaaa 'wws^ v\ v\ Thebes, 

c^ /wwNA V?\ V:^ Paheri, 5. 
Unfortunately for the hypothesis of a " dance of the dwarfs", the phonetic writing 
mwio occurs in a tomb of the M. K. behind the Ramesseum, where the j j^^ ^ ^^ 
encourages the dancers with the words -^iJ^^y yy ^ {QlmB^hi., Ramesseum, 
9). On the évidence above adduced one can only conclude that the archétype of the 
taie of Sinuhe, or the source from which the sentence was drawn, gave the reading 
AAWA v>\\ vf^ mw-w ; iYiiQ mifamiliar word was then misunderstood by the scribe of 

Awvw\ JlT JS. ɣ www ^ ^ ^o 

B, wiio substituted for it nnyw ; other scribes however misinterpreted 'vwvna ^ v\ ^^ 

'WWW ^Q A^^AAA _Zr _Zr I I I 

as /vww^ wAAA ^ " dwarfs", of which a modernized spelling was adopted in later quo- 

/WWVA III 

tations of the passage. It is not without regret that we hâve to replace the ''dance 
of the dwarfs", with its suggestive bearing upon the question of Herkhuf's dancing 
pygmy, by a " dance of the Mww " with its inexplicable and unenlightening name. 



Ci AA/WW 

195. — n n ^ n 1^'*=^^=^= "the ofïerins:-table is invoked for 

U lirJ()(a,_^ J il I I I >l Di I I ^ 



thee". Cf.|/I\J-wwM^^^,,^noc=)L., D., II, 71 b; and similarly L.,Z).,III, 
282 d\ Mar., Dend., I, 32. Dbht-htp is a term for the altar decked with funerary 



meal; in a quite concrète sensé, ^ ^,^1^^=^ i_^ " an altar of gold and silver" 
Urkunden, IV, 22. The allusion hère is of course to the ^?-^ ofïerings, which the 
deceased comes forth to enjoy ! ^ [] p ^ /www'? 8 ^w^ "at the sound of the summons 
of the offerer" (cf. Turin, 104; LeidenY, 10; Louvre, A54. C74; Mission,Y, 544 
[Thebes, tomb of ^"^ (](]]). 

196. — The expression ^^^^ | "^^ "S Y ^"^-^ " ^* ^^^^ ^'^^'' ^^ ^^'^•^ stelae " oc- 



1. Sethe's explauation of ir-ttc hblbi {Verbuin, II, § £01) is clearly an oversight. Thèse words cauiiot be 
a mère periphrasis of " es wird getanzt", on account of the following substantive. Hblbi is hère clearly a 
substantivally-used infinitive governing the genitive iiiiyiv. 



94 NOTES ON THE STORY OF SINHUE 

curs nowhere else. The stèle was itself a false door, and the phrase is therefore not 
inappropriate, but the proximity of r ri is-k (B195) suggests that /' ri may hâve been 
borrowed thence. Perhaps should be read, and further the singular '6'-A-. 

196-197 . — "In the midst of the royal children " naturally means " \i\ the midst 
of the pyramids" (B301) which the royal children had built for themselves around the 
sepulchre of the king. 

197. — -^^ 0^^^^"^^^^^ clearly means "thou shalt surely not die in 
a foreign land"; the construction possibly belongs to the type ion sdm-f; Erman, Ag. 
Gramm. \ § 239, though an exact parallel is wanting. — For I "^^^ ] v\ (^ ^ 
cf- J Jl A ^^"^^ "fK B259, where osistheinfinitive. Thèse examples' 
show that hs "to introduce", "be introduced into" (instances are quoted by Sethe, 
Die Einsetzung des Veziers, p. 11, note 39) belongs to the biliteral class, cf. too the 
fréquent heading of temple scènes l^''yf J ' • This verb is therefore to be distin- 
guished carefully from J I oyice "to swell", "flow forth", which présents ail the 
characteristics of the 3œ. geminatœ class (the infinitive already L.,Z)., II, 149 /", 3 
[Hammamat, Dyn. 11.]). The meaning "to conduct" to the tomb exemplified in the 
passages from our taie occurs nowhere else. 

198. — The allusion to the Asiatic practice of wrapping the corpse in the skin 
of a ram is interesting, but I fînd no archaeological confirmation. Maspero rightly 
quotes Hdt., 11,81, in illustration of tlie Egyptian's répugnance to woollen burial gar- 
ments, but at the same time cites a case in which this préjudice was disregarded 
{C.P.\ p. 73, footnote 1). — ^ ^ 0''^^ "when thy tomb is made(??)"; dr in 
this form is utterly obscure, see the note Admonitions, p, 28 on the varions words 
from the same stem. 

i5'(5-:/9.9. -- n@lK (Çl<=>e ^^^==== is another very difïicult sentence. For 
hw-tl see the note on B 163-164. I cannot escape from the impression that thèse words 
must summarize what has preceded, and that we ought to translate : "ail thèse things 
will fall to the ground", i. e. be avoided by thy return. It is true however that 
1^ <=>r^ V^ (cf. I I <^=>r\ -^-^j "ail thèse years" Admonitions, 

_^^ _Zr I I AAAAAA (S I I I 1 I 1 I 

13, 2) would then hâve to be read, and the sensé given to hwt-tl lacks ail support. 

199. — °^ d(l î"^ ^ ^ ^-^ "take thought for (thy) corpse and return". Mh 



hr, see Brugsch, Wôrtb., 686-687 and Lebensmûde, 32.78. — T ^^ is evidently 

i -^ I n^ "^ 

the équivalent of j], which is so written in the phrase H \ T "l^ below B259 

(see B 159, note) ; ®t'^<^ "illness" (Brugsch, Wôrtb. Suppl., 884) would make 

£^ 
but little sensé hère. — T^'^'^^^z^is the sdm-f îorm optatively used, see Sethe, Ver- 

bum, II, § 319. 



1. After ~fL<. tijQ emphatic form with gemination would be needful hère if bs belouged to the Sae. infirmae 
class. 



A TRAVERS LA VOCALISATIOxN EGYPTIENNE 95 



A TRAVERS LA VOCALISATION ÉGYPTIENNE 

PAR 

G. Maspero 

§ XXXVII. Naptf.ra, Ranpnahre. — La transcription assyrienne Na-ap-te-ra, 
Naptera du nom de la reine T<cz:>0 , femme de Ramsès II, nous permet d'ajouter 

un chapitre de plus à l'histoire du mot î et par suite à celle de la flexion féminine 

en ^-t'. Le terme féminin I<c=> n + f+r+t y est rendu en effet par napt, qui sup- 
pose, dans l'état non composé, une prononciation "*nafet-nafit, la voyelle placée entre 
F et T étant tombée en composition par suite du jeu d'accent, comme c'est le cas encore 
dans TT 3 Necpôùç-neii-o-to, pour Nebethaî[t]. Il y a donc eu un moment dans la langue 
où, <rr> R de T n + f+r étant tombé et la finale ^ -t du féminin n'étant pas encore 

amuie, T = *nafe-nafi a formé régulièrement un féminin T ^ = *nafet-nafit où le -t 
final était prononcé. Le nomT<::3:>[| Nafetera'-Nafitara' a été composé à ce 

moment-là. Il est du type de ^K^. ^ \^ tafnakhti « sa vaillance », où la mention 
du dieu est sous-entendue à l'ordinaire ou ne se rencontre que par exception comme 
dans Amountafnakhti' : il suppose en premier élément un nom divin de qui la personne 
à qui on le donnait pouvait être dit la beauté ou la bonté, I ^ iJ sa beauté. L'exemple 

le plus ancien que nous en possédions de façon certaine est celui de la reine 
m nî<:r=>(] Ahmasi-Naftera, la femme d'Ahmôsis, remontant ainsi aux débuts 

de la XVIIIe dynastie : il s'est donc formé dans les temps immédiatement antérieurs, 
soit sous les Pasteurs, soit sous laXIP dynastie, et nous ne nous tromperons pas beaucoup, 
je crois, si nous admettons jusqu'à nouvel ordre qu'il naquit au plus tard pendant le 
premier âge thébain. Ce serait par conséquent sous les Sanouosrît que cette forme in- 
termédiaire en -T sonnant aurait existé pour les mots féminins en <==:=> final dont <=:=> 
était tombé : *nafit-nafet, avec -t sonnant, aurait été alors la prononciation courante 
à côté de *nafi-nafe pour le masculin. 

S'il en est ainsi, comment expliquer la prononciation Renpnabre que les trans- 
criptions de la basse époque certifient pour le nom aaa/wn j T<::::^^'? Elle réunit en 
effet, dans une même expression, un nafre féminin qui garde son u, mais qui a perdu 
son T, ainsi d'ailleurs, que le petin « année » auquel il se rapporte : or, si l'observation 
précédente est juste, la chute de <=> radicale a précédé l'amuissement du ^ -t féminin, 

et il y a là une contradiction d'autant plus curieuse qu'à ma connaissance 'wwvs J T <:;::> ^ 

D Ci I ^=i cil 
ne parait pas comme nom propre de personne, avant le second âge thébain, c'est-à- 
dire avant une époque où <=::=> r et <=> -t ne se prononçaient plus en cas pareil. La dif- 
ficulté est plus apparente que réelle, 'wwna j Te était depuis très longtemps un souhait 
consacré pour la nouvelle année, et, comme la plupart des formules imumables, sa pro- 
nonciation s'en était fixée une fois pour toutes à un moment donné. Elle avait dû 
sonner au début *Ranpît-nafrit ou '*Ranpet-nafrét ; l'usage rituel qu'on faisait 



1. Cf. A tracors la cocalisation égyptienne, % XXXVI, dans le Recueil, t. XXXJI, p. 70-77. 

2. H. Ranke, KeUscIiriftllckes Matcrlal zui- AlCâ;/i/ptischen Vohalisation, p. 38, 61. 



96 A TRAVERS LA VOCALISATION ÉGYPTIENNE 

d'elle y arrêta radjectif dans sa forme pleine, comme cela eut lieu au masculin pour 
l'épithète divine T iti^Êep^o-NecçEpàç-Nacpspwç-Nscpcpwc;. Les deux termes qui la composaient, 
retenant tout d'abord conscience de leur identité, éliminèrent leur ^^ -t chacun de leur 
côté, puis, se fondant en un seul mot, devinrent de Ranpet-nafret, en premier lieu 
Ranpenafre puis PeimiiA.&pe : c'est sous cette forme désormais invariable qu'ils furent 
saisis pendant le second âge thébain et transformés en nom de personne. La pronon- 
ciation Renpnafre-Renpenafre porte la marque de deux époques différentes : elle 
prouve que la locution se fixa dans son énonciation en un temps où r<::3> R de !<=> 
N+F+R-T et à plus forte raison le <=> -t féminin sonnaient encore, puis qu'au moment 
où ce '=^ -T s'amuit elle le perdit comme les autres mots de la langue, mais en gardant 
son <=>. La prononciation Nafetera-Naftera démontre que lenomT'=^(l entra 

en usage au moment où <:r=> r ayant disparu, ^ -t sonnait encore : Naftera est pos- 
térieur à Renpenafre, et si le t féminin y subsiste c'est par l'effet de la contraction qui, 
dès le début, réunit les deux termes en un seul mot désormais inséparable. 

Le copte noqpe T. ïtoqpi M. iiè.£ipe B. utiUtas appartient à la même époque que 
Renpnafre, et cette constatation ne manque pas d'intérêt, puisqu'elle nous permet de 
reporter aux temps antérieurs à la /votv/; ramesside l'existence de ce mot, qui ne s'est 
pas encore rencontré dans les textes hiéroglyphiques. Si maintenant on rassemble les 
différentes prononciations de T que les transcriptions nous ont enseignées et qu'on 

essaie de les classer chronologiquement, on obtient le tableau suivant : 

A. — Age memphite 

T Masc, Nafer d'après T naferho-ne^^ep20-nè.q«Çco. 

Î^^Fe'/»., Nafret-nafrit d'après n*.fcpe de pertnii*.{ipe et ti«.Éipe B. itoqpe T. noqpi M. 

utilitas. 

B. — Premier âge thébain 

Série en R Série sans R 

Fém. Nafre d'après PennitA.fepe, né^iàpe B. Masc. Nafe-nafi. 

noqpe T. iioqpi utilitas. Fém. Nafet-nafit d'après Naptera. 

C. — Second âge thébain 

Série en R Série sans R 

Fé7». Nafre-nofre-nofri d'après le copte Masc. Fém. Nafe-nafi, nafa d'après 

n«.Ê.pe-ne.qpe-«oqpi. NAPKHOUROURn A, Riyanappa, 

Nefhotpe 
D. — Age saïte et ptolémaïque 

Série en R Série sajis R 

ilfasc. Nafer-nefer- en composition. Masc. Fém. Noufe-noufi d'après le 

Fém. Nafre-nofre-nofri utilitas d'après le copte. copte, à l'état libre. 

Nif-, nef-, en composition. 

E. — Age copte 



Série en R Série sans R 

Masc. ii*.iàep, en composition. Masc. Fém. no-yqe T. noirqi M. bonus, 

i^(?'7yî. K*.fipe, noqpe, noqpi u^?7?Ya&', à l'état libre. à l'état libre. 

On voit qu'à partir du premier âge thébain, — • très probablement — la série en R 



A TRAVERS LA VOCALISATION ÉGYPTIENNE 97 

ne comprend plus, avec les mots composés où l'élément I s'est comme enkysté, que le 
substantif féminin nafri-nafre. , utilitas : la vie presque entière du mot s'est réfugiée 
dans la série sans r. 

§ XXXVIII. La vocalisation du féminin dans la y.otvTî d'après les transcriptions 
assyriennes. — J'ai raisonné jusqu'à présent comme s'il était certain que les noms 
féminins égyptiens de la xoivtJ fussent vocalises à la finale en k ou en i : cela n'a pas eu 
d'inconvénients, puisque aussi bien il s'agissait de la chute de <==> r et de <=^ -t finaux. 
Le moment est venu de rechercher s'il en est vraiment ainsi, et de nous demander ce 
que les transcriptions assyriennes nous apprennent à ce sujet. 

Elles ne sont pas aussi nombreuses qu'on le souhaiterait. Voici pourtant celles que 
je considère comme certaines : 

\\ ^, \ n^ ®^^ rendu, dans les tablettes d'El-Amarna, huit fois par appa, 

une fois par appi\ 

^^^^|(] ^ est rendu, dans les tablettes d'El-Amarna, une fois par maziqda'. 

(1 H est rendu, dans les tablettes d'El-Amarna, une fois par namsha*. 

j est rendu par êshou en assyrien du VIP siècle et par êshi en néo-babylonien'. 

— ^ L=/l, "^^ est rendu par pahita à Boghaz-keur avec \\ = a. 

Ci \\ 

w j\ est rendu oubeshti en assyrien, ouashtou en nouveau babylonien \ 

'-^^\..=J1, ^"^L=/])iO est rendu par nakhti, nikhti en assyrien, par nakhti en 
néo-babylonien'. 

^^ est rendu par ki en néo-babylonien'. 

'=^ est rendu par hi-he en néo-babylonien \ 

D'après ces exemples, les mots féminins dans la langue de l'âge ahmesside son- 
naient de telle manière que la flexion finale en était perçue par les Cananéens presque 
toujours comme -A, beaucoup plus rarement comme -i; vers les VIII* et VIP siècles, elle 
est exprimée ou par -i , ou par -e ou par -ou. M. Ranke tend à n'accorder à ces variations, 
au moins pour le même temps, qu'une faible importance : comme les finales ne portent 
point d'accent, l'incertitude de la transcription sémitique ne nous permettrait plus d'éta- 



1. Ranke, Keilsehriftliches Material, p. 7. J'avais réuni depuis longtemps la plupart des exemples que 
je cite : je renverrai pourtant au mémoire de Ranke, où ils sont donnés avec le plus grand soin, ce qui 
m'évitera de multiplier les renvois aux originaux. 

2. Ranke, Keilschriftlichns Material, p. 12. — 3. Ibid., p. 13. — 4. IbicL, p. 43. 

5. Ibid., p. 50. Comme ^^^^^ L==/l A =^-^ l /] substantif est une orthographe phonétique pour — -^ 

^ J], où l'ï \\ marque la vocalisation du -t a, féminin tombé. — 6. Ibid., p. 47. 



^»W\AA 



7. Ibid., p. 53. ^'^^'-^ k. -A h II dans ce sens n'est qu'une forme phonétique destinée à rendre la pronon- 
® /=i 1)1 

AA/NAAA A/V>AAA 

ciation du substantif féminin ^-:'-^ l /] nakhtît, lorsque celui-ci eut perdu son t=i -t final. ^-=^^ ^ /] Nakh- 

AAAftAA 

TÎT, /brce, dérive de ^.^7-?^ \1 J] Nakhîti, le fort, qui lui-même est formé sur le vieux substantif féminin 

"^ '" \-=J] NÂKHÎT, qui lui-même est tiré du verbe ^-^^""'^r. . nakhou. C'est un exemple d'usure progressive 

® c _ _ ® (^ l /l ^ ° 

et de surdérivation analogue à l'ensemble de faits qui, en français, a mené la langue vulgaire d'émouooir à 
émotionnor et à é motionne ment par exemple, le vieux mot perdant du terrain et s'eSaçant à mesure que le 
peuple tire de lui un mot nouveau. — 8. Ibid., p. 60. — 9. Ibid., p. 30. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 13 



98 A TRAVERS LA VOCALISATION EGYPTIENNE 

blir exactement leur qualité. Il confesse pourtant que, dans le cas d'un nom tel que celui 

fV II II II 1 1 II 

d'il Awwv Amankhatpi, où la voyelle finale est vingt fois un i, il y a lieu de tenir compte 
de cette persistance et d'admettre que la désinence égyptienne était bien un -i'. Il faut 
appliquer, je crois, le même raisonnement aux exemples cités plus haut et conclure 
d'eux que, dans la xoiv/j ahmesside et ramesside, la flexion du féminin était -a, — 
rarement -i, — tandis que sous les Éthiopiens et à l'âge saïte -a avait disparu, laissant 
le terrain à l'ou et h l'i. Laissons de côté l'ou en ce moment : pour le reste, on se sent 
confirmer dans ces conclusions, si l'on examine les transcriptions des mots égyptiens 
non féminins qui, ou bien ont un \\ -ï final dans la xotvï], ou bien ont un -i final dans 
les transcriptions grecques ou coptes : 

h ''^^~^ sonne era dans T ^ (1 Naft-era, à Boghaz-keuî, avec \\ = a. 

TtTtT -^ \\ '^ sonne shouibda, à El-Amarna avec \\ ^= a. 

T '^^''^ est rendu à El-Amarna par nâpa = nâfa dans le nom Rîya-nâfa o T , 
avec un A qui égale i-e de noirqi-itoTrqe ' . j est rendu à El-Amarna par nâta avec 

un A qui égale I'i-e du copte no-ir'f-tioTTe, tandis qu'à l'âge saïte il est rendu par nouti 
dans le nom géographique j s=> J © Zab-nouti, Sebennytos'. 

On trouve la même alternance dans les finales masculines en i, celles du nom 
d'agent en ^ \\ ti par exemple : l'orthographe des âges postérieurs nous y donne un -i 
où celle de l'âge ahmesside et ramesside comportait un a, rarement un -i. Exemples : 
pour la finale en i, uputi à El-Amarna qui répond à l'égyptien V ^ VW^ ouÂpouïti- 
ououPUTi, messager'', pour la finale en a pitâta de ci^iJ | pidâti, archer\ Disons-le 
en passant, les transcriptions diverses de ce mot très usité paraissent répondre aux 



formes diverses qu'il avait en égyptien ; Wi pidât i du singulier équivaut au pi- 

a I ri 'W"»^ Q I 

TÂTA-piTÂTi-piTÂTOU des textcs cunéiformes, et '^ i pidâtiou-pidâte au pluriel 
répond à pitâtiu-pitâté des transcriptions. 

Si donc nous prenons en considération les témoignages invoqués jusqu'à présent, 
nous croirons que, dans la xoivtq ramesside et ahmesside, la flexion féminine était a, a 
bref de préférence, et quelquefois -i : la forme en -i et en -e, qui est universelle en copte, 
ne se montre normalement qu'à partir de l'âge éthiopien et de l'âge saïte. Mises en ta- 
bleau ces conclusions se présentent de la sorte : 

Age ahmesside et ramesside 



-A dans âpa 












-I dans Api ^ 




Age 


saïte 


et 


PTOLÉMAÏQUE 






A est tombé 








-I dans 


a 


"^iÎTTiç, ~Q<pi(; 








Cop 


'TE 






forme en e 












forme en i 
















oni 



1. Ranke, Keilschri/tUches Material, p. 70. — 2. Ibld., p. 18. — 3. Ibid., p. 54, 61. — 4. Ibid., p. 26. — 
5, Ibid., p. 16-17. 



A TRAVERS LA VOCALISATION EGYPTIENNE 99 

Les transcriptions d'El-Amarna et de Boghaz-keuï se rencontrant dans des pièces 
officielles adressées à la courthébaine, il est probable qu'elles correspondent à la pronon- 
ciation usitée dans cette cour, et par suite à la prononciation type de la xowy^. Ce sera 
donc à cette même origine qu'il faudra rattacher la prononciation en -Â des finales mas- 
culines en \\ de l'orthographe hiéroglyphique, nâtâ de | , nâfâ de T . Comment ré- 
concilier cette vocalisation avec celle qui prévaut plus tard pour les mêmes formes 

ÔPI-ÔPE, NOUTI-NOUTE, NOUFI-NOUFE ? 

Remarquons d'abord qu'il ne s'agit pas de donner au signe W une valeur À qu'il n'a 
jamais eue en égyptien : aux bords du Nil, comme dans tous les pays, l'orthographe, 
une fois fixée, persista longtemps après que la prononciation originale des mots eut 
changé, sans qu'on en puisse conclure pour cela que celle de chacune des lettres qui 
les composent, prise isolément, se soit modifiée : de ce que nous sonnons pan, tan, 
ROA, LOA (après roé et loé) les mots écrits paon, taon, roi, loi, il ne s'ensuit pas 
que la prononciation des signes i eto se soit altérée organiquement partout où nous les 
rencontrons. Prenons êra et comparons-le à (1 .Le son Ê s'y place sous le signe |1, 
et le son ra peut s'y placer sous le signe <r>, comme le prouvent entre autre les trans- 
criptions égyptiennes r'*^ Ra[la]mnana de Labnana, le nom du Liban ; il ne 
nous reste plus d'indication d'une prononciation quelconque pour l'élément \\, dont 
la valeur i est bien prouvée par des exemples tels que n*.V, tcV pour A^ '^v^'^' ^^^^^' 

KousHi pour ^ d'époques différentes. Or cet i final est fort caduc : on sait que 

<— > est devenu è.i, ». en copte, et qu'il échange avec H , ce qui assure à ce mot une 
prononciation analogue ai, a'. Il est tout à fait conforme à l'analogie de supposer que 
(1 avait à l'origine une prononciation araï, éraï où \\ tombant aurait donné ara et 

I'êra entendu par les Sémites \ On peut se demander, s'il ne serait point survenu quelque 
chose de semblable dans les cas que j'ai indiqués plus haut, et si ÂPÂ '^ ne serait pas 

pour *ÂPÂï dérivé d'ÂPÀÎT, forme antique du féminin, ou si nâtâ | et nâfâ T 
n'auraient pas été précédés par un *nâtai, nâfai, où l'i aurait été un résidu de <=> 
disparu. Tout cela est encore trop conjectural pour que j'insiste, excepté peut-être en 
ce qui concerne \\ ^= êra. Nous devons nous borner à constater qu'il y avait dans 
la xotvY^ ahmesside deux terminaisons  et ï d'abord pour la flexion du féminin, ensuite 
pour des masculins qui se terminent en e et i dans le copte. Si les finales en  sont in- 
finiment plus fréquentes que les finales en ï, cela peut tenir à des différences pro- 
vinciales. La cour étant thébaine, la xoivr^ officielle devait présenter de préférence les 
traits caractéristiques du parler de l'Egypte méridionale : ce serait à ce parler qu'ap- 
partiendraient les formes en -a, tandis que les formes en -i seraient des provincialismes 
du Nord, et elles nous révéleraient une des particularités qui distinguaient les patois 
des gens d'Adhou de ceux des gens d'Iabou. Pour marquer nettement ma pensée, les 
formes ÂPÂ, nâtâ, nâfâ seraient les ancêtres lointains des formes «.ne, no-vTe, no-yqe 



1. Ranke, KeilschriftUches Material, p. 11. 

2. Maspero, a traders la vocalisation égyptienne, § XXXVI, dans le Recueil, t. XXXII, p. 77. 

3. Je déduis la vocalisation araï-ara du copte «.pHoy, epHy, inoicem; j'aurai à revenir plus tard sur ce 
point. 



100 A TRAVERS LA VOCALISATION ÉGYPTIENNE 

du thébain, tandis que la forme ÂPi annoncerait les formes en -ï des dialectes du Nord 
a)Tri[ç], noiT'^, noirqi. L'e postérieur vient-il directement de -a plus ancien ou d'une 
diphtongaison NÂTAi-NAT^-noirTe ? La transcription he de -=:^ identique à la finale 

-Tiçdes transcriptions grecques 'Afxjaavefirjç (1 /vwwv-=^ ^^ MovtojjlïJç /www ^|\ ^ Vïï^' 0oxo[jir;ç 

SL^ ^\ ^=^ W^, nous autorise à penser qu'alors déjà, la flexion féminine -i, -e s'était 
diphtonguée avec la voyelle radicale du mot, puis résolue __g) ha+i-ha+e, hai-hae, 
HiE-HÊ-^H : si la résolution a été en h, comme dans '^^ O haiti = g^HT cœur, ou comme 
dans ^^ KHAÎT-KHAÎ, ^H ventre, c'est que la syllabe où elle s'est produite porte l'accent, 
et par conséquent on ne pourrait pas tirer de ces formes un argument contre l'hypothèse 
NÂTA'-NÂTAi-NOUT^-noTTTe. Il faut donc laisser la question en suspens, et nous borner 
pour le moment à constater l'existence de la série NÂTA-noTre pour la langue officielle 
en Haute Egypte, à côté d'une série APi-wm. 

§ XXXIX. Sur d'autres vocalisations en a d'après les transcriptions assyriennes. 
— M. Ranke, devant le témoignage des transcriptions assyriennes, n'a pas hésité à 
faire sienne l'opinion que j'ai exprimée souvent au sujet d'une priorité de l'A sur l'ou 
et sur l'ô à la syllabe accentuée dans beaucoup de racines verbales et nominales du 
copte ^ : les exemples qu'il cite, en plus d'AMÂNOu-AMOUNU-ô.JuoTit, d'après les trans- 
criptions d'El-Amarna et des documents sargonides ANA-OÛNOU-wn, Hâra-Hourou- 

g^top, KÂSHI-KoÛSHOU-[e]i3'ioig, NATA-NOUTI-tiOTTre-noir'^, NÂPA-noTrqe-ito-yqi, SOUt con- 
cluants, et justifient au moins sur ce point les transcriptions que j'ai données de divers 
noms propres, HÂRAOui-HÀRAi-llIpi[u)nJ, pour ^i. iJV^f, Amani-Amaouni-Amoni- 
"Afji[jLa)vi[o<;] pour (1 (1 (1 ^, par exemple. Il n'est pas disposé encore à adopter une partie 
des raisons dont je m'étais efforcé d'étayer mon opinion, très probablement celles que 
j'avais tirées des formes qualitatives en e-n des verbes coptes'. Les transcriptions as- 
syriennes nous fournissent quelques exemples qui viennent à mon aide sur ce point. 
Ainsi, pour £~g s+t+p, en copte cioth, j'avais été amené à supposer dans la xoivy'j 
une prononciatoin satapou-satpou-satpe : actuellement nous avons à Boghaz-keuî, 
la vocalisation shatep dans le prénom de Ramsès II, ShâtepnarÎa ' . Dans ces con- 
ditions, des vocalisations telles que celles de têmou en néo-babylonien dans le nom 
NiPTÊMOU du dieu T\^^ 3 , à côté des transcriptions grecques NecpOfjjjitç, NstpôTfjnç en 
composition et Tôfjioç, 'A-uoOfjio; dans Ua-coùjjio;, où nous avons le même jeu de voyelles 
oy-o et Ê-v]-i à l'âge saïte et ptolémaïque, nous autorisent à restaurer dans laxotvT^, pour 
le nom du dieu, une prononciation Tâma-Tâmou analogue à Hâra-Hârou pour ^^, 
à Khânsa-Khansou pour 1 V^ j) , en grec Xwvai;, en copte «je^nc-igoiic \ à Manti- 

Mantou pour /wwNA v\ ^ , en grec Movc-, Mevx, dans MovxojjiTiç-MevxeiJi^ç, Mwvôi- MwvOt)- dans 



nafjiwvôiQç, 'Ep|Ji(jL>v6t; ■*. 

Le verbe ^-^^-^^ , m+n se rencontre comme man et co mme m in dans les trans- 

criptions d'El-Amarna et de Boghaz-keuî, Manakhpirîya f o cr^ jg J , MinpahitarÎa 
focrri'a^T MiNMUARÎA To^c^l, soit MAN pour la fin de la XVliP et min pour la 



1. Ranke, KellschriftUches Material, p. 71-77. — 2. Ibid., p. 71, note 5. 

3. Ranke, KeilschriftUches Material, p. 59. — 4. Ibid., p. 58. — 5. Ibid., p. 51. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 101 

XIX® dynastie'. Dans les transcriptions grecques, la prononciation est d'abord moun 
chez Muxepïvoç ( o r^ ^1 , dont la forme suppose l'assimilation de n à k par Mounkerî[nos]- 
Mougkerî[nos]-Moukkerî[nos]-Moukerî[nos], puis, quelques siècles plus tard, men 

chez MeNKERÊS et min dans M'.uacppr,.;, Mia^ppr,? foc^ ^ J pour MlNCHAFRÊ-MlSHSHAPHRÊ- 

MiSHPHRÊ. Le copte donne, selon les cas, les vocalisations xxn T. M. B., xxnn T. M. B. 
juLOTTii, juLoitT, starCj persistere, permanere. Ici encore, nous relevons, au plus ancien, 
la forme en a, Manakhpirrîya, puis bientôt après, dans des constructions analogues, 
la forme en I Minpahitarîya, puis, vers le moment de l'arrivée des Grecs, la forme 
en ou Mounkerî-Mounkerê, qui est remplacée vers l'âge ptolémaïque par la forme en e 
Menkerês et, dans un nom fortement altéré tel que Metracppr;?, de Minshafrê Oi^^^^^^^ 
avec assimilation de n à sh-s% par la forme en i; enfin le copte a la batterie complète 
jûïî, Aïoirn, xxnn. Je n'ai voulu invoquer ici que des exemples à peu près certains. Ils s'ac- 
cordent à nous convaincre que le procès phonétique a agi régulièrement de la même 
manière d'A vers È d'un côté, vers ou-o de l'autre, Tâma-Tèmi-Toume, Mâna-Mê[e]ni- 
MouN, et ainsi de suite, au cours des siècles qui séparent la grande époque rames- 
side de l'époque éthiopienne. J'ai avancé ailleurs que l'évolution était déjà accomplie 
dans le gros au début de l'époque éthiopienne, mais peut-on discerner si les modifica- 
tions en H-e et en o-y-o furent contemporaines ou bien si elles se succédèrent et, dans 
ces derniers cas, laquelle précéda l'autre ? Partant des deux noms divins Niptêmou- 
Neftêmou-Nephthêmis T K^ , et NEFHOTPOU-Necpweï)? T PI' ]6 suis tenté de croire 
que le premier représente un état antérieur à l'autre et par conséquent que le qualitatif 
en H se serait développé avant le moment où la racine même changea son  en oy-co-o : 
cela demande toutefois plus de preuves matérielles que je n'en ai sous la main en ce 
moment. 

Milon-la-Chapelle, 28 septembre 1910. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 

PAR 

Max Ringelmann 

Professeur à l'Institut National Agronomique 

CHAPITRE PREMIER 

Le mobilier des maisons ; vases. 
Lampes ; essais sur le fonctionnement des lampes puniques. 

(Suite) 
L'étude des lampes phéniciennes se trouve très bien consignée dans les lignes 
suivantes que leur consacre M. Philippe Berger' : « Les Phéniciens, qui se sont inspirés 



1. Ranke, Kailschriftliches Material, p. 12, 13, 14, 50, 51. 

2. La présence de i dans Min r"^ et de a dans shaf = uievn-mon ^ , me porte à croire que la pro- 

nonciation Minshafrî-Minsmafrê, s'est formée vers la fia de la y.oivvi, quand on ne disait plus Man pour 
' ' " J , mais Min — Min.viuarîya, Minpahitarîya, — et que la vocalisation en o n'avait pas encore éliminé la 

prononciation en a dans Khapa- ^^ • L'affaiblissement de © en ty (ç du grec) nous oblige à descendre aux 

temps les plus rapprochés de l'époque saïte. 

3. Musée Laoigerie de Saint-Louis de Carthage, collection des Pères Blancs formée par le R. P. De- 
lattre; première série. Antiquités puniques, p. 172 et suiv. 



102 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 




pour leur architecture des modèles que leur fournissait la nature, et qui ont reproduit 
dans leurs colonnes et leurs chapiteaux les formes des troncs et des feuillages des arbres 

qui avaient précédé l'emploi de la pierre et du métal, 
ont dû imiter avec la terre cuite les coquillages qui ont 
été leurs premières lampes (il s'agit des bivalves qu'on 
appelle communément coquilles de Saint-Jacques). — 
La lampe est presque toujours accompagnée d'une 
soucoupe sur laquelle elle était posée et qui parfois fait 
corps avec elle. — Ce type de lampe était déjà connu 
par les nécropoles de Sardaigne, si proches parentes 
de celles deCarthage. En Sicile, elles se montrent plus 
rarement ; du moins le Musée de Palerme n'en possède 
que cinq ou six exemplaires dans ses vitrines, sans 
Rio- QQ TcKi^ ^i , i- A' indication d'âge ni de provenance. Les nécropoles de 

rig. d.i. — lable et vases (portion dune or f ^^ 

tasse en bronze trouvée â idalie). Phénicie en Ont aussi foumi et, récemment encore, on 
en a trouvé dans la sépulture du roi Tabnit, à Saïda. L'usage s'en est perpétué jusqu'à 
nos jours dans certaines îles de la Méditerranée, notamment à Malte et à Gozzo\ » 

« Peu à peu, afin de mieux assujettir la mèche, les deux bords se relèvent et s'en- 
roulent davantage, recouvrant la plus grande partie de la lampe et finissant par arriver 
au contact. Puis, par une dernière évolution, ils se soudent entièrement, emprisonnant 
les deux mèches dans deux canaux fermés, en même temps que le bord postérieur se 
relève, si bien que la lampe ne présente plus l'aspect d'une écuelle, mais d'un petit vase 
à trois orifices, un grand par derrière, deux petits par devant. C'est la forme d'où est 
sortie la lampe romaine à deux becs. Plus tard encore les deux becs sont remplacés par 
un bec unique, et le dessus de la lampe se recouvre entièrement, ne laissant subsister 
qu'un trou de plus en plus petit au milieu du couvercle; et sur ce couvercle, on mo- 
dèle dans l'argile des sujets symboliques ou des scènes de la vie intime, suivant que 
la lampe est destinée à un usage religieux ou domestique. » 

Plusieurs lampes ont été trouvées les becs noircis par la flamme et, dit-on, pré- 
sentaient encore des traces de mèche*. 

Comme les lampes puniques, dont nous venons de parler, sont les premiers appa- 
reils d'éclairage que nous rencontrons au cours de notre Essai d'Histoire, il était inté- 
ressant de les expérimenter, avec les méthodes scientifiques actuelles, afin de se rendre 
compte des diverses conditions de leur fonctionnement; les résultats de nos essais, 
de 1908, qu'on trouvera plus loin, ont fait l'objet d'une note qu'a bien voulu com- 
muniquer à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres' M. A. Héron de Ville- 
fosse, que nous nous empressons de remercier ici. 



1. Delattre, Tombeaux puniques de Carthage, p. 16. 

2. Cosmos, 1899, p. 214. 

3. Académie des Inscriptions et Belles -Lettres, 21 août 1908 : Essais sur le fonctionnement des lampes 
puniques, par Max Ringelmann, note présentée par M. A. Héron de Villefosse. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



103 




Fig. 34. 



Lampe archaïque à un bec (Byblos 
Musée du Louvre). 



Pour ces recherches, il nous fallait posséder des lampes authentiques; ce sont les 
pièces représentées par les figures 35, 38 et 39, récoltées dans les fouilles de Carthage 
par M. Drappier, et que nous devons à son obligeance. 

Les figures suivantes donnent la série des principaux spécimens de lampes phé- 
niciennes et puniques : 

Fig. 34. — Lampe phénicienne, archaïque, 
à un bec, trouvée à Byblos (Ernest Renan; 
Musée du Louvre) ' ; on a dû débuter par les 
lampes à un seul bec, dont on n'a trouvé qu'un 
petit nombre de pièces ; presque tous les mo- 
dèles archaïques sont pourvus de deux becs. 

Fig. 35. — (Envoi de M. Drappier.) Lampe 
punique, archaïque, à deux becs, des VII® et 
VI® siècles avant notre ère ; suivant les modèles, les diamètres varient de 0°" 130 à O"" 180. 
Fig. 36. — Lampe punique, type dit de transition, à un bec, trouvée dans la né- 
cropole de Lamta (Musée Alaouï du Bardo, 
Tunis). 

Fig. 37. — Lampe punique, de transition, 
à deux becs (Musée Lavigerie de Carthage ; les 
lampes archaïques et de transition qui se trou- 
vent à ce Musée sont à deux becs). 

Fig. 38. — (Envoi de M. Drappier. ) Lampe 
punique des IV®, IIP et IP siècles avant notre 
ère; celle que nous possédons a pour diamètres 
0°>065 et 0°» 085. 

Toutes ces lampes, dites archaïques et de 
transition, sont modelées en argile; elles ont 
été cuites sans aucune glaçure et sont poreuses ; 
la glaçure et la fabrication du corps de la lampe 
sur le tour de potier, ou dans des moules, n'ap- 
paraissent que plus tard, en Grèce, en Egypte, 
puis chez les Romains \ 

Les lampes delphiniformes et rhodiennes, 
Fig. 35. — Plan et coupe d'une lampe ;arcbaïque trouvées en Phénicie comme à Carthage, 

à deux becs (Carthage). 

contemporaines de celle représentée par la 
figure 38, marquent les débuts de l'influence grecque ; il en est de même des autres 
lampes datant du commencement de notre ère; elles appartiennent donc à une division 
de notre Essai d'Histoire que nous aborderons dans la suite. 




1. Ernest Renan, Mission de Phénicie, p. 490, à propos des lampes trouvées dans les nécropoles de 
Saïda, dit qu'elles sont comme celles des tombeaux des Rois, à Jérusalem ; Saulcy : Voyage autour de la mer 
Morte, I, pp. 357, 362, .366, etc. 

2. Enfin, on adoptera un pied ou support pour une ou plusieurs lampes, on modifiera la forme du réser- 
voir d'huile et on remplacera la terre cuite par du métal. 



104 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



Les lampes puniques sont accompagnées de soucoupes, que les archéologues dé- 
signent sous le nom plus distingué de patères. Nous savons, par expérience, qu'il faut 




Fig. 36. — Vue en plau d'une 

lampe de transition à un bec (Musée Alaouï 

du Bardo). 





Fig. 37. — Vue en plau d'une lampe de transition 
à deux becs (Musée Lavigerie de Carthage). 



Fig. 38. — Plan et coupe verticale 

d'une lampe des 1V% 111= et 11« siècles avant notre 

ère (Carthage). 



absolument un plateau quelconque pour recevoir la lampe dont la terre cuite, sans gla- 
çure, laisse toujours suinter l'huile d'une façon désagréable. Ces patères (fig. 39), ayant 

un diamètre en relation avec les dimensions des 
lampes, sont de simples galettes de terre glaise 
qui ont été embouties irrégulièrement sous forme 
d'assiettes rustiques avant d'être soumises à la 
cuisson. — Pour bien faire reposer la lampe, il 
suffit de garnir la soucoupe d'un peu de sable ou 
de terre retenant, en même temps, l'huile qui peut 
suinter ou déborder. 

Deux choses intéressent les appareils d'éclairage 
dont nous nous occupons : la mèche et le com- 
bustible; au sujet de ce dernier on est d'accord 
pour que ce soit de l'huile d'olives, que le pays four- 
nissait en abondance. 

Pour ce qui concerne les mèches employées dans 
les lampes phéniciennes, on a parlé de la moelle du 
sureau, d'étoupes, de fils ou de filaments divers 
(lin, papyrus, Arundo phragmites, etc.); en tous 




Fig. 89. — Vue eu iilaii et coupe verticale 
d'une soucoupe de lampe (Carthage). 



cas, nous n'avions rien de précis à leur sujet; il nous semble pourtant qu'on a dû trou- 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 105 

ver, dans des fouilles, quelques lampes contenant encore des résidus de mèche qu'il 
aurait été possible d'examiner au microscope ou de faire analyser afin d'avoir certaines 
indications; il y a quelques années, nous avons, à ce propos, appelé l'attention de 
M. Drappier, qui s'occupe des fouilles de Cartilage, et, depuis avril 1905, nous n'avons 
reçu aucune communication relative à une trouvaille et à un examen d'un reste de mèche. 

[Depuis que ces lignes ont été écrites, le Service des Antiquités de Tunisie, dans 
ses fouilles sous-marines faites au large de Mahdia', a trouvé une lampe avec sa mèche 
datant de la fin du II* siècle avant notre ère. — A la fin de 1909, M. Merlin, directeur 
des Antiquités de Tunisie, nous a fait envoyer cette mèche par M. Drappier, et nous 
en avons confié l'étude micrographique â M. Eug. Collin', qui conclut nettement à ce 
que le tissu formant la mèche est constitué par des fibres de lin. — On verra, dans un 
instant, que nos essais de 1908 ont porté sur des fragments de toile de lin et du gros 
fil de lin.] 

Nous avons essayé, sans aucun résultat, la moelle du sureau; que le cylindre de 
moelle soit entier, ou fendu en deux, avec ou sans rainure, ou percé de trous, mis obli- 
quement ou verticalement dans l'huile, la combustion accompagnée de fumées, s'arrête 
au bout de 5 à 10 minutes, lorsque la masse est complètement carbonisée; malgré cela, 
nous avons pu maintenir l'éclairage pendant près d'une demi-heure lorsque le petit 
cylindre de moelle, percé d'un trou suivant son axe, était mis verticalement dans le 
bain d'huile qu'il dépassait de 3 à 4 millimètres, et encore la flamme obtenue était tout 
à fait insignifiante, donnant l'éclairement d'environ le quart d'une veilleuse ! 

Les matières animales, poils de dromadaire, de chèvre et la laine ne peuvent con- 
venir : ces fibres se transformant rapidement en une matière gluante, puis en charbon, 
ne permettent pas l'arrivée de l'huile; c'est avec beaucoup de peines que nous avons 
pu faire brûler pendant une demi-heure une petite mèche formée de trois petits torons 
de laine. 

Par contre, les fibres végétales fonctionnent très bien, mais la mèche ne doit pas 
être grosse, sinon il y a production de fumées abondantes et diminution de lumière. 

Comme matières végétales, nous avons employé avec le même succès : du chanvre, 
de la filasse de lin, du gros fil de lin, des fragments de toile de lin et du coton; mais 
il estplusque probable que le coton n'était pas autrefois utilisé pour cet usage domestique, 
bien que l'on croie qu'il était connu, comme textile, par les Égyptiens de ^antiquité^ 

Les différentes mèches dont il vient d'être fait mention, ayant le même diamètre, 
ont donné les mêmes résultats pratiques comme éclairement et consommation d'huile ; 
les différences résident dans la vie de la mèche, laquelle, se carbonisant plus ou moins 
rapidement, demande à être avancée après des temps variables. 

Certaines lampes carthaginoises, d'après leur infundibulum, semblent pouvoir uti- 



1. Académie de:^ Inscriptions et Belles-Lettres, 1909, p. 67L 

2. Académie des Sciences, 18 juillet 1910 : Détermination de la nature d'une mèche de lampe fiunique, 
note de M. E. Colliii, présentée par M. Guignard. 

3. Max Rin(;elmann, Essai sur l'Histoire du Génie rural, t. I, p. 40, note 3. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 14 



106 ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 

liser des mèches d'un centimètre de diamètre environ. Dans l'unité de temps, une 
grosse mèche déplace, par capillarité, plus d'huile qu'une autre de moindre diamètre; 
comme une grosse mèche peut fournir plus de combustible dans la zone où ce dernier 
se volatilise, il semblerait que l'éclairement de la flamme obtenue soit fonction du 
nombre de brins constituant la mèche et, par suite, du diamètre de cette mèche ; il n'en 
est pas ainsi parce que l'air nécessaire à la combustion complète n'arrive jamais en 
quantité suffisante au centre d'une grosse mèche, où l'huile distille sans brûler en pro- 
duisant des fumées fétides, à moins de réduire les dimensions de la flamme, qui devient 
alors peu éclairante tout en consommant un peu plus d'huile par unité photométrique. 
C'est ainsi que, dans les lampes carthaginoises, deux mèches en mêmes filaments (lin 
ou chanvre), l'une de O'^OOS, l'autre de 0'°006 de diamètre, donnent à peu près le 
même éclairement lorsque les flammes sont réglées à leur maximum d'intensité sans 
production de fumées, et même la petite mèche de 3 millimètres donne une meilleure 
lumière un peu moins rougeâtre, ce qui est dû à une arrivée plus facile d'air et à une 
combustion plus complète de l'huile. 

Les expériences préliminaires nous a^^ant montré que les meilleurs résultats étaient 
obtenus avec des mèches de 3 à 4 millimètres de diamètre, même dans les becs des 
grosses lampes carthaginoises, les essais suivants ont été effectués avec ces petites 
mèches, en abandonnant celles de 6, de 8 et de 10 millimètres de diamètre. 

Nous nous sommes demandé si les lampistes de Carthage trempaient préalablement 
les mèches dans une solution quelconque, afin d'imprégner les filaments de corps capables 
de retarder leur carbonisation ou de diminuer la production des fumées ; en l'absence de 
documents, nous avons abandonné les recherches commencées dans cette voie, quitte à 
les reprendre plus tard; il est très possible que les mèches étaient imprégnées de cer- 
taines matières pouvant modifier l'odeur des produits de la combustion et même déga- 
ger certains parfums. 

Dans nos essais, le combustible employé était de l'huile d'olives que nous nous 
sommes fait envoyer de Sfax, où elle avait été prélevée dans une huilerie indigène. 

Des expériences préalables ont montré qu'il y avait intérêt à ajouter du sel marin 
à l'huile' : nous en avions toujours en excès dans le réservoir des lampes afin que l'huile 
soit saturée de chlorure de sodium (il en faut d'ailleurs très peu). — Les essais com- 
paratifs avec la même huile, salée ou non, et les mêmes mèches, ont fait voir que la 
flamme, et par suite la lumière émise, est plus grande sans production de fumées lors- 
que l'huile est salée; avec l'autre, la flamme doit être plus petite pour éviter qu'elle 
devienne fuligineuse. 

Nous avons cité plus haut un passage de M. Philippe Berger, qui dit qu'on a dû se 
servir de coquilles de Saint-Jacques (Pecten) pour les premières lampes. 

Consulté par nous, notre collègue M. Marchai a bien voulu nous faire savoir que 
le Pecten maximus vit sur les côtes de l'océan Atlantique et le Pecten Jacobœus réside 
dans la Méditerranée, sur le littoral nord^ comme dans l'Archipel grec, les côtes 



1. Comme cela se pratiquait en Egypte au temps d'Hérodote : Hérodote, H, 62. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



107 



d'Asie Mineure, d'Egypte, de Tunisie, de l'Algérie, du Maroc, de l'Espagne, des Ba- 
léares, de la Corse, de la Sardaigne, d'Elbe, de Malte, etc. ; selon M. Bauer, mala- 
cologiste, professeur au lycée Carnot, les Pecten Jacobœus et maximus sont deux 
variétés d'une même espèce. — On voit donc que les Phéniciens avaient à leur dis- 
position, chez eux comme dans leurs colonies, des coquilles de Saint-Jacques qu'ils 
pouvaient utiliser comme appareils d'éclairage. 

Nous avons voulu voir expérimentalement comment se comportait une lampe 
constituée par la valve inférieure de la coquille de Saint-Jacques; disons tout de suite 
qu'un tel appareil fonctionne très bien et donne les mêmes résultats que les lampes 
carthaginoises. La coquille (fîg. 40) avait les dimensions suivantes : 



Grand diamètre D , 
Petit diamètre rf. . 
Creux au point c. . 

Longueur ab 

Longueur he 



0^120 
0,105 
0,021 
0,027 
0,022 



La mèche, en gros fil de lin, à simple torsion de douze fils de caret, formait un 
toron d'environ 3 millimètres de diamètre ; elle baignait dans l'huile d'olives saturée 
de chlorure de sodium, et ses deux extrémités 
reposaient en m (fig. 40) dans la sorte de gorge 
située au milieu des oreillettes ou portions trian- 
gulaires a6e delà valve inférieure. Dans ces con- 
ditions, on obtient deux flammes y ety" (fig. 41) 
plates, triangulaires, de 0'"017à G"" 020 de base, 
de 0°^030 à O^^OSS de hauteur et 0°^006 à 0'"008 
d'épaisseur à la base, sans aucune production de 
fumées. Lors de l'allumage, chaque flamme est 
plus petite et les dimensions précédentes ne sont 
obtenues qu'après une dizaine de minutes de 
marche, quand les oreillettes abe (fig. 40) de la 
coquille atteignent la température voulue pour 
activer la vaporisation de l'huile ; au bout de 20 à 30 minutes, il convient de remuer 

et de remonter un peu les mèches, ce qui se 
pratique facilement avec une grosse arête de 
poisson, une pointe métallique ou une petite 
pince ; si l'on ne touche pas aux mèches, au 
bout de 40 minutes chaque flamme n'a plus 
que O-^OlOà 0°^013 de base et 0°^ 019 à0'"020 
de hauteur. 

Avec les premières dimensions de flammes 
(O'^Ol? à 0^020 de base et 0™030 à 0-^035 
de hauteur) , le pouvoir photométrique de 
chaque flamme est de 1,57 bougie décimale ou 1,50 bougie de paraffine (de 0^020 de. 




Plau de la valve inférieure 
d'un Pecten. 




Fig. 41. — Lampe primitive, à deux flammes, 
faite avec uue coquille de Pecten. 



108 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



diamètre, brûlant avec une flamme de 50 millimètres de longueur). La consommation 
horaire d'huile est de 16 grammes pour les deux flammes, soit 8 grammes pour 1,57 
bougie décimale. 

L'essai précédent montre qu'une semblable lampe, tout à fait primitive, brûle, sans 
production de fumées, 5^'' 09 d'huile d'olives salée par bougie décimale-heure; ce résultat 
est très beau si l'on songe qu'une de nos bonnes lampes perfectionnées nécessite, par 
carcel-heure, 42 grammes d'huile de colza épurée en donnant une flamme de 0'*'040 de 
longueur^ ; comme le carcel correspond à 9,6 bougies décimales, on voit qu'une excellente 
lampe à modérateur, dont la mèche est à double courant d'air et dont la flamme est en- 
tourée d'une cheminée en verre, consomme 4=' 37 d'huile de colza bien épurée par bougie 
décimale-heure, chifïre assez voisin des 5^' 09 d'huile d'olives constatés avec notre lampe 
rustique. 

Ajoutons enfin que d'autres essais ont montré qu'on obtenait d'aussi bons résultats 
en plaçant la mèche, non pas sur les oreillettes m (fig. 40) de la coquille, mais dans les 

rainures n de la valve inférieure, pourvu que le 
niveau x de l'huile (fig. 42) soit à une distance ab 
ne dépassant pas 0^020 environ du pied de la 
flamme^/"' et que cette dernière soit à une dis- 
tance cd an bord d d'au plus 0™040; on peut 
ainsi appliquer plusieurs mèches à une coquille 
de Saint- Jacques et obtenir une sorte de torchère. 
Il est plus que probable que c'est après avoir 
constaté empiriquement que les deux flammes^ 
et y (fig. 41), placées côte à côte, éclairaient 
bien, et que la mèche ah (fig. 42) tenait mieux dans les rainures de la coquille que 
sur les oreillettes abe de la figure 40, qu'on est arrivé à combiner ces deux conditions 
en fabriquant la lampe archaïque indiquée par la figure 35; on améliora ensuite 
l'appareil en soustrayant (au moins partiellement) l'huile du réservoir à l'action des 
poussières et de la chaleur, qui risque de la vaporiser ou de la décomposer, par la dis- 
position de la figure 38, puis, enfin, à l'époque grecque, en isolant complètement ce 
réservoir comme dans les lampes delphiniennes, rhodiennes et chrétiennes. — Il n'y a 
ici que des améliorations apportées au point de vue de l'usage ou de l'emploi de l'ap- 
pareil d'éclairage, sans influencer son intensité lumineuse ou sa dépense de combustible. 
Le fonctionnement des lampes employant l'huile d'olives, salée ou non, est accom- 
pagné d'une odeur caractéristique, comme d'ailleurs tous les appareils d'éclairage 
utilisant les huiles; il est probable que, dans certains cas, on ajoutait au combustible 
des ingrédients capables d'atténuer cette odeur, ou même de dégager un certain parfum 
plus ou moins agréable. 

La manoeuvre des mèches des différentes lampes que nous avons pu expérimenter 




— Coupe verticale de la valve 
inférieure d'un Pecten. 



1. Conditions établies par J.-B. Dumas et Regnault dans leurs recherches pour la vérification du pouvoir 
éclairant du gaz à Paris. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



109 



s'effectue sans aucune difficulté avec une grosse épingle, une arête de poisson de 
mer, un crochet, une pointe en os ou en métal; à plus forte raison avec une petite 
pince métallique; et, alors, nous nous demandons si ce qu'on croit être des pinces 
êpilatoires (qui se trouvent à côté des lampes dans les nécropoles ou les temples) ne 
seraient pas du même type que celles qui furent destinées au service, des appareils 
d'éclairage de la Carthage punique? — D'ailleurs, la 
figure 43 montre, d'après le Cosmos\ une de ces pré- 
tendues pinces êpilatoires trouvées dans les restes de 
la Carthage grecque par le P. Delattre; ajoutons qu'un 
modèle semblable, que nous avons confectionné, a par- 
faitement bien rempli son office pour le service de nos 

Fig. 43. — Élévation et plan d'une pince 
expériences sur les lampes puniques. (dite épilatoire), propre au service des 

lampes puniques. 




Logements des animaux ; mangeoires d'écuries. 

Nous n'avons aucun document pour ce qui concerne les logements des animaux^ ; 
d'ailleurs, ces derniers devaient être en nombre très restreint dans les villas du littoral 

ou dans les environs des comptoirs phéniciens ; comme le 
peuple, dont nous nous occupons ici, vivait de la pêche, de 
l'industrie et surtout du commerce, il devait laisser à d'autres 
le soin d'élever le bétail auquel il suffisait de simples abris. 

Sur une belle coupe d'Esmunjaïr, découverte en 1876 à 
Préneste (actuellement Palestrine), se trouve un tableau dont 
Fig. 44. - Mangeoire portative M. Clermont-Ganneau a donné la signification'; on y voit un 

(portion d'une coupe trouvée tj ^ 

à Préneste; Musée Kircher). char dont les chevaux prennent, au milieu de la journée, 
leur repas dans des sortes de mangeoires portatives (fig. 44). 




Logements des produits. — Magasins creusés dans le rocher ; silos ; 
magasins souterrains. 

Les produits agricoles (grains, dattes, huile, vin), ainsi que beaucoup d'autres 
marchandises, étaient conservés dans des cavernes ou des magasins creusés dans le 
rocher. 

« Nulle part plus qu'à Ruad on n'est frappé de ces gigantesques travaux dans le 
roc, qui sont le trait dominant de la Phénicie et de la Palestine". Les belles citernes 
antiques % qui servent encore de nos jours, ont attiré l'attention des voyageurs. Le châ- 



1. K. P, Delattre : La Nécropole des Rabs, troisième année de fouilles : Cosmos, numéro du 
24 mars 1906, p. 324. 

2. De nombreuses gravures sur des stèles représentent des taureaux, des béliers, des éléphants; le cheval 
figure sur presque toutes les monnaies de Carthage; la colombe et le cygne sont les oiseaux les plus fréquem- 
ment indiqués; des outres représentent des ânes, des chèvres, des dromadaires, etc. 

3. Clermont-G.\nneau ; Études d'Archéologie orientale. L'Imagerie phénicienne et la Mythologie icono- 
logique c/ies les Grecs, partie I, la Coupe phénicienne de Palestrina. — Les objets du trésor de Palestrina ont 
été décrits par MM. Helbig et Conestabile. 

4. Ernest Renan : Mission de Phénicie, p. 40. 

5. SiRABON : XVI, II, 13. 



110 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHENICIE 




Fis. 45. 



teau sarrasin est fondé sur des substructions de rochers taillés d'un fort beau caractère. 
L'espace ou fossé qui s'étend derrière le vieux mur est comme une ville hypogée'. La 
paroi de ce fossé parallèle au mur est creusée, dans toute sa longueur, de cavités (ma- 
gasins, silos, citernes, 
etc.) ayant fait partie 
des anciennes maisons 
de la ville, et au-dessus 
desquelles s'élèvent les 
maisons de la ville ac- 
tuelle. On peut s'en 
faire une idée par la 
figure 45. Nulle part 
on ne comprend mieux 
qu'ici un passage de 
Claudius lolaûs , cité 
par Etienne de Byzan- 
ce', sur la fondation 

Restes de magasins taillés dans le roc (Arad). j, .,, i - • • 

° * ' d une ville phénicien- 

ne. Il s'agit de la ville de Dora (Tantoura) ; mais on aurait pu, sans doute, en dire au- 
tant de toute autre ville phénicienne. Cette façon de tirer le mur de son fossé même 
se remarque à Ruad, à Tortose, à Anefé, à Semar-Gébeil. » 

Dans la maison d'Amrit, dont nous avons déjà parlé (fig. 18), Renan a rencontré, 
dans l'angle sud-est, un puits circulaire très profond, creusé dans le rocher ; mais à 
9 mètres de profondeur, le diamètre se rétrécissait gra- 
duellement et ne permettait plus à un homme d'y tra- 
vailler pour enlever la terre et les grosses pierres qui 
l'encombraient; la coupe verticale de l'ouvrage peut se 
représenter par la figure 46; faut-il voir en A un puisard 
ou un silo à grains? d'autant plus que Renan parle', sans 
autres explications, de silos coniques trouvés dans la ré- 
gion de Tripolis, comme à Byblos. 

Dans la campagne des environs de Tyr, à l'endroit 
appelé Maheyta (signifiant probablement « clôture »), 
Renan* a trouvé des magasins souterrains, étroits boyaux 
A (fig. 47) de 10 mètres de long, taillés en grande partie 
dans le roc R d'un escarpement de 4 à 5 mètres qui ter- 
mine le plateau à l'est; les parois en c et en/ ont une peinture brun rougeâtre encadrant 




Fig. 46. — Coupe verticale d'un 
silo (Amrit). 



1. C'est gratuitement que Pococke (A Description of the East, vol. II, 1'; partie, p. 202) suppose deux 
murs et un bassin entre les deux murs. 

2. Fragm. hist. grœc, IV, 363. 

3. Ernest Renan : Mission de Phénicie, p. 129. 

4. Ernest Renan : Mission de Phénicie, pp. 642-643. 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



111 



l'espace d grossièrement badigeonné ; en 6 et en ^ l'enduit est plaqué de fragments de 
poteries' ; le magasin est couvert de grandes dalles inclinées a, en forme de toit, recou- 
vertes elles-mêmes de terre végétale t; l'entrée était fermée par des pierres p. La vue 




Fior. 47. 



Coupe transversale et portion de coupe longitadinale d'un des magasins 
de Maheyta. 



extérieure est donnée par la figure 48, On compte sept de ces magasins disposés sur 
une seule ligne et il y en aurait encore sept autres dans le voisinage; Renan n'y voit 
pas des caveaux funéraires ou des citernes, lesquelles, placées sur une ligne de faîte, 
n'auraient pu s'alimen- 
ter d'eau; mais comme 
on trouve aux environs 
des « puits en forme de 
jarres », des pressoirs à 
vin et à huile, que le 



gnes, Renan pense que ''"^S- 48 — Vue extérieure de deux des magasins de Maheyta. 

les constructions représentées par les figures 47 et 48 sont des magasins d'une importante 
exploitation agricole, et peut-être servaient de silos destinés à conserver les grains ^ 




1. Ne s'agirait-il pas ici d'une paroi construite d'une façon analogue à celle indiquée par la figure 4, re- 
lative à des tombeaux de la Carthage punique, d'autant plus que la mince séparation verticale entre deux ma- 
gasins consécutifs n'est peut-être pas du rocher taillé, mais une sorte de mur en pisé, dont les terres de diffé- 
rentes natures expliqueraient les colorations des zones « et / (flg. 47) ; le texte de Renan n'est pas assez net 
pour que nous puissions répondre à ces questions. 

2. Au sujet de la conservation des grains, voir nos études sur les Silos à grains, daus le Journal d'Agri- 



112 



ESSAI SUR L'HISTOIRE DU GÉNIE RURAL EN PHÉNICIE 



Amphores et Poteries. 



Les grains, les olives, les dattes et les liquides (vin et huile) étaient logés et con- 
servés dans des récipients en terre cuite. 

Aux fouilles des nécropoles de Sidon, Renan et Gaillardot' ont recueilli, parmi des 
poteries de formes élégantes et variées, une grande jarre de 0'"60 de hauteur, repré- 
sentée par la figure 49; en 

service, cette pièce devait 

avoir sa partie inférieure 

plus ou moins enfoncée en 

terre^comme l'indique notre 

dessin. 

On peut voir au Musée 

de New-York des vases pro- 
venant d'une tombe à Or- 

midia (île de Cypre) : un 

exemplaire, de 0"" 71 de 

hauteur, dont le fond est 

plat, est représenté par la 

figure 50, dans laquelle 

nous avons supprimé la 

partie ornementale ; un au- 
tre, de même galbe, mais malheureusement incomplet, aurait, s'il était restauré, 
1^20 de hauteur environ. 




Fig. 49. — Jarre phénicienne 
(Sidon). 




Fig. 50. 



Vase cypriote (Musée de 
New-York). 



(A continuer.) 



culture pratique, 1901, t. II; pp. 170, 210 et 310 ; notre livre sur le Génie rural appliqué aux Colonies, p. 120, 
121, et notre Essai sur l'Histoire du Génie rural, I, l'Egypte, fig. 61 et 62, pp. 74 et 75 ; t. II, la Chaldée et 
l'Assyrie, fig. 249, 250, pp. 301, 303. 

1. Ernest Renan, Mission de Phénicie, pp. 431-432. 



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TARAFA IBN AL-'ABD AL-BAKRI, Dîwân. Texte arabe publié par M. Seligsohn et accompagné 

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TE'EZÂZA SANBAT (Commandements du Sabbat), accompagné de six autres écrits pseudo-épigra- 

phiques admis par les Falachas ou Juifs d'Abyssinie, texte éthiopien publié et traduit par 

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Collège de France, directeur d'études à l'École des Hautes Études. Tome l. Texte, in-8°. 15 fr. 

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RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A l'aRCHÉOLOGIE ÉGYPTIENNES ET ASSYRIENNES 

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Table r/es niatièrps : Introduction. — DiEEérences phonétiques, — Différences lexicographi- 
ques. — Différences morphologiques. — Différences syntaxiques. — Bibliographie. — Distribution 
du peuple arménien. — Langues parlées par les Arméniens. — Les trois branches de l'arménien 
moderne. — I. Branche de -um. — Dialectes : 1, d'Eiivan; 2, de Tiflis; 3, du Karabagh; 4, de 
Samaxa; 5, d'Asiraxan; 6, de Doulfa; 7, d'Aguiis. — IL Branche de ge. — Dialectes : 1, d'Erze- 
roum; 2. de Mus; 3, de Van; 4, de Diarbékir; .">, de Kharpui-Erzinghian; 6, de Sabin-kara-Hissar ; 
7, de Trébizonde; 8, de Hamsen ; 9, de Malaiia; 10, de Cilicie; 11, de Syrie; 12. d'Arabkir; 13, d'Akn ; 
14, de Sivas; 15, de Tokal ; IH, de Smyrne; 17, d'Ismidt; 18, de Conslantinople; 19, de Rodosto; 
20, de Nacxievan sur le Don; 21, d'Antriche- Hongrie. — III. Branche de -el. — Dialectes : 1, de 
Maraya; 2, de Xoy; 3, d'Artwin. — Errata. 

AL-FAKHRI. Histoire du Khalifat et du Vizirat depuis leurs origines jusqu'à la chute du khalifat abas- 
side de Bagdâdh (11-656 de l'hégire = 6:J2-]258de notre ère) avec des prolégomènes sur les 
principes du gouvernement par Ibn at Tiktakâ. Nouvelle édition du texte arabe par H. Deren- 
bourg. Gr. in-8\ ■ 25 fr, 

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Mâmoun. Texte pehlvi publié pour la première fois avec traduction, commentaire et lexique. 
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beauté. Traduit du persan et annoté par C. Huart. Gr..in-8°. 5 fr. 50 

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historiques et philologiques par J.-B, Chabot, 1 fort vol, gr, in-8°. 25 fr. 



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PHILOLOGIE ET A L'ARCHÉOLOGIE 

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DE TRAVAUX RELATIFS A LA PHILOLOGIE ET A L'ARCHÉOLOGIE 
ÉGYPTIENNES ET ASSYRIENNES 

1911 '^^ Fascicules III et IV 



Contenu : 1) Eine âgyptische Urkunde ûber den Kauf eines bebauten Grundstùckes. Eine philologisch- 
historiscbe Studie, von Nathaaiel Reich. — z) Die EntziSerung der thamûdischen Inschriften, 
von J. J. Hess. — 3) Beitrâge zu den demotiscben Rylands Papyri, von Wilhelm Spiegelberg. — 
4) Recherches sur la famille dont fit partie Montouemhat, par Georges Legrain. — 5) La population 
primitive de l'Egypte, par Edouard Naville. — 6) Nouvelles notes d'èpigraphie et d'archéologie 
assyriennes, par V. Scheil. — 7) Notes on the Slory of Sinuhe, by Alan H. Gardiner. 



mm AGYPTISCHE URKUNDE 
iJBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES. 

EINE PHILOLOGISCH-HISTORISCHE STUDIE. 

\'ON 

Nathaniel Reich. 

In seiner Publikation Der demotisc/ien Papyrus der Strassburger Bibliothek liât 
Wilhelm Spiegelberg auf Tafel VI und X eine Urkunde publiziert, die ans ver- 
schiedenen Grûnden sehr intéressant ist. Die Formeln sind anders, als sie der Ver- 
fasser der Publikation in dem dazugehôrigen Texte auf p. 8 lï. zusammengestellt hat. 
Ausserdem sind die Persônlichkeiten, die in dieser Urkunde auftreten zum grossen 
Telle von lokalhistorischem Interesse fur die zu schreibende Geschichte des Pathyri- 
tischen Gaues, ûber den wir durch demotische und griechische Urkunden verhâlt- 
nismâssig gut unterriclitet sind, welche wolil in nicht allzulanger Zeit erscheinen 
dûrfte. Der Abschnitt Historisches, der dem Kommentar dieser Arbeit angeschlossen 
ist, bildet einen kleinen Ausschnitt daraus. Endlich enthalt der Papyrus einige palâo- 
graphische Schwierigkeiten, welche Spiegelberg in seinem Begleittexte, p. 32 ff., 
nicht gelôst hat. 

Da der Papyrus — er trâgt die Nummer 8 — bisher (es sind nun 8 lahre seit der 
Publikation seines Lichtdruckes vergangen) noch nicht einer grùndlichen Bear- 
beitung unterzogen worden ist, hielt ich es fiir recht, mich mit diesem wichtigen 
Dokument zu beschaftigen, umsomehr als der Begleittext zu einer Anzahl von irrigen 
Anschauungen Anlass geben kônnte und Spiegelberg in demselben den grôssten 
Teil des Recto und Verso nicht ûbersetzt hat. Last not least glaube ich in 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I 15 



114 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

der Lesung einer Anzahl von solchen Stellen der Urkunde, die der Verfasser ihreg 
Begleittextes in der Ûbersetzung wiedergegeben hat, weiter gekommen zu sein als er. 
Eine Transskription des Textes existiert ûberhaupt noch nicht. 

Was den obenerwâhnten Liclitdruck betrifEt, so wâre derselbe als ganz gut gelun- 
gen zu bezeichnen, wenn die Photographie nicht auf einem dunklen Hintergrunde 
aufgenommen wâre, was zur Folge hat, dass man bei kleineren dunklen Punkten 
und Strichen oft nicht weiss, ob man ein demotisches Zeichen oder ein Loch des 
Papyrus vor sich hat. Die im folgenden gegebenen Handkopien habe ich nach den pub- 
lizierten Lichtdrucken ohne Einsicht in das Original angefertigt und ich werde es 
daher in wissenschaftlichem Interesse dankbarst begrùssen, wenn Herr Professer 
Spiegelberg, der dem Originale am nâchsten ist, die zweifelhaften Stellen seines Licht- 
druckes und demzufolge meiner Handkopie verbessert. Ûbrigens hat die Handkopie 
in erster Linie, den Zweck, zu zeigen, was ich auf dem Lichtdrucke gesehen und 
gelesen und in zweiter Linie den, dem Nicht-Demotiker unter den Àgyptologen als 
ein bequemeres Mittel zur Nachpriifung und zur Einfûhrung in das Demotische zu 
dienen. Auf mehr macht meine Handkopie nicht Anspruch und ich bitte ausdrucklich 
den Benùtzer in zweifelhaften Fâllen immer die obenerwâhnte Photographie als die 
gegenwârtig einzig massgebende Quelle zu Rate zu ziehen. 

Aus den eben genannten Grûnden habe ich dieser Handkopie interlinear eine 
palâographische Transskription in Hieroglyphen beigegeben, die dem Nicht-Demo- 
tiker das Lesen vielleicht erleichtert, wie z, B. Maspero als erster mit der Um- 
schreibung eines Telles der Khamois-Novelle in trefflicher Weise den Weg gewiesen 
hat und wie — neben anderen Beispielen — erst vor kurzem Griffith in seinen 
bewundernswerten Rylands Papyri einige derselben in hieroglyphischen Typen 
ùbertragen hat. Sodann habe ich einephonetische Transskription und eine Ubersetzung 
folgen lassen. 

In der Transskription habe ich mich im grossen Ganzen nach dem Vorbilde ge- 
richtet, das uns Griffith und Thompson in ihren neuesten glânzenden Publikationen 
gezeigt haben. Die Idée, welche in der Transskription der beiden Forscher sich aus- 
spricht, ist vielfach missverstanden worden. Wenn z. B. Spiegelberg' sagt, es sel 
von ihm « nach dem Vorgang von Griffith die Umschrift durchgefuhrt worden, 
welche nur das wiedergibt, was wirklich demotisch geschrieben ist » und in demselben 
Atem z. B transskribiert : trt-k^ oder /)'' etc., so ist dies nicht richtig, da beides 
de facto nicht dasteht. Es ist ganz gewiss, dass der âgyptische Schreiber nicht 
einmal eine Ahnung davon hatte, dass in den Pyramidentexten z. B. das Wort 
fur « Hand » pH gelautet hat und er hat gewiss nur an sein toot gedacht, als er 
das âgyptische Wort dafùr niederschrieb. Sicherlich hat er aber das r von trt nicht 
geschrieben. Der Artikel hat gewiss nicht p', t\, ni zur Zeit des Demotischen gelau- 



1. A. a. O., Vorwort, p. 12. 

2. Ibid., p. 8, 3. Zeile des Schémas. 

3. Ibid., 1. Zeile und passim. 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES m 

tet, wo der Unterschied zwischen den verschiedenen Spiritus lents, ja in noch. 
spâterer Zeit sogar des ''Ayn geschwunden ist, sondern so wie das Kopt. n, t, n 
ohne den Spiritus lenis. Es ist daher, wie Griffith und Thompson es getan, einfach 
mit p, t, n zu transskribieren ; das ist es auch, was dasteht. Ja vieles spricht dafûr, 
dass selbst im Hieratischen , besonders der spâteren Zeit, die verschiedenen 
Spiritus lenis nur noch ans historischer Schreibweise beibehalten worden sind, 
etwa so wie andere, nicht einmal phonetische Zeichen aus demselben Grunde, oft 
schon ohne das Verstândnis des Schreibers dafùr, noch geschrieben' wurden. .Doch 
das Hieratische hat wenigstens dieselbe Schrift, schreibt Zeichen fur Zeichen wie 
das Hieroglyphische und man kann daher die Transskription aus Grunden der Con- 
tinuitat beibehalten. Ganz anders steht es mit dem Demotischen. Wie ich in meinen 
Demotischen und griechischen Texten auf Muinientafelchen^ an mehreren Beispielen 
gezeigt, kennt der âgyptische Schreiber langst nicht mehr die Urformen seiner 
Sclirift. Wir haben zwar eine aus dem Hieratischen entstandene, aber voUkommen 
selbststândige Schrift im Demotischen vor uns, deren aus verschiedenen Ligaturen 
hieratischer und demotischer Zeichen entstandene Siglen auch phonetiâch etwas 
anderes bedeuten. Nach Spiegelbergs Vorgang mûssten wir nicht nur das Zeichen 

jj pi transskribieren, sondern z. B. das demotische^ , welches aus ^^ entstanden 

ist mit nt(?, oder das demotische ^ (aus^\) mit ht, etc., etc. Gerade auch deshalb, 

um zu zeigen, dass dies unmôglich ist, habe ich einmal hier einen Text vollstândig in 
Hieroglyphen transskribiert, dem man wohl im ganzen Grossen vvird zustimmen mus- 
sen. Im einzelnen sind wir ja noch nicht immer ganz im klaren, und ich bin mir be- 
wusst, dass man ùber die Transskription des einen oder anderen Zeichens Avird anderer 
Meinung sein kônnen. Doch vvenn wir heute auch noch nicht so weit sind, ailes erklâ- 
ren zu kônnen^ so darf dies kein Grund dafûr sein, gar nic/its zu transskribieren. 

Wir mûssen uns vor allem vor Augen halten, was denn Zweck einer Transkrip- 
tion in lateinischen Lettern ist ; doch nur einzig und allein phonetisch den Text her- 
2ustellen (vorlaufîg ohne Vokale). Dieser Zweck wird bei Spiegelbergs Transskrip- 
tionsweise nicht erfûllt, da wir gânzlich veraltete zumteil sogar zwei Jahrtausende 
altère Formen dabei erhalten. 

Spiegelbergs Behauptung', dass man das Demotische deshalb nicht in Hiero- 
glyphen transskribieren dûrfe, weil der Text nicht in Wirklichkeit vorkomme, 
halte ich ebenfalls fur nicht haltbar. Wir dûrfen vor allem nicht vergessen, dass 
jede Art von Transskription nichts anderes als nur ein Hilfsmittel zur Erleichte- 
rung des Erkennens des Originaltextes ist und sein will und nicht mehr. Wenn wir in 
-anderen Sprachen Umschau halten, so wird zum Beispiel das Sabàische, das ein sûd- 
-arabisches Idiom ist, — ohne den geringsten Einspruch von irgendeiner Seite, — in 
aramàischen Lettern transskribiert, also mit Buchstaben einer ganz anderen, wenn 



1 Leipzig, 1908. 
2. ÀZ., 37. 



116 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

auch verwandten Sprache, und niemand wird behaupten wollen, der so entstandene 
Text musse durchaus auch im Aramâischen einen Sinn geben. Es ist eben nur ein 
Hilfsmittel. Dasselbegilt von Texten in assyrischer Keilschrift, die zuweilen zu dem- 
selben Zwecke mit aramâischen Lettern umschrieben werden.Wir mûssen auf irgend- 
eine Art in der Lage sein, auch die Determinative und sonstigen Zeichen, die fur die 
Orthographie und damit oft fur die ganz andere Bedeutung eines Wortes massgebend 
sind, transskribieren zu kônnen — ebenso wie in anderen Schriften, wie es ja auch 
von den anerkannten Forschern immer geùbt worden ist, 

Kommt es bei der palàographischen Transskription in Hieroglyphen in erster 
Linie darauf an, « was wirklich demotisch geschrieben ist », — also gerade darauf, was 
Sp. fur die phonetische Transskription in Anspruch nimmt, — so soll fur die phone- 
tische Umschreibung gerade umgekehrt auf die Schrift als solche M^eniger Rùcksicht 
genommen v^erden. Wir mûssen im Gegenteil von ihr so weit als môglich absehen, 
wenn wir nicht zu unmôglichen Formen kommen wollen. Es verhâlt sich damit 
genau so, wie z. B. im Hebrâischen bei der Umschreibung in lateinischen Lettern 
(d. h. bei der phonetischen Transskription). Auch hier dùrfen wir nicht genau nach 
der Schrift transskribieren, sonst mùssten wir z. B. auch das Dehnungs-A mitnum- 
schreiben u. à. Dies geschieht eben deshalb nicht, weil wir nicht die Schrift, sondern die 
Sprache zu fixieren haben, wenn wir in lateinischen Lettern umschreiben. Die Schrift 
bietet uns hiebei natùrlich nur insoferne ein Hilfsmittel, als wir durch sie erkennen, 
wie zur Zeit der Niederschrift des Textes gesprochen (nicht : geschrieben) wurde, 

Wenn wir aber z. B. ein demotisches Wort fur « Hand » mit trt transskribieren 
wollten, weil es etwa zwei Jahrtausende fruher einmal so ausgesprochen worden ist, 
so tâten wir etwa dasselbe, wie wenn wir z. B. in einem Briefe Napoléons L oder 
Dantes ailes auf die lateinische Urform zurûckfûhren ♦wùrden, also z. B. das Wort 
maître, resp. maesù^o um jeden Preis mit magister transskribieren wollten, weil es rund 
zwei Jahrtausende fruher einmal so gelautet hat und ohne Rùcksicht darauf zu nehmen, 
dass das g in beiden Fâllen eben ausgefallen ist u. à. Eine Sprache, die uns wie das 
Àgyptische durch rund vier Jahrtausende erhalten ist, lâsst sich eben nicht ûber einen 
einzigen Leisten schlagen. 

Hiezu kommt noch, dass dièse âltesten erreichbaren Formen nicht einmal immer 
aus derselben Zeit stammen, weil einige von ihnen erst spâter zufâlligerweise belegt 
sind. Wir erhielten sodann also einen Text in der Transskription, welche gleichsam 
aus verschiedenen Zeiten zusammengestoppelt wâre. 

Die palâographische Transskription in Hieroglyphen, welche nur dem Nicht- 
Demotiker die Schrift leichter erkennen lassen soll, jagt Spiegelberg bei dem Haupt- 
tore hinaus, da sie keinen lebendigen Text darstelle, wâhrend er die vom Standpunkt 
des Demotikers aus versteinert zu nennenden Formen wie /)', bnrl, trt ' etc. in diesen 



1. la jûngster Zeit scheint dies ûbrigeas Spiegelberg speziell bei trt selber zu fûhleu und sucht durch die 
Schreibung t--t{s\c) eine Vermittlung zu schaSen ; der Strich soll wohl andeutea, dass ein r ausgefallen sei. 
Aber abgesehea davon, dass bei konsequenter Durchfûhrung Missverstàndnisse entstehen mûssen, da das Fol- 
gende wie ein SufHx aussehen wûrde, wird es nicht konsequent durchgefûhrt, sonst musste auch p-, 6-r-, etc; 
analog transskribierl werden. 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTÙCKES ll-if 

nicht mehr dem damaligen Leben angehôrigen Sprachformen zur Hintertùr wieder in 
das Haus hereinlâsst. 

Fur die phonetische Umschreibung, welche — soweit dies bei dem gegenwârtigen 
Stande der demotischen Forschung zu erkennen ist — die lebendigen Laute der Sprache 
darzustellen hat, kann nur — und dies ist der neben den contemporâren griechischen 
Ûberlieferungen von Namen fast einzige und hauptsâchlichste Weg — das Koptische 
als Vorbild dienen. Es ist auch zeitlich das Nâchstliegende, aucli das bezùglich der 
Laute, insbesondere der Vocale, am sichersten Feststehende. (Ober die Umschrei- 
bung des Hieratisctien, welches einer anderen Zeit angehôrt und das uns hier nicht 
zu beschâftigen hat, habe ich mich oben geâussert.) 

Da die Transskription von Griffith und Thompson den obigen Anforderungen 
an eine phonetische Umschreibung am besten entspricht, habe ich sie angenommen. 
Sie ist eine Pionierleistung und wird als solche gewiss im einzelnen Verbesserungen 
vertragen; aber im ganzen Grossen ist die darin ausgesprochene Idée vortrefflich 
und die einzig môgliche. 

Es ist mir ein wahres Herzensbedùrfnis meinem hochverehrten, teuren Lehrer 
und Freunde Bafon von Bissing auch an dieser Stelle innigsten Dank zu sagen fur 
das wohlwollende Interesse und die sehr zutreiïenden Bemerkungen, durch welche er 
auch dièse Arbeit gefôrdert hat. 

Recto 

i/i. ^^'/^.^^ iD«i<r^-yy ^.^^-^•IQ^t' 

? 

jfl> (- <^ ? fi II 1 1 '^'^"^'^ -<ffi>- f^ nnsrtTTA ^ ~i 
Transskription in Hieroglyphen : -=^ \ G ^ ^ \ \l\ -^-LH H (a (?) 

^ ^"^^ Ci iloiniii^<^ Q. \e^r[c^&Lm^^ o J 



c 

01 "" AAAAAA 

C 



H-sp(-t) 27 nt V h-sp(-t) 30 -t [tp 'h(?)] (sw) 21 n Pr-o C-w-s-) Ptl[um]ys sy 
Im Jahre 27= Jahr 30 am 21. [Thot(?)] des Kônigs (L. H. G.) Ptol[ema]ios, desSohnes 
des' 






40 






Ptl,umy[s] P-Sutr [erm] n ntr-w sn-w n ntr-w mnh-w 

Ptolemai[os] « P-Soter» {des Soter)[\mà] derGôtter-GeschwisterjderGôtter-Wohltâter", 



1. Spiegelberg hat a. a. O. : Im Jahre XXVII = Jahr XXX am 21. (Thoi) des Kôuigs Pil[um]is. 

2. Sp. : Sohnes des Ptiumis, des Suir, und der G{ôUer) Br(ûder), der G(ôUer) W(ohltâter). 



1/3 



118 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 



n ntr-w mr yt-w n ntr-w [nt pr-w] p ntr mr mw-t-f p ntv a-tn yt-f 
der ihren Vater liebenden Gôtter, der Gôtter, [welche glânzen,] des seine Mutter lie- 
benden Gottes, des Gottes, dem sein Vater Elire macht', 

ii/i /.//'M'y, ^y^3^,H^''</'«->»^>'"j3i>-X«a-^?»f.tX 



n ntr-w runh-w erm n nt s-mn n Ra-qt [P-sy] 

der Gôtter-Wohltàter, und derer, die eingesetzt sind in Rakote [und Psoi] 



II/2. 



y^^X-M 



S^^-L 



/vv\r^r\A ^ ^ -ei Ci Ci © ® ' 

c Ci //M-^^ii^n © cillll < 

nt n p ts n Ne 

welches im Gau von Ne [Theben] ist'. 






js 'm bk Hr-[sm-t-w Pa-Gb] sy Pa-t-w mw-t-f Ta-stm 

Es spricht der Hirt, Diener desHar[semteu], Patoeb, Sohn desPatu(und) seiner Mutter 
Tasytome\ 



1. SpiEGELBERG : der m(utter)l(iebenden) G(ôtter), der gl(ànsenden) G(ôtter), des s(eine) M(utter) l(ie- 
beuden) Gottes, des G(ottes) d(essen) V(ater) edel ist. 

2. Sp. : der G(otter) W(ohltàter) und derer, welche bestimmt sind in Rakotis und P-soi. 

3. Sp. : welches im thebanischen Gau liegt. 

4. Sp. : «der...?... des Gottes Har-sem-to Pa-Geb Sohn des Pato und der Ta-sotem. » 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTÙCKES 



119 



II/4 



• Ç\^<^\<,'i-<^ l^Un^d^^hj J:i>vw(f^^-^«- 



-Ba. 



Di 



Q 



^ 



PZf' 



miMi^Mm^rji^m 



\> \>i 



n hm-ntî^ n Wrm-w hm-ntr Sm-w Hr-sy-S sy Sbk-htp mw-t-f s-hm-t n s-"nh 

Ta-t • io 
zum Wrm-Profeten und »Sm-Profeten Harsiese, dem Sohne des Sokhotep und seiner 

Mutter der Frau des Alimentes Ta tu' : 

iii/i. ^mJù V '^-,l'^^-//Uv^/m^//l5^(■^/i>iJi£ 



^=i=f= 



Ifl 



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icr^]!^ 



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oielOOe 



'^4^m — Pf|[ 



(2 



mh-k-t(-y) te-k mty ht-y n p ht n swn te s-t 

Du hast mich voll bezahlt'. Du hast mich zufriedengestellt (wôrtl. : mein Herz in 
Ûbereinstimmung gebracht) mit dem Kaufpreis des Platzes (Grundstûckes), 



(sic) 






oc^ 



[; 



;]• 



<e< 



nt qt (-w) hbs-w es mh n sy [sb] a-'n-y e-tb ht e'r n hrt-w 

welcher bebaut, bedacht und mit Turen [und Balken] versehen (wôrtl. : ausgefûllt) ist', 

welchen ich um (baares) Geld gekauft (wôrtl. : an mich gebracht) habe von den 

Nachkommen (wôrtl. : Kindern) ° 



1. Sp. : der Priester (hn-atr) des MneeisC?) und des Apis Har-si-ese Sohn des Sobk-hotep und der S'nh- 
frau Ta-to. 



2. 0(1 (S meint der âgyptische Schreiber, obwohl es eine Verwechslung àhnlicher Zeichen ist, deren Ur- 
sprung ja in Wirklichkeit auf [[ ,— w:-, zurûckgebt. Der Irrtum ist natûilich auf den letzteu Laut unseres 

3. Sp. : mht-k (t^ amaht-k) ti-k mti li^tï-k « du hast in Besits genommen ». 
Wortes (kopt. Juie^'^) zurûckzufûhren. 

4. Der senkrechte lange Strich sollte wohl das s darstellen, welches der àg. Schreiber in hbs irrtûmlich 
vor das b gesetzt batte. 

5. Sp. : « das in Stein gebaut, mit einem Dach versehen und mit Balken gefûllt ist. » 

6. Sp. : von den Kindern kâuflich erworben. 



120 EINE ÀGYPTISCHE URKUNDE 



AAAAftA 



^1 



.1 



n Hp-mn C p mr-èn ne-fV hyn-w rs ybt p s'a n p ntr 

( nt e ne-s S 
des Hpimen (lies : Phimen), des Siegel (?)-Vorstehers {Lesonis)\ Seine {des Piatses) 

Nachbarn' sind : Im Siiden und Osten' : die Ehrwûrdigkeit (das Heiligtum) des 

Gottes=. 

IV/1. |</^\iL^. \ 'n^^^^\\)l^y,^ZkZ)\X^^^.\,4%^;^^^ 

mht t s-t n Pa-t-s-o ■ t sy P-hb hn" p hyr [a C^)] n s-t-w 

Im Nord en : der Platz des Patseo, des Sohnes des Phib, und die Strasse [zu (?)] den 
Plâtzen'. 

AA/WNA ^ !\ n 

lO Ci <^ > I I ^^ 

'm;z^ t s-t Ns-Mn sy NJit-Mn tint(?) n liyn-w n t s-t nt hry tr-s 

ImWesten : das Grundstûck des Esmin, des Sohnes des Nechtmin. In Summa(?) die 
Nachbarn des obgenannten Grundstùckes (ist es) in seiner Gânze. 



iv/3. <AM?^^Jw/^(^:;^^f<r>.|i^;;3 .^^%/t,3>fi-VoiK 



1. Die hier von dem àgyptischen Schreiber selbst ausgebesserte Stelle bespreche icb im Kommentar, 
p. 134 ff. 

2. Spiegelberg : des Priesters (w'b) Hap-men. 

3. Sp. : « Nachbarn ». 

4. Sp. : Im Sadcn : der s's des Gottes (Hiezu bemerkt Sp. : Die ûblichen Ûbersetzungea « Fenster, Bou- 
levard » sitid durch nichis bewiesen). Siehe hiezu meinen Kommentar. 

5. Sp. : Im Norden : das Haus des Pa-t-seo, Sohnes des P-hib und die Strasse (?). Im Osten : die Hàuser 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 121 

te-y s n-k mte-k s p sn\t s-nt \ p (oder V) rm n mhw nt e-f a 'y ar-k e-th-t-s 

Ich habe es dir ûbergeben. Dir gehôrt es. Den Bruder, [die Schwester ] (oder) 

jemand (wôrtl. : einen Menschen) von der Verwandtschaft, der an dich heran- 

treten sollte seinet- (des Grundstûckes) wegen, 

v/i. lp</UQCii| V-^î^i--!ep'?i^|*':-^Mv^\^'«^"^ 



I I 

mte-y ty vfb-s n-k a sh nb qnb nb n mt nb n p [t n ss nb mte-k s] ne-s sh*w 

ich werde es (das Grundstûck) dir rein machen {ins Reine bringen) gegen jeden 

Kontrakt, jedes (amtliche) Aktenstùck in (Bezug auf) jede(r) Angelegenheit der 

[Welt jederzeit. Dir gehôren sie (nâmlich)] seine Kontrakte, 



AAAAAA 



(sic) 



(sic) 



V/3 



ne-s qnb-w n ^y nb nt e-w [n'm-w] sh nb [a-'r]-w a-'r-s^ hn" sh nb a-'r-w n-n 

ar « -s » -s 
seine (amtlichen) Aktenstûcke uberall, wo sie (auch) sein môgen; (nâmlich — speziali- 

siert — se. : dir gehôrt u. s, w.) jedeUrkunde, [welche] ûber es {das Grundstûck) 

[ausgefertigt worden] ist und jede Urkunde, welche (speziell) uns ûber es ausgefer- 

tigt worden ist 



1. Zu dieser Schreibung siehe folg. Kommentar, p. 138. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 16 



îa2 EINE ÀGYPTISCHE URKUNDE 



-. VI/1. 



hn' sh nb nt e-y [rrCk-]w [n"m-s n 7m]-w p 'nh p 'A rt-t nt e-w a 

und jede Urkunde, [auf Grund] deren {kraft deren arn-wn) [bezûglich seiner {des 

Grundstûckes)] mir [ein Rechtsschutz] zusteht. Den Eid (und) die Feststellung 

(dass ailes dies dir gehort), welche 



û—i] 



AftAAAA 



(sic) 

ty-((y))-s' m-s-k n p 'y n icpy e-tb p hp n [p] sh nt hry a-'r-y n-k 
man dir auferlegen wird vor Gericht wegen des Redites [der] obigen Urkunde, welche 
ich dir ausgefertigt habe, 



VI/2 



. p^^-<i-';ti^^^^/-^^^ '^^^^f^^iuj\Vii\<i^-ti 




(S \: J\ AAAA/VS M 'SX ^^.^ (S I _. 



%=* -- ^^^ Q,. 



a ty "r-y s e-y 'r-f bn e rh rm nb [n p t] 'r syh n^m-s bl-k n t n p-(h)w a hry 
um zu bewirken {den Zwang zu veranlassen) , dass ich es tue, werde ich vollziehen. 
Nicht soll irgend ein Mensch [der Welt] imstande sein, ùber es {das Grundstûck) 
Macht auszuùben, du ausgenommen, von heute an in Zukunft. 



vi/3. .^i^//f7^v j|?^^:it4,i^ v.;r:J^P^ 



t~>^-' 



AA/\AAA 



Ci Ci 






p nt e-fa 'y ar-k e-[tb-t]-s [n rn-y] m nb n p t e-y ty wy-f ar-k 

Denjenigen, welcher seinet- {des Grundstûckes) [wegen in meinem Namen (oder)] im 

Namen irgend jemandes (wôrtl. : Jedermans) in der Welt an dich herantreten 

sollte, (den) werde ich von dir entfernen. 



1. Das y ist zweimal geschrieben. S. den Kommealar, p. 139. 



iJBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 128 



!\ 



Q^^pcnz 



^]^^Z[- 




\ 

e-y tm ty wy-f e-y ty wy-f n htr^t H m[n 't] s h nb 

Wenn ich ihn nicht entfernen sollte, so werde ich ihn entfernen mùssen (wôrtl. : 

entfernen ge^wungen), ohne Verzôgerung (d. h., ohne dies in die Lange 2U ziehen 
durch verschiedene Vorwànde oder Ausjlûchte, Eingaben oder Abwarten von 
Bescheiden u. à) [(und) ohne] irgend welche Gewaltanwendung (d. h., dass der 
Verkaufer Pakeb von dem Kàafer Harsiese nicht erst durch Vorweisung oder 
Berufung auf Kontrakte zur Entfernung des Unberufenen veranlasst werden 
muss, sondern dass Pakeb dies sofort tat, nachdem er auf welche Weise immer 
in Erfahrung gebracht, dassjemand an Harsiese rr herangetreten » isi). 

Yr^ ^^**^i^ AA/NAAA A/WV^-\ f\ ^ C^ n ^- . . . " * | AAAAAA ypv CX:^ ^^ ,^^ ^ AAA^AA j/^r^Q /W\AA/\ | ' i 1 f~l 

rlljl TX ^ ^^ Il I M5i ^ ■•• ' I 11 fi] /WWAA ^TA A^^VWV 'U. f I J\^N\/V\ I M 

\°U I -m ^— û l) 1 ^^=^ 21 I AAAAAA \> \> I ^ Ci I kl I ^.ywv^ Si/ ^ f J a/vww I \> I m 

5A. Ne-nlpt-f sy Pa-t • to nt sli n m w'b • w (n) Ht-hr-nb~Nt(r) -y^ n p 5 S'W. 
Niedergeschrieben von Nechutef, dem Sohne des Patu, welcher schreibt imNamen der 

Priester der Hathor, der Herrin von Entaye (= Antaiopolis, Pathyris, Gebelen), 

der 5 (Priester-) Klassen'. 

Verso 






P sh e-tb ht a ■ V Pa-Gb sy Pa-t • w n Hr-sy-S sy Sbk-htp 

Der Kaufkontrakt, welchen Pakeb, der Sohn des Patu, dem Harsiese, dem Sohne des 
Sobkhotep, ausgefertigt hat 



1. Siehe meinea Kommentar im folgenden, p. 139 ff. 

2. Spiegelberg : Notar : « Na-neht-f, Sohn des Pa-to, welcher im Namen der 5 Priesterklassen der 
Hathor, Herrin von lAmur (Gebelên) schreibt. » 



124 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 






n te-fs-t h(-t) -ntr. 

fur sein Tempel-Grundstuck '. 



DIE ZEUGENUNTERSCHRIFTEN 



<4M«« S Reihe (Liste). 



Ne-nht-f sy P-a ■ te-Hr-sm-t ■ w 
Nechutef, Sohn des Peteharsemteu. 

P-a- te-Hr-sm-t -w sy P-sr-Mn 
Peteharsemteu, Sohn des Psenmin. 

P-a-te-Hns sy Ne-nht-f 
Petechons, Sohn des Nechutef. 



5. 



yo^^^..(^o%/j 



- ^= -^ AAAAAA /^ rx AAAAAA VsAAAA ■ 



1. Sp. : « Die Geldurkunde, welohe Pa-Geb, Sohn des Pato dem Har-si-ese, Sohn des Sobk-hotep fûr 
Haus des Tempels ausgestellt bat. » 



LIBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTÛCKES 125 



Thrsn sy Ne-nht-f 
Thrason, Sohn des Nechutef. 



.i^^\^^)s\o 



P-a- te-Hr-sm-t • w sy P-sr-S 
Peteharsemteu sy Psenesi. 



iif-j 



t\N\l\N\ AAAAAA -v (9 C^ 



.^.^^^j^ 



Ne-nht-f sy P-hb 
Nechutef, Sohn des Phib. 



r* 



V^ Cyj' 



Wn-rifr sy P-sr-Mn 
Wennofri, Sohn des Psenmin. 



9. 



D 






10. 



Pa-Gb s y P-mr- 'h 
Pakeb, Sohn des Pelaehe. 

P-sr-Mn sy Wn-nfr 
Psenmin, Sohn des Wonnofri. 



lèB EINE ÀGYPTISCHE URKUNDE 



®k C\ il ' '■"■ . ' I c\ Cn aa/waa aaaaaa 



11 



\> \> I îLi I m. c- 

P-a • te-Ht'-sm-t • w sy Ne-nht-f 
Peteharsemteu, Sohn des Nechutet. 

SyShk sy P-sr-Mn 
Sisobk, Sohn des Psenmin. 

/wwv\ lU I I cLL I '^. ^ 

Wn-nfr sy Sy-Sbk 
Wonnofri, Sohn des Sisobk. 

KOMMENTAR 
Recto 

I/l. H-sp(-t)'27 nt'r h-sp(*t)30. t. — Vgl. zu dieser Datierung Spiegelberg 
(a. a. O.), Note 1. = 88 v. Chr. 

1/2. P-Sutr. — Ohne Kônigsring geschrieben'. 

1/3 . n ntr-w mr yt-w ; p ntr mr mw • t-f; p ntr a • tn yt-f. — Beachte die posses- 
siven Suffixe von yt- resp. mw-t-'. Das Àgyptische bringt hier das syntaktische 
Verhâltnis viel klarer zum Ausdruck als die entsprechenden griechischen Beinamen 

der Srewv «^'AoTTa-toptov, 2rewv <ï>iXo[jnritopwv, °!cO'j Euiraxopoî. 

11/ 1 . n nt s-mn n Ra-qt. — Hier steht manchmal der Plural, manchmal aber 
auch der Singular wie in dem Kaufpfvertrag \ 

II/3. 'm bk Hr-sm-t-w. — Zur Erklârung dieser Titel siehe ebenfalls meine Be- 
merkungen zum Kaufpfvertrag * . 

Pa-Gb- sy Pa-t-w. — naxo'.gtî naxouxo;' dieser Mann, sowie der folgende 

II/4. Hr-sy-' S sy Sbk-htp. — Apanrjcni; s^^wxou kommen auch vor in Grenfell 
and HuNT, Greek Papyri, II, Nr. 34 u. 35. Das sy in Hr-sy- S ist ungewôhnlich 



1. Vgl. hiezu meiuen Demotischen Kaufpfandoertrag (Sphinx, XIII, 246), Bem. zu II, 3, s. v. 

2. Vgl. hiezu meinea Kaufpfandcertrag, a. a. O., I, 4, s. v. und meine Bemerkungen daseibst. 

3. A. a. O. 

4. Ibid., III, 2, s. V., sowie Griffith, Rylands Pap. III, Indices, s. v, und Spiegelberg, Recueil, XXVIII, 
p. 201. 

5. Vgl. hiezu Spiegelberg, a. a. O. ' 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTET GRUNDSTUCKES 127 

wie Hr-ta-S geschrieben. Es mag vielleicht ein schlecht gernachtes sr sein. 
(Cf. p. 125, 1. 3, P-sr-Mn.) Gemeint ist natûrlich Hr-sy-S. 

II/4. Ta-t-W. — Ta-rouç. 

III/l. mh-k-t(-y). — mh heisst « voll machen, erfullen (die Zahlung) ». Ich kann 
daher der Lesung Spiegelbergs, welcheauch im Zusammenhang keinen Sinn ergiebt, 
weil ja die « Besitznahme « erst erfolgen soll, und deswegen ja in den folgenden 
Formeln erst einzeln spezialisiert wird, nicht zustimmen, die er hier und an anderen 
Stellen^ giebt. Die Besitznahme erfolgt erst in der zweiten Urkunde, der àTiôaxaat;, 
kann also hier noch gar nicht vollzogen sein. 

II/4. hm-ntr Wrm-w hm-ntr Sm-w. — Zur Identifizierimg dièses Titels mit dem 
^riechischen tepeù; Loûyou y.al 'AtppoSiTTi; der Grenfell, Greek Pap., second Séries, Nr. 33, 
1. 3, p. 58, vergleiche die Bemerkungen von Griffith in seinen Rylands Pap. III, 
p. 132, Note 9 und Spiegelberg, Die demotisclien Papyrus dei^ Strassburger Bi- 
bliothek, p. 25, Note 3. Wirklich gelesen hat ihn zum erstenmale Griffith". 

Da die wichtigeren vorkommenden Priester dièses Kultes bisher noch nirgends 
zusammengestellt worden sind, fûhre ich sie mit ihren vollstândigen Titeln an' : 

Jahr 163 v. Chr. (Pap. Rylands XV). 
hm-ntr Wrni-w hm-ntr Sm-w hm-k(f) n ntr-w mnh-w n ntr-w mr yt-w n ntr-w 

nt pr-w Ns-Mn sy Tlnùt-e-^r-ty-s mw-t-f Ta-wn-Bs 

« Der W/VJ2 • M?-Prof et und der 5m-i€>-Profet, der Ka-Diener (?) der Gôtter- 
Wohltâter, der ihren Vater liebenden Gôtter, der Gôtter, welche glânzen, E(n)smin 
(Zfitvt;), Sohn des Thotortaes (eoTopxaii;) und seiner Mutter Tawonbes (Ta-j-oiJiêT)?) \ » 

Jahr 157 v. Chr. {Pap. Cairo 30704). 

(Ich fûhre dièse Stella auch in einer Handcopie an, soweit es die Deutlichkeit des Licht- 
druckes gestattet, um eine Controlle zu ermôglichen, da S p. keine Transskription gibt.) 



1. z. B. Die demotischen Papyrus der Musées Royaux du Cinquantenaire, p. 6. Die richtige Auffassung 
dieser eiuleitenden Formel hat zuerst Griffith gezeigt {Rylands Papy ri II!, p. 280, Note 2 und Index, p. 401). 

2. Rylands Pap. III, XV, A3, B4, XXV, B, etc., uud Indices (a. a. O.), p. 434 u. 437, s. v. 

3. Die danlienswerte Publikation von Otto, Priester und Tempel, welche frûher erschienen war, hat 
dièse Zasammenstellunç; noch nicht. 



128 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

n 



AAftAA^ 



AAAAAA .v^4r~ï AAAAAA | | 

AAAAAA 1 I I 

A/WvAA I \> 



[hm-ntr n] Sm-w hm-ntr nWrm-w hm-k(f) n ntr-w mnh-w n ntr-w mr yt-w 

n ntr-w nt pr-w n ntr-w mr mw-t-w sh niz-ntr n Sbk 

nb 'Mwr h-ntr n 'Mwr erm n rpy-w P-sr-Mn sy S-Wsy nt 'p a p nt w^b-t 

« Der Sm-w-PTOÎQt undWr/r? -j/j-Profet. Ka-Diener der Gôtter-Wohltâter, der 
ihren Vater liebenden Gôtter, der Gôtter, welche glânzen, der ihre Mutter liebenden 
Gôtter, der Schreiber des gôttlichen Bûches (irxepocfôpoç Rosettana\ 4) des Sobk, des 
Herrn von Amur, im Tempel von Amur und den Tempeln : Psenmin [wz^ixi^i^), Sohn 
des Sewosi (ssaowff'.c, Diodor, éd. Vogel 56, 1 = SeTWJtpt;), welcher zum Heiligtum 
zahlt (gehôrt)'. » 

Jahr 157 V. Chr. (ï6ïd!em). 

m'^:--- âci]ririii'^:Z--'--Triii's3:- 

sh hm-ntr Sm-w hm-ntr Wrm-w hm-k (?) n ntr-w mnh(-w) n ntr-w mr yt-w 
n ntr-w nt pr(-w) n ntr-w mr mw-t-w Nht-Mn sy Ns-Mn 

« Der Schreiber ^'m-tc-Profet, Wrm- lo-Profet, ^a-Diener der Gôtter-Wohl- 
tàter, der ihren Vater liebenden Gôtter, der Gôtter, welche glânzen, der ihre Mutter 
liebenden Gôtter : Nechtmin {'iitj%\i.wç) , Sohn des E(n)smin (zjjiivtç). » 

Die folgenden Namen sind aus demselben Papyrus und fùhren obenstehenden 
Titel : 
Thwt-e-^r-ty-s sy Nht-Mn 

« Thotortaes', Sohn des Nechtmin. » 
Pa-t-w sy Hr-sy-'S 

« Patu (naTou;), Sohn des Harsiese (Apattiat;). » 

(Spiegelberg liest Pâtes (also = naxïic). Dieser letztere Name entspricht aber 



1. BuDGE, The Decrees of Rosetta and Caaopus (a. a. O.), Hess, Inschr. v. Ros. (a. a. O.) und Krall, 
Detnot. Lesest., II (a. a. O.). 

2. Cf. p. 129, Note 2. 

3. Wahrscheinlich der Vater des im Papyrus Ryland 25 (ca. Jahr 118 vor Chr.) erwàhnten Priesters der 
erstea Phyle. (Cf. p. 130, Note 2., 1. Phyle.) 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTÙCKES 129 

einem Pa-te, wâhrend na-ouç gleich unserem Namen ist. Dies ist fur Gràzisten zur 
eventuellen Identifizierung clieses Priesters in den Papy ri wichtig.) 

sh mz-nir H't-Hr a h t(? ) ps n hm-ntr 4-n "o n w'b Hr^-sy-S sy Pa-t-w 

« Der Schreiber der gottlichen Bûches der Hathor gemâss der Hàlfte des vierten 
Profeten (und) Priester-Obersten : Harsiese, Sohn des Patu. » 
Hp~mn sy Twt 

(( Hpimen (lies : Phimen) (*tfj.T,vt;)', Sohn des Twet (totoïii;). » 
Sbk-htp s y 

« Sobkhotep (sx^xtiç), Sohn des » 

Hry sy Pa-t-w 

« Herieu (Episu;], Sohn des Patu (naiouçj. » 
P-a-te-Hr-sm-t'W sy Hry 

(( Peteharsemteu (nsxsaojeiJLOe'jç), Sohn des Herieu. » 
S-Wsy sy P-sr-Mn 

ft Sewoosi, Sohn des Psenmin', » 

Noch einen Mann dièses Titels nennt der Papyrus in der ersten Kolumne und 
vielleicht mehrere in der oben erwâhnten, doch sind die Namen nicht mehr erhalten. 

Im Pap. Cairo 30664 ist ebenfalls nach Angabe Spiegelbergs' (a. a. 0,, p. 100, 
Note 1.) dieser Titel genannt, doch gibt uns Sp. weder einen Lichtdruck dièses Papyrus 
noch eine Transskription des Textes. 

Jahr 129 v. Chr. {Pap. Cairo 30683+31012, Tafel 50+75). 






1. Fur Grâzistea sei bemerkt, dass ich Spiegelbergs Rekonstruktion des obigen Nameas in ein griech. 
*Hapmênis {vg\. Spiiîgelbeiig, Die dernotisrJien Papyrus im Cairiner Cataloc][Texi], p. 125) nicht fur richtig 
halte. Ich identifiziere vielmehr diesen Namen mit griech. *Pliimeais. Vergleiche zur Begrûndung meiner 
Gleichstzung im folgenden meinen Kommentar III/3, s. v. Hp-mn. 

2. Cf. P. Cairo, p. U7 ff. u. p. 128, Note H. Wohl Vater und Sohn. 

3. Im Index zum Cairiner Catalog nicht angefûhrt p. 132 ff. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 17 



130 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

hm-ntr n Wrm-w hm-ntr Sm-w hm-k (?) n ntr-w mnh-w n ntrw 
[mr yt-w n ntr-w nt pr-w p ntr mr mw-t-f p nir a-tn yt-]f n ntr-w mnh'W 
(Ne-)njit-f sy Pa-t-w mw-t-f s-hm-t (n) s-^nh T-sr-t-Sbk 

« Der Wrm-to-Profet, Sm-?/?- Prof et, -K'a-Diener der Gôtter-Wohltâter, der 
[ihren Vater liebenden] Gôtter, [der Gôtter, welche glânzen, des Gottes, der seine 
Mutter liebt, des Gottes, dem] sein [Vater Ehre macht], der Gôtter- Woliltater. 
Nechutef, Sohn des Patu imd seiner Mutter der Frau des Alimentes Sensobk 

Jahr 125 v. Chr. 

In seinem Catalog derCairiner demotischen Papyri erwâhnt Spiegelberg (p. 108, 
Note 2.), dass der Papyrus Heidelberg 723 denselben Titel enthalte und ibid., p. 109, 
bemerkt er : Der Kontrahent B ist Identisch mit dem des Pap. Heidelberg 723 aus 
dem Jahre 46 des Ptolemaios Euergetes II. Somit bâtten wir den vorerwâhnten Mann 
zum zweitenmal, eventuell (siehe vorige Note 2.) zum drittemal, erwâhnt. 

Jahr 118-115 v. Chr. {Pap. Rylands XXV) Zeugenunterschriften von fiinf Pries- 
terordnungen mit folg. Titel (a. a. O., p. 283 u. 155) welche von Griffith in zutref- 
fender Weise gelesen worden sind : 

hm-ntr n Wrm-w hm-ntr Sm-w hm-k (?) n ntr-w mnh(-w) n ntr-w mr yt-w n 
ntr .w nt pr(-w) p ntr atny yt-f p ntr m,r m,w-t-f p ntr hwn mr yt-fp ntr 
mnh n ntr-w mr m,w-t-w^ P-Sutr. 

(( Der W7V7î-to-Profet, Sm-w-Proiei, ifa-Diener der Gôtter -Wohltâter, der 
ihren Vater liebenden Gôtter, der Gôtter, welche glânzen, des Gottes dem sein 
Vater Ehre macht, des seine Mutter liebenden Gottes, des seinen Vater liebenden 
jugendlichen Gottes, des wohltâtigen Gottes, der ihre Mutter liebenden Gôtter, des 
Soter'. )) 

Jahr 106 v. Chr. {Pap. Strassburg 6) : 



1. Nicht zu verwechseln mit dem Ypa|j.[A[aT£ï] N£y[o]j6£i ITaTo-jToç (jLrjtpbç ■^■^^la.iv.oç, ■ïpo9iT[i]ôoç Tafi-evàixa)!; der 
griechischen Papyri (vgl. Kornemann uud Meyek, Grieohische Papyri im Muséum su Giessen, I, 2, Nr. 37, 
p. 17). Oder haben wir es hier mit einem cognomen der Sevo-ouy/iç zu tua, der in demotischen Urkunden 
nicht immer angefûhrt zu werden scheiut? Vgl. den môglicherweise âhnlicheu Fall der Tatu alias Senese in 
unserem Kontrakt. Ob dieser Nechutef vielleicbt identisch ist mit dem folgenden im Papyrus Rylands 25 
genannten gleichuamigen Mann ? Cf. auch Pap. Ryland 25 u. hier folg. Note 3 den 2. Namen, sowie p. 131 H., 
Note 1. 

2. Es steht eigentlich liberall mw-t(-f)-ic. Natùrlich ein Irrtum des àgypt. Schreibers, beeinflusst durch 
das obige ni6« • i-/. Zu lesen ist aber selbstverstàndlich so wie Griffith (a. a. O.) mw-t-w. 

3. Die selben Namen derselben begegnen uns zumteil in anderen (griech. und demot.) Papyri (vgl. d, fol. 
Namen), a. a. O., welche ich nur der Vollstândigkeit halber ebenfalls anfûhre. 

1. Reihe (Phyle) : 

shNl].t-Mn sy Tliwt-e-'r-ty-s Schreiber Nechtmin, Sohn des Thotortaes. (Cf. p. 128, Note 2). 

sh Ne-nlit-f sy Pa-t-M Schreiber Nechutef, Sohn des Patu. (Cf. hier Note 1). 

sh Nht-Mn sy Nht-Mn Schreiber Nechtmin, Sohn des Nechtmin. (Cf. p. 131, Note 1). 

shHry sy N/jt-Mn Schreiber Herieu, Sohn des Nechtmin. 

sh P-a-te-Sbk sy N(jt-Mn Schreiber Petesobk, Sohn des Netchtmin. 

2. Reihe (Phyle) : 

sh P-a-tc-Hr-p-R' sy Pa-Gb Schreiber Peteharpre, Sohn des Pakoeb. 

sh Thwt-stm sy Pa-Gb Schreiber Thotsotem, Sohn des Pakoeb. 

sh P-sr-Mn Schreiber Psenmin. 

sh Pa-Gb sy P-a-te-Hr-sm-t-w Schreiber Pakoeb, Sohn des Peteharsemteu. (Cf. p. 132, Note 1). 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 131 

1) hm-ntr Wrm-w hm-ntr Sm-w hm-k(f) n ntr-w mnh-w Nht-Mn sy Nhi-Mn^ 

« Der Wrm-w-VvoiQi, xSm ■ w?-Profet, ^a-Diener der Gôtter Woliltâter : Necht- 
min, Sohn des Nechtmin. )j 

2) hm-ntr Wrm-w hm-ntr Sm-w hm-k(f) n ntr-w mnh-w Hr-sy-'S sy Sbk-htp 

mw-t-f s-hm-t s-^nh Ta-t-w 

{( Der W/'m. • ?o-Profet, S m ■ ?o-Profet, Ka-Diener der Gôtter- Wohltâter : Harsiese, 
Sohn des Sobkhotep und seiner Mutter der Frau des Alimentes Tatu. » 

Der letztere ist also derselbe Mann unserer Urkunde vom 

Jahr 88 v. Chr. {Pap. Strassburg 8), welcher oben II/4 behandelt ist. 

Die beiden Titel kommen auch getrennt vor, so nennt Pap. Ryland XXXII einige 
Wir'm-tc-Profeten u. s. f/ 

In den griechischen Urkunden sind besonders fur uns wichtig der 

Jahr 100 v. Chr. [Pap. Brit. Mus. Z)CLXX F// == Grenfell und Hunt, Gr. 
Pap. II, p. 57 ff.) und Pap. Brit. Mus. 676, Kenyon und Bell, Greek PapyiH, III, 
p. 15 und Jahr 98 v. Chr. (ebenda, p. 18), 2 mal erwâhnte ^p(7tr,at<; Syojxou Upsù; Zox>jou 
xaî 'A(opo8îxT)ç, der mit unserem Harsiese identisch ist (s. u.) und der 

Jahr 98 v. Chr. [Pap. Brit. Mus. DCLXXIX = Grenfell und Hunt, Gr. Pap. 

II, p. 59 fï.) genannte Ns/oj-îtiç Zjtmzou toj *t[jLrjvio; Ups'jç Eou/ou xa'. 'AtçpoofxTQç 

sowie sein mutmasslicher Bruder nexeapoiqptç Ej(^toTou (-uwv aûxwv ispéwv), von welchen 
wir weiter unten sehen werden, dass sie sehr in Connex mit den in unserem Papy- 
rus erwâhnten Tatsachen und Personen stehen. Ferner haben wir ersteren noch in einer 
Urkunde ans dem 



sh Hns-Thwt sy P-a-te-Hr-stn-t-w Schreiber Chensthot, Sohn des Peteharsemteu. 

sli Sy-Shk sy P-a-to-Hr-sni-t-io Schreiber Sisobk, Sohn des Peteharsemteu. 

sh Sy-Sbk sy Wn-nfr Schreiber Sisobk, Sohn des Wonnofri. 

sli Wn-nfr sy Sy-Sbk Schreiber Wonnofri, Sohn des Sisobk. (Cf. unten p. 155, Note 2.) 

3. Reihe: 

P-srMn sy Wn-nfr Psenmin, Sohn des Wonnofri. [Cf. p. 125, Nr. 10 (?)]. 

sh m-nn (?) Sy-Sbk sy Wn-nfr Schreiber, wie oben, Sisobk, Sohn des Wonnofri. 

sh m-nn (?) Sy-Sbk Schreiber Sisobk, wie oben. 

sh Sy-Sbk sy P-mr-'h Schreiber Sisobk, Sohn des Plaehe. 

sh Pa-t-s-'o-t sy Sy-Sbk Schreiber Patseo, Sohn des Sisobk. 

sh Sy-Sbk sy P-Thwt-e-'r-ty-s (?) Schreiber Sisobk, Sohn des Pthotortaes (?). 

sh P-a-te-Hr-wr sy Pa-t-œ Schreiber Peteharuer, Sohn des Patu. 

sh Hns-Thwt sy Sy-Sbk Schreiber Chensthot, Sohn des Sisobk. 

sh P-mr-'h sy Sy-Sbk Schreiber Plaehe, Sohn des Sisobk. 

4. Reihe (Phyle) : 

Sbk(?)-Mn sy Ns-nb-'nh Sobkmin, Sohn des E(a)snebonch. 

Ns-nb-'nh p 'o E(n)snebonch Senior. 

sh Ns-Mn syP-hbf?) Schreiber E(n)sniin, Sohn des Pcheb(?). 

5. Reihe (Phyle) (nicht mehr erhalten). 

1. Cf. p. 130, Note 3 den 3. Namen der 1. Phyle. 

2. Spiegelberg erwàhut noch in seinen Demotischen Papyrus der Strassburgcr Bibliothck, p. 25, Note 3, 
einen Papyrus, der noch im Jahre 1893 im Besitze Herrn D' Heinh.\rdt3 gewesen und jetzt (1902) in den Be- 
staud der Heidelberger Sammlung ùbergegaagen sein soU, welcher eineu Manu (seineu Namen giebt Spiegel- 
berg nicht an) enthàlt, der folgetiden Titel fûhrt : « Priester des Mnevis (?), Priester des Apis (?), ... der 
.G(otter) W(ohltàler), der v(ater)l(iebeudeu) G(ôtter), der gl(ànzendeQ) G(ôtter), des G(ottes) dessen V(ater) edel 
ist, des m(utter)l(iebenden) Gottes, der G(ôtter) W(olhtâter). » Nach dem was Sp. in den Strass. Pap. unter den 
obigen Titeln meint (z. B. Pap. Strassburg, 6. und 8.) diirfen wir wohl den Titel des Mannes folgendermassen 



132 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

Jahr98 v. Chr. {Pap. Brit. Mus. 678. Kenyon und Bell, Gr. Pap., p. 18) 
erhalten und 

Jahr;90 v. Chr. {Pap. Brit. Mus. 1206, Kenyon und Bell, Gr. Pap., p. 16) 
und Jahr 97 {Pap. Brit. Mus. 1208, ibid., p. 19.) tiberliefert uns einen nexeapaeiJies'x 
riaxoiptoç i£p£'j<: Sou/ou xa: 'AcfpootTr^ç \ walireud das 

Jahr 99 v. Chr. {Pap. Btv't. Mus. 678, ibid., p. 18) einen n£X£aou;^oç s^w-ou koEÙ; 
Souyoo xa'. 'AtfpoSt-cTjç nennt . 

Es môgen noch angefûhrt werden 

Jahr 114 v. Chr. Erwâhnung des i.zoToix['.oç] zou n£T£apoTfipio<; '.spsuic; Souyoo xal 'AcppoStTTiç, 

wç L [. iJ.]sGOD [ji£Xt^p'"jou T£'T:a[vo'j] (TxpoYYuXoTtpoacÔTïO'j E'jO'jpivoç (T'jVTrcoXoL»[JisvoD (GrENFELL und HUNT, 

Gr. Pap. I, 25 = Pap. Brit. Mus. 621). 

Jahr 109 v. Chr. IlaxoijBtç ©oxopxatou kpEÙ; 2o'j)(^ou Steou [ji.£Yt!TTo[u] xx'. 'Acppooixr]ç, wç L fi. |i.£(joç) 

fjL£(Xfj(pa)ç) x£x[avo;] [jLaxpTropôjwro; Eùejpftv) ac7r;[jioç etwa 40 Jahre ait {Pap. Brit. Mus. 623 = 
.Grenfell und Hunt, Gr. Pap. I, p. 56.) 

II/4. mw-t-f s-hm(-t) n s-''nh. — [ji£xpà; y^J'^^ixoç xpotpîxtoo; der griechischen Papyri. 
(Vgl. z. B. oben, p. 130, Anm. 1.) 

III/l. te-k mty ht-y. — Vgl. zu meiner Ûbersetzung Sphinx, XIV, 1, p. 28 fif. 
und XIII, 249 ff. 

s -t. — Spiegelberg ûbersetzt « Haus », indem er annimmt, es sei « fur Haus 
statt ei inkorrekt s-t geschrieben. » Das kann nicht richtig sein. Der âgyptische 
Schreiber dieser Urkunde weiss sehr genau die beiden Wôrter zu scheiden. Das Wort 
'y fur (( Haus » kommt einigemale in diesem Papyrus vor und ist daselbst ganz kor- 

rekt geschrieben, vgl. : VI/1. ^^|^^^ /) 'î/ undV/2. ""^J^ ''y. Eine Verwe- 

rekoQstruieren (selbstverstândlich unter dem Verbehalt, dass der Papyrus in orthogniphischen Dingen sich 
ebenso an meine Vorbilder gehalten hat). 

hm-ntr n Wrm-vo hm-ntr Smw hm-k(?) n ntr-w mnh-w n ntr-co mr yt-w n ntr-w ntpr-w p ntr mr mw-t-f 
p ntr a-tti yt-f nf ntr-w mnfi-w 

und ùbersetzen (wobei ichauf die obigen Parallelstellen hinweise, unter deren Benutzungmir diesmôglich ist) : 
« Der W^/-m-a5-Profet, Sm-oj-Profet, /(Ta-Diener der Gôtter-Wohltâter, der ihren Vater liebenden Gôtter, 

der Gôtter, welche glânzen, des Gottes, der seine Mutter liebt, des Gottes, dem sein Vater Ehre macht, 

der Gôtter- Wohliâter. » 

Aus welcheni Jahr dieser Papyrus ist, ist mir unbekannt. Sollte vielleicht dieser Papyrus mit dem oben 

jerwâhnten, nunmehr die Nummer 7;.'3 tragenden Dokument der Heidelberger Sammiung identisch sein ? (Cf. 

p. 130 und ebenda Note 1). 

1. Cf, p. 130, Note 3 den 4. Namen der 2. Phyle. Ob wir hier Vater und Sohn vor uns haben ? 

2. Ein Mann dièses Titels (Der Name ist nicht erhalten) wird im Pap. Brit. Mus. DCXL (= Ghenfell, 
Greek Pap. /, p. 75 fi.) aus dem zweiten vorchristlichen Jahrhundert genannt : [IJepjôùç 'A(çipo[ùi-:]r\ç, xal Il[o]uxoy' 
TÛv 7rp(i)[TocrTo])viffTa)v xai 7rT£pocpdp[a)v, tôç] L ),£ e\jy,ByiQri{ç\ \).iki{-/_pu)(i) izzoïvoç ■KKa.T\)Tip{ôau>noç,) £Ù6-jp(iv) o-jXt) xpoTOcepw, 

6£^l(tôt). 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 133 

chslung hat daher nicht stattgefunden. Auch hait der âgyptische Schreiber das masculine 
Geschlecht von ^y « Haus » (siehe hier) und das féminine fur s • t sehr strenge auseinander, 
wie aus einigen Beispielen desselben Documentes unzweifelhaft ersichtlich ist : 
III/2. e-S mh; III/3. ne-S hijn-w;YV/\. T st;W/2. T s-t (bis); IV/2. tr-S (beim 
Masc. steht immer fr-J), IV/3. e-tb-t-S ; V/1. w^b-S (sonst w'b-f) und an vielen an- 
deren Stellen dièses Papyrus. 

Der éventuelle Einwand, dass aus der Beschreibung zu ersehen sei, dass es sich 
um ein Haus handle, da die Urkunde von einem « bebauten, bedachten und mit Tûren 
und Balken versehenen » spricht, ist nicht beweiskniftig, da auch z. B. das TTxjTO'-poptov 
im Pop. Brit. Mii^. DCLXXIX= XXXV, Grenfell und Hunt, Greek Pap. If, 
p. 60 beschrieben ist wxooojjiivo-/ v.t.\ Ô£oo-/.w[ji£v-r]v xa' x£Ojp:o;jivTjV. S-t, welches in erster 
Linie « Platz (Grundstûck, bebaut oder unbebaut) », kann also unmoglich einfach fiir ei 
stehen.Was dièses s-t (oder s-t n h~t-ntr, wie es auf unserem Verso naher defîniert 
wird) im Gegensatz zu ^ij wirklich bedeutet, hat Griffith in glânzender Weise defî- 
niert (/?î//an(is Po/). ///, Noteo). Im Rylands Papyrus IX, 7/12-13 ist dieRede von 
einem a Haus » und auch von einem « Platz des Tempels » (letzteres ist ganz unser 
Fall). In demselben Papyrus 21/4 ist das « Haus » neu erbaut, aber der a Platz des 
Tempels » bleibt Ruine (a. a. 0.)\ Griffith fàhrt sodann fort : « Evidently the « house » 
belonged to the priest personally as bis private résidence, while the a places of the 
temple » were the othcial apartments, in fact the r.T.iifjY'^iy. of the Greek Papy ri 
(a. a. O.). » 

Dieser selbe Platz ist offenbar auch in den Greek Papy ri II, Nr. 34 u. 35 von 
Grenfell und Hunt erwâhnt und gemeint und dortselbst ebenfalls Traa-cocpôpia genannt. 

III/2. nt qt(-w) hbs-w. — Zur Lesung der beiden w, welche das mânnliche Qua- 
litativ darstellen vgl. meinen Kommentar zu III s. v. nt qt.io meines Demotisch- 
griechischen Kontraktes eines Hauskaiifes {Sphinx ^ XIV, p. 28 ff.). 

Zur Schreibung von qt(-fo) und hbs-w ist zu bemerken, dass der âgyptische 
Schreiber sich bei letzterem Worte verschrieben hat, indem er vor das b ein s setzte ; 
diesen Fehler suchte er wenigstens insoweit gut zu machen, dass er das s in Form 
eines senkrechten langen Striches an seiner richtigen Stelle nach dem b nochmals an- 
deutete. Die Ursache ailes dièses scheint gev^'esen zu sein, dass ihm eine Contamination 

der Quahtativendung von kt-io ( 1 = m?) und des âhnlich geschriebenen ersten Buch- 

staben von hbs-w ( 1 ) unterlaufen ist. Den auf das obige Qualitativzeichen begon- 

nenen senkrechten Strich, welcher eigentlich das h hâtte darstellen sollen, konnte 
er nun nicht mehr fur das h benutzen, da ihm ja die obige Contamination passiert war. 

Er verschlimmbesserte ihn daher in ein M , indem er oben noch den Hacken hinzu- 
fûgte. 

III/2. a-'n-y e-tb ht. — a-'n-y die Stelle ist etwas verderbt, Oder ist hier ein 



1. Hier steht also 'y « Haus » sogar iii bewusstem Gegensatz zu unserem Worte s-t. 



134 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

Loch im Papyrus ? Da der Papyrus auf dunklem Untergrund aufgenommen ist, kann icli 
nicht unterscheiden, ob hier ein Loch oder nur ein dunkles Zeichen steht, dabeides die 
gleiche Fârbung in dieser Publikation hat. Doch glaube ich richtig gesehen zu haben. 

'n heisst « bringen, herbeibringen, an sich bringen ». 'n e-tb ht a fur Geld an 
sich bringen », sonach « kaufen ». 

e'r- ist die neue Prâposition, welche Griffith in genialer Weise entdeckt hat. 
Wahrscheinlich kopt. *.-. (Vgl. Rylands Papy ri III, p. 210, Note 1 u. 224, Note 17.) 

III/3. Hp-mn. — Dieser — soweit ich sehe — bislang mit keiner griechischen 
EntsprechungidentifizierteName ist dem griechischen *t[jir,vt£; gleichzusetzen (z.B. Pop. 
Brit. Mus. DCLXXIX = Grenfell and Hunt, Greek Papy ri II, XXXV/4). Vgl. 
zur Sicherstelkmg dieser fdentifizierung auch im folgenden unter « Historisches, 
etc. ». Seine Zusammensetzung ist wie z. B. Tluot-mti (Thotmen 0oT;i.r,vt<;) mit dem 
Quai. Ju-Hii (vgl. Griffith, Rylands Pap. III. Indices, s. v.). Damit gewinnen wir 
zugleich fur den Gott Hp ausser den bekannten Àquivalenten kopt. g^e^ne, (Status ab- 
solutus) griech. Air-.;, wcptc auch noch die neue griech. «f^t- (Status constructus)'. 

( W 11%V Stl 726~f ] 

III/3. Hp-mn ) i hyn-w. — In der Lesung des « Priesters (w'b) » 

ist Spiegelberg gar sehr fehlgegangen. Von einem w'b ist an dieser Stelle nichts zu 
finden. Allerdings sieht die Zeichengruppe fur Hp (von Hp-mn) einem w'b sehrâhnlich; 
doch nimmt dièse demnach ganz zweifellos zu lesende Gruppe auch Spiegelberg mit 
Recht fur den Namen Hp-mn in Anspruch. Und das, was im folgenden steht, kann 
unmôglich fur w'b gelesen werden. Allerdings bereitet die Lesung dieser Stelle, welche 
den Titel des Phimen ebenfalls enthâlt, sehr grosse Schwierigkeiten, die in Verschrei- 
bungen und nachherigen Verbesserungen von seiten des âgyptischen Schreibers ihre 
Ursachen haben. Doch sobald man dièse Zeichengruppen nach ihrem wahren W^erte 
aufgelôst hat, erscheint ihre Lesung vollkommen klar und zweifellos wie sich im fol- 
genden zeigen wird. 

Da mit grosser Wahrscheinlichkeit der Titel des Phimen zu er warten ist, so mùssen 
wir den mânnlichen Artikel desselben (die Titel, welche dem Eigennamen folgen, tra- 
gen immer den bestimmten Artikel, im Gegensatz zu den dem Namen vorausgehenden 
Titeln) suchen, welchen wir auch — spiiter eingefiigt und deshalb ùber der Zeile 

stehend — in der Form p x^ vorfinden. Hierauf kommt ein Zeichenkomplex den wir 

sofort an folgenden âhnlichen Beispielen, die ich Griffith's, Rylands Papyri ent- 
lehne, wiedererkennen : 

XT T aL^ \ 

*^^ f mr sn, Aô.ig*.iie {à.^iit^vjz) « Lesonis », 

XXXII \^ 1*ï ( Vorsteher des Siegels » ^ 



1. Aus Hpi-mân zu Phl-mên ; vgl. hiezu Maspero, ÀZ., 1882, p. 131, und Sethk, Verbum I, § 253. Der 
Grieche warauch nicht imslande ein Hpi-mân auszusprechen. 

2. Xao-âvi. Vgl. zu Lesung uud Bedeuiung dièses Titels Griffith, Rylands Papyri III, p. 102, Note 6; 
Spiegelberg, Recueil, XXV, p. 187 ff.; Wenger, Archiof. Papyrusforsch II, p. 45 und Wilken, ibid.,p. 122: 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTP:N GRUNDSTÛCKES 135 

ebenso Rosettana, 1. 4.' ^Jl^ undwelche unzweifelhaft unserem |^ *\ entsprechen. 

Die Entstellung der etwas eigenartigen Form des rechten Zeichens, die ûbrigens durch- 
aus nicht ungewôhnlich ist, ergiebt sich weiter unten. Die darauffolgenden Zeichen 

St||^ beginnen nun den neuen Satz mit ne-s mit dem darauffolgenden h von 

hyn-w «seine (des Platzes) Nachbarn u. s. w. ». Auch hier ist einiges auffàllig. Das 
erste Zeichen (rechts) steht gewôhnlich mehr senkrecht, wàhrend es hier scbràg 
gestellt ist imd der Punkt zu seinen Ftissen ist ebenfalls ungewôhnlich. Dazu kommt, 
dass der dem eben besprochenen Zeichen folgende senkrechte Strich durch einen 
schrâgen Strich von links unten nach rechts oben durchstrichen ist, welchen ich in der 
hier angefûhrten ZeichengrupjDe zur klareren Erkenntnis des Wortes nicht mit her- 
auzeichne und der offenbar nicht hiehergehôft'. Aile dièse Auffâlligkeiten, die ich 
absichtlich mit solcher Ausfûhrlichkeit behandelt liabe, haben ihre gemeinsame Ur- 
sache, in der Zerstreutheit des agyptischen Schreibers, der — wie im folgenden klar 
zu erkennen ist — an den in Frage stehenden Zeichengruppen Verbesserungen an- 
gebracht hat. 

Es ist sehr intéressant, zu sehen, was hier fiûher gestanden und warum der 
Schreiber dièse Verbesserungen angebracht hat, die zugleich einen weiteren Beweis 
fur meine obige Behauptung bilden, dass Spiegelbergs obige Lesung ei « Haus » un- 
môglich ist. Hiezu ist es notwendig, etwas weiter auszuholen. 

Bis hieher ging die Beschreibung des Grundstùckes, welches verkauft wird. Was 
folgt nun hâufig in den Kontrakten, mûssen wir uns weiter fragen. Auch da geben 
uns die Rylands Papyri am besten Auskunft : 

xvii/3 . j f .?/ i/t/«VW^ ^ ^ ^ ^^~f '^y ^ ■ ^^ 

XVin/4. /<'>3^>^xOf«%-'V^ ^^ 6 ^^-^'^ hyn-w 

XXIII/3 . \^/\ }yy ^ Xj S% Vn^\ e ne-f Injn ■ w ' 

« dessen \ deren \ Nachbarn sind )) : und nun folgt deren Aufzâhlung. 

Wenn auch dièse intéressante Variante allerdings nirgends in den aufgestellten 
Schemen erwâhnt ist, ihre Existenz ist verbùrgt. 

Dièse Einleitungsformel zu der Aufzâhlung der « Nachbarn » haben wir auch an 
unserer Stelle, welche ich in dieser Form, indem ich die nachherigen Verbesserungen 
des agyptischen Schreibers vorlâufig weglasse, hiehersetze : 



if!-.} -'> ^?»>Jo 



nt e ne-f h[yn\-œ 



1. Vgl. dazu die hieroglyphischea und griechischen Entsprechungen, z. B. Budge, The Decrees of Ro- 
setta and Canopus (a. a. O.). 

2. Wir werden weiter unten seine Bedeutung kennen lernen. (Cf. p. 136, N. 1.) 



136 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

Wir sehen hier zugleich, dass der ag. Schreiber zuerst ^e-Z'also die gewôhnliche mas- 
kuline Form geschrieben hatte. Hernach aber erinnerte er sich, dass es sich ja um s.t 
« Platz » handelte, der im Agyptisclien ja feminini generis ist und er verbesserte es 

S^..A -^ !) VU*^^'^ ^^ ^ '^^"^ h[yn-w] 

in daher wobei wir annehmen mûssen, dass der Zeitpiinkt, in welchem er sich dessen 
erinnerte, noch vor der Niederschrift des Injn-w eingetreten war, sonst batte er nicht 
mehr Platz gehabt, um die ûbrigen Zeichen des ne-s zu schreiben'. Ans dieser Stelle 
ersehen wir aber aucb, dass Spiegelberg mit seiner Annahme, der Schreiber hâtte in 
dieser Urkunde « fur Haus statt ei inkorrekt s-t geschrieben » sich geirrt hat. Ausser 
den obigen Gegenbeweisen zeigt dièse Stelle ganz deutlich, dass der âg. Schreiber 
wohl genau wusste, was er tat und absichtUch s-t und nicht ei schreiben wollte, 
welches er in den frûher angefûhrten S"tellen weiter unten nicht nur anders schfeibt, 
sondern auch mânnlich im Unterschied zu unserem s-t konstruiert hat. 

Als nun der âg. Schreiber das nt e ne-s hyn-w niedergeschrieben hatte, bemerkte 
er, dass er den hohen Titel des Phimen (des Lesonis- und nicht îo'6-Priesters) verges- 
sen hatte und verbesserte nun, so gut es noch môglich war, sein frûheres 

)!•> n^ e 

in ^ ^J^ p mr en, 

wobei er das p in die Hôhe setzen mûsste, da unten kein Platz mehr war, und indem 
erauf das ri^ und den ersten Strich des edie beiden entsprechenden Aufsâtze anbrachte. 
Durch den Platzmangel entstand die oben besprochene kleine Deformierung der 
Form des mr, dessen obiger Aufsatz sonst mit dem weit hineinragenden wagrechten 
Strich des p in Collision geraten wâre. An dem Lichtdruck ist dies ailes ziemlich 
genau zu erkennen, da dièse Stelle daselbst sehr gut herausgekommen zu sein scheint. 

III/2. rs yht. — Es steht ganz ausdrûcklich auch ybt da. Wir kônnen daher nicht 
Spiegelberg folgen und bloss « im Sùden » ùbersetzen, sondern mûssen lesen a im 
Sùden (und) im Qsten ». 

1II/2. p s^s n p ntr. — Sp. ùbersetzt : « der s's des Gottes » und bemerkt hiezu : 
(( Die ùblichen Ûbersetzungen « Fenster, Boulevard >) sind durch nichts begrûndet. » 
Spiegelberg ist hier eine Verwechslung von ss (f Fenster » (dessen Bedeutung vollauf 
gesichert ist) und unserem s s unterlaufen, welches et was ganz anderes bedeutet. Der 
Grund der eben angefûhrten Bemerkung Spiegelbergs ist natûrlich der, dass die Be- 
deutung « Fenster, Boulevard » hier ganz und gar keinen Sinn ergeben wûrde. Des- 
halb ist es aber noch nicht notwendig, unsere guten, gesicherten Lesungen, zu denen 
s.s (( Fenster » gehôrt, in Frage zu stellen, resp. abzuweisen. 

Wenn wir unser Wort s's mit dem ss « Fenster )) vergleichen, so sehen wir vor 



1. Zugleich erkenneu wir hier die Bedeutung des schrâgen Striches (siehe meine Note 2 auf der vorigea 
Seite). Es ist das ietzte Zeicheu voa dem falschea ne-/, das er nun richtiggestellt hat. (Cf. p. 135, N. 2.) 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 137 

allem, das sie ganz verschieden orthographisch geschrieben werden, ersteres wird mit 
^Ayn, letzteres ohne dasselbe geschrieben. Auch die Determinative sind ganz andere. 
Beispiele fur est « Fenster ». Das sogenannte Wiener hieratisch-demotische Osiris- 
Rituale, hieratisch^ : 

x/2. -::^m!Ji,x/3. -:ti^jfej|i,î x/7. T^-îrJfc.^ 

xiii/15. tr.:7a,,UL^(|^j^-^— ^) 

demotisch : XI/2. ^^ ( tJiï îoTtî ]|) J^^) 

RylandPapyriyH ««/J^ (LHIÈI]!) J^J 



XII 



.|r>«3 



I V Ci I Ci 1/ 

Magical Papyrus 29/21 ]jl>:ST^ ( BHIlM ]!] J^,)' 

IK/iamois,Y,27. ^'^^ 
kopt. igovujT (n) « fenestra ». 

Wâhrend unser Wort so aussieht : \'^30«3 • Hingegen wird est « Fenster » 

mit dem Holze determiniert. Unser Wort hingegen hat als Détermina ti va : 1) den 
(( betenden Mann » ^ und 2) den « Mann der die Hand zum Munde » fûhrt und ist 
daher folgendermassen zu transskribieren : J^TtT _^ J^T^I ^ aj) • Das vorletzte Zeichen 
ist allerdings etwas schleuderhaft geschrieben, aber trotzdem unzweifelhaft zu er- 
kennen, wie ûbrigens aus folgenden Beispielen unseres Papyrus zu ersehen ist, in 
welchem ebenfalls dièse beiden Determinativa zur Anwendung gelangen : 

V/3- "^^lU* ("r'.-?-®'^^)«Eid)). 

Vl/3. |^£/^/i,ljJ5 (W(l(l^'^i)«Gericht». 

Schon daraus ist zu ersehen, dass in unserem Worte der Begriff von etwas « Heiligem, 
Angesehenem » stecken muss. 



1. Nach dem allerdings schlecht publizierten Lichtdruck von Bergmanns, Hieratische und hierat.-demol. 
Texte. Die rôm. ZifïerQ beziehen sich auf die Nummern der Tafel, die arabischen auf die Zeilenanzahl. 

2; Gkifpith, Catalogue ot' tlie Demotic Pa/iyri in tho John Rylands Library, 1, a. a. O. und III, a. a. O. 
u. Indices. 

3. Griffiïh und Thompson, Demotic Magical Papyrus I u. //, a. a. O., III, Indices, s. v. 



RECUKII., XXXIII. — TROISIÈME SER., T. I. 



18 



138 : EINE AGYPTISCHE URKUNDE 



,i;:: Was.-s's bedeutet, kônnen wir aus /?ose/;^a^a, 18^ ersehen : o':; ." '■,■:■ 

r^-S> '^^^<J> (M^M|)) = Wérogl;^= grîech: ivi^., ^^ ; ; ;• ;;' 

Auch in May. Pop. begegnet uns dièses Wort ôfters, sowohl als Nomen, wié aiich als 
Verbum. Seine Schreibungen sind von Griffith und Thompson' in trefïlicher Weise 
aneinandergereiht. und seine Éedeùtung richtig erkannt worden. Ich setze die der uns- 
rigen âhnlichste hieher : ' *(c*/3'*''3 ( BM ^^^ BH pj Sf] ) ^Is Nomen 17/5 u. 6. , als 
"Verbum 17/4, 5 u. 13. u. s. w. Die hieher gehôrigen kopt.Wôrter igcooirigi autrîa sacri- 

Jicium, igo-s-ujoy laus, gloria, jactantia haben ein ©y fur unser m. Fiir diesen 

Wechsel vgl. Sethe, Verbum, l, 53, 161 a, a u. 417. Das Demotische schreibt eben 
die altère For m. , 

Ich glaube nach dem Vorhergehenden, dass meine Ûbersetzung dieser Stella 
nicht unzutreliend ist als das Koptische. 

IV/1. hri p hyr [a] n s-t-w. — Hier fùgt Spiegelberg in der Lucke ein : 
« Osten ». Wir haben in III/3 gesehen, dass es schon oben steht und es daher hier nicht 
gelesen werden kann. Es sind auch keine Spuren davon vorhanden und es ist ganz 
frei erganzt worden. 

Wir mûssen daher wohl ùbersetzen « diO: Strasse [zu (?)] den Hâusern » o. à. Je- 
denfalls ist zu erschliessen, dass es sich nicht um eine p^t) pajtXtxvî handelt, sondern 
um eine Art von Zufahrt = griech. e'.'aoSoç der Papyri. 

IV/1. Pa-t-S-O't. — naxffsouc;. ^,,.. 

IV/1 . P-hb. — *t6tç. 

IV/2. Ns-Mn. — Zfxiviç. 
■'■•'■ iV/2. Nht-Mn. - NejcOfxtvtç. 

" IV/2. tmt(f). — Ich richte mich hier nach dem Vorschlage von Griffith'. 
' IV/3. sn[......]p rm n mhw. — Hier scheint der âg. Schreiber wieder geirrt und 

zuerst ein 'r geschrieben zu haben, welches sodann richtig in p korrigiert worden ist. 
Vielleicht haben wir in sn ein schlecht gemachtes s?/ su sehen. Es wâre dann zu 
ùbersetzen : « Den Sohn, [die Tochter ], etc. )) 

Die nun folgenden Formeln weichen sowohl in der Reihenfolge, wie auch in der 
Fassung von den bisher zusammengefassten entsprechenden Paragraphen ganz erheb- 
lich ab. 

V/2. a-'r'-s — gemeint ist a/'-.s. Das Wort ist unetymologisch geschrieben. Die 
Ursache hievon ist, dass der âgyptische Schreiber wohl noch das vorhergehende a • 'r-w? 
im iKopfe hatte. ■•: 



1. Kral! , Demotische Lesestûcke, I, a. a. O. 

2. BuDGE, The Decrees of Rosette and Canopus, a. a. O., Krall, Demotische Lesestûcke, I, a.. a, O.. und 
Hess, Inschrijt con Rosette, a. a. O. 

3: Dt'motic Magical Papyrus, Indices, III, a. a. O. 

4. Rylands Papyri, ///, Indices, s. v. — In den griechischen Papyri pfiegt an den korrespondierenden 
fetellen gewôhiilich zu stehen : y] oi av wat •{zi-^a^t^ iravToeev, z. B. Pap. Brit. Mus. 879, 1. 20, 880, 1. 17 u. s. w. 
(vgl. Kenyon und Bell, Greek Papyri, III, p. 8 ff. Dièse sehr zutrefïende Bemerkung verdanke ich Herrn 
Professer Wengek. 



tJBEU DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 139 



V/2. a-'V-w n-n — « welche uns ausgefertigt worden ist ». Hief wechselt inso- 
ferne die Person des eigentlichen Ausstellers der Urkunde, indem èr ptetzlich mèhrer'è 
Personen' (Plural) mit sich identifiziert. Wir gehen wohi nicht fehl, wenn wir Imtéî' 
denselben zu verstehen haben : 1) den eigentlichen Verkaufer Pakeb, Sohn des Patu; 

2) aber auch die IV/3 erwâbnten p sn [t sn-t ] p rm n mhw a den Bruder, [die 

Schwester ] irgen deinen von der Verwandtschaft )), d. h. die ganze Verwandtschaft 

des Pakeb. ' "^ 

V/2. aj^a-s))-s — die Stelle ist im Lichtdruck etwas verderbt und soll wohl 
so aussehen : ^t A / ('===' (S i<=^j, d. h. das s istzweimal geschrieben, ist aber 
natûrlich nur emmal gemeint. Es entspricht ja dem kopt. epoc. 

V/3. nt e-y ni'k-w. — Hier nimmt Pakeb die erste Person sing. wieder auf. 

Das w in mVi^-tcist hierdeutlich geschrieben. Es stellt das sogenannte « mânnliche 
Qualitativ » dar. Vgl. hiezu meine Bemerkungen Splùnx, XIII, p. 259 fî., 261 s. v., 
ibid., XÏV, p. 28 s. v. nt kt-w, p. 32 s. v. te-y w-w. 

VI/1. tya-y))-s. — So steht. Doch ist dièse Verschreibung wieder auf die Zer- 
streutheit des âg. Schreibers zurùckzufùhren. Es ist naturlich nicht zu ubersetzen : 
(( welche ich auferlege o, so wie im Àgyptischen steht; denn das y der irrtùmlich ge- 
setzten 1. Pers. ist nur durch eine Ditographie des y, welches in ^ = kopt. '^ schon 
enthalten ist, entstanden. Abgesehen davon, dass uns die Paralellstellen die richtige 
Auffassung lehren, wUrden wir sonst keinen verstândlichen Sinn erhalten. 

VI/1. e-tb. — « wegen » entspricht genau dem r/î in anderen Urkunden, Und 
ist ein neuer Beweis fUr meine Behauptung {Sphinx, XIII, p. 249 fi.), dass m hier 
die Prâposition ist. • o '^■■''' 

VI/2. bn e rh rm nb [n p t] 'r syh. — Das 'nk mt ist hier ausgelassen. Es kann 
auch nicht in der LUcke erganzt werden : 1) weil der Rautn nicht genugend dafur 
wâre; 2) weil das kleine Strichelchen vor dem V ganz sicher auf das t- von n p t ge- 
deutet werden muss, wahrend es unmôglich der letzte Teil des mt sein kann. 

VI/2. n t n p-[li\w a hvy — (nicht nt hry) « von heute ab in Zukunft ». Vgl. 
hiezu Griffith, PSBA., 1901, p. 295, 296 u. 300 sowie meine Ausfûhrungen, Sphinx, 
'XIII, p. 260'. 

VII/1 . e-y tm ty wy-f. ... — Dieser Einwand, der sich noch in einigen Urkunden 
findet, ist in der bisherigen Zusammenstellung des Schémas nicht enthalten. 

VII/2. Ne-nht-f. —^ziou^r^^. 



1. Der vortreffliche, zu gleicher Zeil mit SpiE(;Kr,RERGS, Strassburger Pa/iyri erschienene Aufsatz 
Griffith's bat gleich von Anfaug an die richiige Lesung a hry verfochlen, ist aber — soweit icb sehe — von 
Juristen>eite noch nicht genugend berûcksichtigt w^orden, die ja der Denaotisiik ferner steht, vyeshalb ich 
speziell auf den Artikel Guiffith's hinweisen môcbte. Uas ist auch die Ursache, vreshalb Rabel, Die Haf- 
tung des Verknu/ers, p. 38, Note 2, « den nicht ver-;iândiicben Satz >> Spiegelbergs irrtùmlich ùberjiommen 
und ùbrigens aus eigenem gut emendiert bat. 

Doch ist Rabel in seinen Vcr/ur/unç/sbc'sc/irânkungen des Vcrpfânders besohders in dch Papyri, p. 79 ff, 
von der Lesung wieder abgegangen und liesl « von dem obengenannten Tage ab», indem er sich nach Spie- 
gelbergs im Recueil, XXXI erschierienen Aufsatz Kaa/p/'andcertrâge richtet. Auch hier emendiert Rabel, 
indem er in Klammern ein « heute » hinzutugt.Voilsiândig ûbersetzt heisst die Phrase oon heute an in Zukunft, 
wie icb ia meinem Aufsatze Ein demotischer KauJ'pl'andeertrag [Sphinx, XIII) weiter ausfiihrte, in welcbem 
ichdieselbe Urkunde, wie Spiegelbergs ebencilierter Aufsatz, iransskribiert, ùbersetzl uud kommeutiert habe. 



140 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

VII/2. Ht-hr-nb-Ntun) • y . — 'AeepveêevxaiYew;, 'AeepveSEvxatew; (vgl. P. M. MeYER, 

Griechische Papyri im Muséum des Oberhessischen Geschischtsvereins zu Giessen, 
II, Nr. 36 S..). Zur Lesung und Erklârung dièses Namens vgl, Sethe-Gardiner, 
AZ., 47/42 ff., wo auch die daraufbez. Literatur zu finden ist. 

Verso 
n te-fs-t... — « fur seinen Platz... » nicht « fur den P]B,tz ». 

DIE ZEUGENUNTERSCHRIFTEN 

1. Der durchstri chêne wagrechte Strich, welcher so hâufig ûber den Zeugen- 

unterschriften steht, den Beginn derselben markierend ( 1 , — — I , ' ) 

ist soweit ich sehe bisher weder gelesen noch erklârt worden. Ich halte dièses Zeichen 
fur dasWort s •««<' « Reihe, Orden ». Vgl. ïibrigens als Argument fur dièse Identi- 
fizierung : Pap. Ryland XXV, wo die Zeugenunterschriften mit diesem Zeichen 
eingeleitet sind, welches Griffith auch zutrefïend s gelesen hat. Hier haben wir das- 
selbe Zeichen fur allé Zeugenunterschriften gemeinsam ; dâs ist der einzige Unterschied. 

Columne II, 1. 5 H«J^»« «=>MW«>U s 2-n (nach Griffith's treflflichen Lesungen) 
^ • « 2. Reihe ». 



•n 



m 



Col. II, 1. 8. •;! " I «WW-'Ô s 3-n « 3. Reihe » 



♦'^J-f- 



Col. II, 1. 11 . •'T3 — \ *• «»««§» 'J^' s 4-n « 4. Reihe ». 



2. P-a-te-Hr-Sm-t-W, — neTeapaeiieeu;. 

3. P-sr-Afn. — Vetijjivtc. 

4. P-a-te-Hns. — Ue-zeyM^. 

5. T/irsn. — epaawv. — Das Zeichen un ter dem T, welches einem Kleks gleich- 
sieht, gehôrt nicht etwa zum unteren Namen, sondern stellt ein /) h dar.Vgl. die Schrei- 
bung desselben Namens, Griffith, Rylands Papyri XXIX, Verso 7, m^o der Name 
in gleicher Weise durch Darunterstellen des h unter das T geschrieben ist : 



•^<iv4 



Die kleine Erhebung auf dem wagrechten Strich des T unseres Namens in Pap. Str. 8. 
ist vielleicht nur ein Loch des Papyrus. Dies làsst sich nach dem Lichtdruck nicht 
unterscheiden. 

6. P-Sr-'S. — WevTidiç. 

7. P-hb. — <ï>i6iç. 

8. Wn-nfr. — Owocppiç. 

9. Pa-gb. — naxoiêtç, nax7)6xi<;. 
P-mr-h. — neXatai;. 

12. Sy-Sbk. — Siaoux.o<:. 



UBER DEN KALIF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 141 

HISTORISCHES 

Unser bebautes Grundstùck = TraaTotoôpiov ist auch genannt im Pap. Brit. Mus. 
DCLXXIX' aus dem Jahre 98 v, Chr., also 10 Jahre vor dem Abschlusse des Ver- 
kaufes des Strassburger Papyrus 8. Dass der Verkâufer Pakoibis, Sohn des Patus, 
daselbst auch im genannten Pap. Brit. Mus. vorkommt, bat schon Spiegelberg 
bemerkt", aberûbersehen, dass es sichin beiden Papy ri um genau dasselbe Grundstùck 
handelt. 

Daran kann nicht der geringste Zweifel sein, wenn wir die « Nachbarn » ver- 
gleichen. 

Im demotischen Papyrus haben wir, wie oben aus raeiner Ubersetzung zu ersehen 
ist, als Nachbarn im : 

Sûden : Tempelgut (aouTov). 

Osten : ebenso. 

Norden : Grundstùck des Patseo, Sohnes des Phib und die Strasse zu (?) den 

Plàtzen (iraaxotfôp'.ov). 

Westen : Grundstùck des Esmin, Sohnes des Nechtmin. Der griechische Papyrus 
nennt uns als Yer'xoveç. 

vÔtou : TCEptêoXoç toù Upoù. 

aTnrjXiwTou : opôuoi;. 

Poppâ : Traaxotfôpiov UaTreouToç (I. naxaeouxo^) xoù <I>i6to<; xal efaoSoç. 

Xtêôç : 'jTa(rco(pôp[ov nexeapdefxôewi; [. . Jj^^jjlcvoç. 

Die Nachbarn stimmen also bis auf den westlichen. 

Der opô[xoç ein freier (Renn)platz gehôrte offenbar schon zum aouxov des Gottes, 
oder es ist in dem Decennium indessen nach dieser Richtung hin erweitert worden. 
In demselben Zeitraum muss n£X£ap7£,aO£'j<; sein Pastophorion oder Grundstùck dn Esmin, 
Sohn des Nechtmin verâussert (oder geschenkt ?) haben. Oder ist Petearsemteus [. .-] 
chminios ein Bruder des Esmin, Sohn des Nechftjminis, der nach dessen Tod es 
erbte ? ' 

Wir erfahren auch aus demselben griechischen Papyrus, dass Pakoibis Sohn des 
Patus das Grundstùck, um 3.000 Kupferdrachmen gekauft hatte; 10 Procent dieser 
Summe hatte er der kgl. Bank zu Krokodilopolis als Steuer abliefern mùssen. 

Ein zweiter Beweis, dass es sich wirklich um dasselbe Grundstùck in beiden 
Urkimden handelt, liegt in folgendem. 

Der demotische Papyrus bemerkt', dass Pakoibis das Grundstùck von den Nach- 
komraen des Phimen gekauft hatte. 

Das griechische Dokument nennt uns als Verkâufer an Pakoibis : 

Nsj^ouxTiç S^ioxou xoù <ï>tfXif)V!Oi; 



1. (= Nr. XXXV in Grenfell, Greek Papyri, II, p. 59 Cf.). 

2. Die demot. Pap. cl. StrassOurg. Bibl. — Test, p. 33, Note 1. 

3. Dièse sehr zutrefleude Bemerkung verdanlfe ich Herrn Professer Baron von Bissing. 

4. III, 3. 



m ■ EINE AGYPTISCHE URKUNDE :•' '''"'■ 

xal n£T£apoï)ptç Sj^^wxou , 

welch beiden das Pastophorion gehôrte im Vereine mit xoTç àSeXcpoTç. 

Der Vater von N. und P. sowie deren Brûder hiess Schotos, welcher wieder von 
Phimenis abstammte, der mit dem Hpimen des demotischen Papyrus identisch istV 

Die Personsbeschreibmig der beiden Enkel des Phimenis, die uns der griechische 

'!iPàpyrUS gibt, lautet betreffs des NeckuteS : fxiaoç •}! ÏHigu) ixs.liipM{(;) }jiaxpoTTp6CTa)(-n:o<;) eùBupt*^ 

ÔTTÔffxvtcfoç und ûber Petearoeris [Jtéaoc ■}•) èXâajw [i.£Xîj(^pw(ç) [jiaxpo7ip6aw(Troç) £i)6ûpiv û-îTÔffxvttpoî ; sie 
dùrften also einander ahnlich gesehen haben. Betrefîs des Alters der beiden teilt uns 
dasselbe Dokument mit, dass iV. damais circa 55 Jahre zâhlte, sein Bruder P. 50. 

Sie waren nach derselben Urkunde kpeuç Soj^^ou xaî 'AcspcSkifiç ; demnach wohl eben- 
falls « Wrm-w-Proîeten und 6^/« • (c-Profeten », was auch der Grand gewesen sein mag, 
in der Nâhe des 5\s des Gottes zu wohnen. Derselbe Grund dùrfte obgewaltet haben, 
dass Harsiese, Sohn des Sobkhotep, von Pakoibis das Grundstuck spâter kauflich an 
sich brachte, da Harsiese ja dieselbe Stellung bekleidete. Durch den griechisclien Pa- 
pyrus erfahren wir auch die allgemeine Lage des Grundstùckes, welche uns die de- 
motische Urkunde verschweigt. Es war àv lip àuo vôxou [jLépEi Toi3 h naO'jp£t Upoù Èvxà; xoù uepi- 

pôXou. 

Wir kônnen jedenfalls betrefîs der Nachkommen des Hp-mn folgende Stammtafel 

aufstellen. 

*tjjnf]vtç (Hp-mn) 



N£^oiJTri; n£T£apo7]pt;^ *'Ap(Tnriffi<; *n£T£aouj(_oç 

Zu vorstehender Tafel ist noch zu bemerken, dass wir auch deren Unterschriften 
mit grosser Wahrscheinlichkeit erhalten haben u. zw. im Pap. Ryland XX, (Jahr 
116 vor Chr.) Verso ^ 1. 12 u. 13. Ich setze die beiden Unterschriften hieher. 

\ ^^ ^^ J ^^l^A ^r. Jt m P-a-te-Hr-wr sy Sbk-htp = n£X£apo7)pi(; s^^^wxou 

I T^^M^jUjI ^/0S%^9^ Ne-nht-fsy Sbk-htp = Nexo^ttic Sj^^wtou 

Was die Lesung des ersteren Namens betrifft, dessen erster Teil undeutlich erhalten 
ist, so hat denselben schon Griffith als sehr zw^eifelhaft mit P-a-te-Hr-sm- t-w (?) 
gelesen^ Nach genauer Untersuchung des fraglichen Namens auf dem ausgezei- 



1. Siehe oben Koinmentar III, 3 s. v. 

2. Die Naraen der anderen Bruder sind uns in diesem Papyrus nicht ûberliefert; doch wissen wir von 
ihrer Existenz ausser Grenfell und Hlnt, Greak Pap., Il, p. 60, noch aus Pap. Brit. Mus. 676 in Kenyon 
und Bell, Greek Papyri, p. 14 ff. und Pap. Brit. Mus. 678, ibid., p. 18 fi. (s. folgende Seite), ia welchen 
Personen wir mit gi'o?.ser Wahrscheinlichkeit die Bruder des N. und P. sehen dûrfen. 

3. A. a. O., LXIX. Dies ist der Heiratskoiitrakt des Eunus, Sohn des Patseo (des nôrdiichen Nachbars 
unseres Grundstûckes, siehe die folgeude Stammtafel, p. 146), mit der Tapremhit. 

4. Auch ich haae anfangs den sehr schlecht erhaltenen Namen P-a-te-Hr-sm-t-œi{?J gelesea, doch aus 
deu obigen Erwâguugen und griechischen Urkunden ergiebt sich nun P-a-te-Hr-œr als sichere Lesung. 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 143 

chneten Zweifarbendruck der Ausgabe zeigt sich, dass Griffith mit vollem Rechte 
den Namen angezweifelt hat, dessen obige Lesung sich nun ergeben hat. Ich môchte 
]bei dieser Gelegenheit auf den eigenartigen, beiden- vermutlichen Brûdern gemein- 
samen Ductus, der Schreibung des Vaternamens Sbk-htp aufmerksam machen. 
yVuffallend ist schon die merkwûrdig schnïg ausladende Schreibung der Zeichen fur 
htp. Ebenso die Schreibung des Zeichens fur b, dessen erster Teil in einem schrâgen 
dicken Strich, statt des Hackens besteht ; ferner der abgerundete nach recht unten 
strebende obère Ansatz des s. Vgl. hiezu die Schreibung von Sbk in der Unterschrifl^ 



des Zeugen Sy-Sbk^ auf demselben Papyrus, die ganz anders aussieht 



^ 



In demselben Pap. Ryland XX fungiert ûbrigens auch derVerkâufer der Strass- 
burger Urkunde 8 Pakoeb, Sohn des Patu, als zweitei' Zeuge, 

Dieser Pakoeb, Sohn des Patu, logt im Papyrus Strassburg 12 (Spiegelberg^ 
Strassb. Pap., Tafel VIII) einen Eid wegen eines Pastophorions ab in Gemeinschaft 
imit seiner Frau T-bk-Np (Tbokianup), die wir durch dièse Urkunde kennen lerrien. 

Hiezu bemerkt Spiegelberg (a. a. O. Text, p. 34 oben) : « Beim Entrollen dés 
Papyrus Nr. 8. fiel etwa aus der Mitte der Rolle ein einzelnes Blatt heraus. Es war 
■îiicht zufâllig in den Papyrus geraten, sondern gewiss absichtlich mit dem Kaufvertrag 
vereinigt, mit dem es sacJdich auf das engste zusammenhângt. Unser Blatt enthâlt 
nàmlich den Wortlaut des Eides, mit welchem Pa-Geb formell die Ubergabe seines 
Hauses vollzog. (Das ist vermutlich der Eid, von dem in der Verkaufsquittung 
[Schéma; I, Z. 12] die Rede ist.) » ■ 

Ich muss leider gestehen, dass ich trotz der angefûhrten Bemerkungen Spie- 
gelbergs einen engeren Zusammenhang der beiden Urkunden auf das stârkste 
bezweifeln muss; und wenn auf derselben Seite w^eiter unten Spiegelberg bemerkt : 
,(( .... .man kônnte sichfragen, ob er denn wirklich zu Nr. 8, die von mir (Spiegel- 
berg) behauptete Be^rehung . hat . AWein der Titel auf der Rùckseite « der Eid, welchen 
•Pa-Geb,. Sohn des Pato fur [sic] das Haus des Tempels leisiete » zeigt durch den 
Verglëich imit dem Titel der Kaufurkunde,, c/ass jeder Zweifel unberechtigt ist. », 
so kônnen dièse behauptetep Beziehungen unmôglich, richtig sein. 
, Es i$t nâmlich in dem Eide von einem Grundstûck (Pastophorion) die Rede, welches 
iru-hç^rj im. Besitze des Patu, Sohn des Plaehe, gev^^esen war. Hingegen sagt unsere 
Kaufiirku^nde (Strassb. 8), dass dasjenige Pastophorion, von welchem hier die Rede 
.ist, «vopsden ]>Jachkomtnen des Phimenis (d. h. von Nechutes, Petearoeris und deren 
Brûderpj den Sôhnen des Sokhotep und Enkeln des Phimenis) gegen Zahlung in 
jBare,r][i,gekauft woifden » sei, und zwar vqn Pakoeb selber (Vgl. oben III/2 a-'n-y 
j(( welqhe ^"e/i gekapft ))) und nicht durçh Vermittlung des Patu, Sohn des Plaehe. 

Dieser na-cou; neXaioL. n£pcr[7)ç] ÈTTiyovYiç begegnet uns in dem Pap. Brit. Mus. 1208 
(vgl. Kenyon und Bell, Greek Papyri, p. 19), welcher aus dem Jahre 97 vor Chr. 
stammt, und wird uns da folgendermassen beschrieben : 

1. Ibid.,\. 15. ■" ''■''' ■ ■ ' • '^ ' ■ "'■■'- 



144 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 

wç L ? £'j(ji£Ye67)ç [xeXtj^pwi; tex^ [jiaxpoTrpoatoTTOç eùOupiv oÙXtj ptvt (JieaTf). 

Er wiirde demnach zur Zeit der Handlung unserer in Frage stehenden Urkunden 
etwa 69 Jahre gezàhlt haben. Wenn Spiegelbergs obige Annahme richtig wâre, dass 
dies der Eid sei, von dem in unserer Strassb. UrkundeS (V/3) die Rede ist, so mûssten 
wir doch ferner annehmen, dass Pakoeb den Eid dem Kâufer in unserer Urkunde 8 
— das ist, dem Harsiese, Sohne des Sokhotep — leiste. Das tut Pakoeb aber nicht. Er 
leistet ihn gans anderen Personen, die mit unserer Urkunde in gar keinem Zusam- 
menhange stehen. Der einzige Berûhrungspunkt zwischen beiden Urkunden besteht 
in nichts anderem als in der Identitât der Eidleisters und des Verkâufers. Zur Beant- 
wortung der Frage, warum die Eidesuikunde mit der Verkaufsurkunde zusammenge- 
funden wurde, genùgt vollstândig die Annahme, dass beide demselben Manne gehôrten. 
Melir lâsst sich aus diesem Befund allein nicht deducieren. Dieser Mann hob na- 
tûrlich aile seine Urkunden beieinander auf. Vielleicht halte Pakoeb das im Eide 
erwâhnte Grundstûck ebenfalls an Harsiese verâussert und der « Eid » gehôrte 
wahrscheiniicherweise zu « ihren (der Liegenschaft) Kontrakten, ihren (amtlichen) 
Aktenstûcken ûberall, wo sie (auch) sein môgen », welche immer dem Kaufer ebenfalls 
mit ùbergeben werden mussten ; wie ja auch unsere Kauf urkunde von solchen ganz 
analog spricht (l.V/1-2.). Doch kann es sich liier aus den obigenGrûnden nicht um das- 
selbe Pastnphorion handeln. 

Wâhrend unser Pakoeb, Sobn des Pata, sich, soweit ich sehe, nur noch ausser- 
dem aus dem Pap. Brit. Mus. 10504', belegen làsst, was schon Spiegelberg' treffend 
bemerkt hat, und der in dem Dokument ein TraçTocpoptov von eopxaioç toù N£[y]6[jiMno<; im 
Jahre 99 v. Chr. gekauft hatte, ist der Kâufer des Strassburger Pap. 8, Harsiese, 
Sohn des Sobkliotep und der Tata uns ôfters ùberliefert. 

Schon im Jahre 1 18 v. Chr. — also 30 Jahre vor dem Zeitpunkte der Abschlusses 
des Kaufes der Strassburger Urkunde — hatte er dem Patseo, Sohne des Phib 
(derselbe, der in dem Strassburger Pap. 8. nunmehr sein nôrdlicher Nachbar gewor- 
den M^ar), den Dienst geleistet, sich als letzter (16.) Zeuge auf der Rûckse-ite seiner 
Schenkungsurkunde zu unterfertigen, in welcher Patseo dem Nechutef, alias Eunus, 
Sohne des Patseo, ein Haus geschenkweise ûberlassen hatte*. 

Im Jahre 100 kauft* derselbe AputTidiç Sj^wxou Ups^j; Souyoj xal 'Açppo8îxï)<; von Nsj^ooxïi; 
(der Name des Vaters ist nicht mehr erhalten) Kornlândereien. Wir erfahren bel dieser 
Gelegenheit sein Alter und seine Personsbeschreibung : wc (exwv) [jte [^ecroç [a£X[[j^pa);(ia/.po- 
iT(poawTOç) euôuptv. Er war also im Jahre 100 45 Jahre ait, demnach zu dem Zeitpunkt, als 
er den Kauf des Strassburger Pap. 8 mit Pakoibis abschloss, etwa 57 Jahre ait. In 
demselben Jahre ûberlâsst der 55 jâhrige Psenenupis, Sohn des Portis' unserem 
(( Apatïjaei Sj(^wxou Upeù; Souj^ou y.x\ 'AtppoSîxriç )) Komlândereieu, welchc er fur 10 Jahre von 



1. Grenfell und Hunt, Greek Pap., Il, p. 59. 

2. A. a. O. 

3. Papyrus Rylancl by Griffith, a. a. O., u. III, p. 275 Anm. 2. 

4. Pap. Brit. Mus. 676 in Kenyon und Bell, Greek Papyri, p. 14 fi. 

5. Pap. Brit. Mus. 677 = Grenfell und Hunt, Greek Papyri, II, p. 58. 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 145 



den Priestern gepachtet hatte, fur die noch ûbrigen 4 Jahre gegen Zahlung von 2 Ta- 
lenten und 3.300 Kupferdrachmen'. 

Etwa ein Jahr darnach, 99/98, begegnet er uns im Pap. Brit. Mus. 678% in welchem 
ihm der Priester des Suchos und der Aphrodite, namens Petesuchos, Sohn des Scho- 
tus (wahrscheinlich ein Bruder), dem Harsiesis, Sohn des Schotus, Land verkauft. 

Im Jahre 89 begegnet er uns im Pap, Ryland XXX\ wo er bei der Heirat 
des Pete/iarsemteu und der Takeb inGemeiuschâit mit Peteharsemteu, Sohn des Nechu- 
tef, Pakeb, Sohn des Pelaehe, Sysobk, Sohn des Psenmin, und anderen als Zeuge auf- 
tritt, welche auch in der Strassburger Urk. 8 als 10. resp. 11. und 12. Zeuge erscheinen. 

Dieselbe Funktion versieht er in dem Pap. Ryland XXXVIII'. Hier erscheint 
auch Pakeb, Sohn des Pelaehe, als Zeuge. 

Vielleicht haben wir in Sobkhotep, Sohn des Harsiese\ den Sohn oder Vater un- 
seres Mannes vor uns, da ja die Kinder nicht selten den Namen desGrossvaters erhielten. 

Was den nôrdlichen Nachbar im Pap. Strassburg 8 betrifft, so lernen wir im 
Pap. Ryland 17° einen Teil seiner Verwandtschaft kennen. Der Titel des Patseo, 
Sohn des Pkib, lautete hm-ntr (f) sh n tè n N T-st-rs « Profet, Schreiber im Bezirke 
-von Theben Tschetres (o-itûtt^n wnû) \ Er besass ein bebautes Grundstûck (Trajxocpoptov) 
welches im Pap. Brit. Mus, 679 und Pap. Strassburg 8 erwâhnt ist. Dièses v^ar im 
sùdlichen Teil der Umkreisunggelegen, M^elche das Heiligtum von Pathyris begrenzte*. 
Ausserdem hatte er im Jahre 118 noch ein Haus besessen, das er frûher seiner jetzigen 
(zweiten) Frau verpfàndet gehabt und jetzt (Jahr 118) mit ihrer, der Stiefmutter, 
Einwilligung seinem Sohne Nés hutef aXiâs Eunus zum Geschenk macht'. Etwa im 
Jahre 110 muss er noch ein unbebautes Grundstûck im Nordostteil von Pathyris besessen 
haben'", welches môglicherweise dasselbe ist, das wir Pap. Strassburg 7belegt isf . 

Wie aus dem Pap. Strassburg 8 ersichtlich, war unser Patseo der Sohn des 

Phib. Der Pap. Ryland XF//nennt einen Patseo, Sohn des P/iib und der Alimen- 

. tierungsfrau Senese. Dieser Name bringt in Erinnerung den des Pap. Brit. Mus. 657'*, 

— 107 V. Chr., — wo unter den Tôchtern des 'ApTrw; auch eine SewTjai; -^ xaî Tatouç an- 

gefùhrt erscheint. Der Pap. Brit. Mus. 657 nennt dièse Senesis alias Tatus mit 

folgender Personsbeschreibung : w? (txwv) [x 6 iizari [ji.£Xt;(^p(w;) ai:pOYYuXo7rpoTw(7ro<;) eaOupiv ouXr, 

iJieTWTriot. Dièse mùsste daher im Jahre 107 v. Chr. etwa 42 Jahre ait gewesen sein, 

demnach beilâufig im Jahre 149 v. Chr. geboren. Ich bezweifle sehr, dass sie mit 

unserer Senese alias Tatu, der Frau des Phib und Mutter des Patseo identisch 

.war. Abgesehen davon, dass — soweit ich sehen kann — die demotischen Papyri 



1. Vgl. hiezu auch : Kenvon uad Bell, Greek Papyri, 111, xxv. 

2. Kenyon und Bkll, p. 18 ff. 

3. Griffith, Catalogue, a. a. O. 

4. Ebenda, a. a. O. 

5. Zeuge auf dem Pap. Ryland XXIX. 

6. Ebenda, a. a. O. 

7. Gkiffith, Ryland Papyri XVII, a. a. O., u. 111, p. 142 ff. u. p. 143, Note 3. 

8. Grknfell und HuNr, Greek Pap., II, Nr. 35, 1. 7. 

9. Griffith, Catalogue, Pap. Ryl., Nr. 17. 

10. Ryland Pap. XXIII; vgl. auch Griffith, Ryland Pap. III, p. 143, Note 3. 

11. Vgl. Spikgelberg, Demot. Pap. Strassb. Bibl., a. a. O. 

12. Grenfell und Hunt, Greek Pap., 11, p. 43 S. 

nrîcuHiL, xx.xiii. — troisième sér., t. i. 19 



146 EINE AGYPTISCHE URKUNDE 



ihre Eltern nicht nennen imd nur der obengenannte griechische Papyrus angibt, der 
Vater der dort genannten SewïiorK; wâre Apuw? gewesen, dièse demnach von diesem Stand- 
pimkt aus nicht die Môglichkeit gibt, zu erkennen, ob sie dieselbe sei, wie jene; abge- 
sehen davon, ergeben sich noch viel grôssere Schwierigkeiten bei nâherem Zusehen. 

Sie mûsste zur Zeit der Handlung des Pap. Strassburg 8 ihre 61 Jahre gezâhlt 
haben, falls sie damais noch lebte. Weiters mag sie als ihr Sohn Patseo ihrem Enkel 
Nechutef alias Eunus die obenerwiihnte Schenkung eines ihrer Schwiegertochter 
Senamun verpfândeten Hauses mit Zustimmung der letzteren machte, etwa 31 Jahre 
gezâhlt haben ; eirie gewiss junge Grossmutter, was ûbrigens môglich wâre, wenn man 
annimmt, dass ihr Enkel Eunus z. B. erst 2 Jahre ait war. 

Noch schwieriger gestaltet sich die Sachlage aber, wenn wir bedenken, dass unser 
Eunus im Pap. Ryland XXIII, — ca. 110 v. Ch., — als Kâufer eines unbebauten 
Gelândes auftritt. Er kônnte damais nach den vorhergehenden Prâmissen hôchstens 
10 Jahre ait gewesen sein, seine Grossmutter 40. 

Aber im Jahre 116 v. Chr. tritt uns Eunus im Pap. Ryland XX, — etwa 2 Jahre 
nach der obenerwâhnten Schenkung als Bràutigam der Frau Tapremhit, Tochter des 
Pâte (naxT);) und der Nahmesesi (NajjLeaYiaiç) entgegen. Damit hâtten wir, falls die An- 
gabe des griechischen Papyrus betreffs des Alters der Senese alias Tatu richtig wàre 
und die Identitât der im griechischen und demotischen Papyrus Genannten vorhanden 
wâre, einen 4-5 jâhrigen Ehemann vor uns, der noch dazu in diesem Alter schon 
einige Kinder (die Zahl derselben ist nicht genannt) von seiner ersten Frau in dièse 
Ehe mitbrachte, wie derselbe Papyrus erzâhlt ' . 

Dazu kommt aber noch, dass Nechutef sdias Eunus, — er heisst in der griechi- 
schen Unterschrift des Pap. Ryland XV// Neyouxrjç o; xai Euvo[jio<; Uct.xaeou<;\ — in dem 
Pap. Brit. Mus. 623^ die Personsbeschreibung des Euvofjiou lou naaTscuxo; (1. naxcjEouToç) 

Hep, — mit w; (exwv) Xe [Jieaou [JieXt^pou UTroxXauxou [jtaxpoTrpoawTrou £!j0up(iv) ou(Xtj) [jL£(xwrtwi) ([jieawi) 

angibt. Er war also in diesem Jahre, — der Papyrus stammt aus dem Jahre 109 v. 
Chr., — etwa 35 Jahre ait und wâre demnach circa 144 v. Chr. geboren. BGU. 999' 

gibt SOgar an : Euvouç o; /xi ^^yol>■zr\z Ilaxaeoui; Eepay); xtj; z':i\.-^o^ri<; wç (excov) v [aeaoç fX£Xi;(pa)(ç) 

TExavoç [jiaxpoTrp(oawiroç) £u6upiv ouXt;, Nach dicscr Urkuude wâre erim Jahre 99 etwa 50 Jahre 
ait gewesen und 149 v. Chr. geboren. Der Pap. Brit. Mus. 676' nennt sogar, — es 

scheint derselbe Eunus zu sein, — einen Ne/ouxtiç [ nepo-J-riç^ x-ri; tTz[i-io\rri^ wç (exwv) v5 

[jLeaoc; [ji£Xt;(^pa)(ç) [[jiaxpoTtpoawTroç] suÔLipiv. Dicscr Mann wâre dcmnach 154 geboren. 

Wir hâtten also fur Eunus die Geburtsdaten : 144, 149 u. 154 v. Chr. gewonnen. 
Oben konstatierten wir das Geburtsdatum der Senese alias Tatu mit 149 v. Chr. 



1. Seine erste Frau war vielleicht (nach Griffith, Rylands Pap. II I, p. 139, Note 13) Namsese, Tochter 
des Spcmminis und der Sebtitis. Letzterer Vater hiess Apcrt/jaiç- Nanasese hatte auch von einem anderen 
Vater einen Halbbruder <&aTpriç {Pap. Brit. Mus. 623 = Grenfell and Hunt, Greek Papyrl, I, p. 54 ff.). 

2. Die Namen EuvofAoç und Euvouç werden auch in den griechischen Papyri oft abwechselnd fur den- 
selben Mann gebraucht, wie Griffith mit Recht Rylands Pap. III, p. 143, Note 8 bemerkt. 

3. Ghenfell und Hunt, Greek Pap., l, p. 54 ff. 

4. III, p. 3.36. 

5. Kenyon und Bell, Greek Papyri, III, p. 14 flf. 

6. Die meisten der Genannten sind persischer Abkunft. Vergleiche hiezu die Austiihrungen Paul 
M. Meyers, Das Heerwesen der Ptolernàer und Rôrner in Agypten, p. 85. 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 147 

Wenn also die Sewïjai; ï) xai TaTouç Aputoxoç die Senese alias Tatu der demotischen 
Papyri wâre, so wûrde, — immer vorausgesetzt, dass die Altersangaben der griechi- 
schen Papyri richtig wâren, — die Grossmutter etwa im selben Alter stehen, wie ihr 
Enkel. Jedenfalls lâsst sich dagegen mit vollstem Rechte einwenden, dass die Angaben 
der griechischen Urkunden betreffs des Alters nicht vollkommen verlâsslich sind, wie 
wir ja aus den sehr schwankenden Mitteilungen betreffs des Eunus am besten 
ersehen, deren grôsste Differenz 10 Jahre betrâgt. 

Jedenfalls mùssen wir die Entscheidung tiber dièse Frage in Schwebe lassen, bis 
uns vielleicht neuere Urkunden irgendwie darûber Aufschluss erteilen. 

Wie wir schon oben gesehen, war Patseo, Sohn des P/tih und der Senese alias 
Tatu zweimal verheiratet gewesen. Das erstemal mit Tachons, mit welcher er den 
uns bekannten Sohn Nec h utej'olhs Eunus batte'. Ob die Termuti\ welche der Pap. 
Ryland XXI P als Tochter der Patseo und Teichons (nicht Tachons) nennt, beider 
Tochter war, kann nicht sicher gesagt werden, ist aber wahrscheinlich. Sie heiratet in 
diesem Jahre Plaehe\ Sohn des Pelaias und der Zeho\ Jedenfalls treffen wir ihren 
vermutlichen Vater als 12. Zeugen auf ihrera Heiratskontrakt. 

Im Jahre 118 v. Chr. treffen wir Eunus im Pap. Ryland XVIP schon zum zwei- 
tenmale verehelicht u. zw. mit Senamun'' deren Abstammung von den Eltern Pe- 
schur* und Senapachte^ wir an derselben Stelle erfahren. Wie wir oben gesehen, 
giebt sie die Einwilligung, ihrem Stiefsohn Nechutef alias Eunus das Haus zu 
schenken, welches ihr Mann Patseo ihr frûher einmal, — vielleicht noch vor dieser 
Heirat — verpfândet gehabt. Soweit ich sehe, sind uns gegenwârtig keine Kinder von 
ihr und Patseo ûberliefert. 

Ich gebe im folgenden eine ûbersichtliche Stammtafel, in welche ich auch das 
Wahrscheinliche oder bloss Môgliche des oben Besprochenen aufgenommen habe. In 
solchen Fallen habe ich vor dem Namen der Person, deren Zusammenhang mit den uns 
interessierenden Persônlichkeiten nicht sicher ist, einen Stern (*) gesetzt. Der Stamm- 
tafel sind auch die vortrefflichen und scharfsinnigen Bemerkungen, die Griffith in 
seinen Rylands Papy /'i an den betreffenden Stellen gegeben hat, zugutegekommen'" : 



1. Belegt aus dem Pap. Ryland XVII, Jahr 118 v. Chr. 

2. 0ep[iou9tç. 

3. Circa 110 v. Chr. 

4. IleXataç. 

5. Tewç. — Vgl. Griffith, Catalogue Ryland Pap., Nr. 22. 

6. Ebenda, a. a. O. 

7. Ssvafz-ouvK;. 

8. Ilôauptç. 

9. SevaTraOïç. 

10. Wo die Namen (von Vater und Sohn) vôUig ûbereinstimmen, habe ich nach allgemeiner Gepflogenheit 
Identitàt der Personen angenommen, wenn sie derselben Stadt etwa um die gleiche Zeit angehôren, da bei 
vôlliger Gleichnamigkeit gewôhnlich ein Beiname oder « der Altère » und à. beigesetzt zu werden pflegt, um 
Verwechslungen zu vermeiden, da in diesen kleinen Ortschaften ja die Leute einander wohi meist recht gut 
kannten. 

Doch — dies muss ausdriickUch hervorgehoben werden — ein unbedingt sicheres Identiflzierungsmittel 
ist der Umstand der Gleichnamigkeit allein nicht, wenn nicht noch andere Argumente hinzukommen. Unter 
diesem Gesichtspunkt ist nachfolgende Tafel zu lesen. 

Die feminineu Namen habe ich zum Unterschied von den masculinen kursiv gedruckt. 

Ein Bindestrich — bedeutet oerheiratot mit. 



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• 5r 



LIBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 



149 



Der westliche Nachbar ^'s mm, Sohn des Nechtmin, ist môglicherweise derselbe, 
der als 14. Zeuge dem Pap. Ryland XVP unterschrieben ist. Vielleicht ist der 
Lesonis-Priester, W/"m • Mj-Profet und S/n- œ-Proïet Nechtmin, Sohn des Nsmin^ im 
Pap. Ryland 31, 33 u. 37' seinVater gewesen. 

Die nâchste Persônlichkeit, welclie wir ira Pap. Sirassburg 8 antreffen, ist der 
Notar der Urkunde selbst, Nechutef, Sohn des Patu. Ira Pap. Ryland 25 2/3* wird 
ebenfialls ein Schreiber desselben Namens als Zeuge angefûhrt. Auf dem Verso 14 des 
Pap. Ryland XX finden wir die Unterschrift dièses Namens ebenfalls ohne den Titel. 



Ich setze dièse Unterschrift hieher 



fjl>;^j 



zumVergleich, da sie mir 



nicht identisch scheint, mit der des Verso des Pap. Strassburg 9" auf 1. 4'. Da das 
Verso des genannten Strassburger Papyrus bisher noch nicht gelesen worden ist, 
lasse ich es mit meiner Handkopie', Transskription und Ûbersetzung in seiner Gànz« 
folgen. 



2 Q 






f ^ izA. I AAA/W\ V V I 



1. Jahr 152 vor Chr. 

2. Circa 108 vor Chr. 

3. Verso 8. 

4. Etwa im Jahre 118-115 vor Chr, belegt. 

5. Spiegelberg, Die demotischen Papyrus der Strassburger Bibliothek, Atlasband, Taf. X. 

6. Gleich der drittea Unterschrift. 

7. Nach dem a. a, O. publiziertea Lichtdruck. 



150 EINE ÀGYPTISCHE URKUNDE 



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"(3(9, === 

I AAAAAA V V 



1 . .S Reihe. 

2. Pa-t-s-o-t sy Pa-t-w Patseo (naxaeoui;), Sohn des Patu. 

3. St-w-wt sy P-sr-Hr-wr Stuwete (sxoxorjxiç), Sohn des Psenharuer. 

4. Ne-nht-f sy Pa-t-w Nechutef, Sohn des Patu. 

5. P-a-te-Wsr sy Hr-sy-S Peteusir (neToatptç), Sohn des Harsiese. 

6. P-a-te-Mn sy P-mr-h Petemin (nexEjjLtviç), Sohn des Pelaehe (neXataç). 

7. P-sr-Wsr sy Pa-t-w Psenusir (Wevoaipt;), Sohn des Patu. 

8. HtpCO-Sbk sy Nht(f)-Mn Hetpsobk (?) (ExTOaQu^os), Sohn des Nechtmin. 

9. Pa-fn(f) sy Pa-t-w Pafen (oder Pafet?)^ (= nacpwç?)', Sohn des Patu. 

Was die Personen betrifît, welche ihre Unterschriften auf unsere Urkunde 8 der 
Strassburger Papyrussammlung gesetzt haben, so ist mir der erste derselben, A^e- 
chutef, Sohn des Pe^e/(a/'sem«^ei^ bekannt aus dem Pap. Brit. Mus. 1209'. In diesem 
aus dem Jahre 89, — 1 Jahr und 2 Monate, bevor er die Strassburger Urkunde 
unterfertigte, — stammenden Kontrakte verkauf t unser Nechutes ÛQm Peteharsemteus, 
Sohn des Pansbchunis eine halbe Arure Land, das im Pathyritischen Gau gelegen 
ist, fur 1 Talent und 3.000 Drachmen. Er wird daselbst beschrieben : Nsx^oueri<; nsxeap- 

TEjjiOen); Ilspjirjç xr); eTTiYovTjç lo? (exwv) [Jte fjieaoç [xeXtjç^pw; xXaaxoç. [JiaxpoTrpoawTroç eoôuptv wxa a^sdXTjxoxa 

(abstehende Ohren). Demnach zàhlte er zur Zeit der Handlung der Strassburger 
Urkunde etwa 56 Jahre. 

\mPap. Brit. Mus. 218* leiht er dem *axp-n<:, Sohn des X£v<j9wxt); 13 Va Artaben 
Korn'. 

Wâhrend ùber Peteharsemteu, Sohn des Psenmin, Petechons, Sohn des Nechutef 
in den mir gegenwârtig zur Verfùgung stehenden Urkundenpublikationen mir nichts 



1. Vgl. Griffith, Rylands Papyri, Vol. III, Ind., s. v. Ta-fet. 

2. Kenyon und Bicll, Greek Papyri, III, p. 77. 

3. Cf. ibid., p. 20 Êf. 

4. Jahr 111 vor Chr. 

5. Cf. Kenvon uud Bell, Greek Pap., I, p. 15 ff. 



UBER DEN KAUK EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 



151 



bekannt ist, finden wir den 4. Zeugen' 3 Jahre frûher im Pap. Ryland XXIX^ in der- 
selben Funktion auf dem Verso 1. 7 wieder, offenbar von seiten der einen Kontrahentin 
Nechutes (fem.), Tochter des Pâte und der iVaAmesese (siehe obige Stammtafel), 

Im nôrdlichen Teil der Pathyri- 
tischen Ebene batte er Landbesitz 
noch wâhrend des Jabres 107 v. Chr. 
und zwar ôstlich von dem Gute der 
oben erwâbnten Schwestern Taus, 
Senesis alias Tatus, der Tochter des 
Harpos, und deren Stiefschwester 
Siephmus, Tochter des Pachnurnis 
(siehe obige Stammtafel) besessen. 

Der nâchste Zeuge Peteharsem- 
teu, Sohn des Psenese ist vierter 
Zeuge auf der Urkunde XXIX der 
Rylands Papyri\ Auf Pap. Ryland 
XV r kommt Verso 11 ein Zeuge 
derselben Namens vor, docb dùrfte 
dieser nicht derselbe sein, da der 
Duktus seiner Unterschrift ein gânz- 
lich anderer ist; auch liegen die Jahr 
zu weit auseinander. 

Nechutef, Sohn des Phib, der 6. 
Zeuge der Strassburger Urkunde 8 
ist derselbe, der in dem Pap. Strass - 
burg 7 als erster Zeuge sich un- 
terschrieben hat. In diesem Kaufkon- 
trakt iiber Ackerland, welches in der 
nôrdlichen Pathyritischen Ebene ist, 
wird auch unser Palseo, Sohn des 
Phib, als sûdlicher Gutsnachbar er- 
wàhnt. Da das Verso, auf welchem 
unser Zeuge Nechutef unterschrie- 
ben ist, von Spiegelberg ohnehin 
nicht gelesen worden ist, setze ich es 
sammt Transskription und Ûber- 
setzung hieher. 






1. = Zeile 5. 

2. Jahr 91 v. Chr. 

3. Jahr 91 vor Chr. 

4. Jahr 152 v. Chr. 



152 



EINE AGYPTISCHE URKUNDE 



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A û(§. 



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\> \> 



I 
I A yv.1 



^r=ù) 



1. s Reihe (der Zeugenunterschriften). 

2. Ne-nht-fsy P-lih Nechutef, Sobn des Phib. 

3. P-mr-h sy P-a-te-Sbk Pelaehe, Sohn des Petesobk. 

4. Ns-Mn sy P-mr-h E(n)smin, Sohn des Pelaehe. 

5. Sy-Sbk sy P-lib Sisobk (2:tcroo;^oî), Sohn des Phib. 

6 . Ghs (?) ' sy Ne-nht-f Gachse (?) ' , Sohn des Nechutes. 

7. P-at-w sy P-sr-S Patu (naxT].;), Sohn des Psenese ('F£vv7)(tk). 

8. Sm-t-w sy Twt Somteu (sojjltou;, SevOEuç), Sohn des Twet (totoyic). 

9. P-sr-S sy Pa-nb-Bhn Psenese, Sohn des Panobchon (navo6x,ouvt<;). 

10. P-sr {oder-a-te?)-Mn sy P-mr-h Psenmin (oder Petemin?), Sohn des 
Pelaehe. 

11. KLuz sy Thwt-rrh-s Koluz (KoXXouerjç), Sohn des Thot(r)rohis(is) (eo-cpcoiaiç). 



1. Kopt. (S'é.g^ce : efe.sSce : (3'g^oc(?] dorcas S'^v f'^ ' . . ^^ « Gazelle »(?) ; vgl.LiEBLEiN, 249, 



UBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 153 

12. Hns-Thwt sy Sy-Sbk Chensthot (XevaewTT);), Sohn des Sisobk. 

13. NJ}t-Mn sy NJ},t-Mn Nechtmin, Sohn des Nechtmin (Ne^^eiJiivtc). 

14. Sbk-Mn sy Ns-nb-nJ} Sobkmin (soxofxivK;), Sohn des E(n)snebonch. 

15. P-a-te-Hr-wr sy St-w-t-wt Peteharuer (nexeapoTipK;), Sohn des Stutwete 

(ExOXOTJTtç). 

16. P-a-te-Hr-sm-t'W sy Pa-t-w Peteharsemteu (nexeapaetxeeuç), Sohn des Patu. 

17 . P-a • te-Hr-sm-t -w sy Sbk-htp Peteharsemteu, Sohn des Sobkhotep (so^totT)?, 

Der 7. und 9. Zeuge Wennofre, Sohn des Psenmin und Psenmin, Sohn des Wen- 
nofre sind vielleicht Sohn und Vater gewesen. Der letztere ist als « Schreiber » im 
Pap. Ryland 25 2/9 genannt. Der erstere begegnet uns als Zeuge hâufig z. B. Pap. 
Ryland 37, Verso 16^ und Pap. Ryland 38, Verso 10. Der im Pap. Ryland 15, 
Verso 2* und Pap. [Ryland 16, Verso 5', unterschriebene Mann gleichen Namens ist 
mit unserem sicherlich nicht identisch. Er schreibt sich orthographisch und auch palào- 
graphisch etwas anders. Hingegen begegnen wir unserem Wennofre wieder im Pap. 
Strassburg 6* als 4. Zeugen in Gemeinschaft mit noch anderen Zeugen, die auch in 
der hier bearbeiteten Strassburger Urkunde 8 vorkommen, wie Wennofre, Sohn de» 
Sisobk, Sisobk, Sohn des Psenmin, T>a das Verso des Strassburger Papyrus 8 * 
bisher noch nicht gelesen worden ist, so setze ich meine Handkopie sammt Trans- 
skription und Ûbersetzung hieher. 



t 






1. Circa im Jahre 108 vor Chr. 

2. Jahr 163 v. Chr. 

3. Jahr 152 v. Chr. 

4. Jahr 106 v. Ch. 

5. Spiegelberg, Die demotischen Papyrus der Strassb. Bibl, Atlasband, Taf. X.' 

RECUEIL, XXXIU, — TROISIEME SÉR., T. I. 



154 



EINE ÀGYPTISCHE URKUNDE 



à Û(S 



O D 



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I AAAAAA 
A AAAAAA AAAAAA 






I A^sAAAA 



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1. s Reihe. 

2. P-ate-Hr-p-R'^ sy Pa-Gb Peteharpre (nexEapeppTiç), Sohn des Pakoeb (naxoiêiç, 

nàxïjPxti;). • 

3. Wn-ri/r si/ Sy-Shk Wennofre (ovva)cppt<;), Sohn des Sisobk. 

4. Ne-nht-f sy Wn-njr Nechutef, Sohn des Wennofre. 

5. Wn-nfr sy P-sj^-Mn Wennofre, Sohn des Psenmin. 

6. Sy-Sbk sy P-sr~Mn Sisobk, Sohn des Psenmin. 

7. P-a-te-Sbk sy Ne-nfit-f Petesohk, Sohn des Nechutef. 

8. Ns-Hr(?) sy P-bk-hrt-w E(n)shor, Sohn des Pebokchrate(s). 

9. P-a-te-Sbk sy P-mr-h Petesobk, Sohn des Pelaehe. 

Pakoeb, Sohn des Pelaehe ist sicherlich derserlbe, der als fûnfter, resp. zweiter 
Zeuge sich auf dem Verso der Papyrus Ryland XX\ bezw. XXX' unterschrieben 
hat, wie schon aus dem gleichen Duktus der Schriften zu schliessen war. Auch der 
auf dem Pap. Ryland X F/// gef ertigte fûnfte Zeuge dûrfte mit ihm identisch sein, 
doch lâsst sich dies wegen der schlechten Erhaltung der Unterschrift nicht mehr 
sicher behaupten. 

Peteharsemteu, Sohn des Nechutef, ist môglicherweise der Sohn unseres ersten 
Zeugen. Das Charakteristikon seiner Unterschrift liegt in der oberen Fûhrungslinie 
der Zeile, was den Eindruck a hângender » Zeichen hervorruft. Die Verbindungslinie 
der oberen Zeichenenden ist fur ihn zugleich Zeilenlinie, wâhrend dièse Funktion um 
dièse Zeit gewôhnlich die Verbindungslinie der unteren Enden, der nicht unter die 



1. Jahr 116 vor Chr. 

2. Jahr 89 v. Chr. 



ÛBER DEN KAUF EINES BEBAUTEN GRUNDSTUCKES 155 

Zeile ragenden Zeichen versieht. Ersteres ist sowohl in seiner oben angefûhrten Unter- 
schrift des Strassburger Papyrus 8', als auch aus den folgenden angefûhrten Bei- 
spielen aus den Rylands Papyri zu ersehen. 

(Jahr 91), Rylands Pap. 29, Verso 5. «^j//^^' )^ f-^^S |^ 

(Jahr 89), Rylands Pap. 30, Verso 4. * /^♦''^Vi^t"*''^'*!^ 

Ein gutes Gegenbeispiel und zugleich ein Beweis, dass wir es hier mit einem anderen 
Mann zu tun haben, ist Pap. Ryland XVIII, Verso : 



(Jahr 117 v. Chr.) 



n^'/A^'H^^^^<c\ /F 



wo die Fùhrungslinie der Zeile durch das untere Ende der nicht unter die Zeile 
reichenden Zeichen gebildet wird. ' 

Sisobk, Sohn des Psenmin, der vorletzte Zeuge des Strassburger demotischeri 
Kontraktes, Nr. 8 ist uns schon auf dem eben in extenso angefûhrten Verso des Pap. 
Strassburg 6. begegnet. Er ist es auch, der auf das Verso des Pap. Ryland XXX 
als dritter und auf das Verso des Pap, Ryland XXXVII als fûnfzehnter seine Unter- 
schrift gesetzt hat. 

Wennofre, Sohn des Sisobk, ist wohl in dem Verhâltnisse von Sohn und Vater 
mit dem uns in einigen demotischen Urkunden der Rylands Library ûberlieferten 
Sisobk, Sohn des Wennofre, gestanden. In dem oben angefûhrten Verso des Pap. 
Strassburg 6. erscheint er als zweiter Zeuge. Sie dûrften auch mit dem « Schreiber » 
desselben Namens des aus dem Jahre 118-115 v. Chr. stammenden Pap. Ryland 25 zu 
identifîzieren sein'. Ohne Zweifel war er es auch, der sich auf der Rûckseite des Pap. 
Ryland XXII als erster Zeuge dièses in etwa denselben Jahren abgeschlossenen Ehe- 
kontraktes verewigt hat. 



1. A. a. O., 1. 11 (siehe auch oben). 

2. Cf. obeo p. 130 S.., Note 3, die beiden letztea Zeugen der zweiten Phyle. 



156 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 



J. J. Hess 

I 

Bei der Entzifferung der thamûdischen Inschriften empfiehlt es sich von den 
Texten auszugehen, welche die Form (c-itsn, "^yin, nD-iBn, npon, n"i32n) "riajn N. N. b auf- 
weisen, da die Lesung der Thiernamen durch die, die Inschriften begleitenden Bilder 
gesichert ist und wir andrerseits wissen, dass zwischen der Prâposition h imd dem 
Thiernamen nur ein Personenname sein kann und dadurch vor falscher Auffassung 
dieser Gruppen bewahrt werden. Da meine beiden unmittelbaren Vorgânger nur 
einen Theil dieser Inschriften behandelt haben und ich mit ihren Lesungen nicht 
immer einverstanden bin, fùhre ich sàmmtliche hierher gehôrigen^ Inschriften, so 
weit sie mir zugânglich sind, hier an. 

1. bajn? n-iKTprftT •?, H., 481, 1. 

Zu yrï,T vgl. sab. i7n''n'' , MûUer, Hofmus., 44. In unsern Inschriften fîndet sich 
der Name noch 645, u, 532, 93, 480, 2, 400, 2, 284, 39 (?). 

Da '^z::7, das sich am Ende der Zeile befîndet, keinem bekannten Zeichen gleicht, 
so ist es wohl als ein Riss des Steines zu betrachten; fur die Gruppe nach p ist dann 
n-iKi =iy\^ î. Voc. 112 die wahrscheinlichste Lesung. 

2. ibhiiir^ -na p -i»k b, H., 481, 5. 

Zu den Namen vgl. j\J Must. j\ ^ Voc. 14, ^y^ y y I- Hag. und xr T. 3, 39, Der 
Punkt auf dem ersten r in Brr ist als ein Defect des Steines zu betrachten, eine Lesung 
Bdr ist kaum zulàssig. Die zv^eite / am Ende der Inschrift rûhrt wohl von H. her, 
der die Buchstabenform des / genauer wiedergeben wollte. 

3. '7ûjn-in^a3?'?, H. 480, 4. 

Die Inschrift ist mir so, wie sie vorliegt, unverstândlich. Sind die drei Zeichen 
vor biûjn das nom. propr. ? Dann wâre ^\ ,>^ T. 2, 319, Ham., I. Hag., Voc. 131, ^jjU, 
T. ib., Voc. 125, ijU Voc. 125, oder auch bei Annahme eines defectiven ©, dessen 
Querstrich oder Kreuz verwittert ist, iljj T. 2, 531, K. Ag. ijlj Voc. 311, zu lesen. 

4. bûin nijn« b. H., 478. 

Der Name nijn« fîndet sich noch H., 223, 5, wodurch die Umschreibung gesichert 
wird. Nicht zu verwechseln mit + 7/4 H., 303, 113, 296, 46, 295, 42, 96, 7, dessen / 
durch die verschiedenen Stellen ebenfalls sicher steht. 

5. bûjn biau p "iian p h, H., 476. 

Die Lesung des ersten Namens, den man auf den ersten Blick hin wohl auch itt«-û 
umschreiben môchte, wird gesichert durch die Inschrift 14. Im Arabischen giebt es 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 157 

meines Wissens kein von der v/^?" gebildetes nom. propr., dagegen làsst sich mit 
imserm Namen das nabat.-sinaitische liû''n (Euting, Nab. Inschr,, S. 19, 55, ZDMG., 
3, 204) vergleichen, sofern man es ^:^ liest, statt ^\1^ , wie Noldeke vorschiâgt. 

Den zweiten Namen wird man wegen der Kleinheit des vôllig runden O nur ^t 
lesen, zur Vergleichungbieten sich diearab. nom. propr. j;.^ T. 8, 36 und jl&y; ?6., 35. 

6. b^jn^DK"?, H., 474, e. 

Man môchte den Namen vermittelst Correctur des letzten Buchstabens -u>, ju-i 
X-l (T. 2, 290, I. Hag.) lesen, aber der Text selbst rechtfertigt kaum eine andere Um- 
schreibung als ''DK, das entweder = ^_jl Voc. 16, palm. •'inx oder eine Kurzform nach 
dem Schéma kattai (Ephem., II, 16) darstellt. Das erste Zeichen, das scheinbar ein n 
ist, muss wohl in / verbessert werden, 

7. 'jiajnbnn'?, H., 473, 2. 

Joi* findet sich als Stammesname bei Jac, Jl-^ , J)-va als nom. pr. Voc. 189. 

8. biajn bnn b. H., 473, 4. 

Vgl. zum Namen, der etwa Hatîl zu lesen ist, ïLî> m. I. Hag, Jts^'' T. 7, 273 und 
das moderne Hetlên, der Name eines Harbi und eines ''Agml (letzterer auch bei 
H., 161). 

9. "rûin -intr b, H., 400 = Eut., 757. 

Vgl. j^ T. 3, 221, Hamd., Dah., j^ Voc. 97 und den modernen *ôtêb. Namen 
Sâhir. 

10. biaan •?«»«> b. H., 400- Eut., 761." 

Unser nom. propr. entspricht den Consonanten nach genau arab. J>\'J^ f. T. 7, 
399 und JI;JL « Nordwind ». Letzteres kommt allerdings nicht als Eigenname vor; wir 
finden aber eine andere Form derselben Wurzel, die ebenfalls Nordwind bedeutet, 
J^iJ:, als Namen einer Dichterin (T. 7,397). Der Trâger unseres Namens ist also viel- 
leicht beim Wehen des Nordwindes geboren und danach oder nach einem unter 
àhnlichen Umstânden zur Welt gekommenen Bruder genannt worden\ 

11. boajmï'?. H., 304, 120 = Eut., 645. 

Die normale Form des t scheint T zu sein, vgl. das zu Nr. 16 gesagte; aber der 
Eigenname in Eut., 163 = H., 89, 2, der unmôglich anders als ^^^t jo' gelesen werden 
kann, hat wenigstens in der Eutingschen Copie dasselbe Zeichen wie unser Text. Da 
indess auch das h bisweilen dièse Form aufweist — vgl. Nr. 16, 18, 23 — ist eine 
Lesung -h fur unsern Namem nicht ausgeschlossen, wenn auch weniger wahrscheinlich 
als 1T. Vom Stamme ÔJ finden wir die nom. pr. m. ÔL T. 2, 493, ilJ Voc. 252, und das 
f. SjÎ ib. 

12. bûjmanb?. H., 304, m.^ 

r -^ Das erste Zeichen ist wohl kaum ein Buchstabe und daher das nom. pr, lan zu 



1. Ich kenne von den 'Ôtébe drei Bruder, deren [àl tester beim Regen geboren und daher Mdtir genannt 
"wurde, seine beiden jùngern Bruder erhielten nach ihm die Namen Mûtar und eMtêràn. 



158 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 

lèsen; fur D = i vgl. Nr. 14. Von der y y^ kenne ich nur das moderne 'ôtêb. nom. 
pr. m. Habôuwâ, das einem von Kindheit an gelâhmten und daher auf allen vieren 
kriechendera ['ôtêbisch hâba jehàbi und hôabâ jehôubl ; s. zu letzterem Brockelmann, 
Grundriss, 514] Individuum gegeben wurde. Ist vielleicht das nabat. larr und 
arab. ,_^>-, T. 1, 20-2, Z. 9 v. u. (lakab) zu vergleichen? Wir l\âtten dann hier wie im 
Namen lan p Nr. 5 und 14, und vielleicht im H., 268, ce iTi = .jCj (?) die gewiss aus 
dem Nabatâischen eingedrungene Bezeichnung der Nunation durch 1. Sollte man das 
erste Zeichen als h auffassen, so wurde das nom. propr. masc. w^-i', I. Hag., her- 
anzuzieben sein. 

13. '?ûjnm3i'?. H., 304, 119. 

Zum nom. propr. das wohl Sjl5'j zu lesen ist, vgl. _u5'j Voc. 316, aS^lj ib. 311. 

14. b«3jn lûfi p b, H., 299, 78. 

15. baxnijDtt h, H., 292, 7. 

Vgl. Nr. 29. Liest man idû so kônnte man dies mit dem « unsichern » nab. "ittra 
vergleichen. 

16. '?)aj,i p p nbisu h, H., 285, 48. 

ïJlkc als Mannesname findet sich T. 8, 23, ù: 3 T. 9, 230, K. Ag., Must., Voc. 391.* 
Fur den Lautwerth des 01 vgl. vor allem Nr. 47, fur den von T die Gruppe -k-TfX 6 
H., 300,92, neben der ich die Abbildung eines 'Frosches zu erkennen glaube und die 
ich daher Kàjlzat lesen môchte (vgl. ^lyJI « die Frôsche » und die nom. pr. masc. 
jvo,T. 4, 71, Dah., 'j^i Voc. 202) und Nr. 22. 

17. "^m-t nuji^ ■?, H., 283, 24 = Eut., 427. 

Vgl. das nom. pr. masc. LL), T. 5, 563, I. Dor., Must. In H., 626, 4, ist ebenfalls 
riyn"» zu lesen. 

18. ■? \Ya^r\ w, H., 283, so = Eut., 434-5. 

Fur w vgl. Abschnitt II ; ûl^l- ist ein Stammesname Hamd., 94, 23, yL. nom. pr. 
masc, T. 3, 4i8, I. Dor., K. Ag., Jac. 

19. '7ajnan?2rTp6), H. 282, 20. 

Das letzte Zeichen der ersten Zeile ist vielleicht Dittographie Hubers, dann hatten 
wir v-^l-t^ ij,> T. 1, 200, zu lesen (vgl. auch v_j^^ Voc. 171) und davor ein h zu er- 
gânzen. 

20. 'rûjntrnn'?. H., 282,22. 

îrnà = j!,j, T. 4, 281, jLjÇ Voc. 26. 

21. bttjn-iinb. H., 282,23. 

lin, das man wohl Huwâr' zu sprechen hat, kommt noch H., 294 und 504 vor. 
Von derselben Wurzel finden wir im ar. z. B. jy^, T, 3, i63, I. Dor. Nab. nin kann so 
wohl diesem als unserm Namen entsprechen. 



1. Hûwdr ist im kahtânischen und 'ôtêbischen ein junges Kamel unter einem Jahre, da \\^ T. 7, 265 

und modernes 'ôtêbisches Gimel als nom. propr. masc. vorkommen, so dûrfte unser Eigennamen « Kamel-. 
junges » bedeuten. 



DIE ENTZIF'FERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 159 

22. bttjnnKb, H., 281, ii. 

Fur den Lautwerth x von T vgl. die Eingangsformel H., 525 bis, 268 

IP^ -^^BH ^y 3:.H., 262, iR +r^ ïl )y, pnKiSnn. j\j\ nom. pr. masc. 

findet sich Jac, 4, 937, 9. 
9 99 

23. bfiin "rx-ii p tut b, H., 280, 1. 

Der erste Namen ist j^yt, T. 3, 3^0, Hamd., mit dem man vielleicht nab. imty zu 
vergleichen hat, den zweiten vermag ich nicht zu entzilïern. 

24. '?)2jm«a6), H., 280, 3. 

Vgl. nab. ixn und fur die nicht hâufige Form des i, i)an p in Nr. 14 und Nr. 5. 

25. bttjn m., nin, H., 280, 2, 4. 

Mit Ausnahme von bûjn mir unverstândlich. 

26. bûjnn-ip'?, H., 276,4. 

Vgl. jl'; , xi , T. 3, 490, jr'y , T. ib. Must.,^;}' JT, I. Dor., j/ji; Voc. 205. 

27. hiiinmnnh, H., 269,74. 

î»:>a^ z. B., T. 2, 28, K. Ag., Jac. Ist dies ein Frauenname? E^s kônnte ebenso gut 
eine Weiterbildung auf S von dem nom. pr. r^J^ , T. l. 'c, I. Hag. sein; vgl. 
Gratzl, Die altarabischen Frauennamen 7, 14. 

28. bûinyiD"?, H., 259, 31. 

Das nom. pr. ist uid, sofern man es nicht in Hinblick auf O H f^ H., 293, 20 
(s. Nr. 95) in uao corrigieren will. Zur Vergleichung bietet sich p^, T. 5, 390, « Stamm 
in Jemen » und der Gottesname ^y, T. /. c. Vgl. Wellhausen, Restée , 8, 18. 

29. î'dû'?, h., 97, 15. 
î=- 

Das nom. propr. kônnte vom Stamme 9-\ abgeleitet sein; es ist aber auchmôglich, 
dass liber dem b das Strichelchen ausgefallen ist und wir iDia wie in Nr. 15 zu lesen 
haben. 

Fur die viereckige Form des g vgl. Inschrift 30, fur das nach rechts gebogene l 
Nr. 31. Wenn alham richtig ergiinzt ist, so durfte es als Elativ von ^ ait [« vom 
Stier, V^e'il, Bakar el-wahs und von allem », T. 9, es] aufzufassen sein. 

30. "ttn,-t bûjn D«:t h, H., 81, 21 - Eut., 109. 

Zu DK2i Vgl. ^Uji), T. 8, 373, Voc. 339, fur den Lautwerth des Zeichens J s. 
Nr. 70; ■'''an ist Dimin. von «.^^ bezeichnet also das Kamel das nicht geritten werden 
darf, weil es, wie dieneben der Inschrift stehende Abbildung zeigt, sâugt. Die heutigen 
Beduinen schonen [hcimâjehâma) ihre Reitthiere auch bei gewissen Krankheiten ; delû- 
len^mhamîje ist, eine aus diesem Grunde unbenutzte Kamelstute. An das Dozy S. ver- 
zeichnete in Agypten gebrâuchliche .«U « feurig, schnell » zu denken geht nicht an, 
weil dies Wort in dieser Bedeutung in der alten Sprache nicht vorkommt (auch bei 
den ^Otêbe heisst hâmi nur « heiss »). Was die Form betrifft, so môchte ich darauf 
aufmerksam machen, dass die centralaïabischen Beduinen das Adjectiv, das eine 



160 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 

Diminutivform begleitet, ebenfalls in der Verkleinerungsform gebraùchen z. B. 
^gméilën uméilili a ein schwarzes kleines Kamel », fréistën swêdâ a ein kleines 
schwarzes Pferd », regeigîlën uséimir « ein kleiner dunkler Mann » [uméilih heisst 
also nicht etwa « etwas schwarz, wenig schwarz »), 

Ist dieser Sprachgebrauch ait, so muss auch in bttJn ein Dirainutiv ha-gumail 
gesehen werden. 

31. niawn ■? '?ai-t, H,, 475. 

Der Eigenname ist mit dem Artikel versehen, also vielleicht lakab. Zu ver- 

•> ' ^ ^ 

gleichen sind die nom. propr. masc. i;^») T. 9, 84, i^ûj T. 9, 82, I. Dor., I. Hag., "kUi 

T. 9, 82, I. Dor., vor allem îuUJI lakab T. 9, 79, Jac. und die fem. "kisX , T. 9, 83, i*U , 
'a:iJ, Voc. 296, 898. 

32. nsnia b bttin. H., 476. 

Zum Namen vgl. ^Xa I. Hab., j^S'Ju I. Hag., Voc. 270 und das moderne 'ôtêb. 
nom. pr. m. Médkar (vgl. Môthkir Doughty Ind.). Die Inschrift ist wichtig, weil sie 
die einzige ist, aus der sich der Wert des Zeichens H erweisen lâsst. 

33. DKD h hn^r^ ?, H., 301, 98 = Eut., 636, 637. 

Das Zeichen vor 'n verdankt seinen Ursprung gewiss nur den Zufâlligkeiten des 
Steines. Der Name v^ird M^ohl mit ^U Voc. 239 identisch sein. 

34. i3n ja a-in"''? l'^ojn. H., 280, 7, s. 

Die Inschrift ist bei der Zeichnung von zwei Kamelen, daher das erste Wort im 
Dual. Die Namen sind nach der Kopie kaum anders zu lesen, aber mir nicht ander- 
weitig bekannt. Fur die dritte Zeile, die wohl unvollstândig ist, vgl. Nr. 58. 

35. n-i32n jauPi h, H., 390, 8 == Eut., 722. 

Zum Namen vgl. das nom. appel. ô^«'j « dicke und lange Viperart » und den 
Stammnamen Al Tô''bân^ der eine Abtheilung der Hedéil im Wâdi Dim {^ Be- 
kri, 625, Jac, 3, 484, ^1 Zamahsarl, 103) bezeichnet. 

36. maafn) ^ks h, H., 301, 99. 

Vor msn ist in der Copie ein n ausgefallen, es sei denn dass H. ? aus y ver- 
schrieben, in welchem Falle das nom, pr. kx d. i. 'U> zu umschreiben ist. Den Namen 
••«n resp. Kfi zu lesen wâre auch môglich, aber nach dem, w^as H. giebt, weniger wahr- 
scheinlich. 

n*i33 = ;JC) . Bei den Këhatân und 'Ôtêbe-Beduinen bedeutet el-bàkra, pi. el- 
bëkâr das junge Kamel von etwa 2-4 Jahren, das noch nicht geworfen hat. Doughty 
Ind. s. V. bukkra irrt, wenn er dies als a thelûl cow w^ith her first calf » erklârt; ein 



1. Die Femininendung o wird in unsern Texten, die doch wohl aile der Inschr. Nr, 122 ungefâhr gleioh- 

zeitig sein dùrften mit t geschrieben, was zeigt, dass dieselbe mindestens bis 300 n. Chr. atu[n) gesprochea 

wurde, wie dies auch iLUil = Odenathus f 267 erweist. Im Negd ist sie heute zu einem schwachen h ge- 

worden, das nur einem sehr geûbten Ohre hôrbar ist, bei den cl-Éslam, die zum Sammar Stamme gehôren 
(vgl. H., 162 f,, 205, 231, 599 etc J, zu i, sie sagen also nâkei, zibdei und sogar banâi fur banât, tœêrâl fûr 
twërât n Stucke getrookneter Milch » (vgl. Uvân mit der selben Bedeutung bei Doughty, I, 262). 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 161 

solches (welches ein Kalb geworfen) heisst bei beiden Stammen el-hitsir, pi. el- 
abkâr und el-abâtsîi\ 

37. msan on h, H., 301, loo. 

Zum Namen stelle ich das moderne el-Bâm (ein Beduine von den 'Ôtêbe Rûke) ; 
vgl. auch i«y, T. 8, 20c, Must., 61. 

38. msannlnûb, H. 264, 52. 

Von den Wurzeln C^ und j:* giebt es nom. propr. (JÛ T. 5, 507, I. Hag., p-lr.* 
Voc. 287, J,l« T. 10, 337), doch kann ich einen genau entsprechenden Namen nicht 
nachweisen. 

39. maannDS ■?, Doughty, Documents épigraph., T. 23; vgl. Nr. 6. 

40. np3n ""ûnK 1 nbx h, Moritz in Mélanges de la Faculté orientale de Beyrouth, 
m, 407, 3. 

Von den Namen môchte ich den zweiten mit dem modernen idml ' « Gazella ara- 
bica » zusammenstellen, obschon mir ein Gebrauch dièses Wortes als Eigennamen 
w^eder fur die alte noch neue Sprache bekannt ist. Der Name des lieblichen Thieres 
wird ja hàufig dem Kinde und dem jungen Mâdchen gegeben, wie die folgenden 
Beispiele aus alter und neuer Zeit erweisen : Jlj.c m. T. 8, 44, Jjjill m. Tab., âS\'J> 
f. T. 8, 44, K. kg., lljj.l f. I. Sa'ad, 8, 362, I. Hag., Gjéijil f. ; Zdbt f. (beide Namen 
bei den 'Ôtêbe) Cli f. T. 10, 232, I. Hag. = Tagc9a, Ap., 9, 30, iSl^ f. I. S. 8, 36o; ^j 
f. K. Ag., Voc. 333 (( Gazella marica » ; 'ôtêb. el-Ôfrl f., el-^Ô/éri (diminut ) f., 
« Gazella dorcas ». Beim ersten Namen fâllt auf, dass die Wurzel Jl im arab. 
Lexicon nicht vorhanden ist\ Wenn meine Abtrennung richtig ist, so gehôrt die 
Kamelstute olJ zwei Individuen. Ein gemeinsamer Besitz an einem Reitthier kommt 
heute nur bei Brûdern, Vater und Sohn oder auf kurze Zeit bei kleinen Kaufleuten 
vor, von denen sich zwei zusammen thun, um ein oder mehrere Kamele zu erwerben.> 

41. ein"? b nonsn, H., 390, 9, 10. 



1. Von den ►Llàll ^il wird T. 8, i83 gesagt : l^^Lj Uj^ ô) i> J^ J^^Iâît j*.—!! ô^lsîJl J^^"^ ^ 
ôv^V.~« ô"-**- " sie haben weisse Bâuche und braune Rûcken und zwischen der Farbe ihrer Rûcken und 
der ihrer Bâuche beflnden sich zwei (dunkle) Streifen von der^Farbe des Moschus]». Dièse Beschreibung passt 
genau auf das idml, d. i. Gazella arabica. Zur Vergleichung mit ''ttlK liesse sich ûbrigens auch noch ^1^1^ 
nom. pr. fera. T. 8, 180 heranziehen. 

2. Jl kônnte die Urform des arab. J jj , ÔJJ (letzteres schon bei Gawâlîki) kahtànisch ccaral, 'ôtêbisch 

wurer, âgyptisch œaran (man beachte die Unbestândigkeit des letzten Consonanten !) Waral-Eidechse, Psam- 

mosaurus Scincus sein. Das _j hâtte sich secundâr entwickelt, wie in kahtànisch und 'ôtêbisch wùmar = 

y* \ befehlen, wûmen =r • ^1 in Sicherheit sein, wénn = ^\ seufzen, wunts ^ ^^1 freundlich, wês ^ <.^ t, ^^ 

« was ? » und die Liquidae wâren umstellt oder dissimiliert worden. Als Analogie ist der Name \^^ T. 1, 144, 

I- Hag., 3, 265, ^^^ j>\ Jac, »_^L,b yi T., l. c, anzufûhren. Ich weiss von einem 'Ôtèbl, der, weil er als Kind 

nach Art einer Dabb-Eidechse, Uromastix Spinipes, ging, Dubéib genannt wurde und der dann seinem 
Sohne den Namen Shéill d. i. Daôi-Junges gab. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. 1. 21 



162 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMÛDISCHEN INSCHRIFTEN 

Â^j « Stute » mit der Femininendung, weicht vom Gebrauche der neuern z. T. 
anch der der alten Sprache ab (vgl. T. 4, aoe). 

Zum nom. propr. vgl. ,^1::^! undvJUJ, T. 6, -244, Tab., der Name des Pferdes 
des Propheten. Dass Namen Pferden und Menschen gemeinsam sind, (indet sich aucb 
beute noch hâufig, z. B. Hâdbân, Nausàn (Hengst und Mann), Sûde, Ràbdd (Stuten 
und Frauennamen), welche mit Ausnahme des letzten, der einer Shibîje eignet, 'ôtê- 
bisch sind. ^Lhéijif wur de mir von Kasîmleuten als Name eines ''Àné^i-Bedmnen an- 
gegeben. 

42. ?inn p ■? no-ien, H., 311 = Eut., 679. 

^ili T. 6, 65, I. Dor., ^JjiAll Must., Wiistenfeld. 

43. finn"? no-iBD), H., 268, et». 

Die Lesung wird gesicbert durch die Inscbrift 27, die unmittelbar daneben steht; 
der Artikel ist natiirlich zu ergànzen. 
' 44. nonsn bKDiaa b, H., 268, 7o = Eut., 314. 

Der Name ist offenbar im Composituni mit bx, aber vielleicht im ersten Buch- 
staben fehlerbaft, zumal ein Stamm ^ in den Lexx. fehlt. Ist h^ofi^ zu lesen? 

45. buinn^Kia'7, H., 521. 

Den Eigennamen kann man wohl jd^ gleich stellen, dies aber bedeutet diJl jCS^\ ! 
Dass solche Namen angehângt werden, zeigt H., 164, der einen Kahtânl erwâbnt, der 
Hâlid Abu talâtîn genannt wird « parce qu'on lui attribue la force de pouvoir coïter 
trente fois en 24 heures » ; aber dass man selbst einen solchen Namen fûhrt, wâre 
mehr als sonderbar. Es wird also eher j\ Nordostwind zuzuziehen sein; vgl. unten 
Nr. 89. 

Jpj heute él-tci'yl ist Capra Beden Wagn. 

46. nv^finb, H., 309 = Eut., 663 + 
n-buin, Eut., 664 + 
Dtt^rsû, Eut., 665. 

f^^'ùT\ — tjyo jÉO (vgl. tiyo JUt, Ham., I. Dor.) findet sicb auch H., 293, ai, 283, ao, 
Eut., 433. 

Dass der Punkt nach bun nicht i od. i? ist, zeigen die andern in der Inscbrift vor- 
kommenden Formen dieser Buchstaben. Das nachfolgende kann nur ein Adjectiv zu 
btfi sein, ich sehe daher in n ein defectives C^, wie wir es schon in Nr. 20 und 21 
getrofïen haben und in DC^yjia ein Part. VII von ^t fett werden (vom Kamel gesagt). 
Es handelt sich also um einen Wi'yl der gemâstet wird ' . ' 

47. D-itû,-i on "7, Eut., 441. 

' 48. DitontaLb]»'?, Eut., 446. 

Den beiden Inschriften sind Zeichnungen von Thieren beigegeben, die nacli der 
Eutingschen Copie recht verscbieden aussehen. Das sicb auf sie beziehende Wort ist 
jedoch offenbar identisch und, schon weil Nr. 47 deutlicher geschrieben, onto zu lesen. Ich 



1. Nach Doughty, I, 613, werden in Hâil Wi'^Z in Parken gehalten. 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 163 

habe nun die beiden Zeiclmungen einem europaischen Zoologen und einem central- 
arabischen Beduinen vorgelegt, die beide erklârten, in der zu Nr. 48 einen Hund zu 
sehen. Die pferdeàhnliche Figur zu Nr. 47 wird also fluchtig oder ungenau copiert 
sein, und ich stehe desshalb nicht an unser mit dem allerdings nur im Westen nach- 
gewiesenen jj-jjll» « chien de chasse » (Dozy. S. s. v.) zu identificieren. 

on das auch dj-i sein kann, ist zu vergleichen mit ^j, T. 4, 157, ^\jj T. 4, i64, 
Tab., I. Dor, K. Ag., ^\jj T. 4, m, ^j^>jj ib., event. mit dem 'ôtêbischen nom. 
propr. masc. Riges. Fur die defective Form des O statt O, ©, ®, © vgl. z. B. 
H., 526,4, 5. 

Im Namen von Nr. 48 lâsst sich das Zeichen I zu l oder / ergângen {k und n 
kommen wegen Fehlen entsprechender Wurzeln weniger in Betracht), ich ziehe 
ersteres vor, wegen den nom. propr. masc. i^Mc, T. 5, ise, lallt, ib. 

Der Form nach gehôrt noch folgender Text zur obigen Kategorie von Inschriften. 

49. Smian, H., 514, 6. 
DniJi ^n h. 

In der ersten Zeile ist U = Y wahrscheinl. aus Raummangel ebenso seines 
Schaftes beraubt wie \A^ = y; dass dièse Form vom Schreiber beabsiclitigt wâr, 
scheint mir aus der ungewôhnlichen Lange des U zu folgen. Aber was bedeutet ânna , 
das der Form nach doch sicher Js\>-y ist ? Die von den Lexicis dafûr und fur iii>-j^ 
angegebene Bedeutung von « flaches Metallbecken zum Waschen » « Ort wo man 
wàscht » kann doch hier unmôglich passen. Handelt es sich vielleicht um einen Trog, 
der als Wasserbehâlter von Werth sein mochte ? 

f\hn ist sJcl^, T. 6, 75, I. Hab., Jac, Must., Wûstenfeld oder ,^, T. 6, 76, 1. Hab., 

^:â^ Voc. 177. 

Das Zeichen zu Anfang des zweiten Namen findet sich in den Gruppen WsY. 
H., 501, 17= YSC 3, H., 301^_97, (n)h3, H., 302, loi, m g C, H., 520 (das ich 
7\ w lesen mochte weil eine y Jacj nicht existiert), von denen die beiden letzten doch 
M^ohl Eigennamen sind. Setzt man fiïr ^ ç- ein, so lâsst sich anv vergleichen mit 
^^, Must., und dem mod. 'ôtêb. Getêm, aov mit ^■^ y}, T. 8, 4, und lij-i zum lakab 

ô'y^j, T. 10, 153, Tab., Voc. 328, und dem mod. Harbnamen '^Rgeijân stellen. ^ 
ist also eine Variante des Zeichens ^ . 

Der Sinn aller dieser Texte ist wohl : « dem N. N. gehôrt dies Thier », [das in der 
Nâhe der Inschrift mit der FussfesseP versehen, weidet], denn «von N. N. ist das 
Thier [gezeichnet] » zu ûbertragen, ist meiner Meinung nach desshalb unzulâssig, weil 
nur bei 16 Inschriften von 46 in den Tagebûchern von H. und Euting Zeichnungen 



1. El-kéd pi. él-kjid ist der Strick, der die beiden Vorderfûsse des Kameles verbindet, al-hcgâr pi. el-hygur, 
derjenige der von einem Vorderbein zu einem Hinterbein geht, bei Pferden und Kamelen; es-s/câr sagt man, 
wenn das Leitseit des Pferdes unter der Brust durchgezogen und an das linke Hinterbein befestigt wird; e^, 
hâdid pi. el-ehidda wird die Kette genannt, mit denen die beiden Vorderfûsse des Pferdes enge verbunden 
werden ; ailes im 'ôtêbischen Dialect. . . : . 



164 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 

erwâhnt werden, und ich nicht glaube, dass jene zwecklos eingemeisselt wurden. Wir 
haben es hier sicher nicht mit alten « Meistern » zu thun, die ihre Gemâlde « signier- 
ten » ! 

Die Formen nsna (32); bnn (8), mn (21), "îan (30), r^rh (41), e;nn (42); onta (47, 48) 
ergeben meines Erachtens unmittelbar den Laatwerth der strittigen Zeichen H- Y> /T\, 
welche, wie die ihnen âhnlichen sab.-aeth. Buchstaben, d, /i, t zu lesen sind. Die vor- 
liegenden Inschriften wurden jedoch von mir zusammengestellt, um den wabren Werth 
des Zeichens | zu ermitteln, das in den Schrifttafeln Lidzbarskis und Littmanns 
sowohl unter h als unter \ figuriert, und von ihnen promiscue bald mit l, bald 
mit n transcribiert wird. In unsern Texten kommt die Prâposition h 43 mal, das 
Wort baj 34 mal und bv^ 3 mal vor, wir haben also (abgesehen von den Eigennamen) 
80 sichere /. Davon zeigen 75 die Form eines bâkûr, dessen kleiner Schenkel in einem 
spitzen, einem rechten Winkel, oder einem Bogen sich links oder rechts an den Schaft 
aftschliesst. Nur in zwei Fâllen (Nr. 21 und 40 6) ist es ein grader Strich; die Um- 
gebung (vgl. das d in 21 und das Fehlen des ■? in 40 a) beweist, dass es sich um 
defective, verwitterte Formen handelt. ] kommt 9 mal vor im Worte p (Nr. 1, 2, 
^bis, 14, 16, 19, 23, 42), 2 mal in np3 (Nr. 40a, 6) und hat immer die Form eines 
geraden Striches; | darf also nur als n nicht aber als l aufgefasst und 7 und | 
mùssen scharf aus einander gehalten werden. 

Zur weitern Bestâtigung des ûber 7 und | eruirten, môgen noch folgende aus 
einem Eigennamen bestehende Texte angefuhrt werden. 

50. nyatob, H.. 479, vgl. ^UL fem., K. kg. Voc. 361. 

51. ■?« nuD, H., 442, vgl. die Comp. mit -u- und bn bei Wellhausen, Reste, wo 
rioch Ju^Âj, T. 8, 160, nachzutragen ist. 

52" »n.T b, H., 400, vgl. Nr. 1. 

53. v\rh h, H., 391, le, vgl. Nr. 41. 

54. b^np, H., 391, 17, vgl. jli, T. 8, i63, I. Dor. J^ T. 8, 162, jll^ ib., jÇ, 

Voc. 188; nach Lidzbarski Eph. wàre die Zeile J^ jj zu lesen. 

55. îian»"?, H., 299, si, vgl. û\^.i. 

56. nMKb, H., 272, 83, 271, so-Eut., 321, vgl. Z3[ T. 8, iss, I. Hag. und H., 
89, 11, Z. 1. 

57. (ninbeb. H., 272, 84= Eut., 325. 

58. rrhsi b, H., 271, 82 = Eut., 323, vgl. jdL" ^Jo , I. Dor. 

Das gitterâhnliche Zeichen figuriert in den Schrifttafeln Littmanns und Lidzbarskis 
unter ts wohl mit Rùcksicht auf die safaitischen Inschriften. Zur Bestimmung des 
Zeichens vergleiche man die Gruppen ( r] O #^ , H., 280, 9= ( n O #, H., 303, m, 
Eut., 588= C n o -H? , H., 293, 23. Die letzte Form unseres Zeichens bringt uns in 
die Nâhe von H = i und H = Ja (im5-in, H., 525, s. oben Nr. 22), von denen das zweite 
kaum in Betracht kommt, da es einerseits eine Wurzel ^» nicht giebt und andrerseits 
das so sehr hiiufige lâi niemals mit -H- resp. ttt geschrieben wird. Positive Beweise 
fur den Werth S unseres Zeichens finde ich in den Gruppen | n 44^ , H., 301, 102, loi 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 165 

-: I n •*+, H., 285, v2 = Eut., 489 = I RH , H., 642, 283, 89, i3, deren Sinn mir aller- 
dings entgeht, vor allem aber in ^ p X j. , H., 532, oi, 515, i3, das ich als ein mit 

; erweitertes »_Ji, Tab., Wûstenfekl, ^'IjS, T. 1, -249, Ham., 387, Hamd., I. Hag., 

^^^S, T., /. c, Tab., I. Dor., Hamd., oder als ein féminin, wie i_JJJl, T. 1, 249 (vgl. 
auch daselbst 4.-Ji j>\ und 4^ji jjj) und modernes Dàibe, Dwéjbe (fur Dicéijibe), 
beides Frauennamen der Mëtêr (s. Doughty s. v. Meteyr, Burkhardt, Beduinen 328 f.) 
ansehe. In der Formel ^ ^J^p^nr]^ H., 501, 17 = . . . K) Hrl n H. 299, 47 endlich, 
lernen wir noch eine sechste Form fur i kennen : |^, die uns ihrerseits die Gewiss- 
heit verschaflft, dass wir das nom. propr. ) ^ | (rij \, H., 389, -2, nur ha-Mundir 
d. i. jJal, T. 3, 502, Tab., Jac, etc. lesen durfen'. 

59. mnia'?. H., 271. si = Eut., 322; vgl. S^^ T. 3, 551, I. Dor., K. Ag., Must., 
Wûstenfeld, l^ T. 3, 551, Voc. 274, ij^^A T. ib. (lakab), aile masc. 

60. nnbx'?, H., 263, 48; vgl. i^\ T. 9, 365, I. Hab. 

61. pyo"?, H., 223, 9; vgl. jl^ T. 2, 379, Tab., K. Ag., Jac, Oj^ T. 2, 378, 
Tab., Voc. 337, und OllC^ Voc. 338 = 'otêb. Së'eidân. 

62. Dûtt? ^T JK 1, H., 89, 12 = Eut. 163. Der Text nach Euting. H. bat Y statt 1, was 
zeigt, dass hier wohl T steht. « Und ich bin Zeid Sems » (Littmann) vgl. <j!l -uj, 
ZS9ii\ -uj, SL« juj, I. Hab., I. Dor. und. s. w. 

63. ^HK f« 1, H., 55 = Eut., 26 « Und ich bin Uhaij » vgl. nab. rnK, und zur Analogie 
den arab. Namen t^t, I. Dor. 

II 

Bei einer grossen Anzahl der thamûdischen Inschriften treflen wir am Ende die 
Gruppe nm vor drei oder vier Consonanten. Bei dem sehr hàuhgen Vorkommen 
dièses nm drângt sich einem sofort die Vermuthung auf, dass man es hier mit einer 
Prâposition zu thun bat, auf die ein Eigenname folgt. Der Umstand, dass in 6 Fâllen, 
sich Eigennamen vorfinden, die wir unter I unzweifelhaft als solche festgestellt haben, 
und die Analyse einer grossen Zahl dieser auf nm folgenden Gruppen erheben dièse 
Vermuthung zur Gewissheit. 

Folgendes ist eine Ûbersicht derjenigen Fâlle, deren Lesung mir sicher scheint. 

64. mn ao, H., 504, 31 ; vgl. Nr. 21. 

65 und 66. mT dj, H., 480, 2 = H., 284, 39, Das O ist von mir ergânzt. 

67. ny^»n C3, H., 293, 2-, == Eut. , 560; vgl. Nr. 44, fur die Form des ^ Nr. 63. 



1. Die ganze Inschrift ist vielleicht zu lesen UÛ^KH ">n3tt."l h « dem ha-Mundir gehôrt das tràchtige Ka- 
mel». Die Bezeichiiung des Thieres sieht in der Copie aus wie yû'^S und man kônnte dabei an ein durch 

l erweitertes «i « schwach geheu » (von einem Thiere) denken, aber mit einer sehr kleinen Anderung des 

offenbar undeutlichen Zeichens (H. hat sein urspriingliches 6 schon in k korrigiert) erhalten wir UûSk, das 

sich mit «;^n combinieren lâsst, welches T. 5, 505 als « trâchtig sein » definiert wird.^ 



16G DIE ENTZIFFERUNG DER THAMÛDISCHEN INSCHRIFTEN 

68. bnn n:, H., 255, io==Eut., 245; vgl. Nr. 8. Das I ergànze ich zu /, auch weil eine 
Wurzel Jl>. nicht existiert. 

69. nwD3, H., 59; vgl. Nr. 9. 

70. nïbnoo, H., 643, 5; vgl. :2l- T. 4, 390, Âj\l. Tab., K. Ag., Jac, als fera., 
T., /. c. Das / hat eine r âhnliche Form, aber die /' der Inschrift sind anders gedreht. 
Derselbe Name findet sich mit deutlichem / in H., 299, 72 = Eut., 598. 

71. 231? D3, H. 642, 4; vgl. \_^.^ T. 1, 367, I. Hab., ^^^^ Tab., Hamd., l^ T., /. c. 
und 'Ageb und "Aggâb nom. propr. masc. der "Ôtêbe. 

72. m3 Di, H., 531, s; vgl. <_j-u!l, T. 1, 48-2 « ein Stamm », ô-u fem., T., /, c, 
Ham., I. Dor., K. Ag. 

73 und 74. ûn-ar a:, H. 531, 90 = H., 300, 88 ; vgl. ^ijj, I. Hisâm, 17, Bekri, 390, 
und *Lij y.', Hamd., 52, 5 auch Ritter, Avabien, 1, 553. Trans. Bombay Geogr. Soc, 
XIX, 196 : Béni Rijâm ein Stamm in 'Oman. 'Amm Rij'âm, das genau gebildet ist 
wie Hammurapi = «Jj ^t, heisst wohl « ein Verwandter ist (der Gott) Rijâm ». 

75. nsi ûî. H., 526, 58 und 59; vgl. j.»lj, T. 2, 539, Jac, Must., ilsj Voc. 314. 

76. nboaDî, H., 521, 44; vgl. J^L, Tab., Jac, J^', T. 4, m, Tab., Must. 

77. n^K as. H., 521, 48. Das Zeichen ^ kann schwerlich anders als •" gelesen werden; 
dann ist unser Name s^y}, T. 1, isi, I. Dor., Jac, Must, etc. =avK'. 

78. ûâu-an a3. H., 520, 38. Der Name der auch H., 519, 37 erscheint, enthâlt den 
sonst nicht vorkommenden Buchstaben V • Wâre dies eine Variante eines bekannten 
Zeichens, so wurde man an die lihjanische Form des r? (vgl. auch lihj. ^ k und 'V g) 
denken miissen, oder an ein ungewôhnliches g. Aber ersteres kommt in seiner 
gewôhnlichen Gestalt in der Inschrift selbst vor und letzteres wird schvi^erlich zu 
einem Dreieck reduciert worden sein. Ich denke daher, dass dies seltenste aller 
Zeichen ein Ji und der Name etwa lillâc ^ zu lesen ist, wenn ich auch ein vom 
Stamme Jic abgeleitetes Nomen propr. nicht nachweisen kann'. Unser Zeichen wâre 
dann mit safait. U, H zusammenzustellen. 

79. 33K »3, H., 520, 43; vgl. ,_^l, I. Hag.; es kônnte aber verlesen sein fur 

80. KJ« ao, H., 299, 77. U-i, T. 1, 4o, K. Ag, Jac, zumal der Name «jk auch H., 516, 17 
vorkommt. 

81. -inaaî. H., 518,27; vgl. jl^^ T. 3, 539,541, Tab., Ham., Must., jl^^ T. 3, 541, 
Must., j\y» T. 3, 539, }^^ K. Ag., Must., aile auch im Voc 



1. Der Name »_jy K nach Auffassung der Araber ein/ai'âi oder/a"'à^ von ,_jjl kommt in der Heidenzeit 
im Norden vor, vgl. T. 1, i5i, nach Nôldeke, Geschichte der Perser und Araber 312, allerdings nur bei Christen. 
Der Stammname v_jljl A) T., l. c, von den S-klS' j-o zeigt aber, dass der Stamm fc_jjl auch im Innern zu 

Namen verwendet wurde. Unsern Namen SHK, d. i. fc_jL_A 1 T. 1, i52, Tab., Jac, I. Hag., »_^.*l C»_o) 
T.,l.c., Jac, zu lesen ist man nach der Kopie schwerlich berechtigt. 

2. Ich kenne das nom. propr. masc. My/isin el-'Adçldd eines Metôrî. Leider lâsst sich bei der vôUig gleichen 

Aussprache des d und z im Nogû nicht ausmachen, ob wir ^l^uJl oder i?uâ«!l zu schreiben haben. EL be- 
zeichnet im Negd die Familienangehôrigkeit ; Mehûmincd el-'AU z. B. ist « M. Sohn des A. », el-'Adàd kann 
also ebensogut Sohn des 'Addâd als ein lakab sein. 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 167 

82. pv 03, H., 516, 10, H., 505, 37. J^ts-, T. 9, asi, Jac, ist wohl nur vom Landes- 
namen gebildét, dagegen entspricht jiau das nom. pr. masc. '^Auinân, Name eines 
Negers des Ibr Raèid. 

83 und 84. -irtK dj, H.. 516, i8 = H., 513, 3, von der y ^aI oder ^aj, vgl. Olj*j> 
T. 3, 608. Die Ergânzung von L zu C ist natûrlich nicht absolut sicher. 

85. 17B» D3, H. 514, 7, wohl vom Stamme .i. gebildét, vgl. ^Li T. 5, ses, Hamd., 
Must-, .ôl T. 5, 566, I. Hag., Dah., und aram. us"». 

86. nij-n Dî, H. 503, ^i; vgl. ^ij Hamd., 137, 20, i&^lj T. 5, 536, I. Hab., Hamd., 
Jac, iuij T. 5, 535, Tab., Jac, I. IJag,, als fem. Wûstenfeld, Voc 313, Âc-lij T. 5, 535, 
Tab., I. Dor., K. Ag., Jac, I. Hag., ï«jij T. 5, 538. 

87. irns* 03, H., 503, as; vgl. jXA T. 4, cso, J^J\ ib., J.jjl ib. 

88. b'Kroi 03, H., 501, lo. Ich zweifle nach dem Character der Inschrift nicht, dass 
der Buchstabe fvon H. verschrieben ist und wir nicht bKnoi» b zu lesen haben (vgl. 
unten bei 3"ipy). Ist das nom. pr. masc. «-Ij, T. 5, 541, Tab., K. Ag., Nav^awi vielleicht 
aus unserm Namen verkûrzt ? S. Wellhauscn, Bpste\ S. 7. 

89. jaiîTiK 03, H. 501, -21. Der erste Name wird, wenn die Grappe vollstândig ist 
wohl 'Air zu. lesen und mit jj Nordostwind zusammenzustellen sein. Vgl. oben '?K!aiy 
und die beiden "ôtêb. nom. propr. masc. Semlân und Skeijàn, die vielleicht von sâmle 
Nordwind und es-skéijâ S. S. W. wind abgeleitet sind. Der zweite ist ù^>- T. 9, 193, 
oder ein Dérivât von den Wurzeln (.y-, ^ (vgl. zu diesen "kÀ^ f. Voc. 218, ^IX-i, àJcJ-, 
ïl^ T. 8, -274). 

90 und 91 . 3-ipy 03, H., 480 = H., 299, 75 = Eut., 603. Dass man nicht etwa ^-ip» h 
lesen darf, geht aus H., 299, 75 hervor, wo H. sowohl als Eut. ein deutliches j haben. 
cjyp finden wir als fem. nom. pr. T. 1, 390, Ibn Sa'ad, 8, 231, I. Dor., I. Hag. (vgl. auch 
die masc ,_^yc Voc. 11. ôys^, T., /. c, I. Hag.), wâhrend ein Muakrab meines 
Wissens nirgends vorkommt. 

92. Tin 03 03, H., 296, 51 = Eut., 596; vgl. il^ T. 3, 545, I. Dor., il* T. 3, 5ii, ill^ 

T. 3, 545, I. Hab., I. Dor., Jac, il-ua Voc 189, j^iJa T., /. c, Jac, Littmann, p. 30. 

Oder ist in lin der Gottesname zu sehen und :>j^ ^j zu lesen? Der Text nach Euting. 

93. nnoo 03, H. 295, 30 = Eut., 575. In der H. schen Copie sieht der zweitletzte 
Buchstabe cher wie ein beschâdigtes n als wie x aus. Von ^^^^.a-i giebt es keine nom. 
propr., dagegen finden wir i5L57 T. 1, 64o, I. Hab., Tab., I. Hag. 

94. SSCI 03, H., 294, 27; vgl. [^^W, I. Dor., Must. 

■ 95. uao 03, H., 293, 20; vgl. ^ T. 5, 374 f., I. Dor., Voc 340, ^Ç T. 5, 373 f., Tab., 

K. Ag., Jac, I. Hag., Voc. 340, >^1^T. 5, .373 f., I. Dor., K. Ag., Jac, 1. Hag., und 
sin. luoty. 

96. inatrn 03, H., 283, 30; s. oben Nr. 18. 

97. |ûK3 03, H., 282, 28. Wenn der Name richtig copiert ist, so ist er vom 
Stamme pli oder -y abgeleitet ; zu letzterem findet man Jt Voc. 298 und 'ôtêb. Noumân. 



168 DIE ENTZIFF-ERUNG DER TIIAMUDISCHEX INSCHRIFTEN 

98. s]m d:. H., 268, 72; vgl. ^jJ-j I. Dor. und den Pferdenamen .jC^j T. 6, 264. 

99. 1^3 03, H., 255, 9. Wenn die Copie richtig ist, so haben wir ein Dérivât von 
P^l, ^Jl (T. 8, 206) « Eule » vgl. oben Nr. 37. Ist aber n fur f^\ od. /^ verschrieben so 
mûsste man an Ou— SI; I- Dor., es-Semîn (lakab eines 'Abdeli) oder an c^A^^ und J<a\ 
T. 9, 126, Must. 'ôtêb. Aman (Sklavenname !) denken. 

100. minoj, H., 255, 20. Der Name findet sich auch H., 299, 73 = Eut., 600. Von 
den Wurzeln i^>., j.o- kenne ich ijU- T. 3, 311, I. Dor., ô\jL>- T. 3, 342, I. Dor., 
jC^, -i.)U, SiL^>. T., ib., und die mod. 'ôtéb. Hâjid, Haijâd, Hwêd. Unser Name v^ird 
Huwaidat zu lesen sein. 

101 . rn D3, H., 98, 25; vgl. ^3, T. 5, 274, Jac, Must., Dah., I. Hag., und Jj) Jac, 
-j}; Voc. 51, 'ôtéb. Bezî\ 

102. D3D D3, H., 96, 3, linkslàufig! ; vgl. ^lll, Tab., 1, im, Wûstenfeld. Der Name 
findet sich auch H., 58, Z. 7, rechtslaufig. 

103. nûr û3. H., 55; vgl. ^1 lakab, T. 8, m. 

104. pn 03, H., 479 bis ; vgl. ùbji, T. 2, 348, I. Hab., I. Dor., K. Ag., Jac. Nawawl, 
Voc. 136. 

105. bK-bn 03 H., 262, 46 = Eut., 283; vgl. ^Ad- I. Hab., Tab., J-iji-jS T. 7, 315. 
106 und 107. nyiï3 = nuîï3, H., 516, 17, m. Die beiden nom. pr. sind auf jeden Fall 

identisch und der erste Buchstabe wohl cher ein 3 als ein n. Wahrscheinlich haben 
wir Namen wie sin. n»i70= <cl.«i^und n3n3=: ^» vor uns (vgl. Littmann, Safa Inschr., 
p. 34ff.). 

Es wâre moglich, dass in der einen oder anderen der angefûhrten 44 Stellen 
unserer Partikel + P^igennamen eine falsche Abtrennung vorliegt, aber es ist un- 
denkbar, dass dies in den ersten 6 Beispielen oder in den 34 Beispielen der Fall ist, 
wo die Gruppe nm mit den darauffolgenden Consonanten isoliert oder in einer 
besondern Zeile steht. Was bedeutet nun 03 ? Ich halte dafur, dass dies die thamù- 
dische Form des arab. ^ ist und ûberaetze z. B. Inschrift Nr. 18 : « (geschrieben) 
von Sabtân; dem Vater des Mu'akkir gehort dies Kamel ». Thamûdisches nim verhàlt 
sich zu arab. ja> wie hebr. aram. ûi? zu arab. ^, vgl. Brockelmann, Grundriss, 270, 2 P. 

III 

Die in senkrechten Zeilen geschriebenen Inschriften zeigen in einigen Buchstaben 
namentlich / und ti Abweichungen, so dass es sich empfiehlt, sie gesondert zu be- 
trachten. Ich fiihre hier diejenigen an, die ganz oder zum grôssten Theile lesbar sind. 

108. huoh^rh^nh, H., 604. Der erste Name ist û.>^î ^, Tab., I. Dor., K. Ag., 
den zweiten lèse ich Jalûk'îl, indem ich annehme, dass hier der Brockelmann, Grund- 
riss, § 36 /, besprochene Lautwandel eingetreten ist und wir l'^'^^fj^i, Bote, Botschaft 
zu setzen haben. In den Negddialecten kommt dieser Wandel ôfter vor, z. B. kahtâ- 
nisch Béni Jiklibe, 'ôtébisch B. Jéklybe = ^S\ y,, fur das ich von sùdlichen Kalitân 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 169 

auch B. Âklyb hôrte' ; kaht. *ôtéb. él-jiteb — ^':ù\ «a barren wild figtree » Doughty, 
1, 439, kaht. él-jised = jS^\ « Lôwe », 'ôtêb. el-jidim — ^:>^\ « Leder ». 

109. KJ« JK, H., 503, ^25, « Ich bin 'Agâ » ; vgl. oben Nr. 79, 80. 

110. anuD [K, H., 503, 26. Das Zeichen am Ende, das aussieht wie i? in i, muss nach 
Lidzbarski als ein symmetrisch erweitertes //^ rn aufgefasst werden. Man wurde 
ja hier und in Nr. 128 sehr gut mit der Annahme auskommen, dass der Doppelkreis 
ein Schlusszeichen sei, sein Erscheinen in der Mitte einer Inschrift von el-Ôlâ zeigt 
]edoch, dass dem nicht so ist und das unserm nom. pr. entsprechende ^o*-, yj, T. 8. 336, 
giebt den positiven Beweis fur die Richtigkeit der Aufstellung Lidzbarkis'. 

111. nbDKp^bûfX 1 n-iû3pnKîK I tti^n p -[bû îK, H., 502, 22. Die Inschriften H., 
502, 24 und H., 426 zeigen, dass die verticalen Columnen wenigstens gelegentlich von 
links nach recht angeordnet waren ; ich lèse also auch in dieser Reihenfolge. •j'?» in 
Col. 1 und 3 ist das hâufige dlJU oder dll^ T. 7, m, fJ^U T. 7, 182, Must.. fJ_jUT., ib., 

iUU T., ib., 'di.Ù T., ib., d^ Voc. 278, Hit findet sich in horiz. Schrift als /H ") ?, 
H., 504, 31, H., 262, '43 wieder. Da -^r- n ist (vgl. dieselbe Form in H., 499, 12), so 
muss die Ergânzung von r zu n richtig sein. ^ 

In Col. 2 macht das letzte Zeichen Schwierigkeiten. In den horizontalen Inschrif- 
ten haben wir bis jetzt fur t nur + gefunden, wàhrend das einem Andreaskreuz 
àhnliche Zeichen stets h war (vgl. Nr. 14, 27, 41 und H., 643, 5, 299, 72). Wenn ich 
das letzte Zeichen der Col. nun doch t lèse, so ist es, weildas Zeichen ^r in H., 502, 24, 
das unmittelbar neben unserm Texte steht, sicher ein t ist ; es scheint, dass sich in 
diesen Texten t von h dadurch unterscheidet, dass ein Schenkel kiirzer ist als der 
andere. In der horiz. Schrift kenne ich nur ein sicheres Beispiel eines schrâgen t in 
der Gruppe 1 ^j ^ H., 410, wo eine Lesung "rnpa ausgeschlossen ist, da eine Wurzel 
J^ nicht existiert. Wenn die Lesung mtan des Namens richtig ist, so kann man die 
nom. pr. ^LJl, T. 3, 52, Must., und j^, Jac, vergleichen. 

Zu dSdk vgl. a1\ t. 8, 344, Tab., I. Dor., Hamd., K. Ag., Jac, I. Hag., Wû- 
stenfeld und ^iJl, T. /. c, I. Hab., K. Ag., Must., Wustenfeld. 

112. -[bûm naiïK, H., 502, 24. Die erste Col. kônnte auch ra n« gelesen werden 
(vgl. cJI, T. 1, 523, Pferdenamen), dagegen wird man Col. 2 nicht anders als wa- 
Tamliku umschreiben durfen. Zum Namen vgl. dllU f., T. 7, i36, Ibn Sa ad, 8, 362, 
I. Hag. 

113. 114, 115. nbiapeni resp. 'p nm. H., 499, n, 269, 78, 461. Der Eingang der 



1. Stamm der zwischen Ranje ilj j und W. et-Tinje (in Kieperts Nillânder ungenau Ghante und Tentje) 
wohnt. (vgl. Burkhardt 340 der fâlschlich ^_^1>I schreibt) und dem nachgesprochen wird, dass seine Ange- 
hôrigen die Todten aufessen und den Gàsten ihre Mâdchen schlachten. 

2. ^»u-- ist ein mit dem m Suffix erweitertes -X«— , vgl. Brockelmann, 396, § 219 n, wo noch die Endung 
ûm nachzutragen ist : 'aisûm « Wasserjungfrau », bel'ûin « isthmus faucium » beide 'ôtêbisch zu » l...-.^ « weibliche 
Heuschrecke » und ,ij, *ôtêb. bala' « sohlucken ». 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 22 



170 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 

Inschrift istvon Littmann gewiss richtig als j^ij resp. il^j « Freundschaftsgruss (an) » 
érklârt. Den Eigennaraen aber lèse ich trotz des hâufigen Bergût « Floh » (= tt^yns 
ass. Pursû) und Breigît (bei Sàmmar, 'Ani^e, und in Àgypten, z. B. in el-Hànka 
und Samufirât) nicht Kamlat « Laus », da dies schwerlich je zur Namengebung 
verwendet wurde, sondern iLS, das wirVoc. 203 wiederfinden. 

116. nayp jk i, H. 499, 12 « Und ich bin niaup ». Wenn man den Text nicht ândern 
will, kann man nicht anders lesen; ein allés nom. pr. von der \ ^ ist mir nicht 
bekannt, wohl aber ein modernes Ke'^aimân nom. pr. maso, eines Mëtêrl. 

117. bnup"?, H. 464. Zum nom. pr. vgl. J^t Voc. 19, Llip m. T. 8, 5, Must., 
ïlip K. Ag., Wûstenfeld. 

118. nbûp p, H. 460. Dass die Ergànzung von — n_^ zu k richtig ist, zeigt auch 
jdie Nâhe der oben besprochenen Inschr. nbiap Tii. Ûber p vgl. unten zu Nr. 122. 

119. tûbaen-n und riDp a -ni. H., 459. tsba ist wohl. \a^j « Quercus Lusitanica, 

Q. cerris )), das Voc. 39 als nom. pr. vorkommt. Pflanzennamen als Namen von 

Menschen sind ja hâufig, wie man aus Muhassas 11, 152 fE. erseheh kann. njp ist 

zusammenzustellen mit ô^ii, ô^», 6^ T. 9, sis, I. Dor., K. Ag. Jac, Must., 

,, > - ' 

I. Hag., iju.* T. 9, 316, Must., iL-Lï T. ib., K. Ag. Genau entspricht das nom. pr. fem. 

Î*J Voc. 211, *ôtêb. Kinne. 

120. ribry B TTi, H., 440. Der Name ist dem Anscheine nach nbny zu lesen. 
Zieht man indessen rhfù vor (vgl. die kreisrunde relat. kleine Form in Nr. 5), so 
bietet sich ^o- T. 7, 252, ISl-i- m. I. Hag. und der Name einer 'Ànezije Gitle zur 
Vergleichung dar. 

121. niûnsi Ml? B mm. H., 426== Eut., 786, 787. Der erste Name ist von Littmann 
gewiss richtig dsu d. i. j^^Ip T. 8, 400, Tab., Jac, etc., fW T. 8, 399, Hamd., K. Ag. , 
Jac, Dah., .^t, „»^& T. 8, 4oo, I. Dor., Hamd., K. Ag., Jac, |^.,a& T., ih., I. Ilab., 

Hamd, *W Voc 19, trotzdem das s eine ungewôhnliche Form hat. Zum zweiten 

Namen ist ^1:5^ Voc. 217 und lÀlS « Berberstamm J^ ;j* ^ J^ » T. 7, 39, Jac, sin. 
ons zu vergleichen ; er findet sich auch H. 425. 

122. wia-isu n23 ipb p, H. 418, 48 = Eut., 112^ Revue bibl., V, S. 242 « Dièses ist 
Lakad, die Tochter des 'Abd Manât ». Der zweite Name sIl« -x^, Ham., 166 ff., I. Dor., 
wurde von Lidzbarski richtig gelesen ; der erste kann bei dem Ûbereinstimmen der 
Copien Eutings und Jaussens nur Sp"? sein, wenn sich auch eine solche Wurzel im 
Arabischen nicht vorfindet. Der Werth des — = / wird durch H. 604, H. 502, der 

|ies -^ durch <I> iJL ( V iSin H. 626, 9 erwiesen. Das nabat. entsprechende nom. 

pr. ist demnach ifp'? h zu lesen. ]\^ lèse ich dân oder besser dîri (vgl. malt, dân 

(( dieser », din a dièse », mehri dôm (fur dâm*) « dieser », dîm «dièse», sab. p 
« dieser »), da ich nicht den mindesten Anhaltspunkt sehe, H 'à\^ « aufzufassen, 
das in den verticalen genau wie in den horizontalen durch wegs als ^, f-[ und 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 171 

erscheint. Fur den nabat. Text, der durch die Datierung zeigt, dass unsere Inschrift 
im Jahre 267 n. Chr. geschrieben wurde, s. Revue bibl., V (1908), S. 242 und 534. 

123, 124. nss'^nnataûp | rr-taprunn, H., 376, 21, 22. Von den Namen vermag ich 
nur den ersten im Arabischen nachzuweisen : ,_^\>- T. \, 203 f., I. Dor., Jab., K. Ag.,' 
Jac, I. Hag., Dah. (fur die Form des g vgl. Nr. 5, ev. 12(3), Voc. 174, U^ Voc. 175. 
Zu rr-B und aiso sind zu stellen ^^jlU Voc. 259, Tweijân, Name eines Kasimi, und 
^i Voc. 358 ^.y Voc. 360. 

Ist die Abtheilung der Worte richtig, so lâsst sich ne"? vergleichen mit olJ éine 

i^ zwischen Mekka und el-Medîna, Jac, 4, 46o ff., Hamd. , 226, 21, Bekri, 495; man 

. kann natûrlich auch nabn n lesen, atoû ist dann ein mânnl. nom. pr. und na'^n etymo- 

logisch mit den Ortsappellativen ÂiU, T. 6, 50 und ^JlLt^, sowie dem bekannten sab. 

Ortsnamen ^ zusammenzustellen. 

125. h'ùvi B -ni. H., 308 = Eut., 653. Nach den Texten die wir bis jetzt analysiert 
haben, ist — stets /, aber da — '''^, H., 459, doch gewiss denselben Namen darstellt, 
so ist es schwer hier dem — -^ nioht den Werth von n zu geben, '_zumal wir 
spàter sehen werden, dass in _>_ Texten die fur / q — schreiben, n in der That die 

Form — aufweist. Ein y ^.U tinde ich in den Lexx. nicht, wohl aber >».^ ; dies, das 
algerische ^^ Voc. 300 und das palm. nw: m. Nac7ou[jtou gen. sprechen ebenfalls fur die 
Richtigkeit unserer Lesung. 

126. nï^B |K1 ''■12 mi, H. 293, 19 = Eut., 551, 552 (der Text der zweiten Zeile nach 
Euting). Zu na vgl. ^i\j T. 10, 32, Voc. 24, s^\^\, ib., Must., ^'j^ Voc. 29 und das 
fem. iil Tab., K. Ag., I. Hag., Voc. 24, der zweite Name findet sich oben Nr. 58. 

127. [ttr]»2?-«-iia jKi nia -n% H., 99, 29. In dieser und den folgenden Vertical texten 
fînden wir sicher — als n ! Der gerade Strich kann also in einer senkrecJiten Inschrift 
/ oder n sein ; kaum aber werden die beiden Laute in ein und demselben Texte durch 
ein Zeichen ausgedrùckt. Ist — = n, so kommt / nur in der Form — ) vor. Der erste 
Name ist etwa Mawwà:3, beim zweiten wird man sich kaum enthalten kônnen, 
ihn zu ttr)aK7-«-iû = 'A[jiptaàiJiao; zu ergânzen. Vgl. zur Orthographie ohne anlautendes K 
tt^pb-xiia Inschrift von en-Nemàra, Lidzbarski, Eph., 35, und zur Namensbildung 
^,°^n ^jj*[, 'AtJiopxéjo;, Sl:^ jy[, Bekri, 18, 31, nab. ^'^bK"lûK, miJ^-x-iiaK. 

128. D3IJÛ -im. H., 98, 24. Entweder ist das nom. propr. zu dem Stamme ^ zu 
stellen — vgl. den Namen *;.:& m., T. 8, 412 — zu stellen, oder wir haben hier wieder 
eine mit m erweiterte Form mit der \^a T. 9, 348, Tab., I. Dor., K. Ag., Jac, ù^ 
T., ib., oO T., ib., Voc. 258, nab. liuia verglichen werden muss. ' " 

129. 130. hhi i«i bsi B -m, H., 84, s, 9 = Eut., 141, 142, H., 80, 1, 2 = Eut., 127, 128/ 
Die Inschriften sind von Littmann richtig gelesen. Zu den Namen vgl. J>U, K. Ag., 
Jac, Voc. 129, JJU- ib., ^S^\, T. 7,26i, JJsJl juc, I. Hag., XL.C- f., Ham., Jac. und 
J-'lj, T. 8, loi, I. Dor., Jac, I. Hag., Voc. 310, nab. sin. iSki. Das | — | in H., 80, 2, 
fur K ist isoliert und sicherlich ungenaue Copie. 



172 DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 

131. '?îajn nptsî 'r, H. 81, i9 = Eut., 110 neben Kamelen. Der Name ist etwa 
Nàtikat, Natîkat zu lesen, vgl. den Beinamen ji-l jLUI, Tab. ; den dritten Buch- 
staben als a aufzufassen scheint mir unmôglich, dagegen sind die von Littmann vor- 
geschlagenen Ergànzungen sicher. ' 

132. "rttjn "lanik diu T'iad 6], Moritz Nr. 1. Der Raum nach dem Strich der auf den 
Kreis folgt, scheint fur die Richtigkeit der Ergânzung zu >^& zu sprechen. Da in 
der Nàhe der Inschrift ein '•aiH erwàhnt ist (s. oben Nr. 40) und auch bei der ersten 
Col. ein Buchstabe fehlt, ergânze ich '•lan zu ""un». Von der y -U-- finden wir an nom 
propr. ^y ■- Voc. 350 und Semdân (Name eines Metêrl). 

133. na'^tû p ûkS ]% Eut., 401 + 400. « Dies ist La'm Sohn des Tlmt » ; nih = /:iJ 
T. 7, 54, Hamd., Jac, zu Tlmt vgl. lUla Jac, JlL» Voc. 358. 

134. DK d: -iud b ti, H., 58 = Eut., 86. « Gruss an Si'r von (Seiten des) ^Aus ». Das 
» hat eine ungewôhnliche Form, • ] • , wird aber doch kaum etv^^as anderes sein. j«-, jw 
finden sich T. 3, ses, I. Hag, das hàufige ^j\ T. 4, io2, I. Hag., 1, so lï., v^o 54 Per- 
sonen dièses Namens angefùhrt sind und Voc. 16. 

. 135, 136. Dpûb, H., 58= Eut., 69 (ebenso H., 56 = Eut., 32); vgl. nab. palm. 
ito'pû, Moxetfjioç, Mocimus. 

137. nbKiai-1% H., 80, 3 = Eut., 129; vgl. a^G T. 8, i5i, I. Hab., I. Dor., Jac, 
Must., als fem. Voc. 310, rhn), OuaeXaô, sin. masc, nab. fem. 

138. nbiananm, Jauss., 153; vgl. ik^ T. 7, 202, Voc. 180, Dah., ii^ T., ib., 
beide masc. und nab. rhart. 

139. pbniKi, Jauss., 159; vgl. oLti-l Tab. 

140. l'rn' •?, Jauss., 65, uo; vgl. j\k} T. 2, 345, Tab., Wùstenfeld. 

141. nûtrn'?, Jauss., 102, 156; vgl. 0^-^ Voc. 219 und Hsêm nom. pr. masc, 
bei den 'Ôtêbe und el-Howêtât. 

142. nu^ûn "7, Jauss., 103. Wenn nicht verlesen, so ist der Name mit ^J-^i-, Tab., 
Ji.li>- Voc 222 und dem Stammnamen e\-Hmyse (s. Doughty, Index, s. v. Khumsha) 
zu vergleichen. 

143. nnttn î« 1, Jauss., 154 a Und ich bin Di'be oder Duaibe » ; vgl. Nr. 58. 

144. ni?-iï b, Jauss., 43; vgl. j^jS I. Hag,, 2, 171, î-IjS Tab., Jac, Must. 

145. nbioD h nni, Jauss., 146. Vgl. ÂJLkl fem. Voc. 348. 

146. thon jK 1, Jauss., 173. « Und ich bin Aslam » ; vgl. Nr. 111. 

147. nû-ir B 111, Jauss., 129; vgl. p^, Jac, 'ôtêbisch Sreim. Der Hase heisst im 
Negd Sirme (so wie Lampe bei uns). Da Thiernamen als nom. propria hâufig sind, so 
mag unser, Individuum nach dem Hasen genannt v^orden sein. 

^ 148. bh^ ^, Jauss., 118, 151, 162; vgl. jUt T. 6, 395, Must., Voc. 99, jSL T., /. c, 
Must., Wùstenfeld. 
, ,149. na'ra ■?, Jauss., 64; vgl. <^>U T. 1, 339, Jac, masc, Tab. l>y^ y}- 

150. Dbts b nîi, Jauss., 106. Fiir den Namen, der auch Jauss., 86, 93, 97 vorkommt. 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIFTEN 



173 



vgl. Nr. 133. nni ist wohl sIS^ «Schaden, Uebel » das ganze also eine Verwun- 
schung-sformel. 

151. nnbr b, Jauss., 37; vgl. sin. mbr. 

152. niatti) h, Jauss., 44, 67; vgl. lAi.^, Tab., K. A^.,Wùstenfeld, als fem.Voc. 13. 

153. nasîu b, Jauss., 25; Der Name ist von Jaussen gewiss richtig Cjj^5d=^ gelesen. 
« Spinne » v^^ird aber freilich meines Wissens weder in alter noch heuer Zeit als Ei- 
genname verwendet. 

154. ni'^B a -ni, Jauss., 132 « Gruss an die N. N, ». Die Lesung Jaussens ist ohne 
Zweifel richtig. Es ist offenbar ein Gruss an die Geliebte. 

155. pyp 1-11, Jauss., 114. Von der y ^^s findet sich ^^!^ Voc. 201. 

156. nB:p 7, Jauss., 68; vgl. ji«5, T. 2, 575, I. Dor., Jac, 3, sie ein Stamm, 5J:», 
jul5 Voc. 165 und das kahtânische nom. pr. Knêfid. Es ist erstaunlich, dass dieser 
von Jaussen richtig erkannte Namen, denselben nicht auf den wahren Werth des H 
resp. I gebracht hat. 

157. nKnbjKl, Jauss., 115; vgl. ijjll T. 1, 114, i^lîil T., ib., I. Dor., Stamm- 
namen, sin. ''«a'?. 



VERZEICHNISS DER GEBRAUCHTEN ABKÛRZUNGEN 

H. Charles Huber, Journal d'un voyage en Arabie, Paris, 1891. 

Eut. Eutings Copien thamudischer Texte in : Littmann, Zur Entzifferung 

der thamudenischen Inschriften, Berlin, 1904. 
Jauss. Jaussens et Savignac, Mission en Arabie^ Paris, 1909. 

Ham. Hamasae Carmina. 

I. His. Das Leben Muhammeds. . . von Abd el-Malik ibn Hischâm. 

I. Hab. Muhammed Ben Habib iiber die Gleichheit und Verschiedenheit der 

arabischen Stâmmenamen. 
Tab. Annal en des Tabari. 

I. Dor. Genealogisch-etyinologisches Handbuch des Ibn Doreid. 

Hamd. Al-Hamdânis Géographie der arabischen Halbinsel. 

K. Ag. Kitâb el-Agâni. 

Jac. Jacuts Geographisches Wôrterbuch. 

Must. Al Moschtabih des Schemso 'ddin Abu Abdallah Mohammed ibn 

Ahmed ad-Dhahabi. 
Dah. Kitâb mizân el-i'tidâl fi nakd er-rigâl vom vorstehenden Verfasser. 

I. Hag. Al Isâbe, A biographical dictionary . . . by Ibn Hagar, Kairenser 

Ausgabe. 
T. Tâg el-'Arûs. 

Wùstenfeld. Register zu den genealogischen Tabellen der arabischen Stâmme und 

Familien von W. 
Voc. Vocabulaire des noms des indigènes, Alger, 1891. 



174 



DIE ENTZIFFERUNG DER THAMUDISCHEN INSCHRIETEN 



VERZEICHNISS DER EIGENNAMEN 



* bezeichnet Namen die in genau derselbeii 
sind, f solche, die sich noch im Neuarabischen 



Form im Altarabischen nachgewiesen 
vorfinden. . jj 



K3K 80, 109* 

La 79* 
nnn« ? 112 
'nK63 

•-anK 40 
nK 89 

n« 22* 
trn« 87* 
nr-iK 4 
nD« 39* 

••DK 6* t 

dbDK 111, 146* 

n»5K 56* 
^'?k40 
nybs 4 
nn'^K 60* 
i)a« 2* t 
^nK 83, 84 
s^« 77* t 

TK3 24 
^1D 126* t 
-in3 2* 
ty-13 20* t 
un 101* t 
rhon 76 
n-iB3 111 
ta'rn 119 f 
Û2 37 t 

9 

bxDbà 44 
Iûa99 

rhtin 108* 
nbttn 112* 
Èâu-Dn ? 78 



np^-dn 46, 67 
prn 35 f 

^nj ? 3* t 

'^'jj 129, 130* t 



lan 12 (* t) 
anan ? 19* f 
bnn 8, 68 
pinn 42* 
ajn 123* f 
a'?n 111 
pj'rn 49* f 
nbttn 138* t 
min 100 
-nn 21, 64 



nni=i27, 43*t 
natt^n 141 
^«-bn 105* 
pbn 139* 
nïbn 70* 
ntrûn 142 
pn89 
lûn 5 

n-ixn 1 f 
pn 104* t 

n=«n 58, 143* t 

ii;n49 
on 47* 

nt 11* t 



Dût^-nt 62 
m ? 12* t 
p 16* t 

DKD 33 t 

USD 95* f 
ntD^'D 145 f 
bK-nyo 51 
ûnuD 110* 
pUD 61* t 
-lUD 134* 
TÛD 132 
ÛDD 102* 

instt^n 18* 
Hû-itt? 147 
bi^E^ 148* t 
^«lar 10* 
nntr 9, 69* t 
nw 23* 



□K2C 30* t 

^«s: 36 

nabst 149* 



nudû 50 
no^tû 133 
n^a 123 

nja-nay 122* 
hr\v 117 t 
nbnu 120 
pf\v 55* t 

3317 71* t 

"rx-iu ? 23 



BEITRÀGE ZU DEN DEMOTISCHEN RYLANDS PAPYRI 



175 



D2{lJl81*t 


r\rh 41, 53* 


nbeuie* 


9 

-T^ll 


anpy90, 91* f 


D«'? 133* 


mbv 48* 


neb ?124 n. 1. 


nn«?y 151* 


îpb 122 


Dn-ûu 73, 74 




ntt» 103 


-!"«» 45 


bfiv 5* 


uan 29 


nûttu 153* 


nuniû 38 


îiay 82 f 


-laïû 32* t 


nas:» 153 


[Ditttt>-Kia 127* 


oriij 49* 
adv 49* 


i-ia81*t 
loa 15 
atsa 124 


nnbBÔ?, 58, 126 


npi?a 18* 

D317Û 128 


-iip 26* t 
pvp 155 
|a»p 116 


»a» 85 
Dpa 135* 
iba 111* t 


rhup 113-115, 118 t 

ri3p 119 t 
=iB3p 156 * t 


nn:an 58* 
nnna59* f 
T^a 127 


nrfis 106, 107 


jaKî 97 



sn: 72* 
nair: 125 
jnptûD 131 
aawn 31* f 

ban 54* t ■ 
lin 92* t 
bnn 7* t 

Ski 129, 130* f 
nb«i 137* t 
r\m 98* 
nuni 86* f 
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SxuDi 88 
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1B1 75* t 
mai 13 

nrn' 17 
ibn^ 140* 

'?K3'?^108 

rrirr' 1, 65, 66. 



BEITRAGE ZU DEN DEMOTISCHEN RYLANDS PAPYRI 



WiLHELM SpIEGELBERG 



Im folgenden sind einige Bemerkungen zusammengestellt, die ich mir schon vor 
lângerer Zeit wâhrend des Durcharbeitens der Rylands Papy ri gemacht habe.Wenn 
ich auch erwarten darf, dass der Titel und der Character meiner Beitrâge mich vor 
jedem Verdacht sichert, dass ich irgendwie den Wert der grossen Arbeit von 
Griffith herabsetzen wolle, se môchte ich dennoch ausdrûcklich bei dieser Gelegenheit 
erklâren, dass ich die Rylands Papyri in jeder Hinsicht fiir die beste und fortge- 
schrittenste demotische Papyruspublikation halte und fiir die Leistung des englischen 
Demotikers die uneingeschrânkteste Bewimderung hege. Insbesondere gehôrt meiner 
Ansicht nach die Bearbeitung des Papyrus IX zu den glânzendsten Leistungen nicht 
nur der demotischen Sonderwissenschaft sondern der gesamten Àgyptologie. Mit be- 



176 BEITRAGE Zl' DEN DEMOTISCHEN RYLANDS PAPYRI 

sonderer Freude stelle ich wieder fest, wie die neuere demotiscbe Schule, falls man von 
einer solchen reden will, methodisch in der Hauptsache die gleichen Bahnen geht. 
Dass sie in nebensàchlichen Fragen der Transcription jedem seine Freiheit lâsst, halte 
ich fur ein gutes Zeichèn. Der inkonsequenten Orthographie der demotischen Texte 
gegenuber wird sich im Einzelnen nie ein festes Umschriftssystem schafEen lassen, und 
nur ûber gewisse grundsâtzliche Fragen wird man sich hoffentlich in nicht zu ferner 
Zeit verstândigen kônnen \ 

Ich lasse nun meine Bemerkungen nach den Seitenz;ahlen der Publikation geordnet 
folgen, Dass ich aile Quisquilien' ausgeschaltet habe, versteht sich von selbst. 

Seite 53. — Der dritte Zeugenname in Pap. IV (Zeile 3) ist kaum Peftuua- 
miîw zu lesen, sondern Wlh-b-R\ 

Seite 67 zu II, 15. — Das n. pr. scheint mit der Gruppe geschrieben zu sein, iri der 
Griffith zuerst 'uj m'ny erkannt hat'. Der Name lautet also etwa Moone. 

Seite 74. — Von dem dort besprochenen Fùrsten Semtu-tef--nachte sah ich 1905 
unter den Kolonnaden der Scharia Wagh el Birket in Cairo eine sehr zerstôrte 
hockende Statue, auf der ich folgende Titel und Namen las =^ <cr> JL X "i^ 

Dièse Inschrift lehrt uns also, dass der Admirai eine Prinzessin zur Mutter batte. 

Seite 78 zu V, 18. — mh II « Zweiter » steht nach Recueil, XXVIII (1906), 
S. 196 in dem Sinne von « Stellvertreter ». Vergleiche auch Pap. Cairo 30604. 

Seite 105, Kol. :XX, 17-18 wùrde ich die Wendung hp t-'t riN. n « die Hand 
jemds. fur etwas nehmen » als « jemdm. etwas zusichern » auffassen*. 76., XXI, 1 
zwingt die Négation tm dazu, den Satz in kondizionalem Sinne zu ùbersetzen, also 
« wenn ich die Priester nicht bringen liess, (so geschah es) weil ich sagte (dachte)... » 

Seite 110, XXIII, 9. — Der Ort ^^^ ^^ ist auch aus Recueil, XVI (1894), S. 48 



bekannt und zwar als Kultort der W 1^ ^ "^T . Das betreffende Denkmal 

stammt aus Sais. 

Seite 112, XXV, 1 bedeutet sr, wie auch sonst hâufig (z. B. SchifiEbr. 30, 97) 
« prophezeien ». Die beiden parallelen Glieder haben also den Sinn « das was du 
sagtest, ist eingetrofïen, das was du prophezeitest, ist in Erfûllung gegangen ». 

Seite 132, Anm. 8. — Der dort besprochene Titel ist vielleicht e—fsp hbs ht 
« welcher Kleider und Silber empfângt » zu lesen und wohl, wie Paul M. Meyer in 
P. Giessen II, No. 36, S. 12 vorgeschlagen hat, mit (jM^Oocpôpoç « Sôldner » identisch. 



1. So glaube ich, dass man fur die lexikalische Anordnung die Konsonanten auseinander halten soUte, die' 
das Demotische (z. B. ? : ', k : k : g) zusammen wirft. Man erschwert sonst den Nichtdemotikera das AufiBn- 
den demolischer Wôrter. 

2. Siehe jetzt mein Glossar zu dem P. Spieg., No. 147. — Der Eigenname fiudet sich ùbrigens auch auf 
einem der Krùge der Strassburger Sammluug, deren demotische Texte ich demnâchst verôHentUchen werde. 

3. Neuerdings bemûht sich Herr N. Reich, durch solche haarspaltende Quisquilienkritik seinen Beruf 
als Demotiker zu erweisen. Da dièse Art Kritik aber von berufeuer Seite richtig eingeschâtzt wordea ist, so 
habe ich keine Veranlassung, von einer Polemik Notiz zu nehmen, welche auf eiuen uuler Gelehrten 
nicht ûblichen Ton gestimmt ist. 

4. Vergleiche dazu die Bemerkungen Skthes in einer demnâchst erscheinenden Arbeit von PARXSCHÙber 
Bûrgschaftsurkunden. 



BEITRÀGE ZU DEN DEMOTISCHEN RYLÀNDS PAPYRI 177 



Seite 151 , XXI, 27. — Das von Griffith zweifelnd mql (?) gelesene Wort ist sicher 
smbl ZU lesen. Es findet sich in derselben Verbindung in einem Heidelberger Papyrus 

der Ptolemaerzeit aus Gebelên' in der ganz klaren Schreibung ^ y y x-UmX^^ M und 

ist das griechische (TjfjtP°^°^- Die ganze Stelle ist danach zu lesen '/•=/ n—k pi hp n tl 
smbl e fi smbl nt hry n t--t—k « ich habe dir das Recht des <si\i^oko^ gethan, wenn das 
ajfjL^oXov in deiner Handist » : aVP^Xov hat hier die Bedeutung « Quittung ))^ Beachtens- 
wert ist, dass der Àgypter das griechische Wort (Neutrum) als Fcmininum entlehnt 
liât, das der Heidelberger Papyrus sogar mit der weiblichen Endung versieht. Ein 

Strassburger Ostrakon (187) schreibt * ( | l^/S *i smblu mit weibl. Artikel. Offen- 

bar war das n der griechischen Endung abgefallen, so dass das Wort (etwa als semble) 
auf ein unbetontes è endigte, d. h. die Endung der weiblichen Nomina zeigte. Das wird 
der Grund sein, wesli:db das Wort im Demotischen als Femininum behandelt wurde. 
Seite 152 -XXIII, 3. Die Stelle, die Griffith als Ortsnamen aufgefasst hat, ist 
sicher so zu lesen : nt le=f{sic) snte hwi. Es liegt offenbar dieselbe Wendung vor wie 
P. Turin 174, 24 (A. Z., 1879, Tafel IV) p\^k wrhn' nt hwi a (?) i'=/(?)' snte-t 
und P. Louvre 2416 (Young : Hierogl. 34 = Chrest. demot. 346) 



^-^J^2:L.--f1^''/[?lZ-'-'ij/.V(-2^ boV'^^ l:i> 



i 



ni wrh nt'r mh-n- Hn X e — w hwi ;. n snte. Ebenso lautet P. Louvre 2417 (Chrest. 
demot. 354). hwi snte ist kopt. g^i-cïiTe « fundamentum jacere, ponere ». Ich môchte 
daher vermuten, dass von « Bauterrains » {•\>ilo\ xôitot) die Rede ist, deren Baugrund 
bereits ausgehoban ist, also von baufertigen Grundstûcken \ In keinem Falle steht an 
der betrefEenden Stelle ein Ortsname. 

Seite 153-XXIV, 5, 7. — Der Name der Mutter ist wohl Tl-lbl zu lesen. 

Seite 154-XXV. — Zu dem Àusseren dièses Papyrus vergl. den ganz àhnlichen 
auch inhaltlich verwandten Papyrus aus Gebelên P. Cairo 30704. Zeile 6 ist zu lesen/»' 
hni-ntr n's-t nt (sic) snj a (verbessere n'^.) ni rpi n pi ts Nw-t « der Prophet der 
Isis, der in den Tempeln des thebanischen Gaues untersucht ». — Es handelt sich also 
um einenbestimmten Priester, dessen Character aus seiner Bezeichnung nicht ersichtlich" 
ist. Griechisch entspricht dem nt snj, wie Recueil, XXVI (1904), Seite 155 gezeigt 
worden ist, ÏT.iaxixr^<i. Auch sonst findet sich dièses nt snj hinter Titeln, so ganz wie 
in unserem Text hinter Jim-ntr in P. Cairo 30768, 2, und ib., Zeile 10 mit dem Zusatz 
pi vmt nt snj hinter rt « Verwalter ». 

Seite 158-XXVIII, 4. — Der Muttername ist vielleicht T'-sbte zu lesen, mit jener 
von Griffith zuerst richtig bestimmten Gruppe fur sb ('s). 



1. Frùher im Besitz von Dr. Reinhard, der ihn mir freundlichst zugànglich machte. 

2. Wie z. B. Recenue Laœ.*, 52, 16, :i4 u. s. 

3. Die ungenaue Fublikation gestaUet keine sichere Le»ung. 

4. Wean man hwi snte ûberseizt « den Baugrund abstecken », so kônnte es sich um Terrain handeln, 
dessen Bebauungsweise (etwa im Hinblick auf die zu ûberbausnde und als Garteii oder Hof frei zu lassende 
Flàche) bereits fesigelegl ist. 

RECUlilL, XXXIII. — TROISIÈME SÉll., T. I. 23 



nS BEITRAGE ZU DEN DEMOTISCHEN RYLANDS PAPYRI 

Seite 158-XXlX, 4. — Das Zeichen ^, das Griffith zweifelnd n*. liest, ist dieselbe 
coordinierende Partikel « und », die aus P. Berlin 3113 : 3114 : 3140, Zeile2-3 bekannt 
ist. Die Lesung bleibt freilich zweifelhaft. 

Seite '162-XXXVI, — Zeile 9-10 ist zu lesen '=s ste a im 'r=f (sic), wâhrend 
sich am Ende von Zeile 13 die Wendung sp t--t « Bûrgschaft » findet. Die richtige 
Erklârung der ganzen Urkunde auf Grund dieser Lesung wird Sethe demniichst in der 
oben genannten Arbeit geben. 

Seite 173-XLV, 2, môchte ich die zerstôrte Stelle lesen e-V/j'(?) mh(te) « der 
die Maclit hat ». Wenn man die vorhergehende vollstàndige Titulatur des Tiberius 
betrachtet, so erkennt man, dass nur ein Epitheton fehlt, nâmlich Aùxoxoâxwp und zwar 
hinter rtpjjiavîxôç, also gerade an der Stelle, wo e-'r-mh(te) steht. Es unterliegt daher 
wohl kaum einem Zweifel, dass dièse âgyptische Wendung eine Ûbersetzung von 
AÙToxpaxwp ist. — Zu dem Ausdruck vergleiche man Pap. Rhind 1, 1, 8-9 hsp-t XXI- 1 

n Gisurs n p\ mhte e-r—f 'ht III sm sw X=hierat. \ n n l ''^^•^ ( ZS '^^ 1 1 '<=> ' j 

JH\ U <2 *^u=^ c3ciion « Im JahreSl desCaesar, der Macht, die eraus- 

ûbte, am 10. Epiphi » und âhnlich Rhind II, 2, 1 hsp-t XXI t 'bd IV sm sw XXVIII 

r ^^ ^■^y^ AAAAAA I I I I 

n Gisurs n pi mhte e-'r=fr= hierat. i nni'^'wwv r~^r~i ^^ww q n n '^~^^^ 

i_ ^ Il I il I /www I I 1 1 

( ( n <==> ] J) V ^^ \\ (E "^^^^ « im Jahre 21 am 28. Mesore des Caesar, 



der Macht, die er ausûbte », d. h. « des Caesar und seiner Herrschaft »'. Man erkennt 
in diesem unbeholfenen Ausdruck unschwer einen Ûbersetzungsversuch, der gewiss 
« l'xouç X x-?;; Kataapoç xpaxr^eo); » wiedergeben solP. 

Seite 325. — e-r-hr ist identisch mit eg^pen-e^p*. =, das auch in der Bedeutung 
« vor » vorkommt. ne^^pen-, itô.g^p*.= lâsst sich nur als âhnliche Bildung vorgleichen. 

Seite 333 unter 'o « greatness ». — In 10, 18 ist ' wahrscheinlich inkorrekte 

Schreibung fur 1 ^ _ — « Zustand » o. a., so dass '=/^z hp o Lebenszeit » o. a. 

bedeutet. 

Seite 381 wûrde ich fur die Gruppe ^/c^ = ^î>^ ^1^1 ^^® Lesung s"t vorziehen. 



Mir scheint sie mit dem Worte ^ *4 s'd identisch zu sein, fur das die abge- 

kurzte Schreibung ?^ vorkommt, mit der Bedeutung « Stuck ». Ausser den in den 
« Rechnungen Setis I », Seite 63 und Recueil, XV (1893), S. 142, gegebenen Beispielen 
vergl. Ostr. Cairo (Im Jahre 1895 ohne Nummer) ^^^^ >^ r «'^^'^ 8^ J '^5 

« das Stûck Gewand » o. a. Ostr. Briissel 6ffi](]''^^'5^™'Ç'^J^|JP^,^, 
« 2 Stûcke Gewànder von yd- Leinwand ». Im Demotischen hat sich das Gesçhlecht 
des ursprûnglich maskulinen Wortes geândert. 

Seite 396. — •2s.e « oder » hat mit demot. ge nichts zu thun. Die Gleichung stimmt 
w^eder lautlich (^=:sahid. -x!) noch der Bedeutung nach, da -xe « oder » in der Doppel- 



1, So hatte bereits Goodwin, A. Z., V (1867), S. 47 und 81 den Ausdruck richtig verstanden. 

2. Vergl. dazu A. Z., XLV (1908), S. 91, 



BEITRAGE ZU DEN DEMOTISCHEN RYLANDS PAPYRI 179 

frage vor Verben steht, aber nicht als Disjunktivpartikel vor dem Nomen nachweisbar 
ist. 

Seite 398. — Die Wendung ddknb-t 'rm = e-r-hrn\ v:>pi, die sich auch P. Eleph. 
12 findet, bedeutet vielleicht nur « mit jemdm. schriftlich vor den Richtern verhan- 
deln ». Sie bezeichnet also môglicherweise das schriftliche Prozessverfahren, wie es 
Diodor I, cap. 75, schildert. Auf die andere Môglichkeit, dass dieser Ausdruck die pro- 
zessuale !TUY/^iôpr,fftç, d, h. die schriftliche Vergleichserklârung der beiden prozessiefrenden 
Parteien bezeichnet, hat kûrzlich Paul M. Meyer (P. Giess, II, Seite 4) hin gewiesen. 

Seite 410. — Ich habe mich gefragt, ob man nicht die sechste Gruppe ^^ ,T-^a 
\F=^^p = f rinn hry transkribieren darf, und denke dabei an den Priestertitel f-^^ 
Brugsch, Dict. geogr. 1376, XIII. « Sein hoher Arm » wùrde eine respektvolle Um- 
schreibung der angeredeten 2. Person sein, wie auch Griffith den Ausdruck versteht. 

Seite 412. — Ist das erste Wort etwa ^ ^ v^^-^ zu lesen und mit ffl'¥\ 
mjg-t (Brugsch, W6., VI), 579 identisch? 

Seite 421. — Dass %;■ die Bedeutung « Briefbote » liât und ein persisches Lehnwort 
aus hangar (ôcYyapo;) ist, ist in dem Glossar zu dem neuen Petubastisroman (Demot. 
Studien, III), No. 568 und im Text, Seite 76, ausgefuhrt worden. 

Seite 430. — Den Titel ,f|i liest Griffith zweifelnd 1 ^ ^'^^ môchte 

ihn mit aram. ""nE), nns zusammenstellen. Daneben denkt Gr. auch noch an andere 
Môglichkeiten. Mich fuhrte die Beobachtung, dass der Titel inhaltlich ganz dem alten 
Veziertitel ^^ ^ tlwty entspricht, zu der Vermutung, dass die demotische Gruppe 
auch so zu lesen sei. In der That lâsst sich die demotische Form aus hieratischem 
^ ' gut entwickeln. Es scheint, dass der Demotiker den Strich unter ^ irrtùm- 
i f lich als I aufgefasst hat. Der Vulgarartikel vor einem hâufigen Titel ist in 
^^1 i|? keiner Weise befremdlich, wie ja auch in demselben Papyrus der hry mdi 

(s. Index 428) durch den Artikel determiniert wird. Dass der Titel ?^ ^ noch in 
der Perserzeit existierte, steht freilich bislang nicht fest', aber das kann sehr wohl 
Zufall sein. 

Seite 446. — f'V-^ ^^* wohl P'-hl zu lesen und der durch na^^otç wiedergegebene 

Eigenname. Vergleiche die Schreibungen P. dem. Berlin 31165/12, 3098 (4), 3, P. dem. 
Cairo 30612 : 30617. Wahrscheinlich steckt in hl, worauf die Variante P'-A-ï (Pétrie, 
Dendera, 26 A 8) und die Schreibungen des entsprechenden weibl. n. pr. Ti-hl 
P. Berlin. 3096, 2, Tl-hi Pétrie, Dendera, 26 A 8, schliessen lassen, die Gruppe 
ujo)! « hoch )). 

Seite 464. — Der Name 4^^!^ ist, wie demot. Inschr. Cairo 31154 (Bd I, S. 62, 

Anm. 1) 's-^-to/'«^ — 'EaoYjpiî zu lesen. Die ersten Zeichen sind hierogl. , das hier 
seltsamerweise fur den Namen der Gottin Isis steht. 



1. Z. B. Pap. Abbott 4, 1:?, 

2. Vergleiche A. Weils Liste, die keine scchere Datierung der Perserzeit gibt. 



180 RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE 

DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT ■; 

PAR 

Georges Legrain 

INTRODUCTION 

Plusieurs savants ont déjà recherché les documents grâce auxquels on peut tenter 
de reconstituer le tableau généalogique de la famille dont fît partie Montouemhat, le 
presque-roi qui gouverna de son mieux la Thébaïde sous les rois éthiopiens, durant les 
invasions persanes, et au début de la puissance saïte dans la Haute Egypte. 

Les deux volumes du Dictionnaire de Noms hiéroglyphiques de M. J. Lieblein 
renferment la plus grande partie des matériaux dont on s'est servi jusqu'alors : les 
Recueils de cônes funéraires et particulièrement celui de M. Daressy ont fourni un 
utile appoint; enfin, plus récemment, les fouilles de Miss Benson au temple de Maout 
et les statues de la cachette de Karnak sont venues enrichir cette série de documents 
nouveaux. 

Après MM. Maspero', Daressy % Baillet', Newberry'', j'ai cherché à dresser le 
tableau généalogique qui devait me permettre de classer, pour leur publication, les 
statues trouvées à Karnak. Je me suis efforcé, dans cette étude, de grouper les docu- 
ments le plus exactement possible et d'expliquer pourquoi je les groupais ainsi. Je n'ai 
pas craint de fournir parfois plusieurs éditions d'une même série généalogique, pensant 
que telle et telle variante valait, à elle seule, la peine de rééditer ce que nous savions 
déjà. J'estime d'ailleurs que s'il était possible, une fois pour toutes, de réunir dans une 
étude tous les documents relatifs à une seule famille, ce serait bonne et utile besogne 
de faite. 

J'ai tâché d'être complet, mais, cependant, je puis ignorer quelques documents que 
garde un musée ou une collection particulière. Je serais heureux si ceux qui en connais- 
sent voulaient bien me les signaler. MM. Wiedemann, Schàfer et Daressy ont déjà 
mis leurs notes à ma disposition avec une générosité parfaite : qu'il me soit permis de 
les en remercier sincèrement. 



\. Maspero, Les Momies royales de Deir-el-Bahari, p. 763. 

2. Daressy, Recueil de Cônes funéi-aires, p. 311. 

3. Baillet, Une famille sacerdotale, dans le iîecM«t7 de Tracauas. 

4. Nkwberry, dans The Temple o/Mut, p. 357 de Benson et Gourlay. 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



181 



PREMIÈRE PARTIE 
LES ORIGINES DE LA FAMILLE 

1. — Le nomarque Khaemhor, grand-père de Montouemhat 

Une belle statue trouvée dans la cachette de Karnak en 1904, fournit le premier 
document qui servira de guide dans ces recherches sur les origines de la famille dont 
fit partie Montouemhat. 

Elle est en granit gris foncé, haute de l'"35 et porte les n"® 82 de fouille et 36933 
d'Entrée. Elle représente Montouemhat marchant, les bras tombants. Sa tête expressive, 
aux traits accentués, rappelant ceux de la statue trouvée par Miss Benson au temple 
de Maout, est couverte d'une perruque ondulée, à petites nattes, cachant la partie 
supérieure des oreilles et couvrant le haut des épaules. 

Les longues inscriptions qui sont gravées sur cette remarquable statue et sur son 
socle fournissent le nom du père et celui du grand-père de Montouemhat et indiquent 
leurs fonctions. Elles permettent de dresser le tableau suivant ; 



Document 1 



l| IIIHIlt »— . 

r ] tel 

Statue de aaaaaa ^ 



_^ 



(Statue 82 de Karnak) 

AA(VVV\ vsA '~ 



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j] a. 



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c^yr= 



182 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



Ce document, on le voit, fournit les titres et le nom du grand-père de Montouemhat, 

®j ^5^1^^.'' ^^»s' ^^ Prophète d'Amon, nomarque Khaemhor , qu'aucun 

document n'avait encore fait connaître avec une certitude aussi grande. Il conviendra de 
rechercher les autres monuments où se retrouvera ce nomarque Khaemhor et, si possible, 
de connaître ses ancêtres. Pour atteindre à ce but, le seul titre de prophète d'Amon 
est trop commun, par contre le titre de ^\ ^^ nomarque est beaucoup plus rare et 
autorise des rapprochements presque certains, tout comme les titres de premier, se- 
cond, troisième ou quatrième prophètes d'Amon et quelques autres titres civils et 
religieux. 



2. — Statue du nomarque Khaemhor 

Le grand-père de Montouemhat, le prophète d'Amon, nomarque Khaemhor, que 
vient de faire connaître la statue précédente, eut, lui aussi, sa statue déposée dans le 
temple d'Amon puis dans la cachette de Karnak (n" 307 de fouille, n° 36921 d'Entrée). 
Cette figure représente Khaemhor accroupi, les bras croisés sur les genoux, les mains 
posées à plat. 

Les textes fournissent le tableau suivant : 

Document 2 



Statue de 

(Statue 307 de Karnak) 



I -9 I 



■ iiimii» 



iIlk^i' ®I1I 



N\N\/\f\ I I I I I .J^T' 



l-? I 



rJ K ^ ri 



O 



Ce nouveau document fait connaître le père de Khaemhor, le prophète d'Amon, de 
Thot et d'HarsheJî, Horsiêsi. 

Comme le titre ®1 }c^ , les titres ^^ et ^n. sont rares, au moins sur les 

monuments thébains, et grâce à eux, il est possible de pousser plus loin les recherches. 



3. — Statue de Horsiêsi 
Outre le titre de prophète d'Amon, Horsiêsi, le père de Khaemhor, porte aussi, on 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



183 



, prophète de Thot d'Hermopolis et d'Harshefi 



vient de le voir, ceux de ^^^ et 

uni 
d'Héracléopolis. 

Ces titres rares permettent de reconnaître Horsiési comme propriétaire de la statue 
308 de Karnak qui fut trouvée côte à côte de celle de Khaemhor (n° 307), le 8 mai 1904, 
dans la cachette du temple d'Amon. 

Les textes fournissent le tableau suivant : 

Document 3 

Statue de ^^ r] 
(Statue 307 de Karnak) 



2 D 



i 



AAA^AA I M I I wO" 



HeViiJ 



® 



lîl=kCilJJ: 



i 



à D, 



Ainsi, en identifiant chaque personnage par ses titres saillants ou rares, on établit 
la série suivante des ancêtres de Montouemhat : 

AA/>/vAA VSA ' 

s=5-Bï^c^ I 



\-9 I 



i 



D 



i 



qui se retrouvera en partie sur d'autres monuments. 

4-5. — Statues de T r^—û ^ II et de 



Les statues 185 et 573 de Karnak vont faire retrouver l'une Khaemhor, Horsiési 
et Petisis; la seconde les deux premiers seulement. 



184 RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



Document 4 



Statue de 



3D ra 



, FILS DE O^ 



(N° 185 de Karnak) 



I 



uf]uf]| 












^=i --K i::^ 



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A^AAA.^ iili 



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r^"^ ^^ -9 1 



uni 



lï^^^^' liTT 



D 1^ 

' AA/WV^ 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



185 



Document 5 



Statue de 



(N° 573 de Karnak) 



.^—B' 



D 

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c:^ 1^ 5 



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I ' il r n® I 



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A/W\AA Ci I V 



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® l I 



lllll 



.1 



Ç) 



Ces deux documents fournissent les renseignements suivants : 

Au document 4 (statue 185), la série Khaemhor, Horsiési, Petisis est augmentée 
d'un nouvel aïeul Y ^^ T Ankhounnofré. 

Les statues 185 et 573 ayant été faites quatre générations après Horsiési, on cons- 
tate que Khaemhor, leur auteur^ adjoint aux titres d'Horsiési celui de nomarque 
®K ^^ ^^^ "^ ^^^ donnaient pas les documents 2 et 3 qui lui sont probablement 
contemporains. On verra plus loin que cette mode de donner aux défunts des titres 
qu'ils ne portèrent sans doute pas est assez commune dans certains documents. 

Les documents 4 et 5 indiquent franchement une ligne collatérale Pherer, Rama- 
kherou, Khaemhor II, qui sera étudiée dans un chapitre suivant. 



RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SKR., T. I . 



24 



186 RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



II. — Un fils d'Horsiési I^'^ (?) 

Les titres portés par les ancêtres Petisit et Ankhounnofré sont trop vagues pour 
qu'on puisse leur attribuer une parenté quelconque avec d'autres personnages. 

Il n'en est pas de même pour Horsiësi. 

Une stèle en bois du Musée du Caire, celle de Tabadjit (document 66 publié plus 
loin), donne au nomarque 1 ^^^ un père ] (] /wvws I 1®^ ^^^j| qui pourrait 
être le même que le père de Khaemhor. 

Ainsi le nomarque Khaemhor P"^ aurait eu comme frère le nomarque Nsimîn, fils 
d'Horsiési, qu'il ne faudra pas confondre avec le nomarque Nsimîn II, le propre fils de 
Khaemhor I". 

Ce fait créerait un nouveau rameau au tableau dressé auparavant. Ceci n'est qu'une 
simple hypothèse qui demanderait à être appuyée sur de nouveaux documents. 



III, — Les Jils de Khaemhor 7®'', Jîls d'Horsiési 

Les documents 1, 4 et 5 ont indiqué Montouemhat et Pherer comme fils de! 
Khaemhor P^ Les documents suivants, 8, 10, 11, lui attribuent le nomarque Nsimîn II, i 
tandis que les documents 64, 66 lui attribuent le prophète de Montou, Petamon. i 

Dans les chapitres consacrés à l'étude de la famille que chacun d'eux créa, j'ai 
tenté de donner les raisons qui m'ont amené à les reconnaître tous quatre comme fils 
de Khaemhor I®'', et à grouper autour d'eux leurs femmes et leurs enfants. Le lecteur 
voudra bien se reporter à ces chapitres. 

Pour plus de clarté, avant d'aborder l'étude de chacune des branches de famille 
créées par des fils de Khaemhor I", j'ai dressé un tableau comparatif des titres portés 
par chacun de ceux-ci. Il permettra de se rendre compte des fonctions et des mérites 
de chacun. Pherer et Nsimîn II (le nom de Nsimîn P"^ revient au fils de Horsiési du | 
précédent paragraphe) paraissent avoir exercé peut-être successivement, peut-être 
tour à tour la fonction de nomarque et les fonctions les plus hautes qu'exerçait la 
famille. Nsiptah, qui sera père de Montouemhat, vient après eux comme simple omdeh 

vtn aaaaaa 

-^^Q "=" de Thèbes, Enfin, Petamon, tout en demeurant scribe aux waqfs d'Amon, 
entre dans'le clergé de Montou, dont la prépondérance était, au moins à cette époque, 
beaucoup moindre que celle d'Amon. 

Ce sont ces indices assez vagues qui ont fait créer les quatre sections de cette étude 
de la famille dont fit partie Montouemhat. Mais j'avoue, quant à moi, que je ne saurais, 
dire avec certitude lequel des quatre fut l'aîné de Khaemhor P'', fils de Horsiési et 
ceux qui naquirent après lui. 'i 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 187 



Les enfants de Khaemhor 



Tableau comparatif des titres portés par les quatre fils de Khaemhor 



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[et variantes] 



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AAAA/NA /N AAAA/V\ 



(La lettre A indique les titres fournis par les statues, B indique les titres fournis par 
les monuments funéraires, cercueils, etc.) 

Nous adopterons cette classification tout artificielle qu'elle soit, pour l'établisse- 
ment des chapitres de la 3® partie de cette étude. ; - 



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RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



189 



DEUXIEME PARTIE 



LES ENFANTS DE KHAEMHOR 



CHAPITRE PREMIER 



Branche d en! 



Pherer 



Ce sont les documents 1, 4 et 5 (statues 82, 185 et 573 de Karnak), qui montrent que, 
par le nomarque Khaemhor P'', Montouemhat et Pherer, Ramakherou et Khaemhor II 
étaient de même origine mais de branches différentes. 

Pherer, puis Nsimîn II, son frère, héritent de la fonction de nomarque qu'exerçait 
Khaemhor P'', mais leurs descendants ne savent pas la garder, et entrent dans le clergé 
de Montou, et l'importance des descendants de ces deux branches diminue peu à peu, 
puis disparait, tandis que celle de Nsiptah, aux débuts plus modestes, devient presque 
souveraine avec Montouemhat et Nsiptah II. Comme monuments de la famille Pherer, 
nous ne connaissons (outre les statues de Ramakherou et de Khaemhor II qui repré- 
sentent ces deux personnages accroupis et sont d'un art médiocre) qu'un cercueil ap- 
partenant à un fils de Pherer, et un couvercle de cercueil assez beau que nous attri- 
buons au Khaemhor II de la statue 187 de Karnak. 



Document 6 



Cercueil de 



i^||i , iii*ir , 1 



I 



Le nom et les titres du 



©] 



U D ra ^, prophète d'Amon, nomarque 

pherer, des documents 4 et 5, peuvent se retrouver sur le cercueil de f^^ % I ^5 

Psimontou du Musée du Caire,- qui fournit le tableau suivant : 



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1 AAAAAA I A ® I IÇ^^ I 






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190 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



Document 7 

L'étude des textes généalogiques dont sont couverts les monuments funéraires 
peints, surtout les cercueils et les stèles en bois des XXIl^ à XXVI® dynastie, permet 
de constater que les renseignements qu'ils fournissent sont souvent en contradiction au 
moins partielle avec ceux fournis par les statues et les stèles en pierre. Ceci s'explique 
sans peine par la facilité d'exécution, la vitesse et la négligence du peintre, moins 
astreint que le sculpteur par la difficulté à traiter une matière beaucoup plus dure, d'où 
devait sortir une œuvre qui n'était pas destinée à disparaître dans le tombeau, mais 
au contraire à être déposée dans un temple ou endroit public quelconque. 

Le couvercle du cercueil de Khaemhor II fournit un bel exemple d'erreur de 
peintre de mobilier funéraire. 

Document 7 



Cercueil de 



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(Musée du Caire) 



Khaemhor II 



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RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT HT PARTIE MONTOUEMHAT 



191 



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Examen des documents fourmis par les statues 185 et 573 de Karnak 
(Documents 5, 6) et le couvercle de cercueil de Khaemhor II (Document 7) 



En comparant la liste généalogique fournie par le couvercle de cercueil de 
Khaemhor II (D, 7) avec celles des statues 185 et 573 (D. 4 et 5), on constate qu'elles 
difEèrent entre elles par un point important. Les deux premiers documents (4 et 5) in- 
diquent D cn^^ comme grand-père de Khaemhor II, le troisième (D. 7) met ^^ H 
à cette place. 

Cependant l'identification du Khaemhor des D. 4 et 5 avec le D. 7 paraît incontes- 
table. La dame ^ '-^ (1 %^ 4, du D. 7 est laU-^U-flJ) du D. 4, et le o" ' ' 

ou 



des D. 4 et 5 est le | 



ou 
du D. 7. La 



liste du D. 7 n'aurait nommé que le père et la mère de Khaemhor II que Tidentification 
de ces personnages avec ceux du D. 4 aurait été incontestable. Ajoutons que le nom 
de Ra-ma-kherou est assez rare, et que ce fait milite encore pour l'identification cer- 
taine. De plus, le nomarque Khaemhor l^^ se retrouve comme arrière-grand-père de 
Khaemhor II dans le D. 7 comme dans les D. 4 et 5. Enfin, l'examen des titres apprend 
une chose qui peut encore aider aux recherches. Dans les D. 4 et 5 Pherer, Khaemhor I^"^ 
et Horsiési portent le titre de @^ ^^ nomarque, après celui de prophète d'Amon. 
Par contre, Ramakherou et Khaemhor II ne portent pas ces deux titres, et ne reçoivent 
que celui de prophète de Montou. Or, sur la liste du cercueil (D. 7) seuls Khaemhor I®' 
et Horsiési sont prophètes d'Amon et nomarques. 

Tous ces faits poussent à croire à l'identité des trois listes D. 4, D. 5, D. 7 et à 
chercher si le nom de Horsiési se trouve à la place de celui de Pherer par erreur ou 
pour une autre cause. 



192 



RECHERCHES SUR LA FAMILLE DONT FIT PARTIE MONTOUEMHAT 



J'ai montré dans une Note d'inspection — Sur un certain Horus dit le Chat 
{Annales du Service des Antiquités, VII, 50) — que deux longues listes généalogiques 
pouvaient parfois différer sur un point tout en étant cependant valables toutes deux. 
Dans le cas cité, je proposai de reconnaître Pima, comme surnom de Hor. Le cas du 
surnom est fréquent en Egypte, surtout à cette époque. Il serait impossible d'expliquer 
et d'utiliser toutes les nombreuses listes de la famille Nakhtefmouti, si l'on ignorait que 
Nakhtefmouti était le surnom de Djot Thoti-efankh. Je pourrais encore citer de nom- 
breux exemples de ce fait. Peut-être un document viendra-il un jour apprendre que 
Pherer était le surnom de Horsiési, le nom qualificatif se substituant au nom théophore. 

Telle serait la première hypothèse. 

J'en proposerai une seconde : le rédacteur de la liste du cercueil a confondu les 
aïeux de Khaembor II entre eux, et placé Horsiési, qui aurait dû occuper le quatrième 
rang parmi les ancêtres, au second, au lieu et place de Pherer. 

Ceci n'avait peut-être qu'une importance relative et ce que les descendants parais- 
sent avoir surtout demandé au peintre de cercueil ou au généalogiste, c'est que le dé- 
funt et ses ancêtres reçussent des titres pompeux et nombreux, plus élevés que ceux 
qu'ils ne portèrent réellement. La comparaison des trois tableaux généalogiques D. 4, 
D. 5, D. 7, permettra de s'assurer que l'auteur des textes du couvercle de cercueil de 
Khaembor II s'acquitta de cette tâche à la satisfaction générale. 



Tableau résumé de la branche D Ui 



Pherer 



II 



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(A stiiore.) 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 193 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

PAR 

Edouard Naville 

Quelle a été la population primitive de l'Egypte? Voilà une question que se sont 
posée tous ceux qui s'occupent d'études égyptiennes. Pendant longtemps on a admis 
qu'une race caucasique ne pouvait pas être autochthone, c'est-à-dire avoir eu sa 
demeure primitive en Afrique, la terre des Noirs. La question revenait donc à ceci : 
de quelle région sont partis les Égyptiens qui ont occupé la vallée du Nil, ou plutôt : 
quand ont-ils quitté l'Asie et par quelle route sont-ils arrivés? 

Longtemps aussi, on a considéré comme un fait indiscutable que les Égyptiens 
étaient d'origine asiatique. Cette opinion était celle des maîtres tels que Lepsius et 
E. de Rougé. Lepsius avait poussé son voyage jusqu'au Fazoql, afin de voir s'il y 
trouverait des monuments très-anciens, et comme il n'avait rencontré sur le Haut Nil 
que quelques restes d'une époque récente, et rien qui pût se comparer comme âge aux 
pyramides de Ghizeh et aux tombes qui les entourent, il en avait conclu que les débuts 
de la civilisation devaient être cherchés dans les environs de Memphis, à l'origine du 
Delta. Cela supposait une population arrivée dans la vallée du Nil par l'isthme de Suez. 

M. de Rougé soutenait le même point de vue tout en maintenant que les Égyp- 
tiens étaient des Chamites. Son opinion a été formulée en ces termes par M. Jacques 
de Rougé : « Nous sommes amenés, pour la race égyptienne, à fixer son point de dé- 
part en Asie, où ses ancêtres auraient vécu à côté du peuple chaldéen'. » 

L'origine asiatique des Égyptiens est maintenant généralement abandonnée, sauf 
par quelques savants comme M. Eduard Meyer, pour qui l'égyptien est une langue 
sémitique, laquelle, chose curieuse, commence par la décomposition (Zersetzung). 
« Les tribus du nord de l'Afrique ou Chamites, nous dit le savant historien, sont 
proches parentes des Sémites. Il est donc naturel de présumer qu'anciennement, en 
une ou plusieurs expéditions, elles ont émigré en Afrique, comme des milliers d'années 
plus tard, les Arabes'.» 

Admettant pour un instant l'hypothèse de M. Eduard Meyer, elle ne nous dirait 
pas quelle a été la population primitive de l'Egypte. S'il y a eu des envahisseurs 
sémitiques, ils n'ont pas occupé un pays désert. Il y avait déjà une population ayant 
une civilisation de l'époque paléolithique. Le coup de poing chelléen se trouve dans 
un grand nombre de localités de l'Egypte, en particulier dans les montagnes qui 
entourent et dominent la plaine de Thèbes; on en a recueilli jusqu'à Dahchour, à 
l'origine du Delta. Il semblerait donc que l'homme de l'époque paléolithique habitait 
déjà toute la vallée du Nil composant l'Egypte propre. 

Ainsi, à cette époque reculée, il y a déjà une populatior} en Egypte. Il est évident 



1. L'Origine de la race égyptienne, p. 24. 

'i. Geschichte des Alterthums, 2'* Ausg., I. Band, p. 44. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉIl., T. I. 25 



194 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

que nous ne pouvons remonter plus haut que cette population-là, à laquelle nous 
devons donner le caractère d'autochthone. Pour l'histoire, ce mot veut dire, non pas 
selon les anciens Grecs, qu'une nation est fille de la terre qu'elle occupe, mais que 
d'emblée elle nous apparaît comme établie dans cette contrée, et que nous ne pouvons 
pas supposer qu'elle y ait été précédée par de plus anciens habitants. 

Les restes de l'homme paléolithique sont pauvres, et ne nous renseignent guère 
sur la civilisation et le genre de vie de cette époque, qui paraissent avoir eu des carac- 
tères fort analogues dans des pays très divers. Il en est tout autrement de l'époque 
néolithique. En particulier pour ce qui concerne l'Egypte, un nombre considérable de 
cimetières de cette époque ont été découverts ; chaque année, et presque chaque cam- 
pagne de fouilles nous en fait connaître de nouveaux, et nous pouvons maintenant 
nous faire une idée assez exacte du degré de développement qu'avaient atteint les 
habitants des bords du Nil à cette époque. L'honneur d'avoir le premier signalé à 
l'attention du monde savant cette population, à côté de laquelle l'intérêt des monuments 
égyptiens proprement dits avait trop facilement fait passer, revient certainement à 
M. Flinders Pétrie qui l'avait d'abord appelée la nouvelle race « thenew race ». Depuis 
lors il a abandonné ce nom qui a été remplacé par celui de race préhistorique ou prédy- 
nastique, qu'on admet cependant avoir existé pendant un temps plus ou moins long 
avec les Égyptiens des temps historiques. Ce nom de préhistorique ne semble pas exact, 
en ce sens qu'il est trop absolu. Il assigne aux monuments dont il s'agit une date qui 
pourrait n'être point toujours la vraie. Je crois qu'on doit bien plutôt voir dans cette 
civilisation qu'on appelle préhistorique, la culture de l'ancien fond africain de la popu- 
lation, qui resta certainement en grande majorité après que le pays fut conquis par 
une race, sur laquelle nous aurons à revenir, les Égyptiens que nous appellerons 
dynastiques ou pharaoniques. Plus tard, la fusion se fit entre ces deux éléments, 
mais probablement pas dans toute l'étendue du pays. Il resta peut-être fort tard des 
groupes, ou si l'on veut, des tribus et des clans, qui conservèrent jusqu'à une époque 
que nous ne pouvons pas fixer, les caractères de l'époque ancienne; de même qu'aujour- 
d'hui encore, à côté des Égyptiens civilisés, et à peu de distance de villes offrant tous 
les raffinements de la culture moderne, nous trouvons les tentes des Bédouins qui, à 
bien des égards, sont restés ce qu'ils étaient il y a des centaines d'années. Ce contraste 
se voit aussi en Mésopotamie, et si Ton veut prendre un exemple analogue dans l'histoire 
d'Europe, la conquête de l'Angleterre saxonne par les Normands me semble avoir quel- 
que ressemblance avec ce qui se passa en Egypte. 

L'Égyptien qu'on nomme préhistorique nous est connu par un grand nombre de 
travaux et par des fouilles dues à presque tous les explorateurs qui, durant ces vingt 
dernières années, ont remué le sol de l'Egypte. A la suite de M. Pétrie, M. de Morgan 
d'abord, puis un grand nombre de savants français, allemands, anglais, américains 
ont mis à découvert des milliers de tombes préhistoriques, et il n'y a pas de musée 
d'Europe d'une certaine importance qui ne renferme au moins quelques objets qui en 
ont été tirés. Les recherches faites en Egypte même ont été complétées par une explo- 
ration soigneuse des cimetières de Nubie, dans la partie qui, à la suite de l'élévation' du 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 195 

barrage, doit être couverte d'eau. Ces recherches, ainsi que nous le verrons, ont accen- 
tué encore l'origine africaine de cette civilisation, dont nous rappellerons brièvement 
les caractères principaux. 

La tombe préhistorique type est une fosse ronde ou ovale, creusée à une profon- 
deur de 1'" 50 ou 2 mètres, quelquefois même moins. Le corps est déposé sur le côté 
gauche, il n'a aucune trace d'embaumement ou de momification. Les jambes sont 
repliées de telle sorte que les genoux sont contre la poitrine, les mains sont devant la 
bouche. Autour du mort sont des vases de diverses espèces : les uns sont de grandes 
urnes de fabrication grossière, d'autres, et ce sont les plus caractéristiques, sont en terre 
rouge polie avec un bord noir. Près du corps sont des figurines de schiste représentant 
des poissons ou des quadrupèdes. Quelquefois, comme on le voit au corps qui est 
à Berlin, le défunt porte à la bouche une de ces palettes de schiste. On relève aussi 
dans ces tombes des instruments en silex, quelques-uns même taillés avec une grande 
perfection. 

Grand fut l'étonnement des premiers explorateurs qui trouvèrent le défunt dans 
cette position. C'était tout à fait différent de la sépulture égyptienne à laquelle on était 
habitué.: le corps étendu de toute sa longueur, les mains en général l'une sur l'autre, et 
surtout l'embaumement perfectionné qu'on rencontrait déjà à la IV® dynastie. On 
a appelé la position accroupie du défunt, position embryonnaire. Je me bornerai 
à rappeler ce que j'ai déjà développé ailleurs. 11 y a une autre explication à en 
donner. C'est la position assise, qu'Hérodote nous dit que les Nasamones avaient soin 
, de donner au corps au moment de la mort. Assis veut dire assis sur ses talons, comme 
le font encore la plupart des Orientaux, et comme nous le voyons dans un grand nombre 
de statues égyptiennes \ La chaise est un objet de luxe que ne possédaient pas les primi- 
tifs et surtout pas ceux qui étaient d'humble condition. Elle était, même plus tard, 
d'un usage rare, puisque nous avons conservé un grand nombre de statues d'Egyptiens, 
quelquefois d'hommes haut placés, assis sur les talons. Il est clair que le défunt ne con- 
servait cette position qu'autant qu'il était soutenu, et qu'abandonné à lui-même il devait 
tomber de côté et le plus souvent du côté gauche qui est celui du cœur. C'est exacte- 
ment ce que nous voyons dans les tombeaux préhistoriques. 

Cette manière d'enterrer n'était pas la seule. Il arrive souvent qu'on trouve les 
ossements d'une tombe dans le désordre le plus complet, qui résulte d'un véritable 
démembrement du cadavre; les corps, au lieu d'être ensevelis intacts, ont été dé- 
charnés, soit entièrement, et dans ce cas tous les os sont placés pêle-mêle dans la fosse, 
soit partiellement, et dans ce cas on retrouve ensemble les os des mains et des pieds, 
tandis que le reste du squelette est dans la plus grande confusion. La tête peut avoir 
été séparée du tronc sans être tranchée. Certains corps semblent avoir été simplement 
coupés en tronçons afin que leurs débris occupent un moindre espacé. 

Les fosses sont variables de dimension; souvent elles présentent une forme rectan- 



1. La même idée a été soutenue par le D' Lortet clans son dernier ouvrage : Faune inoinijiée do l'ancienne 
Egypte, 5" partie, p. 236. 



196 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 



gulaire, parfois elles sont garnies sur tout leur pourtour de murailles de briques crues 
formant un ciste complet. D'autres fois encore, le corps est renfermé dans un ciste véri- 
table en argile. Pour les défunts enterrés de ces diverses manières, les dépôts sont les 
mêmes et s'expliquent assez facilement. Un mort assis sur ses talons conserve la position 
de repos qu'il avait pendant sa vie; et s'il a autour de lui des vases renfermant des 
victunilles, ses armes et les instruments dont il se servait, cela suppose qu'après sa mort, 
il continuera à mener une vie très analogue à celle qu'il avait passée sur cette terre. 
Ce qui est particulièrement propre à ces anciens habitants de l'Egypte que j'appel- 
lerai comme M. de Morgan les indigènes, c'est la céramique. Il est inutile de reprendre 
ici la description des vases de diverses espèces qu'on trouve dans les tombes préhisto- 
riques. Je ne voudrais m'arrèter ici que sur les vases peints sur lesquels on voit repré- 
sentés des animaux, surtout des gazelles et des autruches, et des sujets plus compliqués 
qui nous renseignent sur le genre de vie de ceux qui faisaient ces vases. En particulier 
on y voit ce qu'on a appelé des barques, ces longues courbes presque toujours doubles, 




Fig. 1. — Vase du Musée du Caire. 



desquelles partent un grand nombre de barres où l'on a voulu voir des rames (fig. 1). Au- 
dessus de ces courbes se dressent deux huttes qu'on appelle des cabines, près desquelles 
sont des femmes portant quelque chose sur la tête, des hommes avec leurs armes, et 
des animaux, presque toujours des gazelles et des autruches. Un archéologue anglais, 

M. Cecil Torr, s'est le premier 
élevé contre cette interpréta- 
tion donnée à ces représenta- 
tions, qu'il considère comme 
figurant des habitations pla- 
cées sur le haut d'un glacis qui 
servait de rempart. M. Loret 
partage cette opinion, il voit dans ces dessins des villages situés sur une élévation na- 
turelle afin d'être mis à l'abri de l'inondation, et il a reconstitué par deux dessins très 
ingénieux l'apparence que ces villages devaient avoir (fig. 2 et 3)'. 

Je me range entièrement aux arguments présentés par ces deux savants, et je 




Fi£ 



1. Je dois ces dessins inédits à l'obligeance de M. Loret. 



LA POPULATION PRIMITIVE DE LEGYPTE 



197 



voudrais insister sur diverses considérations qui me semblent exclure le nom débarques 
donné aux dessins des vases. D'abord quand ce ne serait que le contenu. Imagine-t-on 




Fig. 3. 

un bateau assez grand pour porter au moins deux huttes, des antilopes de grande taille 
à en juger par leurs proportions comparées à celles des hommes, des autruches et 
même des bosquets, si ce ne sont pas des arbres? Jamais non plus on ne voit que ces 
barques trempent dans l'eau. Quand elles sont rapprochées, ce qui les sépare, ce sont 
des antilopes et des autruches (voir fig. 1). Comment admettre que dans ces nombreuses 
peintures on ne verrait jamais d'habitations, uniquement des barques' ! On ne peut 
cependant pas supposer que ces primitifs vivaient dans des bateaux et non sur terre 
ferme. Évidemment il faut voir là des enceintes, des enclos renfermant soit les de- 
meures des indigènes, soit les animaux qu'ils avaient avec eux et qui ne sont pas des 
animaux domestiques, ce sont des animaux sauvages qu'ils savaient peut-être appri- 
voiser. Les barques véritables se reconnaissent à la voile'. 

Qu'on ne s'étonne pas de voir ces villages des indigènes bâtis derrière une sorte de 
parapet en terre. On a remarqué une grande ressemblance dans la civilisation paléoli- 
thique ou néolithique des divers pays du monde. Le même trait se retrouve en France 
et en Suisse : les habitations néolithiques sont souvent réunies dans ce qu'on a nommé 
des refuges et des camps. Ils en subsiste encore en Suisse en plusieurs endroits. Les 
uns, établis sur des hauteurs, possédaient des défenses naturelles, les autres des rem- 
parts artificiels; d'autres encore étaient complètement ouverts, ou peut-être défendus 
soit par des palissades, soit par des clôtures similaires en matériaux légers'. Des villages 
préhistoriques fortifiés ont été reconnus en Allemagne, en Hongrie, en Transylvanie, en 
Thessalie. Il n'y a donc rien de surprenant à voir les villages des primitifs égyptiens en- 



1. Voir en outre PETRUi, Nagade and Ballas, pi. XXXIV, 43, 47; Mokga-n, Recherches sur les Origines de 
l'Egypte, pi. VIII-X, Hieraconpolis, II, pi. LXXVI et LXXVIII. La fig. 1 reproduit le inènie vase que la pi. X 
de Morgan, d'après une photographie prise sur l'original. 

2. KuDGE, Hist. of Egypt., I, p. 80. 

3. Déchelette, Manuel d'Archéologie préhistorique, p. 347. 



198 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 




tourés d'une défense qui devait être en terre, et placés en général sur une hauteur. 
M. Cécil Torr nous parait tout à fait dans le vrai lorsqu'il considère les lignes parallèles 
qu'on a appelées des rames comme représentant le glacis, la pente de terre sur laquelle 

s'élevait le parapet. Sous la XVIII® dynastie, dans 
les papyrus funéraires, des lignes parallèles repré- 
sentent encore le terrain. C'est par des lignes courbes 
parallèles qu'on figure un petit tertre sur lequel est 
posé un oiseau (fig. 4 et 5). Aussi j'hésite encore à 
considérer les lignes ondulées qui sont au-dessus des 
villaoes comme étant de l'eau. Il s'y trouve des inter- 
ruptions régulières qui ne se comprennent pas s'il 
s'aoit d'une rivière ou d'un lac. Je serais plutôt tenté 
d'v voir une étendue de sable dont les ondulations 
produites par le vent rappellent un peu les vagues _ 
Fig. 4. — Papyrus de Londres. ^gg interruptions seraient des chemins ou des sentiers. 

Quant aux signes qu'on voit en grand nombre et qui ont une forme se rapprochant 
du chiffre 2, je crois que ce sont des représentations grossières de petits buissons ou 
d'herbages'. 

On remarquera que dans ces peintures les ani- 
maux domestiques manquent absolument. Il est certain 
Cjue ce peuple n'était pas agriculteur; c'étaient des 
chasseurs; l'arc et les flèches leur procuraient leur 
nourriture ainsi que la poche. Les harpons trouvés 
dans les tombes indiquent que la pêche était aussi une 
de leurs occupations, quoiqu'on ne voie pas de poissons 
dans ce qu'on a appelé les barques. 

Les habitations construites dans les refuges devaient être des clayonnages en bois 
ou en roseaux; elles devaient ressembler aux huttes néolithiques retrouvées dans divers 
pays d'Europe. Il est probable que les hommes étaient à peu près nus, et que les femmes 
se vêtaient de peaux de bêtes, ce qui, au dire d'Hérodote, était le costume des femmes 
libyennes^ 

Ces primitifs qui à certains égards paraissent si barbares étaient non seulement 
des potiers d'une habileté consommée, mais ils savaient travailler la pierre dure; ils 
faisaient des vases en schiste, en grès siliceux, en diorite, en basalte, en serpentine, en 
albâtre, qui aujourd'hui excitent encore notre admiration. Ils se servaient de la 
pierre pour l'ornementation, car les femmes avaient des colliers en cornaline; elles 
portaient des bracelets en silex qui semblent être le produit le plus difficile à obtenir 
dans cette industrie. Ils employaient aussi l'oS;, l'ivoire et l'œuf d'autruche. 




Papyrus de Leyde. 



\. BuDGE, Hlst. of Egypt., L P- 98. 
2. Liv. IX, 189. 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 199 

Aucun signe d'écriture quelconque n'a été trouvé dans les cimetières des indigènes 
qui semblent donc n'avoir pas eu de langue écrite. 

Quant à leur type physique, à entendre tous ceux qui ces dernières années ont 
étudié les crânes des primitifs, il est clair qu'ils n'étaient point nègres, qu'ils étaient 
dolichocéphales, qu'ils avaient les cheveux lisses et souvent blonds, et par suite qu'ils 
appartenaient à la race blanche, dont il y a eu une sous-race éthiopico-berbère qui constitue 
les peuples chamitiques. Le caractère africain de la population indigène de l'Egypte 
ne fait question pour aucun des savants qui ont fait des recherclies spéciales sur le 
caractère anthropologique de ces primitifs. J'en citerai seulement deux : le D'^Lortet et 
le D' Elliot Smith. 

Ce dernier vient de nous donner les résultats anthropologiques obtenus dans l'explo- 
ration de la Nubie inférieure, exploration qu'il a faite avec le D'^ Reisner. Il importait, 
avant que ce pays fût couvert d'eau par le fait de l'élévation projetée du barrage d'As- 
souan, de recueillir tous les matériaux que pouvaient nous fournir les nombreux cime- 
tières qu'on rencontre le long du fleuve. La moisson recueillie par MM. Reisner et 
Elliot Smith est considérable, et nous ne pouvons que leur être très reconnaissants du 
soin avec lequel ces fouilles ont été faites, de l'exactitude de leurs observations et de 
la bonté des reproductions. Si l'on peut différer des deux explorateurs dans les con- 
clusions qu'ils tirent de leurs découvertes, tous les savants seront unanimes à reconnaître 
la richesse et la valeur des documents qu'ils ont mis à notre disposition. Leurs recher- 
ches les ont conduits à constater les faits suivants qui sont formulés ainsi par le 
D"' Elliot Smith : « Ce qui nous reste des plus anciens habitants de la Nubie, présente un 
type physique qui ne peut pas être distingué de la population de la Haute Egypte à la 
même époque..., il est impossible de séparer l'Egypte de la Nubie lorsqu'on étudie 
l'ethnographie de l'un ou l'autre de ces pays..., les Égyptiens prédynastiques s'étaient 
fixés dans la vallée du Nil longtemps avant le moment où nous les y trouvons, — sauf 
des cas sporadiques d'hybridisme avec les nègres, il n'y a pas d'élément nègre appréciable 
dans les Egyptiens prédynastiques'. » 

Ainsi depuis l'origine du Delta jusqu'en Nubie, nous trouvons une population cha- 
mitique autochthone, d'un type assez homogène, étant arrivée au degré de civilisation 
qu'on nomme d'ordinaire néolithique. Cette population est toujours désignée maintenant 
du nom de préhistorique ou de prédynastique. C'est un nom qui est adopté sans exa- 
men. Quiconque trouve une petite tombe contenant un mort accroupi, à côté duquel on 
a déposé des vases avec peut-être des palettes et des silex, déclare d'emblée qu'il a décou- 
vert une tombe préhistorique. 

Il m'est impossible d'admettre cette affirmation dans toute sa rigueur. Que la civili- 
sation néolithique ait été la première, qu'elle ait précédé celle des Égyptiens pharao- 
niques ou si l'on veut dynastiques, cela est incontestable, mais je demande sur quelle 
preuve s'appuie l'assertion qui est presque devenue un dogme, que cette civilisation a 
été le degré inférieur de la civilisation dynastique, et qu'elle a complètement cessé à un 



1. The Archœological Surcey of Nubia, vol. Il, ch. ii, The Racial problem. 



200 LA POPULATION PRLMITIVE DE L'EGYPTE 

moment déterminé que les uns fixent à la III"^, d'autres à la VP ou même à la XII® dy- 
nastie. Je crois que les deux civilisations ont dû coexister, vivre parallèlement jusqu'à 
une époque qui a varié suivant les localités. Dans certaines parties de l'Egypte, les 
cimetières qu'on appelle préhistoriques sont si nombreux, ils couvrent des espaces si 
considérables qu'il est impossible d'admettre qu'ils appartiennent tous aux époques 
antérieures à l'histoire. Dans la Moyenne Egypte, par exemple, de Girgeh jusque près 
de Thèbes, le sol en est parsemé; chaque année on en trouve de nouveaux en se pro- 
menant dans le désert. Il semble que toute cette région soit un vaste cimetière néoli- 
thique. Si tout cela est préhistorique, où est la population qui a vécu là pendant les 
quatre mille années de la période historique? Où a-t-elle été enterrée? Qu'en reste- 
t-il en dehors des grands temples tels queDendérah, Abydos ou des tombeaux de grands 
seigneurs, comme ceux qu'on a découverts dans le voisinage des temples? Il y a cer- 
tainement existé une population dans toute cette région, et il serait étrange qu'il ne fût 
rien l'cstô de ses sépultures, tandis qu'au contraire, il aurait subsisté des milliers de 
tombes préhistoriques souvent tout à fait à la surface du sol. Il semble évident que ces 
vastes cimetières néolithiques sont ceux de l'ancienne population africaine qui a conservé 
très tard ses mœurs et sa civilisation. 

Cette conclusion s'impose en premier lieu en Nubie. Les recherches de MM. Reisner 
et EUiot Smith ont porté sur de nombreux cimetières où la grande majorité des 
tombes sont de celles qu'on nomme préhistoriques; à côté de cela des restes égyptiens 
proprement dits, de diverses époques, mais surtout du Nouvel Empire et plus tard 
encore. Il n'y aurait donc en Nubie que des tombes préhistoriques et un petit nombre 
de tombes dynastiques. Or les inscriptions égyptiennes de toutes les époques parlent de 
la population égyptienne de la Nubie comme étant les Anou. H me semble que les explo- 
rateurs de la Nubie n'en ont guère tenu compte. Ces nombreuses sépultures prédynas- 
tiques ne peuvent être que celles des habitants du pays qui, jusqu'à une date très tardive, 

sont appelés ffl m m D ^"^^ i Anu Setiu. 

Dans un travail précédent, j'ai montré par des exemples de diverses époques que 
le nom d'Anou était un nom générique des populations de l'Egypte propre. Ce sont les 
qui ont donné leur nom à lil et [Il , les deux divisions de l'Egypte. Le pays des 



cataractes et la Nubie, ce sont les |[l|| ^^ et les mmm IJ , les Anu Setit et les Anu 

Setiu. La partie occidentale de l'Afrique qui confine à l'Egypte, ce sont les mÀ\ , 
les Anu Tehennu, et enfin la Péninsule sinaïtique et probablement aussi le midi de la 



Palestine, ce sont les nllRlll^:^ \^, les Anu Mentu, appelés aussi 

Mentiu Setit. En un mot ce sont les Chamites qui ont occupé le Nord-Est de l'Afrique, 
et qui s'étendaient probablement plus loin au Sud que sous le Nouvel Empire. Si le 
fond de la population était le même dans toute cette région, on comprend que M. EUiot 
Smith nous dise qu'il n'y a pas de différence de race entre le Nubien et l'Égyptien. Il 
n'y en a pas non plus dans la civilisation primitive. Les tombes néolithiques d'Egypte 
sont absolument semblables à celles de Nubie. J'entends dans la forme, car il peut y 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 201 

avoir de légères différences dans la céramique, qui tiennent à des circonstances locales 
sur lesquelles nous aurons à revenir. 

Je crois donc pouvoir affirmer que la civilisation néolithique est celle des Anou, de 
l'ancien fond africain de la population. Nous avons des représentations de ces Anou, et 
l'une des plus intéressantes, ce sont les soldats qui proviennent d'un tombeau de la X" 
ou XP dynastie. Chacun connaît ces deux troupes tirées de la tombe d'un officier : les 
Égyptiens dynastiques armés de la lance à pointe de cuivre, et les Anou, les archers 
avec des flèches à pointes de silex. Ce ne sont pas des nègres. Ils n'ont qu'une ceinture 
et une longue bande qui remplace l'étui phallique. Ce costume très élémentaire se 
trouve dans certaines représentations de l'Ancien Empire où il parait indiquer qu'on 
emploie des Anou comme ouvriers \ Je crois aussi qu'on peut reconnaître les deux 
éléments de la population dans certaines peintures de la XP dynastie où l'on voit des 
hommes brun rouge et jaune clair ^; ces derniers me paraissent être des Anou Tehennou^ 
de la frontière ouest. Ils étaient plus blancs que les Egyptiens, comme c'est le cas 
aujourd'hui pour les Tunisiens. 

Qui sont maintenant les envahisseurs ou les conquérants, lesquels sont devenus les 
Égyptiens dynastiques? Il y a lieu dans cette recherche de tenir compte des traditions 
des Égyptiens eux-mêmes. Or ces traditions sont unanimes à leur donner une origine 
africaine : pour se fixer en Egypte, ils ont descendu le cours du fleuve, ils doivent 
donc être partis du Haut Nil. A cet égard, les données mythologiques sont d'accord 
avec les historiens grecs comme Diodore : a Les Éthiopiens, nous dit-il, affirment que 
l'Egypte est une de leurs colonies. Il y a des ressemblances frappantes entre les lois et 
les usages des deux pays. » Ce que Diodore appelle l'Ethiopie, c'est le Haut Nil. 

Une légende qui appuie le renseignement de l'historien grec, c'est la conquête 
de l'Egypte par le dieu Horus, telle qu'elle nous est racontée dans les grands tableaux 
qui ornent le couloir de ronde du temple d'Edfou : « L'an 363, nous dit le texte, du roi 
Harmachis vivant éternellement, Sa Majesté était en Nubie, ses soldats sans nombre 
avec lui .... » Le dieu s'embarque avec son fils Horus, son général, qui deviendra le 
grand dieu d'Edfou. Horus livre un grand nombre de batailles à Set et à ses compa- 
gnons, il conquiert toute l'Egypte où il organise le culte, et il parvient même cà la 
ville de ^c^ T'ar qui était la frontière orientale du pays. On sait le rôle que 

joue Horus dans la plus ancienne époque historique et il semble impossible de ne pas 
voir dans ce récit mythologique une tradition qui s'était perpétuée jusqu'à l'époque 
grecque, car c'est dans un temple ptolémaïque qu'elle nous a été conservée. Pour les 
Égyptiens, Horus et ses compagnons avaient descendu le Nil, ils venaient d'Afrique. 
Ainsi que le dit M. Maspero, « cette légende serait l'écho lointain d'un fait qui se 
serait passé aux temps antérieurs à l'histoire ... les tribus conquérantes auraient été 
nécessairement d'origine africaine et auraient apporté de nouveaux éléments africains 
à ceux que la civilisation du Bas Nil renfermait déjà ». 



1. Capart, Une rue de tombeaux, pi. CV. 

2. Delr-el-Bahari, XI» dynastie, pi. XXII. 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIEME SÉR., T. I. 26 



202 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

A côté de cette légende, il y a plusieurs traits dans les coutumes égyptiennes 
qui nous font croire aussi que l'invasion est venue du Sud. L'Égyptien lorsqu'il s'oriente 
se tourne toujours vers le Sud, l'Occident esta sa droite, l'Orient à sa gauche. Il ne 
faut pas croire que cela veuille dire qu'il marche vers le Midi, suivant la direction 
qui lui a été indiquée par ses ancêtres. Puisque le dieu Horus, le roi d'Egypte, est 
considéré comme descendant le Nil, l'Égyptien se tourne vers le dieu; en même 
temps il se tourne vers le grand fleuve dont les eaux bienfaisantes lui apportent la 
nourriture et lui permettent d'exister. Il est incontestable que dans la division en deux 
qui déjà aux époques les plus reculées apparaît toutes les fois que l'Egypte est 
nommée, l'Egypte du Midi est toujours la première, elle a toujours le pas, la préémi- 
nence sur l'autre. Les rois de la Haute Egypte sont cités avant ceux de la Basse. 
Le mot roi, royal veut dire à proprement parler roi de la Haute Egypte. Dans certains 
sacrifices, lorsque au lieu d'immoler deux taureaux on se contente d'un seul, c'est 
celui de la Haute Egypte. Le caractère national a toujours été plus marqué dans la 
Haute Egypte que dans la Basse. Cette sorte de prédilection des Égyptiens pour le 
Midi venait d'une tradition rappelant que le Sud avait été leur premier établissement. 

Les Égyptiens dynastiques sont des Africains venus de ces régions du Haut Nil 
dont l'histoire est encore si peu connue. Ils étaient Chamites, de même race que les 
Égyptiens néolithiques, c'est pourquoi l'on ne distingue aucune différence anthropo- 
logique entre les deux éléments. Ils se sont établis au milieu de ces Africains qui 
les avaient précédés, ils ont vécu côte à côte^ le mélange s'est fait tout naturel- 
lement, c'est pourquoi aussi il n'y a pas d'arrêt marqué^ de coupure dans le 
progrès de la civilisation. Les nouveaux venus avaient comme les autres l'habitude 
d'enterrer leurs morts assis, ce qui suppose qu'ils avaient la même conception de la 
vie d'outre-tombe. 

Les conquérants étaient des Africains qui ont suivi le cours du fleuve. Nous ignorons 
totalement quelles raisons les ont engagés à quitter leur demeure première ; peut-être 
une invasion nègre, car il paraît probable qu'à une époque très reculée les nègres 
ont refoulé au Nord une partie des populations chamitiques. 

Les vainqueurs des Anou n'ont pas apporté en Egypte une civilisation toute faite, 
mais ils avaient sur leurs sujets deux supériorités : ils étaient agriculteurs et ils con- 
naissaient la métallurgie. Tandis que dans les peintures des Anou nous ne voyons 
point d'animaux domestiques, avec les Égyptiens dynastiques apparaît le bœuf « bos 
Africanus » qui vit encore en troupeaux immenses dans les plaines du Haut Nil, et 
duquel, nous dit M. Lortet, « il n'y a aucune raison de croire qu'il ne soit pas originaire 
d'Afrique où il se rencontre par milliards. Des régions centrales africaines, il a dû 
descendre le Nil . . . pour peupler les campagnes d'abord, puis les nécropoles de 
l'ancienne Egypte. » Il ne semble pas qu'à l'époque néolithique le « bos Africanus » fût 
sauvage dans l'Egypte même, car alors on le verrait dans les enclos des primitifs avec 
les autruches et les gazelles. Il a été amené domestiqué par les conquérants. 

Ces envahisseurs étaient métallurgistes. Le métal se trouve dans les tombes des 
premières dynasties ; c'est d'abord le cuivre dont on fait des haches, des ciseaux, des 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 203 

épingles, puis l'or qu'on voit déjà très bien travaillé dans une tombe de Naga-ed-Dêr\ 
trouvée par M. Reisner; il sert non seulement à faire de grosses perles pour des colliers, 
mais aussi pour des représentations au repoussé d'une gazelle et d'un bœuf. L'or est un 
métal africain ; les rois de la XVIII® dynastie recevaient de l'or comme tribut de Pount 
et des peuples du Haut Nil; les lettres de Tel-el-Amarna nous apprennent qu'ils trans- 
mettaient cet or aux peuples de la Mésopotamie. 

La légende d'Edfou nous apprend aussi que les conquérants connaissaient le 
travail du métal, car en plusieurs localités Horus établit des colonies de forgerons. 
« On peut se représenter l'Horus d'Edfou, nous dit encore M. Maspero, comme étant au 
début le chef et le dieu d'une tribu d'ouvriers travaillant le métal. » Ainsi, d'après la 
légende, le métal vient de l'intérieur du Haut Nil. M. Reisner voit dans l'introduction 
du métal et dans l'adoption de l'écriture un progrès normal des indigènes néolithiques, 
et il se refuse à voir là aucun élément étranger. Il nous est difficile d'adopter ce point 
de vue. On ne voit pas la cause qui aurait déterminé soudain ce pas en avant. 
Pour ce qui est de l'écriture, on ne peut guère considérer les quelques emblèmes 
ou étendards qui surmontent les huttes des primitifs comme étant les premiers élé- 
ments de représentations graphiques. Et quant au métal, si l'on pense qu'il n'existe pas 
en Egypte même, et que sauf un peu d'or le pays est absolument dépourvu de minerai, 
on se demande comment il serait venu à l'esprit de ces aborigènes d'user d'instruments 
de cuivre. Sans doute, nous ne devons pas oublier que ces instruments peuvent être 
venus par le commerce. En général, quand nous étudions les peuples anciens, nous 
sommes trop enclins à les considérer comme absolument indépendants les uns des 
autres,, et nous ne tenons pas suffisamment compte des rapports commerciaux qui ont 
existé entre eux dès une haute antiquité. Il est évident, par exemple, que les instru- 
ments de métal que nous trouvons dans les palafittes des lacs de Suisse doivent être 
venus de l'extérieur, car la Suisse aussi ne possède aucun cuivre. Et certains produits 
dont se servaient les habitants les plus anciens, comme l'ambre, devaient venir de 
pays éloignés. On pourrait donc supposer qu'en Egypte ces instruments ont été im- 
portés d'une région plus développée. Mais avec le métal, paraît aussi l'écriture 
assez semblable à ce qu'elle sera plus tard, le culte, une hiérarchie de prêtres 
et une sorte de division administrative du pays. Est-ce à dire que des conquérants 
étrangers aient apporté cela tout fait de la région qu'ils quittaient? Non, sans doute; 
M. Reisner fait remarquer avec raison qu'on ne connaît chez aucun peuple voisin une 
écriture qui ait même un rapport lointain avec les hiéroglyphes égyptiens. Mais l'écri- 
ture a fort bien pu être inventée, découverte par ces conquérants, ces envahisseurs 
qui, suivant nous, ont établi leur domination sur les Africains dont nous avons décrit 
la civilisation. 

Il a dû se passer en Egypte un phénomène analogue à celui que nous constatons 
chez les nations qui ont subi l'invasion aryenne. On sait que depuis plusieurs années 
le rôle des Aryens, qu'on croyait les civilisateurs par excellence, a été beaucoup 



1. Reisner, Naga-ed-Dêr, vol. I, p. 25. 



204 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

diminué. On s'est demandé ce qu'ils avaient apporté aux populations au sein desquelles 
ils s'étaient fixés. Sans aller jusqu'à certaines théories très en vogue aujourd'hui et 
qui soutiennent que toute la civilisation du bassin de la Méditerranée est sortie 
d'Afrique, on a reconnu qu'à leur arrivée^ soit dans la péninsule hellénique, 
soit en Italie, les Aryens avaient trouvé des populations déjà fort avancées. Le mélange 
de l'élément aryen avec l'élément indigène, cet alliage, si l'on peut s'exprimer ainsi, a 
produit des résultats merveilleux. Et ce qui prouve bien que, pour se développer, 
l'élément aryen avait besoin d'une terre bien préparée, c'est ce qui s'est passé en Ger- 
manie. On ne niera pas que les Aryens ne soient fortement représentés dans cette 
contrée, puisque plusieurs savants leur ont donné comme pays d'origine les régions 
voisines de la Baltique. Il n'en est pas moins vrai que les Germains sont restés des 
barbares jusqu'au moment où ils ont envahi l'Empire romain, parce que les Aryens 
n'ont pas trouvé là où ils se sont établis une population autochthone susceptible de civi- 
lisation. S'il y a eu mélange entre deux éléments, ce mélange n'a pas produit de 
résultat comparable à ce qui s'est vu ailleurs. 

Pour que la civilisation pût se développer, il fallait aussi que les envahisseurs 
trouvassent un pays dont les conditions physiques fussent favorables. On comprend 
que ces Chamites agriculteurs ne se soient pas beaucoup arrêtés en Nubie, mais arri- 
vant en Egypte, dans ce pays d'une merveilleuse fertilité, ils s'y sont établis ; ils ont 
su tirer un parti excellent de ce qu'ils trouvaient dans la population indigène, et le 
mélange a produit la civilisation pharaonique telle que nous la trouvons sous les trois 
premières dynasties. 

Cette civilisation est certainement indigène, autochthone ; et l'un des éléments les 
plus importants et qui par sa nature même est la démonstration la plus claire de cette 
assertion, c'est l'écriture. S'il y a quelque chose qui ait un caractère égyptien prononcé, 
c'est l'écriture hiéroglyphique, qui est certainement née dans la vallée du Nil. Je ne 
saurais pas indiquer un seul signe qui soit d'origine étrangère ; il paraît, en particulier, 
tout à fait impossible de faire dériver les hiéroglyphes de l'écriture cunéiforme. A cet 
égard je ne puis que me ranger à l'opinion de M. Budge, qui déclare que l'écriture 
hiéroglyphique n'est nullement une modification du babylonien linéaire et encore 
moins un dérivé du cunéiforme ; tout au plus pourrait-on admettre un ancêtre commun 
dont aucune trace n'a survécu. 

MM. Hommel et de Morgan veulent tous deux, en s'appuyant sur des arguments 
différents, faire venir la civilisation égyptienne de Babylone. Pour M. de Morgan, les 
Egyptiens conquérants sont les Sémites qui occupaient le fond du golfe Persique et la 
côte nord de l'Arabie. Ce ne sont pas cependant de purs Sémites, ce sont plutôt des 
autochthones demi-sémitisés. Je ne puis discuter ici les preuves sur lesquelles M. de 
Morgan fonde son assertion. Il en est une que je ne puis accepter : l'usage de la brique 
crue, qui suivant lui est d'origine chaldéenne. Il semble qu'une population comme les 
indigènes égyptiens, qui étaient des potiers aussi habiles, ont pu inventer eux-mêmes 
l'usage de la brique crue, l'emploi du limon du Nil séché au soleil. D'ailleurs il y a des 
tombeaux indigènes dont les parois sont revêtues de briques, ce qui montre bien qu'à 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 205 

l'occasion ils savaient s'en servir. On peut aussi supposer que deux peuples habitant au 
bord de grands fleuves dont le limon est bon à faire des briques, ont pu faire cette 
découverte chacun de son côté. 

Quoiqu'ils aient été les instigateurs du progrès chez les indigènes, les Égyptiens 
pharaoniques ont été à l'origine des conquérants ; la fête « de frapper les Anou » se 
trouve déjà dans de très anciens documents comme la pierre de Palerme, elle se con- 
serva très tard, et l'acte symbolique qu'on voit dans les monuments des premières 
dynasties, du roi frappant de sa massue un prisonnier Anou, est une tradition rappelant 
que les nouveaux venus avaient commencé par soumettre les indigènes. Les conqué- 
rants étaient guidés par leur dieu \J £^5 Upuatu ou Apuatu, « celui qui ouvre ou qui 
montre les chemins » et qui avait pour emblème un chacal ou un chien. La marche des 
vainqueurs a été du Sud au Nord, elle a suivi le cours du fleuve. C'est dans la Haute 
Egypte à Nagada, à Coptos et dans la Moyenne Egypte à Abydos, qu'ont été 
trouvés la plus grande partie des premiers monuments dynastiques, et d'ailleurs la 
légende égyptienne telle que la rapporte Manéthon nous enseigne que Mena partit de 
This, descendit le fleuve et alla fonder Memphis. 

Ainsi l'occupation de l'Egypte par un clan africain plus civilisé, mais de même 
race que les indigènes néolithiques, telle est pour nous l'origine de la nation égyptienne. 
Les indigènes devaient être les plus nombreux de beaucoup. Il nous semble, ainsi que 
nous l'avons déjà dit, que la défaite des Saxons par les Normands qui s'établirent en 
maîtres dans le pays, présente une certaine analogie avec ce qui se passa en Egypte. 

Le fait que les deux éléments de la population étaient de même race explique la 
civilisation graduelle qui ne dut pas être la même dans toutes les parties du pays. Ici 
les conquérants étaient peut-être plus nombreux, et leur influence se fit sentir plus rapi- 
dement sur leurs sujets ; là, dans tel endroit écarté, les Anou restèrent encore fort long- 
temps ce qu'ils avaient été depuis des siècles. La transition se fit naturellement, sans 
qu'on puisse constater à un moment donné une coupure, une rupture complète entre 
l'ancien et le nouveau. 

Un des traits de ressemblance les plus marqués entre les deux éléments, c'est l'ha- 
bitude qu'ils avaient les uns et les autres d'enterrer leurs morts assis, dans des tombes 
où ils mettaient à côté du défunt ce qui lui était nécessaire durant sa vie. Cela indique 
qu'ils avaient la même conception sur la vie d'outre-tombe. Pour eux, la tombe était 
une représentation réduite de la demeure qu'ils avaient durant leur vie et où ils se 
tenaient dans l'attitude du repos. 

Ce qui est difficile à expliquer, c'est ce qui se passa vers la fin de la IIP dynastie. 
Quelle est la cause qui, à cette époque, a poussé les Égyptiens à adopter l'embaumement, 
la momification que nous ne trouvons pas dans les premiers monuments dynastiques? 
Car on ne saurait nier que la momie répond à une tout autre conception de la vie 
future ; elle suppose la division de la personnalité en divers éléments dont l'un est le 
double qui s'appellera le double vivant, et qui mènera une vie indépendante, à condition 
cependant que le corps soit conservé intact et soit préservé de la corruption et des vio- 
lences qu'on pourrait lui faire subir. Ces idées nouvelles sont-elles venues de l'exté- 



206 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

rieur? Faut-il faire intervenir ici pour la première fois une influence sémitique qui 
jusqu'alors ne s'est nullement fait sentir en Egypte? C'est là une question très grave, à 
laquelle nous ne saurions maintenant donner une réponse positive. Ici encore il y a 
mélange des deux genres de sépulture. Il semble bien que dans certaines tombes de la , 
IV^ dynastie on trouve des corps accroupis et des momies. Il faudrait cependant être 
bien certain que ces corps accroupis ne proviennent pas d'usurpations de tombes 
comme nous en avons constaté à Abydos. 

Il y a lieu certainement à procéder avec une grande prudence dans les dates qu'on 
assigne aux monuments qui ne portent pas d'inscriptions. Et ici je ne puis m'empêcher 
de faire de graves réserves sur les classifications strictes et rigoureuses qui ont été pro- 
posées par mes savants confrères dans l'archéologie égyptienne, d'abord pour la céra- 
mique, puis même pour de menus objets tels que des colliers de femmes. A cet égard, 
il est utile de jeter un regard sur ce qui se passe de nos jours, car nous ne pouvons pas 
supposer que nos ancêtres lointains eussent des natures très différentes de ce que nous 
sommes nous-mêmes. Sans sortir des nations chrétiennes, ne pouvons-nous pas cons- 
tater que plus les habitants d'un village ou d'une région sont retardés, plus ils tiennent 
à leurs coutumes quelquefois enfantines, à leurs ustensiles grossiers pareils à ceux 
qu'avaient leurs grands-pères, à leurs usages qui datent quelquefois de temps antérieurs 
au christianisme. Par exemple, dans notre temps d'écoles et décentralisation adminis- 
trative, combien ne faut-il pas d'années ou quelquefois de générations, pour obtenir 
qu'une population renonce aux poids et aux mesures qui remontent à une époque 
inconnue et qu'elle a toujours employés. 

Il y a toute raison de croire qu'il en a été de même en Egypte. Nous sommes dans 
un pays qui est tout en longueur et qui s'étend au bord d'un fleuve. Il n'y a pas de point 
central d'où une influence puisse rayonner jusqu'aux extrémités. Il s'agit d'un pays 
conservateur par excellence, où certains usages tels que celui de faire de la poterie à la 
main, je l'ai vu de mes yeux au Fayoum, se sont perpétués jusqu'à nos jours. Encore 
aujourd'hui la poterie d'une ville n'est pas la même que celle d'une autre qui n'est qu'à 
quelques heures de distance. Je le demande : parce qu'il se sera produit un changement 
de dynastie à Thèbes ou à Memphis, pourquoi dans un village éloigné, les femmes 
changeraient-elles le style des perles de leur collier, ou la forme des vases dans lesquels 
elles cuisent leurs aliments ? 

On a été jusqu'à faire des classifications chronologiques dans le préhistorique 
égyptien, à distinguer plusieurs phases successives. Mais qu'on se reporte à l'état du 
pays à cette époque reculée. Une longue vallée allant depuis l'origine du Delta jus- 
qu'en Nubie est occupée par une population chamite, qui est arrivée à une civilisation 
néolithique. Évidemment cette civilisation, qui dans ses grands traits sera la même sur 
cette vaste étendue, différera dans le détail suivant les localités. Ces différences vien- 
dront de ce que la matière dont on fait les instruments n'est pas partout identique, de 
ce que le goût varie d'une tribu à l'autre, ou de ce que l'habileté n'est pas égale. Parce 
que dans telle localité les vases ou les silex seront moins bien travaillés, celane veut pas 
dire qu'il faille nécessairement voir là une phase antérieure de la civilisation néolithique. 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 207 

J'en viens maintenant an moment où les Égyptiens dynastiques ou pharaoniques 
ont atteint la civilisation que nous connaissons. L'influence de cette civilisation ne se 
fera sentir que graduellement et à des degrés très divers suivant les localités. A moins 
que nous n'ayons une preuve absolue, j'estime que nous ne pouvons pas déclarer que, 
si un objet d'un certain style est de la IV* ou V® dynastie à Ghizeh, un objet ii 
peu près pareil trouvé à Abydos est nécessairement de la même époque. Qui a créé ces 
types de dynastie réglés par des prescriptions fixes? Quelle autorité a ordonné les chan- 
gements et cela d'une manière uniforme dans toute l'étendue du pays? Par quel canal 
ces modifications sont-elles arrivées aux extrémités du pays? et qui a obligé la popu- 
lation à s'y conformer? Il est clair que je ne considère ici que le peuple, la majorité de 
la population, et non pas la classe supérieure en relation avec la royauté, ce que nous 
appellerions d'un nom moderne : le monde officiel. 

Chaque localité de quelque importance a son histoire archéologique dont il y a lieu 
de tenir compte ; il est aisé d'en citer des exemples. Si nous n'avions les noms des rois 
de qui datent les tombes d'Assouan, qui songerait à les considérer comme contemporaines 
des belles tombes de Sakkarah ou Ghizeh? On ne manquerait pas de les appeler plus 
archaïques. A Deir-el-Bahari, qu'on prenne les vases en terre grossière trouvés dans les 
dépôts de fondation de laXVlII® dynastie ou ceux qui proviennent des tombes de la Xl«, 
ils sont identiques. C'était évidemment la fabrique locale et le goût local. 

Chaque district ayant eu une certaine population doit donc être étudié pour lui- 
même. Ainsi nous comprenons parfaitement M. Reisner rapprochant les monuments de 
Naga-ed-Dêr de ceux d'Abydos. Les deux endroits sont voisins et ont dû avoir la 
même population. En revanche nous ne pouvons suivre M. Reisner dans d'autres cas 
où il généralise en se fondant sur l'idée que chaque époque a un type qui est 
établi d'une manière uniforme dans tout le pays. Le savant explorateur de la Nubie 
classe une série de tombes de Nubie entre le commencement de la période dynastique 
et la IIP dynastie. Il constate cependant une différence importante. Je cite ses propres 
paroles : a It might be objected that the long vvine jars which are most characteris- 
tic of the early dynasties in Egypt are wanting in thèse graves ; . . . and they do 
not occur in Nubia in any archaeological group which we hâve Jbund. » Il me 
semble qu'il y a lieu ici de mettre de côté les arguments archéologiques et à les rem- 
placer par le simple bon sens. Il n'y a jamais eu de vin en Nubie ; ce n'est pas sur 
cette étroite langue de terre entre la montagne et le fleuve que la vigne a jamais été 
cultivée, sans compter que le climat ne s'y prête pas. Ce qui serait étonnant, c'est 
qu'en Nubie on mît des amphores à vin dans les tombes. On voit où conduit parfois 
cette classification théorique qui ne tient pas compte des circonstances locales. Les 
Égyptiens dynastiques venant du Haut Nil n'ont certainement pas apporté avec eux 
la culture de la vigne. Il se sont mis à la cultiver lorsqu'ils ont été dans la Moyenne 
Egypte, où ils l'ont peut-être reçue des populations des oasis. 

Les Anou, la population primitive, se sont maintenus avec leur civilisation néoli- 
thique jusqu'à une époque tardive dont le terme nous est inconnu. La preuve m'en 
a été fournie par mes fouilles de l'hiver de 1910, à Abydos. Là nous avons trouvé un 



208 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

cimetière où, au premier abord, tout semblait être pêle-mêle, mais dont l'étude 
attentive nous a révélé un cimetière égyptien envahi et usurpé par les soi-disant 
préhistoriques. 

J'hésite encore à placer les tombes égyptiennes les plus anciennes à la VP ou la 
XP dynastie. Ce sont des puits rectangulaires creusés dans le rocher, d'une profon- 
deur qui peut aller jusqu'à quatre mètres, avec une chambre ouvrant d'un côté. Dans 
l'unique tombe qui était encore intacte, la chambre était fermée par une porte en 
briques, suivant l'habitude. Quand nous eûmes enlevé ces briques, nous trouvâmes 
dans la chambre un sarcophage en bois qui avait été rectangulaire, mais qui était 
réduit en poussière par les fourmis blanches. Avec le sarcophage étaient deux figurines 
assises, en albâtre, et une troisième debout, en os ; puis une petite table en pierre où 
étaient creusées de petites niches destinées à recevoir des vases et des amulettes 
déposés à côté, ce qui sert à la cérémonie de l'ouverture de la bouche. Il manquait 
cependant le peshkaf, dont la place était marquée, mais qui avait été enlevé, peut- 
être volé au moment de l'enterrement, comme cela s'est fait en mainte occasion. 

La forme de la tombe, ce puits vertical avec chambre latérale, est tout à fait celle 
de la XP dynastie, comme j'en ai trouvé en grand nombre à Deir-el-Bahari. Ce qui 
cependant me fait hésiter à assigner cette date à la tombe, c'est la table d'ofïrandes. 
J'en ai vu une pareille, mais de proportions plus grandes, trouvée par M. Reisner à 
Ghizeh dans une tombe datée de la VP dynastie. Qu'elle soit de la VP ou de la 
XP dynastie, la tombe d'Abydos a un caractère égyptien indiscutable. Nous avons 
trouvé un grand nombre de ces puits avec chambre latérale ; mais quoique nous les 
ayons toujours fouillés consciencieusement jusqu'au fond, aucun ne nous a donné 
des résultats -analogues. Ils avaient tous été ouverts et réoccupés par des corps étendus, 
demi-accroupis ou même complètement accroupis. 

Entre les tombes égyptiennes et quelquefois par-dessus se trouvent un grand 
nombre de tombes du type appelé préhistorique ou prédynastique ; ce sont de petites 
tombes creusées à une faible profondeur, contenant un squelette accroupi et les objets 
habituels qui l'accompagnent : des vases de poterie grossière mêlés à des vases beau- 
coup meilleurs en poterie rouge avec un bord noir ; quelques-uns, en petit nombre, 
avec des ornements à spirale, d'autres avec des anses ondulées ; avec ces vases, ici 
et là des silex assez beaux, une ou deux palettes d'ardoise, des colliers de cornaline 
pour les femmes. 

Pour moi la question ne parait pas douteuse ; ces petites tombes sont plus 
récentes que les grandes. Il nous est arrivé de trouver une tombe ovale parfaitement 
conservée, et qui n'était séparée d'un puits égyptien que par une épaisseur de rocher 
d'environ trente centimètres. Admettant pour un instant l'idée en vogue aujourd'hui 
que la tombe ovale est nécessairement préhistorique et que le puits est postérieur, on 
se demande comment on aurait pu creuser ce puits sans déranger la petite tombe. 
Pour creuser un puits de cette dimension, il faut nécessairement mettre à nu le rocher, 
et cela sur un espace plus grand que le rectangle qu'on devra y tracer ; il faut se 
donner un peu de large surtout si la roche est recouverte d'une forte épaisseur de 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 209 

sable ou de gravier. Comment supposer que l'outil de l'ouvrier qui met à nu le rocher 
n'arrive pas dans la petite tombe tout à la surface, et qui n'est séparée que de quelques 
centimètres du bord du puits que l'on va creuser dans le rocher jusqu'à une profondeur 
de quatre mètres, et duquel on sortira une quantité considérable de gravois. J'en dirai 
autant des tombes qui sont en partie au-dessus d'un puits. Pour les établir on a entamé 
quelque peu la paroi du puits. Lorsque le puits a été réoccupé, on a dû couper au 
travers de la petite tombe, et l'on a muré de briques l'ouverture qu'on y avait prati- 
quée. Parfois on a rassemblé ce qui restait des ossements dans la partie qui n'avait 
pas été coupée. Il est évident que cette opération a été faite par ceux qui pour réoccuper 
la grande fosse l'ouvraient à nouveau, et non par ceux qui l'ont creusée pour la pre- 
mière fois. C'est bien dans ce cas-ci qu'il eût été impossible de mettre à nu le rocher, 
de tracer le puits et d'en tailler les bords sans détruire entièrement la tombe indigène. 

En outre, sur plus de quarante puits que nous avons fouillés au mois de fé- 
vrier, un seul a été trouvé i*ntact. Tous les autres sans exception avaient été ouverts, 
pillés ou employés pour des enterrements secondaires. Un puits rectangulaire avec 
une chambre latérale est une tombe égyptienne. La chambre doit être fermée avec 
des briques, en sorte que l'accès n'en soit pas possible. A l'intérieur, il y a un sarco- 
phage et des objets plus ou moins nombreux, souvent tout un mobilier funéraire. Si 
une chambre de cette nature est trouvée ouverte, cela signifie certainement que la 
tombe a été pillée, d'autant plus qu'on n'y trouvera aucun objet qui appartienne à 
l'enterrement égyptien proprement dit. Ainsi la tombe à laquelle a été donné le 
n° 23 se compose d'un puits rectangulaire, d'une |chambre ouverte dans laquelle était 
un enfant accroupi, renfermé dans une caisse en bois sans couvercle. Ce n'est évidem- 
ment pas pour cet enfant que ce puits et cette chambre ont été creusés. Si l'enfant 
avait été l'habitant auquel la chambre était destinée, celle-ci eût été fermée, et je ne 
puis m'empêcher de croire qu'on aurait déposé à côté de lui quelques objets funéraires. 
Pas un de ces objets n'a été trouvé dans ces nombreux puits où les chambres étaient 
toujours ouvertes. La conclusion qui s'impose donc, c'est que tous ces puits ont été 
usurpés par des hommes qui n'étaient pas ce que nous appelons des Égyptiens dynas- 
tiques. 

Ce qui me porte à croire que c'étaient les mêmes gens qui ont employé les petites 
tombes de surface, c'est qu'ils les ont respectées de leur mieux quand ils avaient à 
couper au travers. Ils muraient l'ouverture qu'ils avaient été obligés de faire. La réoc- 
cupation des tombes s'est faite de diverses manières. Les aborigènes ont plus ou moins 
adopté les coutumes égyptiennes. Ici nous trouvons dans la chambre un corps replié 
en partie ; ailleurs les corps sont étendus. Voici une tombe de surface à cercueil de 
roseaux (n° 28). Quand on a réoccupé le puits voisin, on a coupé au travers; les osse- 
ments ont été entassés dans la partie respectée au fond du puits, dans la chambre 
ouverte était un corps allongé dans un cercueil grossier. Au sommet du puits, sur le 
bord, une rangée de vases genre préhistorique. On ne dira pas que cet enterrement-là 
est égyptien ! 

Un puits (no 101) à chambre ouverte, renfermait des objets d'époques diverses 

RECUEIL, XXXIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 27 



210 LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 

réunis lors de l'enterrement secondaire, un squelette de femme était dans un sarco- 
phage grossier, près de la tête des vases en pierre, sur le cercueil un miroir de bronze. 
Le miroir indiquerait plutôt une usurpation tardive. 

Tout près de tombes ovales, un homme étendu dans un sarcophage de roseaux, un 
autre en travers du premier et un troisième qui avait sur l'estomac un vase rouge à 
bord noir, en forme de cornet, le vrai type des vases préhistoriques. 

Le n" 169 semblait indiquer une personne de condition plus élevée : tombe ovale, 
femme accroupie, collier de 25 perles en cornaline et en lapis. Devant la figure un vase 
de pierre, aux pieds deux vases en terre sèche, un bol et 17 vases rouges. Ici aussi 
nous avons pu constater la présence simultanée de vases de styles complètement diffé- 
rents : la poterie grossière faite à la main et des vases rouges de bonne facture. 

Avant que le cimetière eût été recouvert, lorsqu'on le regardait à quelque distance, 
d'un point où l'on pût avoir une vue d'ensemble, il était impossible de ne pas être 
frappé de la manière dont on avait su tirer parti de la place. Le moindre espace entre 
les puits était occupé par des tombes ovales ou des tombes d'enfant, ou des enterre- 
ments africains plus ou moins soignés. On ne pouvait pas se représenter de grands 
puits creusés parmi ces tombes serrées. Car, pour arriver à 3 ou 4 mètres dans le rocher, 
cela suppose un travail considérable et l'enlèvement d'une masse de déblais. Comment 
croire que les ouvriers égyptiens chargés de ce travail eussent mis un soin minutieux 
à ne pas déranger de petites tombes distantes seulement de quelques centimètres^ si 
même cela était possible. Rien autant que cette vue générale, que je contemplais d'en 
haut, n'a contribué à affermir ma conviction que les puits étaient ce qu'il y avait de plus 
ancien et que les tombes ovales étaient venues après. 

A quel moment s'est faite cette usurpation ? Rien absolument ne peut en fixer la 
date, elle est postérieure à la XP dynastie, mais nous ne pouvons pas en dire davantage. 
On a voulu donner aux corps étendus la date de la XVIII® dynastie. C'est possible, 
mais pour le moment nous n'en avons aucune preuve. Je crois que ces divers modes 
d'enterrement peuvent très bien être simultanés. Quand ils occupèrent les tombes 
égyptiennes et qu'ils les pillèrent, les nouveaux venus adoptèrent en partie les coutumes 
des Égyptiens : les uns conservèrent la tombe ovale de l'ancienne tradition, d'autres 
allèrent même jusqu'à enterrer leurs morts étendus, un pot à bord noir placé sur l'es- 
tomac indiquait pour l'un d'eux à quelle race il appartenait. Mais ici encore je ne puis 
admettre cette réglementation inflexible qui fixe un mode d'enterrement presque pour 
chaque dynastie. 

Ce qui certainement ajoute à la confusion du cimetière, ce sont des constructions 
voûtées qui peuvent être de la XP dynastie ou beaucoup plus tardives, un grand vase 
rempli de momies de chats qui n'est certainement pas d'une haute antiquité, et enfin 
des tombes franchement romaines établies au-dessus du cimetière antique. 

Un autre cimetière où, à mon sens, on trouve le mélange de sépultures d'Anou et 
d'autres appartenant à l'élément égyptien, c'est celui qui a été fouillé par M. le 
D"^ Môllerà Abusir-el-Meleq, un endroit écarté, où, parait-il, les Européens se voient 
rarement. M. Môller est tombé d'emblée sur un grand nombre de tombes où les défunts 



LA POPULATION PRIMITIVE DE L'EGYPTE 211 

sont accroupis '. La forme des tombes, les objets qu'elles renferment, tout cela est sem- 
blable à ce qui a été retrouvé presque partout en Egypte, c'est la civilisation néolithique, 
et, au premier coup d'oeil, M. Môller nous dit que ces tombes sont préhistoriques. Une 
seule renfermait un objet fort rare, c'est une figurine en terre cuite de 6 centimètres de 
haut, qui présente l'apparence d'un chameau agenouillé, M. Môller conclut de cette 
figurine « que l'opinion courante d'après laquelle le chameau aurait été introduit pour 
la première fois par les Perses en l'an 500 av. J.-C. n'est plus soutenable. Nous devrons 
donc nous expliquer l'absence complète de représentations du chameau sur les monu- 
ments postérieurs par le fait que l'animal introduit par l'élément sémitique delà popu- 
lation préhistorique a bientôt disparu \ » Cette théorie fondée uniquement sur une 
petite figurine de terre cuite ne laisse pas que de nous étonner. Jusqu'à présent nous 
n'avons trouvé en Egypte que des Africains, nous n'avons reconnu aucune influence 
sémitique, sauf peut-être à la fin de la IIP dynastie; encore moins avons-nous ren- 
contré les Sémites eux-mêmes. La suite des fouilles de M. Môller nous donne une expli- 
cation toute naturelle de cette figurine. Le savant Berlinois a trouvé des tombes renfer- 
mant des scarabées du roi Khian, qu'il considère comme des tombes Hyksos. Il 
se serait produit à Abusir-el-Meleq ce que l'on nous montre dans beaucoup d'autres loca- 
lités. Il y aurait là un magnifique cimetière préhistorique, fort bien conservé, puis des 
sépultures Hyksos de plus de mille ans postérieures, dans l'intervalle rien. Ainsi, ou 
il n'y avait plus de population à Abusir-el-Meleq, ou nous ignorons absolument dans 
quel endroit et comment elle se faisait enterrer. Je ne sais pas pourquoi il faut placer 
un millier d'années au moins entre les deux genres de sépulture. Voici un endroit 
écarté où les Anou ont conservé leurs mœurs et leurs usages, comme le ferait une 
tribu de Bédouins de nos jours ; dans leur cimetière sont venus se faire enterrer 
quelques Égyptiens du temps. On nous dit que ce sont des Hyksos, c'est-à-dire des 
Mésopotamiens qui connaissaient certainement le chameau, qui en avaient peut-être 
quelques-uns avec eux. Un Anou, un habitant de la population indigène s'est fait 
faire une figurine à l'image de l'animal et l'a mise dans son tombeau. Peut-être avait- 
il acquis la figurine d'un Mésopotamien, il pouvait aussi avoir une raison pour 
désirer qu'elle fût auprès de son cadavre, comme les Grecs Mycéniens tenaient à avoir 
des scarabées au nom de Memnon, ce qui, expliqué d'après M. Môller, voudrait dire qu'il 
y a eu en Grèce une invasion d'Égyptiens lesquels n'ont pas tardé à disparaître. Abusir- 
el-Meleq est comme Abydos un cimetière où les deux éléments de la population se 
sont fait enterrer, et il n'y a aucune raison de supposer que de l'un à l'autre il y ait 
un grand intervalle. Sans doute les néolithiques sont les premiers, mais nous ne savons 
pas quand ils ont creusé là leur première tombe; c'était qui sait, peu avant l'arrivée 
des Égyptiens Hyksos, et ils peuvent parfaitement avoir continué leur mode d'enter- 
rement en même temps que les nouveaux venus et même après. 

En résumé, la population primitive de l'Egypte est africaine, elle se compose de 



1. Mittlieilungen der Deutschon Orient Gesellschaft, n° 30. 

2. Môller, l. L, p. 16. 



212 NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 

deux éléments de même race, l'un, les Anou, les primitifs néolithiques qui ont été les 
premiers à occuper le pays dans toute son étendue, l'autre africain également, venant 
de quelque part sur le Haut Nil, peuplade pratiquant l'agriculture et connaissant la 
métallurgie. Ces nouveaux venus ont été d'abord des conquérants, ils ont « frappé les 
Anou », mais ils se sont mêlés graduellement à la population primitive, et de ce 
mélange est née la civilisation égyptienne, qui est autochthone, et qui ne présente pas 
d'éléments étrangers. 

Dans mes précédents travaux, j'ai émis une opinion un peu différente : j'admettais 
bien que les conquérants venaient du Haut Nil, qu'ils avaient fait un long séjour dans 
ces régions et qu'ils pouvaient ainsi être considérés comme des Africains, mais que leur 
origine première était l'Arabie, le pays de Pount qui, dans sa partie africaine, avait 
été leur première étape. Dernièrement les recherches si approfondies de MM. Reisner, 
Elliot Smith, Pétrie, Mac Iver, D"" Lortet, D' Fouquet me paraissent avoir établi 
d'une manière si complète l'origine africaine de ces Chamites, que je me vois forcé de 
modifier ma première opinion en ce sens que, tandis qu'une branche africaine aurait 
descendu la vallée du Nil, l'autre aurait occupé Pount et serait passée de là en Arabie. 

Je me trouve d'accord sur ce point avec M. le professeur Reinisch qui, partant du 
point de vue linguistique, affirme que l'origine africaine des Égyptiens ne fait pas ques- 
tion. Ainsi la linguistique, la preuve anthropologique, les traditions des anciens Égyptiens 
nous conduisent au même résultat, et aussi, nous n'hésitons pas à le dire, l'archéologie. 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 



PAR 



V, SCHEIL 



IX 



Ellil-bani, roi d'Isin. — Ce roi, que j'ai signalé autrefois dans ce Recueil, 
vol. XIX, Note XXVII, d'après la tablette n° 353 du Musée de Constantinople, commence 
à prendre rang dans l'histoire. Hilprecht le trouve mentionné sur trois autres tablettes 
de Nippur, datées {Babyl. Exped., XX, p. 49). Dans le morceau capital des listes 
royales qu'il publie, ibid., p. 46-47, le même auteur restitue avec raison le nom du 
dixième roi de la dynastie d'Isin en Bé[l]ban[i], resp. Ellil-bani. Sur la foi du même 
document, ce règne a duré vingt-quatre ans. 

Je trouve confirmation du fait du règne d'Ellil-bani à Isin, sur un cône d'une 
collection particulière, avec le formulaire courant, plus ou moins développé, de Ur- 
Ninip, Bûr-Sin, Lipit-Istar, Sin-magir, Isme-Dagan : a Ellil-bani, pasteur auguste de 
Nippur, roi puissant, roi d'Isin, roi de Sumer et d'Accad, époux d'Innina, a construit 
le grand mur de Nisin et lui a donné son nom. » Ce grand mur paraît avoir été res- 
tauré vingt ou trente ans plus tard par Sin-magir, si on tient compte du mot BAD, 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 



213 



ligne 16 de la tige du cône de ce roi {VAB., p. 206), mais surtout par le fils et suc- 
cesseur de Sin-magir, Damiq ilisu, cf. Rec. de Trav., XXIII, p. 93, et Saison de 
fouilles, p. 140. 

X 

Les noms géographiques de la grande stèle de Silhak-In-Susinak^ . — Les docu- 
ments anzanites ne nous avaient appris, jusqu'à ce jour, sur l'histoire et la géographie 
de rÉlam et des pays voisins que peu de chose, si on compare la riche substance que 
contiennent à cet égard les documents assyriens. On considérera comme une bonne 
fortune de rencontrer enfin, sur la grande stèle de Silhak-In^Susinak, quelques listes 
de noms de villes dévastées et enlevées à l'ennemi; encore que le vainqueur ait eu 
moins le souci de s'en glorifier devant la postérité, que d'en tirer un sujet d'action de 
grâces aux dieux. 

D'un premier groupe, énuniéré en trois paragraphes, il nous reste : 





Face, col. II, 


26-30 


1. 


. . . tum 




2. 


>- Pi-it. . . 




3. 


, . . a-ti 






Face, col. II, 


34-38 


4. 


>^ . . . é-a 




5. 


. . . un-nu 




6. 


>~- Sa si-li~tum 




7. 


>— Sa be-el-[ti-ya] 




8. 


>— Pi-it bu-li 






Face, col. II, 


42-49. 


9. 


. . . ul-ti(?) ...ri 





10. 


>— Se-en-ku-ru(f) 


11. 


^ Sa... 


12. 


[►— Pi-it n]a-ap-pa hi-ê 


13. 


►— Ku-ur. . . 


14. 


►— Sa i-mi-ri-é 


15. 


^ Ha... 


16. 


. . . ki-te-ik-ku 


17. 


[*— P]i-i[t n]a-ki-ru 


18. 


»- Sa... 



19. [.- Pi-it P]i-l[a]-an-tu 



Suit une première totalisation et localisation. Le chiffre et le nom de contrée ont 
disparu. Il est permis de croire que toutes ces villes étaient situées dans une même 
région, furent prises durant une seule et même campagne. Il saute aux yeux que la plu- 
part porte des noms sémitiques, tantôt formés avec Bit « maison, tribu de », tantôt 
avec Sa a (la ville) de ». Bit, comme Sa, est généralement suivi du nom d'un chef de 
famille, d'un nom de fonction, de métier ou même d'animal. C'est la manière des 
Araméens. 

6. >— Sa silitum a Ville de sécurité». 

7. *^ Sa beltiya « Ville de Madame », ailleurs BU Istar {infr., rev. 1, 16), n° 67. 

8. >— Pit buli « Maison des fauves, des bêtes des champs ». 

10. ►— Senkuru rappelle le nom actuel de Larsa, Senkereh dont l'origine est 



1. Cf. Textes élamites anzanites, 4" série (XI* voL des Mémoires), p. 21 à 57. 



214 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHEOLOGIE ASSYRIENNES 



inconnue. Il va sans dire qu'il peut s'agir d'un même nom, mais nullement de la même 
ville. 

12. >— PU sa nappahê « la Maison des forgerons ». 

14. >^ Sa imirê « Ville des ânes », comme Damas = Sa imerisu. 

16. ... kitekku est un élément anzanite, cf. LXIII, 2, 3. 

17. >— Pît nakii'u (pour nagiru) « Maison du majordome », ou bien cf. (amil) 
Nakru, Nakrl (Téglatp., Tabl. d'arg., 6 « et Ann., 13), une des peuplades araméennes 
placées sur les rives des bas Tigre, Euphrate, Surappi. 

19. ►^ Pît Pilantu «Maison de Pilantu». Un individu du nom de Pilantu se 
trouve à cette époque dans les textes de Niffer, OBI., XVII (Clay), n" 55, 5 (p. 149). 
54-66. 12^ Invocation et 4^ liste de villes conquises. 
Un deuxième total de villes tient dans un paragraphe. 



Col. II, 57-61. 

20. *^ Sa ba-ar-ha-ri 

21. ^ èaal-ta (?)... 

22. >^ Sa hu. . . na-an-qa-ri 



23. »- Pi-it. 

24. ^ Pi-it. 

25. 2^ Sa 



Le total et le nom du district manquent. Toutes les villes portent des noms sémi- 
tiques. « Lieu des chacals, Lieu du . . . charpentier ». Le chiffre 2 marque que cette 
ville a été prise pour la deuxième fois. Un texte sémitique inédit de Karibu (Ba) sa 
Susinak placera ce chiffre après le nom de la ville. 

20. èa barbari rappelle PU barbari, infr., rev. col. II, 53. Ni l'un ni l'autre ne 
peuvent se confondre géographiquement avec LUH barbari de la liste médique de 
Sargon, lors même qu'on corrigerait ce dernier nom en BU barbari (n° 9 de la liste, 
cf. ZA., XV (Streck), p. 357). 

67-90. 13" et 14^ Invocations ; 5" et 6^ listes de villes conquises. 

Un troisième total embrasse les villes suivantes : 





Face, col. II, 70-76. 




Col. II, 80-84. 


26. 


>^ Si-el-la-am . . . 


35. 


[>-... a(?) su(?)-ha-as 


27. 


*— Pi-it (nap). . . 


36. 


►— Pi-it La-as-si-i 


28. 


>— Tu-un-ni >— Ar-ti. . . 


37. 


»— [Pi-it] (nap) Sin se-nii 


29. 


►— Pi-it . . . ar-ri-qa 


38. 


*— Pi-it e-te-el-li 


30. 


*^ Sa bu-uh . . . 


39. 


>— qa-a-a 


31. 


►- Ma-at-ku 


40. 


>— Ma-at-qa 


32. 


*^ Sa si. . . 


41. 


*^ Sa-ha-a-la 


33. 


>^ Pi-it (nap) Sin i-ri-ba 


42. 


>— Ap-pi si-ni-pat-ti 


34. 


>^ Pi-it Qa-ta-as-ma-an 


43. 


>— Sa Arad é-gal-li 






44. 


►— Ki-ib-ra-at 



26. *— Sillam. . . rappelle le nom du district tout entier, et d'autres tirés des écrits 
babyloniens Bit Sa'alli, Bit Sa'li, etc. 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHEOLOGIE ASSYRIENNES 215 

28. ►— Tunni >— Arti. . . n'exprime qu'un nom de ville, malgré le redoublement 
de >— . On trouvera plus loin *— Dunnu *^ PU uzali et Tintu ►— PU Rikim Adad qui 
sont de même composition. Le sens en est : « Forteresse de. . ., Tour de. . , » . 

33. >^ PU (nap) Sin iriba. Cette localité a subsisté longtemps; on mentionne à 
l'époque perse un canal nâr sa BU j Sin erba, OBI., IX (Hilpr.), 7, 8. 

34. >— Pit Qatasman. Le dernier mot est kassite et se traduit, on le sait, par 
tukulti (( force, confiance ». Il dénomme ici un individu, tel le même mot Qadaèman, 
dans OBI., XIV (Clay), n° 56^, 18. Les Sémites eussent traduit ici ^t/ TukuUi. 

Et le nom du district est (1. 84) >— U-qa-ar Si-il-la-am-ni E-pe-ih, et le total était 
de 31 villes. 

►— Uqar SUlamni Epeh. Dans ce nom de district, Epeh se laisse isoler'. On 
connaît les monts Epeh franchis par Samsi Adad pour atteindre Me Tarnat dans l'Ins- 
cription de ce roi, IV, 4; et dans la suite de notre texte par rev., col. 1, 25 Durun 
Epeh. Quoi qu'il en soit du rôle de ce mot qui peut embrasser, comme terme géogra- 
phique général, les deux points particuliers Durun et Uqar SUlam, nous prétendons 
reconnaître dans ce dernier, le (al) Aqar Sallu des Assyriens. La région semi- 
araméenne très fertile, arrosée par les eaux du Daban, du Turnat, du Radanu et du 
Zab inférieur, tentait fort le goût pillard des rois élamites, comme celui des rois 
assyriens. Adad nirari défît Nazimaraddas (1376-1301) à (al) Aqar Sallu, puis on fixa 
la frontière, de Pilasqi ville transtigrine et de Arman Aqar Sali jusque chez les 
Lullumé, entre Assyriens et Babyloniens. La même région est dévastée par Assurdaian 
guerroyant contre Zamama sum iddin (1181) et V Histoire sy ne hronique, II, 9-12, 
nomme à cette occasion les villes de Zaban, Irria, et Aqar Sallu. C'est peu après cette 
époque que les incursions de nos Élamites eurent lieu. Plus tard, c'est Téglatphalasar 
(1115-1100) qui défait Marduk nadin ahê dans ces parages et jusque chez les Lubdi 
{Hist. synchr., col. I, II, cf. King, Tukulti Ninip, p. 101, 102). 

Le nom de Aqar Salli rappelle Aqar Nakkandi (Nahhundi) (Kudurru de Nabuch. , 
I, 2« partie, 25), Aqar Nabû dans le Kudurru du Mus. Brit. 12051 {= KB. (Peiser), IV, 
p. 92), Aqar Tilla OBI., XIV (Clay), CBM. 3641 et Aqar Marduk, ibid., XV, 
n°^ 146, 3 et 171, 15, qui sont autant de noms de personnages dont quelques-uns ser- 
virent à dénommer des domaines : al Aqar Salli, BU Aqar Nakkandi. Cette classe 
de noms signifie « le dieu X est cher ». Salli en effet, comme Nabû, etc., est un dieu^ 
si on se réfère au nom Salli lumur « puissé-je voir Salli », de OBI., XIV, n" 135, 2 
(Clay), d'époque kassite, et Burra Sali, ibid., n" 148, 32. Le texte anzanite lit^— Uqar 
SUlam et engagerait, le signe ga n'existant pas dans ce document, remplacé qu'il est 
par qa (cf. nanqari, pour nangari), à voir ici le mot ugaru du babylonien dont l'idéo- 
gramme est précisément j^r ^^^- *^ A-QAR Salli(u) serait (al) Ugar Salli(u), 
resp. Uqar SUlam « ville du canton, du domaine de Salli ». Nous préférons, à cause 
des nombreux exemples de personnages appelés Aqar X, etc., maintenir Aqar Salli 



1. Epeh, Ebih est une divinité d'après III RawL, 66, col. II, 15; VII, 4. 



216 NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 

comme nom de personnage attribué à un domaine, que les Élamites épelaient (al) 
Uqar Sillam, assez logiquement, puisque la racine est à V^ ). 

Plusieurs noms géographiques de cette composition : alu (en anzan. >— ) Sa X, 
Bit X, alu (►— ) Bit X perdirent le premier élément : ►— Bit Rapiku, infr., rev., col. 1, 
71, devint (al) Rapiku; (al) Bit Asusi (Sennach., IV, 53) se disait (al)Asusi sous 
Tukulti Ninip II, face 50, 51, que alu fût exprimé ou non dans le langage; (al) Til 
Bâri est la même ville que (al) Til Bit Bâri, Assurn., II, 130^ III, 123 et Hist. 
synchron., III., 20. 

90-101. y 5" Invocation et 7^ liste de villes conquises. 

Un quatrième groupe énuraère : 

Face, col. II, 94-96. 

45. *— Ar-ra-ap-ha 48. >— Ha-an-ba-te-e 

46. 2 ■»^ Nu-ù-^a 49. ►— Ti-tu-[ur-ru sa . . .] 

47. >— An. . . 50. ►^ Sa ni-se-ê 

Le total était de onze villes, manque le nom de 5 unités. La province s'appelait 
►—.... tilla. 

45. >^ Arrapha est bien connu, encore que le site précis reste à découvrir. Le 
gouverneur de cette ville est chargé de maintenir les Kassî dans la soumission (Sen- 
nach., II, 2). Elle est citée avec Zaban, Lubdu et Arba'il dans Sams. Ad., I, 48, 49. 
Anunit de Sippar Anunit avait été portée par les Guti à Arrapha (Nabon. Const., IV, 
14-23). Le roi baby Ionien (?) d'une stèle de victoire {Rev. d'Assyr., 7®, p. 151-156, 
de Genouillac) gagne Arraphum, sacrifie à âamas et Adad, puis franchit le Zab. 
Avant la domination assyrienne, cette ville aura été capitale des Guti. 

46. *— Nûza rappelle de façon frappante le (al) Nu-is-sa (ou za) de ma tablette 
de Kerkouk, publiée au Rec. de Trav., XXX. Nouvelles Notes, etc., II. 

49. Notre texte place dans le même groupe une ville dénommée d'après un pont 
Titurru sa. . . Arrapha pourrait être Kifri-Salakhié, Nûza, Kerkouk même, et enfin 
Titurru sa. . . Altun Keupru, où dès lors a pu exister un pont sur le Zab. A noter la 
brièveté de la campagne, en pays lointain. 

101 et Rev., col. I, 31. 16\ 17^ et 18^ Invocations : 8" et 9^ listes de villes 
conquises. 

D'un cinquième groupe en deux paragraphes, il reste : 

Rev., col. I, 4-10. ^z ô / - 

64. ►— Saku-us... 

57. >- .. (nap).. 65 ^ Sa Bu-ur-na Ma-as-hu-um 

58. ^Ba(?)...sa(f) 66. ^Ma-ra... 

59. ^ Tu-un-na-ti. .. 67. [^ Pi-it I]s-tar 

60. ^ Sa-ha-an-ta 68. ^ Hu-ra-tum 

61 . ^ Pi-it(f) ... 69. >^ I-si-ir-tu sa (nap) IM(f) 

62. ^ Pi-it ri-é rap-pi jq ^ g^ an-pi-ma 

Rev., COL. I, 14-20. 11. ^ Hu-ra-at ilisa ri-é GUD 

63. ^ Pi-it Ba-hi-é 72. [^ Pi-it ri]-tu-ti rabû 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 217 



73. *^ Pi-it ri-tu-ti sihru 76. *^ Ri-é-su 

74. [»-] . . te-e7i (nap) Stn 77. »— Pi-it Ri-Jd-im (nap) Adad 

75. >^ Pi-it It-ta-[du] 78, ^ Pi-it mu-gi-ya 

Total primitif de 41 villes, région de Duriin Epeh (col. 1, 25) Durun est le pays 
de Turnat, écrit aussi Turni V Rawl., 12, n° 6, 45 et Turnii, resp. Turun, Cyr. 
Cyl., V Rawl., 35, 31. C'est le Oopvà de Theophan. 492. Hommel, disserte savamment, 
à son ordinaire, {Grundr. der Géographie, etc., p. 292-298) sur les affluents du Tigre. 
Le Durun, Turnat, est l'Adhem, le Radânu, un affluent du haut Durun, et le 
Taban, Daban s'identifie à la Diyâlâ actuelle. 

59. ►— Tunnati . . . plur. de Tunnu pour désigner des localités doubles, comme 
ailleurs Bitâti sa. . . . 

60. *^ Sahanta, cf. Sahantallak du texte anz. LXXI, 3, 39 et LXXIV, 18. 

62. ►— Pit rié rappi « Maison du berger principal ». 

63. ►— Pit Bahié : «Maison de Bahié », le même nom d'individu se lit dans 
OBI., XIV (Clay), n» 10, 14; 57, 29. 

65. >— Sa Burna Maèhum : a ville de B. M. », cf. Burna Burias, etc. 

66. *^ Mara... plusieurs fois nommés Textes an^., XCI, B, 1, 6, et dans ce 
texte de Silhak I. S. infr., col. 2, 14, comme un point de la frontière, semble-t-il. 

67. >— Pit Istar .«e retrouve encore comme nom en d'autres régions, Téglatp., III, 
tabl. d'arg., 30, 35, 37. Ann. 158, 161, etc. 

68. ^ Huratum rappelle la ville de Hirit, OBI., XV (Clay), 102, 20 «fossé». 

69. ►- Isirtum sa (nap) Im[^.) : « Sanctuaire de Adad». 

71. ►— Hurat ili sa rié GUD : « Hurat du dieu des bouviers » (?). 

72. >— Pit rituti (rabû, sihru), est nommé dans VHist. synchr., IV, 4, avec 
Lahiru, Gananâte, Dur Papsukal, Mê Turnat, appartenant à Kardunias et prises par 
Samsi Adad IV sur Marduk balatsuiqbi. Notre identification de Durun- Turnat s'en 
trouve confirmée, car c'est manifestement de part et d'autre la même région. 

75. >— Pit Itta[du]. Si notre restitution est bonne, ce nom garde le souvenir d'un 
des plus anciens patésis de Suse. 

76. >— Riesu, cf. (mât) Râsi, district de la frontière assyro-élamite, au temps 
d'Assurb,, V, 67, 70, cité deux fois avec Hamanu. 

77. >— Pit Rikim Adad. « Le nom d'individu » Rigim Adad «Tonnerre d'Adad » 
est connu par ailleurs, OBI., XV (Clay), n" 99, 10. 

78. *^ Pit mugiya pour bit emuqiya, cf. Behrens, Brief., p. 78-79, «Maison de 
ma puissance ». 

31-61. 19^ et 20^ Invocations ; 10'^ et IP listes de villes conquises. 
Sixième total de villes : 

Rev., col. I, 35 à 42. 82. ^ Sa hi-li-ik 

79. *^ Na-hi-is ba-ra-ri-e 83. *^ Sa Ba-li-hu 

80. *^ Ba-ta-si (f). .. 84. >^ Ma-an-[^a-a3 M]u-ur-ra-at-tas 

81. [»— ] ...sa 85. >^ D un-nu >— Pi-it u-^a-li 

RECUEIL, XX.XIII. — TROISIÈME SÉR., T. I. 28 



218 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 



93. *^ A-na-ah-hu-tas 

94. >— Pi-it (nap) Sinis-ma-an-ni 

95. [.- Pi]-it Si-U-ya 

96. *^ Sa za-ah-mi 

97. ^ Pi-it sa-il-ti 

98. [►— Pi]-it hu-uh-ba-ni 

99 . ►—S'a mar-az-za 



110. 


►— Pi-it na-su-ma-li-ya 


111. 


>—.... lu-é 


112. 


>— Pï-iï Ta-ris sarru 


113. 


>- Pi-ïï Afï7-sï-A[M] 


114. 


[-.... ^.- 


115. 


►— Sa Bu-ur-ra Hu-ut-te 


116. 


>— (7^-.^? 


117. 


[^...]ik(f) 


118. 


>— P/-ÏÏ ba~ar-ba-ri 


119. 


[^....]ya 


120. 


*— Alu qa-ab-lu 



86. [>— Pi]-it Ha-ni-pi 

87 . ►— èa,ku-pi-ya 

88. .Si^ Pi-ta-ti... 

89. »- si-il-ba 

90. •- P?-rY na-gi-ya 

91 . >— 5a Qa-at-tar-za-ah 

92. [►— ] hu-bu-na 

Rev., col. I 46-56 

100. ►— 5a iq-la-a-i 

101 . ►— 'Sa sa-a/2-^?-6a-r[ï] 

102. [>— Ti-i]n-tu E-li e-ri-is 

103. ►— P?-ïï ma-ti-ma 

104. [*^ Pi-it La-ki-bu 

105. >— Ti-in-tu ►— Pï-?Y Ri-ki-im (nap) 
Adad 

106 . [►—... za-paq-qa 

107. ►— Pï-?Y ta-am-te-ya 

108 . 5 ►— Ha-ar-ba-tu . . . 

109. >^ Lik (f)-ku-up-pu-uh-ti 

Sur le total primitif de 49 villes, il n'est que sept noms dont il ne reste pas trace. 

Le district s'appelait longuement >— Ba hûta Yalman aiak yl . . . .^ ou mieux, 

nous avons affaire à deux districts voisins. Yalman, actuellement Holwân, nous fixe 
sur leur emplacement. C'est du Zagros que le roi élamite se jetait sur les riches 
plaines occidentales et méridionales arrosées par le Turnat, le Radânu et le Tigre. Par 
ce chemin, Sutruk Nahhunte gagnait Sippar. 

79. >— Nahis bararié rappelle le nom d'homme Nahis salmu, OBI., XV (Clay), 
n" 178, 15, et XIII, rev. I, 35. Le sens serait-il : « l'exubérant de fertilité »? 

83. >— Sa Balihu, du nom de l'individu Balihu, Palihu «le pieux». Cf. Bit | 
Balahi, OBI., XIV (Clay., n" 132, 15). 

84. *^ Man[zaz M]urrattas. Restitutions plausibles; mu est peu douteux, et nous 
avons un (mât) Murattas sur la rive gauche du Zab inférieur (Téglatp., IV, 99) sans 
parler de Bit Marudu, OBI., IX (Hilprecht), n° 9, 5, et de Bit (ilu) Maradda, 
OBI., X (Clay), n° 6, 5, « Station du dieu Muii'attas ». 

85. ►— Dunnu *^ Pit uzali « Fort de Pît uzali (la maison des gazelles) ». Pour les 
éléments du nom, cf. Assurb., VII, 84. Dunnu (ilu) Samas et Kl BAL MAS KAK 
(RU), IV RawL, 36 [38], n^ 1, col. 2, 16. 

86. >- Pit Hanipi, d'un nom d'individu, cf. Hunabi, OBI., XIV (Clay), n" 58, 1, 
et Hunnubu, ibid., n" 20, 2. 

91 • ^ Sa Qattarzah, le dernier élément paraît être aussi un nom d'individu, 
cf. (al) Bit Kilamzah, Sennach., I, 70-77, ville du pays des Kassi. On ne peut guère 



NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 21f) 

penser à une même localité, bien que KI-LAM ^o\i susceptible d'être considéré comme 
idéogramme. 

93. >— Anahhutas; si ce nom n'est pas aiizanite, on l'expliquera par ana ahhutas 
(cf. anaahameè) « Ville de fraternité ». 

97. *— PU sailti « Maison de la pythonisse », ou : Ptt sa r'Ui « Maison de la 
déesse ». 

98. «Maison des citernes. » 

101. « Maison du prêtre- voyant. » 

102. ►— Tintu Eli erts. Dans les noms propres, eris se construit généralement 
avec un nom divin, et, pour citer au hasard : Sin eris, Ninib eris, Nabû e., Zamama e., 
Êa e., Sukkal e., Ban e., rarement précède le nom divin : Eris Ea, OBI., XIV (Clay), 
n° 64, 4. Eli, dans le cas présent, pourrait donc se substituer à un nom divin, El, 
d'autant que nous nous mouvons, sembie-t-il, parmi des peuplades araméennes. — 
Cf. Dimtu (AN-ZA-KAR) sa Tapapa et Dimtu sa Simame, Assurb., V, 11, 62, 66. 

104. *— Fît Lakihu ; cf. l'éponyme Laqibu en 760. Le nom est documenté encore 
ailleurs. 

105. *— Tintu >— Fit Rikim (nap) Adad, cf. u"^ 28 et 77, «Tour de Pit Rikim 
(Bit Rigim) Adad ». 

110. ►— Fît Nasumaliya. Les dieux kassites Sumaliya et Suqamuna sont bien 
connus. Il faudra sans doute distinguer ici Fît (nap) Sumaliya. 

113. »- Fît Milsihu pour Fît Melisihu. 

115. >- Burra Hutta, cf. Burra Istar Agadé(ki) OBI., XIV (Clay), n° 1, 22, 
Burra, Salin" 148, 32; Burra Siqrne, Burra Suqamuna, etc. 

118, ►— Fît barbari, cf. supr., n" 20. 

120. ►— Alu qablu. Le premier signe est douteux, et se présente comme une 
variante de *-t^ et non de ma. Il y a lieu de rappeler la ville de Kiribti (alâni), située 
dans ces mêmes régions, d'après Sams. Adad, IV, 19. 

61-77. 2F Invocation et 22^ liste de villes conquises. 

Septième total de villes prises : 





Rev., col. I, 64-72 


120. 


[^ Fi-i]t... 


121. 


[>— Fi-it ki-la-al-la 


122. 


^ Za-qa(pi ?)... 


123. 


[^ ...] tu. . . 


124. 


[*— Fi]-it na-an-qa-ri 


125. 


^ Fi-it 


126. 


[^ ...]alu... 


127. 


[»-... sil CO-ti 


128. 


*— Ta-an Si-la-am. 


129. 


[*^ ... tu qa-ar. . . 



130. 


[>— ] Qa-an-ba(f)-te-ya 


131. 


»^ Fi-it S[i-il-la-na] 


132. 


*^ Sa... 


133. 


>^ Fi-it ku-un-zu-ba-ti 


134. 


>— A-ta-[ab a]p-na 




(deux noms?) 


135. 


>— Fu-hu-tu 


136. 


>— Na-qa-bu 


137. 


>— Sa-al-l[a-at] 


138. 


*— Ki-i-su 


139. 


[>— ] Fi-it Ra-ap-i-ku 



220 NOUVELLES NOTES D'ÉPIGRAPHIE ET D'ARCHÉOLOGIE ASSYRIENNES 

Le total manque, et le nom de la province : Kuk lilir qattar est douteux, dans la 
lecture des deux premiers signes. Le caractère franchement sémitique d'une douzaine 
au moins de ces villes nous sollicite à les localiser aussi, sur la frontière babylonienne. 
La mention de Sallat (= Salsallat) et de Kîsu ne laisse guère de doute que nous ne 
nous trouvions un peu au nord du Bagdad actuel, à l'est du Tigre, quoi qu'il en soit de 
Puhutu (Puqudu) et de (Pii) Rapiku, tribus araméennes, dont l'habitat a été très 
inconstant et dont les noms ont pu se reproduire en des lieux divers. 

121. [>^ PU] kilalla « Maison double ». La ville était sans doute assise sur les deux 
rives d'un fleuve ou d'un canal. 

122. On peut supposer ici une lecture plausible ►— Za-p[i]-an, soit Zaban, 
Dahan(?). 

124. >— Pît nanqari « Maison des charpentiers ». 

128. >— Tan Silam, probablement pour Dan Sillam « S. est puissant». 

130. >— Qanbateya, nom pareil, sinon identique, à Hanbate, face, col. 2, 95. 

131. ►— Pît Si . . . Des restitutions tirées de Bit Sillana, Silani, connus par les 
textes babyloniens dans les régions araméennes, s'offrent à l'esprit; cf. Streck, MVG., 
1906, 3, p. 33, 36, 37 et Klio (1896), p. 214. 

132. ►— Pit kunzubâti « Maison de fécondités ». 

133. >— Ata[b] rappelle, si la suite formait un autre nom de ville, le Adab (UD- 
NUN(ki) babylonien. Peut-être, en cas contraire, la ville était-elle dénommée d'après 
un canal secondaire, cf. m//\, n" 141, ►— A^«r Sillam. 

135. >— Puhutu, Puhudu rappelle les Puqudu nommés avec les Rapiqu, Gam- 
bulu, Bit Amukkanu, Bit Sillana, etc., du Prisme de Sennach., V, 38. Pour l'en- 
semble des références sur les peuplades araméennes du bas Tigre, voir Streck, MDV., 
1906, 3, p. 32, 36, 39. L'altération du nom s'explique comme Rihihu = Rahiha, 
Ruqaha, Rihiqu (autre peuplade araméenne), Streck, ZA., XIX, p. 236. 

135, 137, 138, 139. >- Puhutu .- Salla[t] >- Kisu ^ Pit Rapiku. Il est tout à fait 
remarquable que nous retrouvions ce groupement dans les listes géographiques baby- 
loniennes : IV Rawl., 36 [38], n'' 1, col. 2, 17, 18, fournit /f/s et Rapîqu; II Rawl., 52, 
n° 2 : Puqudu. . . Harsag kalama, Kisu. Kisu essu, Salsallat, cf. Jensen, ZA., XV, 
p. 210 à 256. 

Il va sans dire qu'il ne saurait être question, dans notre texte, de l'ancien Kis- 
Ohéimir, mais d'une ville homonyme située à l'est du Tigre, à l'est ou au nord de 
Bagdad. L'identification de Sallat et Salsallat n'est pas téméraire. Une ville et un 
canal portaient ce nom. 

Quant aux Rapiqu (Pit Rapiqu), personne ne songera à la ville de ce nom, sur 
l'Euphrate, peu en amont de Sippar, des Annales de Tukulti Ninip II, ni à celle assez 
méridionale, de l'époque de Sennachérib, mais bien à une ville du nord fondée par la 
même peuplade araméenne, dans une de ses étapes antérieures. 

77-95. 22^ Invocation et 13^ liste de villes conquises : 

Huitième total de villes prises : 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 221 

Rev., col. I, 81-90. 145. ^ Pi-[it] La(?)-ma(?)-qa-at 

140. ^ Na-ta-an 146. (2) >- 

141. >— Na-ai^[Si-i]l-l\a]-am 147. *^ Ha-ra-ap >- 

142. >- Pi-i[t] . . . ha-tu 148. ^ Pi-[it] Ki-mil (nap) Adad 

143. *^ Na... 149. »- Pï-[?Ï] A-mîi-i<r-r[?]. . . 

144. >— P[ï-?7] Na-ap-si-r[a ili] . . . 150. >^ Pi-[ii] La-aq . . . 

Total : 26 villes (manquent 16 noms en entier) au pays de Si {ou A[r]. ...).' 

141. >— Nâr Sillam « ville du canal de Sillam », cf. supr., n° 128. 

142. P— PU . . . .hâta, peut-être à restituer en Bit Luhatu, cf. les amil Luhâatu 
deTeglatp., Tabl. d'arg., 5 a, nommés avec les Hamaranu dont le groupe se réfugie 
à Sippar, Sarg. Ann. 304; d'après Harp., n° 468, 8 b (Lihûatai), cf. Streck, Ibid., 
p. 29. 

144. >^ PU Napsira [ilu], Napsira (ili) est nom de chef de tribu, cf. OBI., XIV 
(Clay), n° 10, 39. Il est clair qu'un dieu déterminé pouvait ici remplacer ili ou s'y 
ajouter. 

147. Harap est rendu idéographiquement par A-RJ-A : Ha-[ar-ba] dans la liste 
de villes II Rawl., 52, n" 2 (Jensen). 

149. >— PU Kimil Adad (Gimil Adad), tiré du nom d'un chef de tribu. 

150. *^ Pî[t A]murr(, nom de ce qu'on lisait BU Sadû rabû ou BU Pir Sadâ 
rabû, souvent mentionné dans le grand Kudurru de Melisihu, et qui nous permet de 
localiser nos villes, à l'est de Bagdad ou dans la région de la Diyâlâ. 

95-102. 23'^ Invocation et 14^ liste de villes conquises. 
Neuvième et dernier total de villes prises : 

Rev., col. I, 99-102. 152. >— PU. . . 

151. >— Ku-la-a-na 153. ►— PU. . . (la suite manque). 

151. Une ville de Kullani est citée II Rawl., 52, 36; 53, 6; III Rawl., 2, 59 à 61, 
limu Masarnié amil èakln (al) Kullanî sattu 22'''^"^ Sln ahê irba sar mât Assur. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

(fourth article) 

BY 

Alan H. Gardiner 

199-204. — A brief paragraph describing Sinuhe's feelings on the arrivai of 
Pharaoh's letter. 

200. — ^ vA "it was read to me"; so Gr. and Erm. rightly. Maspero 

renders "il me fut délivré, remis", giving to sd a sensé for which I rind no parallel; 



222 NOTES ON THE STORY OF SINUHE . 

it is liowever to be remarked that in otlier old texts sd " to recite", "read"' either is 
without a determiiiative or lias ^ ; later exceptionally ^^ r-^-^ ^, e.g. Anast. V, 8, 3. 
— (3 voi W^ " I threw mvself on my belly» ; for the writine: of di-ni wi see 

AA/VV\A £—.1- I ^^ I '—'• 

B4-5 note, and for the expression, cf. Prisse, 2, 6'; Shipwrecked Sailor, 161. 166; 
Piankhi, 34. 55. 71 ; and often. On hearing the words of Pharaoh Sinuhe behaves as 
though he were actually in the Royal présence. — c^^aU (j voi 2^ ^K " l toii- 

ched tbe earth", i. e. lay prostrate on the ground; only hère and S/upiorecked Sailor, 
137-138. 

20i.— "^[(^ A^5 II OU'fXl.^ "I scattered it iipon my hair". Sw 
refers to sldc "earth" in the last sentence, tlie construction being that discussed in the 
note on B 160-161. Snby is, as it stands, a vox nihili, and should probably be emend- 
ed to 5 (jg Yn ,seeonBl.")6; thescribe wasdoubtlessthinkingof ^ L, "breast", 
and Maspero actually gives ^ ] (1(1 pin his critical édition (M. 6\, p. 17, 1.2). — 
A is a Word which we hâve alreadv twice encountered (B3 and B 128) ; at its 

L W I 

third occurrence hère thedîfRcult question of the reading can no longer be shirked, and 
I will therefore outline the results to which a somewhat rapid examination of the 
examples contained in the Berlin dictionary lias brought me. There is not the least 

doubt that A (or ) should be read sn(i) in a number of cases, as has long 

been recognized (see [e. g]. Erman, Aeg. Glossar, 105); thus qui t e cer tain ly (1 ) when 
the meaning is "to open", for which we bave the old variants ~^ and ^^^ . The 

determinative < — ) , which appears to bave been taken over from the word D^ 

AA^AA^ —21 I I I 

(some kind of bread or cake), has been confused with ' ' s, whence the writings 

and A for sn(i) hâve arisen. (2) ''To pass", Coptic cme : a) absolutely, 

I \\ I A I \\ I „ 

compare (j^.^^ 2^^ (j(jiA^^^Jl^^^|l^'^ Koller, 5, 1, 
^vith |AAAAAAc=:^ <— >^ ^&^ a] v\^"^'^ from a collation ofRos., M. 5., 125; 

l\ » <s . [-j-| N II y^ f<^ Ci 

b) absolutely, of time, compare <=r> Canopus 19 with M <:z> K^ 

Piankhi, 78; c) " to pass by" with direct object; in M. K. (and 18th. dyn. ) always 



written , e. g. Béni Hasan, I, 8, 8; Shipwrecked Sailor, 9; L., D., II, 136, i; 

AAAAAA j\ —** ^ 

Rec. de Trac, 15, 55, 14; in papyri of theN. K. alœays written ^^ , e. g. Pap. 
Turin, 44, 11; 42, 6(of walls); Anast. F, 24, 7; Anast. I,21,S;d) "topassby" with 

lA) ca *?! Ca "^ C^ ^v AAAAAA Ci /^ Il A ^ iQl I 

^; the formula 1 5^ ^1 ^ , g, ^ ^ , , ^ _« (] S 1 ^ > | (P-P- ^«■*" ^69, 

rect o, 4; 370, recto, 3; Pap. Bibl. Nat. 197, 4, 2) olïers as an exceptional variant 

1] (^ 5 ^ P^P- Turin, 114; 115; e) ''to surpass" with direct object, only examples 



1. P'or the Egyptians themselves there was probably iio conscious distinction between thèse two sensés. 
Doublless few except the professional scribes were able to read for themselves, so ihat for the great majority 



" to read" a lelter was the same thing as " to speak it aloud ". Similarly ^^_^ ûl wuj is later the usual 

word for ''read"; thus Smendes causes his despatches to be " pronounced" ('i) before him, Unamon, 1, 5. 
Similarly in the letters, " 1 hâve lieard (sdin) ihat conceruing which thou hast sent to me ", i. e. I havé noted 
the contents of your leiter {passirn). 

2. The explanation of Prisse, 2, 6 given in À.Z., 41 (1904), 90 can hardly be defended. 

a. The sigu tZ) in doubtless only a graphie modification of t j or ri=n , just as '■K for © sp. ' ■ 



NOTES ON THE STORY OF SINUllE 223 



with Z^' 6- S- Urkunden, IV, 102 ; Borch., Baag. d. Amonlempels, ^h;Anast. V, 

18,4^/') ""to transgress" ; with direct object, only with ZZZ^ e. g. Prisse, 7, 4; Sali. III, 

2, 4; R., /. H., 239, 33. From thèse quotations it seems reasonable to conckide that 

j\ in the sensé of " to pass" and in coffnate meanin^s is identical with 
r-vr-i A ^ \r^^^ ^ o D 

^ aaaaaaw Jt^, and tliat tiie variation in the spelling dépends on the habit of a 

period or on that of an individual scribe or school of scribes ; case d) is particularly 

illuminating. It is however extremely curions to note how the scribe of Anastasi I 

(to quote but one individual case) varies his writing of what we hâve concluded to be 

■&> . — •• — X 

one and the same verb sn(}) ;îor "to pass by" with | , he writes 3, 7; in an 

absolute sensé we find (1 ^ 'wwva \\(1(1 ^ a 10, 4 (cf. Kolkr, 5, 1 ; Pap. Turin ^ 46, 

15) ; in "the crossing of D-r-^-m" the spelling is ^^ 21, 3; in " the crossing to 

Mageddo " (23, 1 ) the scribe wrote 1^ '^ ■""" -wwsa \\^ but then, apparently thin- 

king this wrong, added above the line fsimilarly 24, 1); in 24, 2 

'^'^^vv^W^ A is found in an obscure context. The choice of spelling hère seems to de- 
pend, not on any différence of grammatical form, but on the meanmg. It is at first 
sight difïicult to believe that ^^ and AWA^ \\(j(J _| ^ ii^ Anastasi I can really be the 
same word, but the évidence thiit has been adduced from other sources seems to re- 
quire that conclusion. (3) " to spread ", " strew " : " to spread out" clothes, 

Butler, 33= Eloquent Peasant R, 49 : Admonitions, 14, 3 ; a bed. Mission V, Ne- 
ferhotpou, pi. 3 ; books, Rekhniara, 2, 2; with " extended" claws or wings, Rochem., 
Edfou, I, 306 ; II, 55 ; abbreviated as , /6?Vi., II, 65 ; "thy love is spread throughout 
the lands", Cairo Hymn to Amon, 5, 6; "his rays are extended over my breast 
(snb-t)", Mar,, Ahyd., I, 52, 23; anda numberof other instances. With this meaning 
there is no évidence for the readingsri. But, as we saw above, particular meanings of 
the verbal stem s?i(i) seem to hâve a specialized orthography of their own, "to surpass" 
and "to trangress" for example always being written with /vwws . We should there- 
fore beware of too great haste in asserting that the reading of ^^ " to stretch", 
"spread" is ss, more especially as thèse meanings might be derived from a primitive 
meaning " to open", and as we know for certain that the reading of the verb "to 
open" is sn. Provisionally it will be the most prudent course merely to state the two 
possible alte rnati ves. — Toturnnow to the three instances in thestory of Sinulie. In 
R 26 = B 3 ^^ A W^ may be translated either ' ' my arms opened " or " my arms 

were spread open"; the example well illustrâtes the close relationship of the meanings 

"to spread" and "toopen". In B128 I hâve proposed to render ^ J 

"^^Sl^J^Mf as "I tookoutmy dagger" (to examine it), lit. "Igave an opening to 

my dagger", ,___, ^ in this case being sn(î) "to open". It should however be noted 



■H ^ 

that ^^ is elsewhere an idiomatic phrase for " to appear", "manifest oneself ", 

CI, 'ww.'-, ^^z:7 " appearing to every eye , Urkunaen, IV , 49d; 

^^^ !^ ...rtv çvi "thou manifestest thyself in the Boat of the Dawn" Pap. 



224 NOTES ON THE STORY OF SINUIIE 



Berlin 3050, col. 3, 6 ; ^^~" ^ '^^^S 1^^ I^^^îS Miss., V 359 (collated) ; 
other examples, Cairo, Hymn toAmon, 4, 6; Nav., Goshen, 1, left; Rochem., Edfou, 
I, 110. 148. 231. In the présent passage (B201) 7\ is "to spread" in the sensé of 

"toscatter". 

uj^"l strode round my encampment". Masp. corrects 



j\ AAAAAA tfLL K-i=i:> — - j J^ 

^ AAAAAA (^' ( I 't AAAAAA 

^7i into ^-=> vA (A/. S., p. 17, 1. 2), but this leaves the first rzunexplained. 

It is easier to read ^ dhn-ni, see B 111-112 note; in B181 is more 

7\ 



N\/V\/V\ AAAAAA 



ambiguous. For c/ô/i in simple narrative prose, cf. ■^^(1 aa/vaaa R^ ^"^ ^" "n 

AAAAV\ 1 I I AAAAAA _ffi^ tli 

Wes^ca/-, 12, 3. 

I û (^ T T ê 1 fl ^:r::^ ^ in -^ a/waaa k.=^ c I <=> <c=r> 11 A 

"How is this done to a servant whom his heart has led astray into hostile lands?" 

Gr. translates "to the servant, whose heart had transgressed to a strange country of 

babbling tongue", a rendering which is grammatically defensible, the relative pro- 

noun then being the suffis of (Sethe, Verbum,\\, § 745). But the analogy of 

^^-^ <=^ ^ AAAAAA V ^ f\/\y^ 

B 148-149 suggests a différent explanation, since there \ j\ <=> can 

I U ^^-^ d Ci I 

only mean "whom he (the god) led astray" into a foreign land ", see B 147-149 note. 
It must be admittcd however that the sensé "to lead astray" is not supported by any 
further évidence; elsewhere t/i is "to err", " to transgress" or " to violate". — 
CT O^ (1(1 ^^ is understood both by Gr. and by Masp. as meaning "of babbling 

speech", and hence "l)arbarians " ; Erm. leaves the word untranslated. No impor- 
tance is to be attached to the determinative, apparently S) without the arms, given 
to drdr-yt by the scribe of B; as pointed out in my édition of the text (p. 5) this 
scribe constantly confuses his determinatives, and especially those that represent 
human beings in various attitudes. When Maspero explains the word to mean ''bal- 
butiants comme des enfants " {M. S., p. 183), he seems to attribute more wèight 
to the determinative than it deserves. In ail other passages where drdri occurs it has 
the determinative ^ which connotes not only admiration and respect, but also on occa- 
sion fear and dislike (so for example sometimes in (1 1 ^). The verbal stem drdr 
is rare, and the instances I hâve collected are ail somewhat obscure ; nevertheless the 
sensé "to be hostile" seems applicable in every case. In Sali. IV, 3, 2 Isis attacks 
Seth, who has taken the form of a hippopotamus. with her harpoon, until he appeals to 
her sensé of family ties with the words : (| AAAAAA (] (3 QA^^'^®^^ ^^^ \\ 



1. The original has a sign lilce yj) but without arms; see below. 

2. The graramaiical objection to Gr.'s rendering ot B 148 " who deserted to a foreign land" is that Egyptian 
must hère use the participle m f -^' ^°' ^^^ relative-form m f -A ^^^. See Sethu, Verbum, II, § 7,42, 
for the nile, to which ^here are ao exceptions, so far as 1 am aware. An apparent exception is ^ 

'^^-^ 1 j I Brct. Mus., 6U (uew no. lOi)) = Pters-Breasted stèle, 8 {coUâled); Brit Mus., It'à ; 

hère we aiay hâve a ready-made expression — "I was a he-loves-good-and-hates-evil " — analogous to the 
phrases y\ ^ î^.=_ fl and II ,— Z-, '^^'^^ ^^^^ quoied by me Rec. de Trao., 26, 14. 



NOTES ON THE STOkY 01'' SINï;HE 225 



ji <=> il M^ 'wwvA _§^ Jj jij^^,^ ' ' dost thoLi désire hostility against a maternai brotlier? " 
In the difficalt passage Max. d'Anii, 5, 15-6, 2 advice is given not to speak evil against 
someone ^^ra^^ - g7\ ^^z^ - "■ on the day of thy quarrelîing; thou wilt 

find him good at the time of î^ "^ (j fl îî thy friendship ; Z5 "^ J(a"^I 

(1 (â when troubles corne, thou wilt find him ready to bear the(ir) hostility so that it 
ceases ". The phrase v^ -^ (1 K d?) occurs twice in the same papyrus (6, 2 ; 6, 7) 
in an untranslatable context, where ail that can be said is that dvdr is an adjective, 
as in the Sinahe passage. So too perhaps o^ O^OOj in Pap. mag. Vatican = 
A. Z., 31 [1893], 120', where it may be an epithet of Seth. In Lebensmûde, 116-118 
and 123-125, :we find two similarly constructed passages, which seem to explain one 
another. One of thèse (123-125) runs as follows : " To whom shall I speak today '? 

no intimâtes ; a man is treated as a stranger according to (the measure of that) which 
has (previously) been made known to him", i, e. the greater the confidence which 
has been shown to a man in the past, the more he is now in thèse evil times treated 
as a stranger (/imm, perfect participle passive, see Sethe, Verbum, II, § 927). The 
other passage [Lebensmûde, 116-ll.S) runs : "To whom shall I speak todav ? W 

"brothers") are evil ; men are treated as enemies according to (the measure of the 
affection (?)' (that once" was felt for them?). That thèse two passages bave been 
rightly interpreted seems to be confirmed by the new London parallel text 
to Prisse, U, 1-4, where considération towards friends is preached ; h <=^^u^^^ ^\ 1 

^ D 1 -M^ AAAAAA /wwvA ® u I <=> III ^ ^/ _M^ O 1 <:zr> D © 

1'^ A^^.^ ^^'àw^ ^"^^^ "^'^ ^^^^ ^'^ "^* considerate to his friends, 
mensay, "He has a selfish' character' ; the (right) character' is the even character with 
which men are satisfied. There is no one who knows his fortune when he plans for(?) 
to-morrow°. If a second occasion finds him (lit. occurs) in luck, friends say to him 



1. This instance I owe to the kindness of M. Dévaud, who also quoles an example from Butlor, verso, 19. 

2. The arms of |1 are omitted by the scribe. 

3. The meaaing of rntt nt ib is not yet established; in the instances at présent known to me [Urk., IV, 
96. 367. 489. 546) '' affection ", " sollicitude " " care " are sensés which would ail suit. 

4. The verb "'/; means '• to be pleasant " or the like, cf. Eloquent Peasant, R42 = Butler, 24 ; hère ap- 
pareuily is meantthe man who seeks only his own pleasure. 

5. Cf. ''the cîosely aoalogous sentence sr pie sr sndw-nf, Urk., IV, 1091, where sr is pregnantly used like 
*J hère. - : ; '. / .' ' , 

] A 



6. Cf. the epithéts' 



^Vî^^^k' 



stèle in the tomb of the royal butler Dlitod (Assassif, discovered 1ju9). 

RECUEIL, XX.Xin. — TROISIÈME! SÉR., T. I. g9 



226 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 

"Welcomé"; the kindly man is not treated as an enemy, he is treated as a friend, 
if there should be calamity" {Pap. Brit. Mus., 10509, 5, 13-15); hère drdri is 
constrasted with '/c as it was contrasted with snw in the Lebensmûde passage. 



202-203. — "^ ^ 



'î^îll 



t\ 0(2 W 1^ l^*^"butveri- 



ly goodis the clemency which delivers me from death"; more literally perhaps "good 
is the benevolent one, who, etc. " — Wlh ib is a difficult epithet, the complète eluci- 
dation of which would need a long discussion ; hère a few remarks must sufïice. That 
the verb is intransitive, is shown by such examples as J ^ A K37 f ^ ( 8 5 

<r=>| M N, '' Anoffering which the king gives Osiris, may his heart be 

kindly towards N", Sheikh Said, 19 (a second example on the same plate, and 

another op. cit., 28); hence it follows that the comparison with the Hebrew ab w^'^ is 
erroneous. Wlh, in its intransitive sensé, means "to be durable", "lasting"; and 
hence wlh ib may dénote a stedfast, complacent attitude of mind. Hère perhaps 
"benevolence", "goodwill" would corne nearest to the mark; cf. the epithets ^ Y" 
V f~~~ ^ Jî "kindly, loving mankind", Capaht, Mon. ég. de Bruxelles, fasc. Il ; 
Louvre C 41 ; Anast. J, 2,6. So too in Lebensmûde, 51, ■jTl'^^ f Tl ' ^^ 

^ m. /w^ m <=> -Ms; — a Jr "^ ma c. wï^wiE -^ n 
V:> • 1 1' " be so kind, my soûl , my brother, to become my heir ' , who shall make 
offerings and shall stand at the tomb on the day of burial ". 

203-204. — Masp., C. P., p. 77, translates excellently : "Car ton double va 
perjmettre que j'achève la fin de mon existence à la cour". It should however be 
borne in mind that the circumlocution with U ^ is merely a respectful way of refer- 
ring to the Pharaoh; cf. below, B;i06; Urk., I, 109, and often. — The phrase ^ § 

III (3 M i Q \\ •^ 

r> vSv occurs only hère, but there is no reason to emend ^ f o m?^ or the 
like. — M hnw might also mean "at home", see above the note on B157. 

204. — y 'yUQ()''''''^Y "Copyoftheacknowledgementof thisdecree"; 

this is the heading of a long section extending from B205 to B238, the counterpart 
of the Royal decree in B 179-199. — The meaning of PQ û ^ in the présent context is 
obvions, but only one rather doubtful parallel can be quoted, see my Admonitions, 
p. 108. 

The main idea of the section is Sinuhe's feigned astonishment that the great king 
of Egypt should hâve taken notice of the flight of a subject so humble as himself. 
The king is beloved of ail the gods, and his power extends over ail lands (B 205-213); 
none the less he bas discerned the wish of his servant, thus proving his all-wisdom 
(B213-218). Sinuhe next asks that certain chieftains may be brought to Egypt, 



1. The original has hère several imperfeclly written signs, not recognized by Erman. The reading iw'w 
seems to me quite certain, ihough the deierminative and the m preceding the word are corrupted almost beyond 

récognition. — In the preceding sentence 50-51 read Z**^ ^k.^~^ '"'''^^ ^^ ^ ^[<=>1 \ ^k. 

jl nn^ " ^^°^ ^^^^ "•^' ^^^^ place on which to rest in the Anaenie " ; the traces in the original suit the smalier 
form of gm excellently. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 227 

perhaps as hostages(?); a difficult passage (B"?19-223). lie then goes on to speak of 
his flight; this, lie pleads, was no deed of his own devising, but was prompted by 
some irrational heaven-sent impulse (B 223-230). In conclusion Sinuhe humbly sub- 
mits hiraself to the mighty will of Pharaoh ; let the latter deal with him according 
to his gbod pleasure (B 230-238), 

204-205. — ^ 'wsAA. JîLi n ?>= "^ ^ ^ "the servant of the Palace (?) 
Sinuhe says". This is, mutatis maiandis, the normal beginning of a Middle Kingdom 
letter. Such introductory words are usually written vertically, the bulk of the letter 
following in horizontal lines; so at least in the latter half of the Xllth. Dynasty. 
Between equals the ordinary formula was !^ ^ m^l N ^°^"the servant of the 
estate N says", v^here b\k n dt is evidently substituted for the true title by a polite 
fiction which represents the writer as the serf of the récipient' (so Pap. Kahun, 29, 
1; 35, 1.29; 37, 14; a letter from Sakkarah in the Cairo collection adds a title, 
beginning blk n pr dt ss A^ht). In similar manner when the king was addressed a 
gênerai term for "servant of the Palace" may hâve been substituted for the précise 
title of the writer. In my German édition of Sinuhe I read '^ /wwva _ n b>= A W^, 
basing this suggestion on the mistaken supposition that a definite title belonging to 



1. The name and title of the addressee may be added in the vertical column, iotrodiiced fey the préposition 
AVNAftA ; cf. Griffith, Kahun Pajiyri, 29, 31 ; 30, 25; 31, 30, etc. — In support of my contention wiih regard to this 
phrase it is pariicularly to be noled that it is only the writer of the letter who bears the title b\k n pi--dt; the 

person addressed is correlatively called v y ^ " his lord". 

2. GrifiBih translates pr dt by the Arabie term ^>j tcakf^^ pious bequest". Erman, GloAnar, gives sub 

voce d-t ^\ '■ " Stiftung (zum Unterhalt von Gràbern usw.); a.\ich pr-dt. " 1 hâve ihegravest doubts as to 

the accuracy of thèse renderings. It is not of course denied that the great lords of the Old Kingdom set apart 
fields and labourers for the continuance of their funerary cuit (see for example the contracts Urk., I, 11. H6) ; 

the question hère is whether the spécifie term in Egypiian for such funerary endov?monts vras <=^ 1. 

When for example Zau inspects the carpenters. boat-builders etc., of his pr-dt {Deir el Gebrâwi, II, 10), are 
\ve to believe that ail thèse men vvere artisans belonging solely to the funerary estate ? When Piahhotep counts 

up thirteen ^^ from which oSerings were brought to his tomb (Davies, Ptahhctcp, II, 13), 

are we to imagine that ihese were separated oïï from the rest of his property to serve a purely funerary pur- 
pose, and that they did not descend to his heirs? Miss Murray's article Proc. S. B. A., 17, ;^-40-24/) seems to 
contradict this supposition. To turn from such a priori considérations to the philological évidence; it should 

be carefully noted tha' ^| i ^^ j is ofien eraployed alone and is corapletely synonymous wiih ^^ 

'^^' IDI ^^^ V '^°1 Mcreruha, A 12, S. wall, compared wiih (0| ^^ 

QuiBELL, Ramesseum, 36 (Ptahhotep); further <::iz> VjT^^ mt ^^ '^'''"' '^^ Gebrawi, I, 7, 2:^ ; 



n 



op. cit., 1, 13; VjrV\rV\r ^^ ^^^ op. cit., II, 7; and many similar examples. 

From this we may conclude at ail eveuis that /;/• dt does not raean simply " maison éternelle " Maspero 

Études de Mytii. et d'Arch. égypt., IV, p. 351), but that ^1 means " property " of one kind or another; 

there may be an etymological connection with ^°^ " elernity ", but if so, only in the sensé that property is 

conceived of as a permanent, not a temporary, possession. It seems certain that the Greek statement that the 
Egyptiaus called thùr tombs " eternal habitations " (icSsou; oi'xou; Diodorus, I, 51) has greatly influeiiced the 

meaniug assigned to pr-dt ; there are however many Egypiian expressions (e. g. r K O 9 • v\ 



338 NOTES ON THE STORY QF; SINUHE 



Sinûhe is hère needed. The hieratic sign in B is quite unreadable ; as itistands it is 
neither Jzbnor Q nor, as was formerly read, o^^. Possibly we should emend 



Jii].|— l'A' "the: Palace"; this is Maspero's reading (M. S., p. 17., 1. 5). 
- 205. — ^' 1 ^^?=*^ "a very fair welcome", lit. "in most beautiful 

peace". The phrase m htp is an abbreviation of 'J \> ^^ , the formula with 
which new-comers were greeted. In Westcar, 1, 23 the sage Dedi welcomes the prince 
Hardedef with the words ^ ^ v^ ^c^^^ Je -i '%:^ <^ KJ U ^ """"^ \\ 

J|î^^=^. So hère the decree of the Pharaoh is welcomed just as though it were the 

person of Pharaoh himself ^ For the addition nfr wr-t, cf. | ^ jl ^^^^ T ^=*o 

QùiBELL, Ramesseum (Ptahhetep), pi. 39. 

^05--?06. — The point of the sentence """^l^ °^| ^ ^^^(IVI^ 

® Ms. ^ ^wwAjj^u, '^ic:::^ I I has been missed by ail translators : Masp. "cette fuite 
qu'a prise le serviteur ici présent dans son inconscience, ton double la connaît" ; Erm. 
siniilarly ; Gr.'s version' is grammatically quite indefensible. To render as Maspero 
and Erman do is to put into Sinuhe's mouth a remark that is not only pointless but 
also impossible to connect with what follows. If rh-tw vfr-tn etc. simply means 
"this flight. . . . . is known to thee", clearly Sinuhe must be about to discuss "this 
flight" in some way. But on reading the next few Unes we observe that Sinuhe's 
flight is entirely forgotten; instead of it we find lirst a string of epithets in which 
Pharaoh's favour with the gods is proclaimed, and then a section speaking of Sinuhe's 
désire for recall from exile and lauding that wisdom that has enabled Pharaoh to bc- 
come aware of Sinuhe's wish. From a merely external examination of the sentence 
hère discussed it is plain that it is not the words lor-t tn that are emphatic, but the 
verb rh-tw and the subject in kl-k at its extrême ends. The points emphasized are 
(1) that Sinuhe's flight has become known'' , and (2) that it has become known to 



O X ; ^^ ) which cati be quoled in illustration of Diodorus' statement without recourse to 

A <=>Qi:^ Ci ==V 
pr-dt. Surely it is wiser to return to Ihc old vievv of Goodwin (in Chabas, Mél. Ég., 11, 255-256) and Brugscli 

{Dict., 1684), and to translate pr-dt and ils synoiiym dt as " heritable properiy ", " domain ". The "domain" 
of course would not exclude the larids and people set aside for funerary purposes, so that it is uo argument to 

quote against this view such expressions as (0|MfiM^^+i AAA^^A ^^ ; the " domain "of a prince would include 



I 

not only villages, serfs and artisans, but also his Aa-servanis and even the tomb itself. On auy other hypothesis 

it is difficultto account for the epistolary formula hlk n pr dt, in which the supposed référence to a funerary 
endowment seems exceediiigly out of place. A still more couvincing argument is to be found in the fact that 

the word ^°^ ^slj "serf", which is obviously derived from dt, has no connection whatsoever with the 

funerary cuit; for this word cf. Eloquent Peasant, R40; Sinuhe, B240; Pap. Kaliun, 10.11; as title, Mar., 
MasL, DU (p. 199); L., D., Il, 30; DerUn, 118S. 14B83. 

1. Forihe reading 'h or ih, not Vi", il/, see Dévaud's remarks, Sphinx, 13, 157. 

2. Similarly, when the despatch from Pharaoh is read to him, Sinuhe proslrates himself upon the ground 
as though actually in the Royal présence (see 8 200, note). 

3. ''Known is it to thy Ka thaï this flight of ihy servant was made in innocence"; a primary objection 
is that ir-tn canuot be inierpreted otherwise than as past relative form. 

4. The point that rh-iœi means" has been perceived ", " recognized ", not " is known", may perhaps be 
reiuforced by a référence to Sethe's observntion that ih in the sensé of " to know" shOws a marked préférence 
for "perfektische Formen" [Verbum, II, § 761, 2); I should be incliued to reproduce Ma«p.'s rendering in 
Egyplian by the words «rV-ï în ?r-tn , r(j-n st h'I-k, ntr nfr. 



NOTES ON THE STORY OF SINUHE 229 

P/mraoh. , The sentence is in fact almost interjectional : "Become known is this 
flight, whicii thy servant made against his will, to thy Ka, thou Good God! " Thus 
^Iready in the first sentence of the paragraph, already even in its first word the farsight- 
ed wisdom of Pharaioli is made an object for marvel, that wisdom wliich lias enabled 
iiim to pèrceive the wish of one of the lowliest of his servants in a distant land. If 
this view be taken, the opening words join natarally on to the sentences B214 foll.; 
the intervening epithets serve to heighten the impression that is given of Pharaoh's 
sublime station, which makes it ail the more wonderful that the he bas deigned to 
look upon so humble a person as Sinuhe. 

' 206. — In eQ7\ Oc/fov'^â]) ra-% ^^^ 1 the forms mvw and hsw 

are puzzling. The sensé of the context demands that they should be passive parti- 
ciples^; the perfect participle passive would hov^^ever be ssQÛ' ^^^Q0(^^® 

Sethe, Ferèwm, II, § 9.28), the imperfect participle <=r>Q7\, fty ^^dl) ^'^^•^'^■' 

§948). Possibly we hâve hère consciously archaistic forms of the perfect passive 

participle, analogous to the form ffl v\ found in the Pyramid-texts (see op. cit., § 931). 

206-211 . — The list of gods beginning with [1 wl iii ~06 and ending with 

cqclcq \ y ' ■ -■■ ' '«v..^ r\ f ( ) q Y <C^> ' a/waa i_J 

[Il (1 1 f^-^^ I I I ^=jK "^=5 in 210-211 is best taken coUectively 

as anticipating the subject of â û I ■¥* 1 <=> â '^zp^ ; to construe the names with 

Ç I<2g7\^ ^n^^^^=^l "praised of Month, lord of Thebes, of Amon etc." 

(so Gr.) spoils the balance betv^^een the two phrases " loved of Re" and " praised of 
Month, lord of Thebes ". — The list of gods is a peculiar one ; it appears to consist of (1) 
the jgods of the reigning Dynastie family, Re, Month, Amon and Sobk', (2) the 
principal cosmic deities, Re/ Horus, Hathor, Atum and his Ennead, and (3) certain 
otber gods, most of whom are connected v^ith distant lands. 

,. ' 206-207. — Month is herc still the principal Theban god, while Amon is merely 
the god of Karnak ^ . 

, 208. -^hQ names ^(â^J^^^p^[l<=>e^^jJ^c--]^ are 
closely connected with one another, and the three last might be thought to be epithets 
of Sopd were it not for the présence of the determinative Jv aftcr each name. — 
T «^^ 3 occurs only hère '. — 1 ^^^^ !<=> <2 J| is found as an e pithe t of Sopd in 
an inscription from Abydos of the time of Rameses IP, l\\> T\A |v, H*^ J] rv'^ 

^ V^? ^ "^ k '^^\^\^'^^^^R.,\. H., 2^d = Rec.de 



1. I hope to show elsewhere ihat the relative-form sdmw-/is nothing more than a syiitaclical development 
of the passive participles ; this is the reason why that possibility is not separately mentioned hère. 

2. The promineut position given to Sobk may perhaps be used as évidence as to the date at which the 
story was given its présent form. This is a point to which I shall later return. 

3. The hieratic form of J^ ns-t in B now finds a welcome illustration in the Carnarcon Tablot, recto 1, 
where ns-t has a very similar shape. 

4. I am ignorant of the grounds for Masp.'s comment (C. P., p. 74) : " on appelait ainsi une forme du dieu 
Toumou, plus connue sous le vocable de Nofirtoumou. " 

5. I am indebted to Herru Grapow for this e^ïample. 



230 NOTES ON THE STORY OF SINUHE 



Trac, 11, 90. Another instance of the god I ^^ 1 <zr> is to be found in Nav., 
Goshen, 5, 4 where lie is depicted as hawk-headed, and wearing the double feathers, 
like Sopd. SmsvLO is evidently no mère writing of sinsœ, which is once found 
(perhaps as a corruption of srnsj'w) as an epithet of Sopd, cf. A aX H f^ V 



'-y- y 1 lii^=a 

■=^0 Mar., Dend., III, 12; were this the case, B would hardly hâve omitted 

the determinative V%- — ^^fj ^^-^^ JJ is mentioned in the Golenischeff {Ritual 

M. K.); as a form of Sopd, ^f "^J Nav., Goshen, 4, 6; 5, 3: Sopd is often called 
■.::37A j] [\/x/i , e. g. Pap. Kaliun, 13, 13. 

208-209. — (] / ^^ I ^ S\ S fev. '"^•^ ' " ^ is quite correctly paraphrased 

l)y Maspero with the words "la royale Uraeus qui enveloppe ta tête " (C. P., p. 74), 
but neither he nor any other scholar seems to hâve appreciated the difficulty of the 
Word imii-t. This elsewhere means a sepulchral cavern; it is hard to see v^^hy the 
royal Uraeus should be called nb-t ïmh-t " lady of the sepulchral cavern". Now 
Buto, the Uraeus goddess, enjoyed an important cuit at Tell-el-Nebesheh, of which 
the ancient name was 'Im-t ; it seems an obvious and practically certain conjecture 
hère to emend "^^(j^^z^-^©^, cf. |fj(j^^'^=^ (] ^ j^®' Tams,\\, 5 a (now 
in the Ashmolean Muséum, Oxford); similarly op. cit., II, 11, 16a; Rec. de Trav., 
22, 15; Masp., Mém. s. qiielq. Pap., 81; Mar., Dend., I, 39 e. — The phrase 

ff V\ ,-^-^ I is obviously a paratactic relative sentence, in which nti was felt to 

be unnecessary ; other mstances m binune are ft '^^{R> ^^ P ^v ^ B262 ; 

r^ftîPf^^^^^l^^^ B159-160. For hnm tp, cf. ^^^^^Q®' 

Pci & — " — (Si I 
Pj \^ AAAAAA Le/ûfe/i, K13. 



AAAA/V\ 



209. — ^® I 'vwwv "■ the council which is upon the flood" is the 

curions name given to the divinities attendant on the god of the waters; so in the 
Nile-stelae, L., D., III, 175 a. 200 d. 218 d; also Todt., éd. Nav., 149, 98. 99. 

^^|P J| and ^^ Jf O ' ' ' ^ï"^ doubtless related deities. As the inscrip- 
tions of the Wady Hammamat teach us, Min was worshipped in the Eastern désert; 
he was also identified with Horus under the name of ""^r" v\ -^^'-^ f=^ . The god named 
" Horus dwelling in the foreign lands" seems to be named only hère. 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages 

Un décret de l'an XXIII de Ptolémée Épiphane, par G. Daressy 1 

Le passage de Clément d'Alexandrie relatif aux écritures égyptiennes, par Pierre Marestain(. . 8 

Lesel'rûchte, von Fr.-W. von Bissing 17 

Textes religieux, par Pierre Lacau 27 

Vestiges de constructions élamites, par R. de Mecquenem 38 

Le perroquet, Psittacus, Linné, par P.-Hippolyte Boussac 56 

Le canard à longue queue ou pilet, Dafila acuta, Linné, par P.-Hippolyte Boussac 59 

Lettre à M. Maspero sur l'ennéade héliopolitaine, par M. J. Capart 64 

Notes on the Story of Sinuhe, by Alan H. Gardiner 67, 221 

A travers la vocalisation égyptienne, par G. Maspero 95 

Essai sur l'Histoire du Génie rural en Phénicie et dans les colonies phéniciennes, par Max Rin- 

gelmann, professeur à l'Institut national agronomique 101 

Eine âgyptische Urkunde uber den Kauf eines bebauten Grundstùckes. Eine philologisch-histo- 

risehe Studie, von Nathaniel Reich 113 

Die Entzifferung der Thamûdischen Inschriften, von J. J. Hess 156 

Beitrâge zu den demotischen Rylands Papyri, von Wilhem Spiegelberg 175 

Recherches sur la famille dont fit partie Montouerahat, par Georges Legrain 180 

La population primitive de l'Egypte, par Edouard Naville 193 

Nouvelles notes d'épigraphie et d'archéologie assyriennes, par V. Sciieil. ... 212 



CUALON-SUU-SAÔNE, JMPRIMEIUE FRANÇAISE ET OlîIIÎNTALE E. BEHTHAND. 633 



DERENBOURG (H.). Essai sur les formes des pluriels arabes. Gr. in 8°. 3 fr. 

— — Deux versions hébraïques du livre de Kalilàh et Dimnàh. In-8'. 20 fr. 
DUSSAUD (R.). Histoire et religion des Nosairîs. Gr. in-8». 7 fr. 
DUVAL (R.). Traité de grammaire syriaque. Gr. in-8°. 20 tr. 
Les dialectes Néo-Araméens de Salamas. Textes sur l'état actuel de la Perse et Contes populaires, 

publiés avec une traduction française. In-S" 8 fr. 

EBN-EL- FARAD. Poésies en arabe. Gr. in-8». 40 fr. 

EBN-HAUCAL. Description de Palerme au milieu du X' siècle de l'ère vulgaire. Traduit par M. Araari. 

ln-8». l fr. 

FINOT. Les lapidaires indiens. ln-S°. 10 fr, 

GAYET (A.-J.). Musée du Louvre. Stèles de la XIP dynastie, 60 pi. avec texte explicatif. In-4". 17 fr. 
GRÉBAUT (E.). Hymne à Ammon-Ra, des papyrus égyptiens du Musée de Boulaq, traduit et com- 
menté. Gr. in-8°. 22 fr. 
GUIEYSSE (P.). Rituel funéraire égyptien, chapitre 64'. Textes comparés, traduction et commentaires 

d'après les Papyrus du Louvre et de la Bibliothèque Nationale. In-4°, pi. 20 fr. 

JÉQUIER (G.). Le livre de savoir ce qu'il y a dans l'Hadès. Gr. in-8". 9 fr. 

JOHANNES DE CAPUA. Directorium vitse humanae alias paraboia antiquorum sapientium. Version 

latine du livre de Kaliloh et Dimnàh publiée et annotée par J, Derenbourg. 2 vol. 

gr. in-8". 16 fr. 

JORET (C.). Les plantes dans l'antiquité et au moyen âge^. Histoire, usage et symbolisme. 1" partie : 

Les plantes dans l'Orient classique. Tome 1" : Egypte, Chaldée, Assyrie, Judée, Phénicie. 

ln-8°. 8 fr. 

Le même ouvrage. Première partie. Tome H : l'Iran et l'Inde. Un fort vol. in-8". 12 f r. 

La Flore dans l'Inde. In-8°. 2 fr. .^0 

LEDRAIN (E.). Les monuments égyptiens de la Bibliothèque Nationale (cabinet des médailles et 

antiques). 3 livraisons. ln-4°. 50 fr. 

LEFÉBURE (E.). Le Mythe Osirien. Première partie : Les Yeux d'Horus. In-4°. 20 fr. 

Deuxième partie : Osiris. In-4°. 20 fr. 

LEPSIUS (C.-R.). Les métaux dans les inscriptions égyptiennes, traduit de l'allemand par W. Berend, 

avec notes et corrections de l'auteur. In-4", avec 2 planches. 12 fr. 

LEVI (S.). Quid de Graecis veterum Indorum monumenta tradiderint. In-8". 3 fr. 

LIEBLEIN (J.). Index alphabétique de tous les mots contenus dans le Livre des Morts publié par 

R. Lepsius d'après le Papyrus de Turin. \n-ii\ 12 fr. 

MACLER (F.). Histoire de saint Azazaîl; texte syriaque, introd. et trad. française, précédée des actes 

grecs de saint Pancrace. In-8*, avec 2 planches. 5 fr. 

MARIETTE-PACHA. Denderah. Description générale du grand temple de cette ville. 4 vol. in-f et 

suppl. contenant 339 pi., ace. d'un vol. de texte in-4". 390 fr. 

Monuments divers recueillis en Egypte et en Nubie. 28 liv. in-f\ 168 fr. 

Les Papyrus égyptiens du Musée de Boulaq publiés en fac-similé. Tomes I à III, Papyrus 1 à 22. 

3 vol. in-f ornés de 121 planches. 400 fr. 
Le Sérapéum de Memphis. Nouvelle édition publiée d'après le manuscrit de l'auteur par 

G. Maspero. Vol. I avec un atlas in-f° et un supplément. . 55 fr. 
Les Mastaba de l'Ancien Empire. Fragments de son dernier ouvrage, publiés d'après le manuscrit 

par G. Maspero. 9 iivr. 60 fr. 

MARTIN (F.). Textes religieux assyriens et babyloniens. Transcription, traduction et commentaire. 

Gr. in-8°, avec 1 planche.. 6 fr. 

MASPERO (G.). Essai sur l'inscription dédicatoire du temple d'Abydos et la jeunesse de Sésostris. 

ln-4''. 15 fr. 

Hymne au Nil, publié et traduit d'après les deux textes du Musée britannique. In-4°. 6 fr. 

— ^ De Carchemis oppidi situ et historiâ antiquissimâ. Accedunt nonnulla de Pedaso Horaericâ. 

Gr. in-8", avec 3 cartes. 4 fr. 
Mémoire sur quelques Papyrus du Louvre. In-4°, orné de 14 planches et fac-similés. 20 fr. 

— — Rapport à M. Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique, sur une mission en Italie. Gr. 

in-4°. 20 fr. 

— — . Les inscriptions des Pyramides de Saqqarâh. Un fort vol. gr. in-4'. 80 fr. 
MASPERO (H.). Les finances de l'Egypte sous les Lagides, 1906. In-8» de 252 p. 12 fr. 50 
MÉLANGES d'archéologie égyptienne et assyrienne. 3 vol. in-4". 15 fr. 
MÉLANGES DE LA FACULTÉ ORIENTALE [Université Saint-Joseph (Beyrouth)]. Tomes I, 15 fr. 

II, 18 fr. -, m, 1« partie, 22 fr. ; IV (1910), 24 fr. 

OPPERT (J.). Mémoire sur les rapports de l'Egypte et de l'Assyrie dans l'antiquité, éclaircis par l'étude 

des textes cunéiformes. In-4". 12 fr. 

Duppe Lisan Assur, éléments de la grammaire assyrienne. 2° éd. In-8°. 6 fr. 

PALANQUE (C). Le Nil à l'époque pharaonique, son rôle et son culte en Egypte. Gr. in-8". 6 fr. 50 

LE PAPYRUS DE NEB-QED (exemplaire hiéroglyphique du Livre des Morts) reproduit, décrit et 
précédé d'une introduction mythologique, par "Th. Devéria, avec la traduction du texte par 
M. Pierret. Gr. in-f". 12 pi. et 9 pages de texte. 50 fr. 

PERRUCHON (J.). Les chroniques de Zara Yâ'eqôbet deBa'eda Mâryâm, rois d'Ethiopie de 1434 à 1478 
(texte éthiopien et traduction), précédées d'une introduction. Gr. in-8°. 13 fr. 

PÉRIER (J.). Vie d'Al Hadjdjâdj ibn Yousof (41-95 de l'Hégire = 661-714 de J.-C), d'après les sources 
arabes. Gr. in-8°. 13 fr. 



PIERRET (P.). Études égyptologiques comprenant le texte et la traduction( d'utie stèle jéthiopienne 
inédite et de divers njanuserits religieux, avec un glossaire égyptien-grec du déciet de Canope. 
In-4°. ' , 20 £r. 

PIERRET (P.). Recueil d'inscriptions inédites du rausôe égyptien du Louvre traduites et commentées. 
Première et deuxième parties avec table et glossaire. 2 vol. in-4°. -6(y ft. 

Vocabulaire hiéroglypbique comprenant les mots de la langue, les noms géographiques, divins, 

royaux et historiques classés alphabétiquement; accompagné d'un vocabulaire français- 
hiéroglyphique. Gr. in-8°. 60- £f . 

Essai sur la mythologie égyptienne. Gr. in-8°. 7 fr. 50 

POGNON (H). Une incantation contre les génies malfaisants, en Mandaïte. Gr. in-8% avec 1 pi. 2 fr. 50 

L'inscription de l^avian. Texte, traduction et commentaire philologique, avec trois appendice.'? fet 

un glossaire. 2 vol. gr. in-8°. . 12 fr. 

Les inscriptions babyloniennes du Wadi Brissa. Gr. in-8", avec 14 planches. 10 fr. 

L'inscription de Raman-Nérar 1", roi d'Assyrie (réponse à un article de M. Oppert). 1 fr. 

REGNAUD (P.). Matériaux pour servir à l'histoire de la philosophie de l'Inde. Gr. in-8". 19 fr. 

REVILLOUT (E.). Papyrus coptes. Actes et contrats des musées égyptiens de Boulaq et du Louvre. 
1" fa.sc. Textes et fac-similés. ln-4\ 20 fr. 

Apocryphes coptes du Nouveau Testament. Textes. 1" fasc..In-4". 25 fr. 

Chrestomathie démotique. 4 vol. in-4". 100 fr. 

Études sur quelques points de droit et d'histoire ptolémaïques. In-4°. 10 fr. 

RITUEL funéraire des anciens Egyptiens. Texte complet en écriture hiératique, publié d'après le Papyrus 
du musée du Louvre, et précédé d'une introduction à l'étude du Rituel, par le vicomte É. de 
Rougé. Livr. l à 5. Gr. in-f". 60 fr. 

ROBIOU (F.). Recherches sur le calendrier macédonien en Egypte et sur la chronologie des Lagides. 
ln-4". 9 fr. 

Questions d'histoire égyptienne, étudiées dans le Recueil de travaux relatifs à la philologie et à 

l'archéologie égyptiennes et assyriennes. In-8°. , 1 fr. 

Recherches sur la religion de l'ancienne Egypte, le culte. In-8°. 2 fr. 

Le système chronologique de M. Lieblein sur les trois premières dynasties du Nouvel Empire 

égyptien et le synchronisme égyptien de l'Exode. ln-8°. 1 fr. 50 

ROUGÉ (E. de). Chrestomathie égyptienne ou choix de textes égyptiens, transcrits, traduits et accom- 
pagnés d'un commentaire et d'un abrégé grammatical. 4 vol. gr. in-8°. (Epuisé) 

— — Recherches sur les monuments qu'on peut attribuer aux six premières dynasties de Manéthon, 
procédées d'un rapport adressé à M. le Ministre de l'instruction publique sur les résultats 
généraux de sa mission en Egypte. Gr. in-4% avec 8 pi. dont 5 doubles. (Epuisé). 50 fr. 

SAADYA (Gaon de Fayyoum). Commentaire sur le Sefer Yesira ou livre de la création, publié et traduit 
par Mayer Lamberi. Gr. in-8". 10 fr. 

SAULCY (F. de). Dictionnaire topographique abrégé de la Terre-Sainte. 1 vol. in-8°. 6 fr. 

TARAFA IBN AL-'ABD AL-HAKRI, Dîvi'ân. Texte arabe publié par M. Seligsohn et accompagné 
d'une traduction française. 1 vol. gr. in-8°. 16 fr. 

TE'EZÂZA SANBAT (Commandements du Sabbat), accompagné de six autres écrits pseudo-épigra- 
phiques admis par les Falachas ou Juifs d'Abyssinie, texte éthiopien publié et traduit par 
J. Halévy. Gr. in-8". 13 fr. 50 

VIREY (P.). Etude sur le Papyrus Prisse. Le livre de Kaqimna et les leçons de Ptah-Hotep. 
Gr. in -8°. 8 fr. 



VIENNENT DE PARAITRE : 

^5A^ MAHÂYâNA-SOTRÂLAIVIKftRA ^^'l^usX."^ 

cara. Édité et traduit d'uprès un manuscrit rapporté du Népal par Sylvain LÉVI, professeur au 
Collège de France, directeur d'études à l'École des Hautes Études. Tome I. Texte, in-8°. 15 fr. 

Nota. — Le volume contenant l'introduction, la traduction et les notes est sous presse. 

Annales de Tukulti Ninip II, Roi d'Assyrie, 889-884, rn„™^: 

re''tepr d'études à l'École' des Hautes Études, avec la collaboration de J.-E. GAUTIER, élève de 
l'Éoiole des Hautes Éiuiles. Ouvrage illustré de 2 héliogravures et 8 planches. 7 fr. 50 

Lettres néo-babylontennes, ZJL^'''™' '""°'"''"°"' "•-'"'p"°° " ^'f °- 
La Chronographie dÉlie Bar-sinaye, ^S^X^II^Z^/"^'^^^ 

Hautes Études. Traduite pour la première fois d'après le M. ADD 7197 du Musée Britannique. 
In-S" de xvi-409 pages. 15 fr. 

UPracnii'îIo Hii ^inoï par Raymond WEILL. Étude de géographie et d'histoire. Ïn'-S, 
riC5l|UUC UU Ollldl, ix-380 pages et 9 cartes. 15 fr. 

CHALON-SUrt-SAÔNE, IMP. FRANÇAISK ET OKIKNTALE E BERTKAND. 633